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Renards, fouines ou encore corbeaux : le gouvernement a publié la liste des espèces dites "nuisibles". Un décret contesté par les associations de protection des animaux.
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Par Rédaction Actu Publié le 23 août 2026 à 18h06
Renards, fouines ou encore corbeaux : le gouvernement a publié vendredi 21 août 2026 au Journal officiel la liste des espèces jugées nuisibles qui peuvent être tuées ces prochaines années en France. Un décret contesté par les associations de défense des animaux alors que l’élimination de ces espèces dites « nuisibles » serait inefficace et coûteuse.
Une liste publiée tous les trois ans
Tous les trois ans, le gouvernement publie une liste des « espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) », permettant de chasser, piéger, capturer ou déterrer ces dernières toute l’année pour éviter des dégâts pénalisant notamment certaines activités agricoles.
Dans un arrêté publié vendredi, le ministère de la Transition écologique fixe une liste des espèces d’animaux, parfois assortie de conditions ou limitée à certaines communes, selon les départements.
La belette, la fouine et la martre peuvent ainsi « être piégées toute l’année » mais « uniquement à moins de 250 mètres d’un bâtiment ou d’un élevage particulier ou professionnel ou sur des terrains consacrés à l’élevage avicole, ou apicole dans le cas de la martre ». D’autres cas de figure permettant de tuer ces animaux sont précisés.
Sont également concernés, avec des conditions variables, le renard, le corbeau freux et la corneille noire, la pie bavarde, le geai des chênes et l’étourneau sansonnet.
Les associations de protection des animaux effarées
La nouvelle liste d’août 2026 a entraîné une levée de bouclier des associations de protection de la biodiversité. A commencé par la Ligue de protection des oiseaux (LPO).
« Au-delà de l’irrationalité biologique qui condamne injustement ces espèces, de l’avis même des scientifiques, cet arrêté est un non-sens économique puisque l’éradication des ESOD coûte 4 fois plus cher que les prétendus dégâts », a réagi Allain Bougrain-Dubourg, président de la Ligue de protection des oiseaux (LPO), dans un message transmis à l’AFP.
L’association a indiqué son intention de porter « un recours devant le Conseil d’État contre cet arrêté », tout comme l’association One Voice.
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Cette organisation de défense des animaux dénonce « un massacre » organisé pour « faire plaisir aux chasseurs ».
L’élimination massive des animaux jugés nuisibles en France ne réduit pas les pertes économiques qui leur sont attribuées et, pour certaines espèces, ne contribue pas non plus à la baisse des effectifs, selon une étude du Muséum national d’histoire naturelle publiée en mars dans la revue Biological Conservation.
En mai 2025, 27 déclassements d’animaux susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD – ex-nuisibles) ont été décidés par le Conseil d’État, saisi par plusieurs associations de défense des animaux (L’ASPAS, One Voice, FNE, LPO, Humanité & Biodiversité et Animal Cross).
Avec AFP
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