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Faut-il regarder / écouter les publicités ?

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Il n’est pas facile d’évaluer l’impact de l’intrusion quotidienne de la publicité dans nos vies.

>>> A ce sujet, on trouvera au bas de cet article trois petites synthèses chiffrées, effectuées respectivement par Grok, Chatgpt et Claude.

Une chose est sûre : la publicité tend à envahir nos écrans et nos espaces publics. 

Etant donné son importance considérable dans notre société, il semble donc légitime de se demander si la publicité est globalement bénéfique, ou au contraire néfaste pour notre bien-être et notre économie.

On peut déjà remarquer que la publicité peut être considérée de quatre points de vue différents :

- point de vue du consommateur (la publicité nous informe sur les produits)

- point de vue économique libéral (la publicité comme moteur de l’économie)

- point de vue du financement des sites et des chaînes

- point de vue sanitaire (la publicité comme incitation à la consommation de produits nuisibles)

En d’autres termes, le consommateur a besoin d’être informé, l’économie libérale a besoin de la publicité pour fonctionner, les sites et les chaînes ont besoin de la publicité pour vivre et la santé publique a besoin d’éliminer la publicité.

On constate qu’un dilemme apparaît. Avant d’évoquer celui-ci, considérons de façon plus détaillée ces quatre points de vue complémentaires :

1) Le point de vue du consommateur

Les consommateurs que nous sommes avons le droit de choisir les marques et les produits qui correspondent le mieux à nos besoins et à nos exigences sanitaires, écologiques, morales, etc. Or la publicité, aussi décriée soit-elle, a quand même le mérite de nous informer sur les produits (même si elle le fait souvent mal – sans parler des publicités mensongères).

2) Le point de vue économique libéral

La publicité est un moteur important de l’économie, car elle pousse les gens à acheter. La supprimer en France risquerait de ralentir l’économie et de nous fragiliser par rapport aux autres pays dans le grand marché international.

3) Le point de vue du financement des sites et des chaînes

Bien des sites et des chaînes d’information, de formation ou de divertissement, notamment sur le Web, ne survivent financièrement que par la publicité. Supprimer la pub en France pourrait donc, si aucun système de remplacement n’était mis en place, pénaliser dangereusement, voire tuer économiquement l’ensemble de ces sites et chaînes, souvent très bénéfiques. 

4) Le point de vue sanitaire

La publicité manipule nos esprits en jouant sur nos émotions et nos désirs, souvent inconscients. Elle nous pousse à acheter ce dont nous n’avons pas forcément besoin et même, ce qui est nocif pour nous.

Parmi les achats de biens nocifs pour notre santé (mais aussi pour notre portefeuille), on peut citer par exemple :

- Les achats de sucre (chocolats, bonbons, glaces, gâteaux, biscuits et plats industriels comportant du sucre caché, souvent destiné à nous rendre plus addicts) ; le sucre, comme on le sait, est dangereux pour la santé. Ses nombreux excès dans les pays développés entraînent une augmentation spectaculaire du surpoids et de l’obésité, qui augmentent à leur tour les risques d’infarctus à court terme et diminuent notre espérance de vie. L’espèce humaine, d’un point de vue évolutif et biologique n’est tout simplement pas adaptée à un monde ou abonde le sucre.

- Les achats excessifs de nourriture, notamment d’aliments gras. Les effets néfastes de la surbouffe sont comparables à ceux du sucre.

- Les achats excessifs de viande rouge et de poisson. La viande rouge consommée trop souvent est non seulement dangereuse pour la santé, mais l’élevage des bovins, à cause du méthane diffusé par les vaches, contribue au réchauffement climatique. Quant aux poissons, outre qu’ils sont souvent pollués (le pire étant le thon), ils sont en train de disparaître de façon inquiétante de nos mers à cause de la surpêche.

- Les achats excessifs de vêtements et d’appareils divers, qui contribuent largement à détruire notre planète. L’industrie textile est extrêmement polluante. Quant à nos appareils (véhicules, téléviseurs, ordinateurs, téléphones…), si on inclut leur fabrication, leur transport et leur utilisation, non seulement ils contribuent au réchauffement climatique, mais aussi à la destruction de l’environnement et à la diminution dangereuse des ressources minières et énergétiques. Sommes-nous vraiment obligés, par exemple, d’acheter la toute dernière version d’un téléphone quand notre téléphone actuel, d’une version plus ancienne, fonctionne encore correctement ?

- Les achats de marques de vêtements et d’appareils prestigieux par les jeunes. Ce type d’achat, souvent très conformiste, contribue à donner à notre jeunesse une vision superficielle de l’existence (qui serait fondée en bonne partie sur l’argent et les apparences) et à les faire rentrer dans un moule de moutons, manipulés par les grandes puissances économiques qui tendent continuellement à nous transformer en troupeau de consommateurs.

Le grand dilemme

Un choix de société doit être fait : soit nous approuvons la publicité, soit nous combattons ce… parasite ? (à débattre)… disons pour le moment : ce phénomène important de nos vies et de nos sociétés. Ce choix n’est sans doute pas facile, mais il est nécessaire.

En ce qui concerne le droit du consommateur à être informé, il existe déjà des sites dédiés aux consommateurs et permettant de comparer les prix et les qualités objectives d’une multitude de produits. Peut-être pourrait-on envisager de faire progressivement disparaître la pub, au profit d’une extension et d’une multiplication de ce genre de sites. 

A propos du danger pour notre économie de faire disparaître la publicité, je pense que deux questions se posent assez naturellement :

- Cette disparition de la publicité, si elle est suffisamment progressive et correctement planifiée, serait-elle réellement dangereuse pour notre économie ? 

 - Si l’économie ralentit et que, par conséquent, nos richesses matérielles diminuent, est-ce que le fait que nous achetions moins de choses inutiles ou nocives ne suffira pas à compenser cet inconvénient ? Autrement dit, si les personnes riches, aisées, ou de la classe moyenne gagnent moins d’argent, mais qu’elles achètent moins de choses superflues, peut-être que leurs fins de mois seront aussi faciles qu’avant. Quant aux personnes financièrement en difficulté, on peut considérer que leur situation ne se dégradera pas si on conserve (et augmente, si possible) un revenu minimum pour les salariés ainsi que des aides pour ceux qui en ont besoin.

Enfin, s’agissant des sites et chaînes actuellement financés par la pub, passer à un nouveau mode de financement ne serait pas une mince affaire. Parmi les possibilités à envisager, on peut citer :

- le financement participatif ponctuel

- l’achat ponctuel (un peu comme lorsqu’on achète le visionnage d’un film), à très bas prix si possible

- l’abonnement à un bouquet de sites / chaînes

- des aides financières accordées par le ministère de la Culture, en contrepartie d’un accès peu coûteux à ces sites et chaînes, à condition qu'ils soient considérés d'utilité publique 

Comment ne plus être manipulé ?

Si nous choisissons la disparition de la publicité, il semble qu’une solution peu originale, mais potentiellement très efficace est à envisager : cesser tout simplement de regarder ou d’écouter les publicités. Couper le son. Détourner pudiquement les yeux au moment où l’image apparaît, pour se contenter de la voir vaguement, juste du coin de l’œil, en guettant l’instant béni où elle prend fin.

Du point de vue individuel, le bénéfice est évident : la manipulation cesse, le désir de dépenser inutilement notre argent diminue, les tentations faiblissent.

Du point de vue collectif, plus les personnes délivrées de la publicité seront nombreuses, plus l’impact publicitaire s’atténuera. Au fond, c’est un peu comme le vote dans une démocratie. L’accumulation des votes, ou des abstentions, pèse lourd dans une élection. Sauf qu’ici, on ne parle pas exactement d’une élection, mais plutôt d’un grand choix existentiel, entre deux visions du monde opposées : celle d’un monde inondé de pubs, et celle d’un monde délivré de la pub.

On peut rêver du jour où les organismes chargés d’évaluer l’audience télévisuelle ne parviendront plus à trouver un échantillon de cinq mille volontaires pour chiffrer l’efficacité de la manipulation publicitaire.    

Annexe – Consultation de trois IA :

Questions à Grok :

1) Quel est le pourcentage de Français qui regardent les publicités (télévision, internet, affiches) ?

Il n’existe pas de chiffre officiel unique qui couvre simultanément la télévision, Internet et l’affichage.
Les données les plus récentes disponibles indiquent cependant :

Télévision : selon le baromètre annuel du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC, 2023), environ 65 % des téléspectateurs français déclarent « ne pas zapper » systématiquement les écrans publicitaires, ce qui représente un peu plus de la moitié des 46,5 millions d’individus qui regardent la TV chaque jour.

Internet : l’étude « Digital Report 2024 » de We Are Social & Meltwater montre que 74 % des internautes français sont exposés à au moins une publicité en ligne par mois ; parmi eux, 41 % disent « regarder » ou « cliquer » sur au moins une publicité au cours du même mois.

Affichage extérieur : l’Observatoire de l’affichage (Affimétrie, 2023) estime que 92 % des Français croisent au moins une fois par semaine une affiche ou un écran publicitaire dans l’espace urbain ; toutefois, seuls 22 % déclarent « y prêter attention ».

En synthèse, on peut retenir que plus de 8 Français sur 10 sont exposés aux publicités au quotidien, mais que la proportion réelle qui les regarde activement varie entre 40 % et 65 % selon le média.

2) Pourquoi ces personnes regardent-elles les publicités ?

Les études convergent sur trois grandes motivations :

  1. Information produit / service : 48 % des répondants (Ipsos, Global Trends Survey 2023) indiquent consulter les pubs pour « découvrir les nouveautés ».
  1. Divertissement : 34 % estiment que certaines publicités sont « amusantes » ou « créatives » (Kantar Media, AdReaction 2022).
  1. Décision d’achat : 29 % disent regarder les pubs pour « comparer les prix » ou « trouver une promotion » (Médiamétrie//NetRatings, Ad View 2023).

Ces motivations varient selon l’âge : les 18-34 ans sont davantage motivés par le divertissement, tandis que les 50 ans et plus recherchent surtout l’information produit.

Principales sources

  • CNC – Baromètre de la consommation télévisuelle 2023
  • We Are Social & Meltwater – Digital Report France 2024
  • Affimétrie – Observatoire de l’affichage 2023
  • Ipsos – Global Trends Survey 2023
  • Kantar Media – AdReaction 2022
  • Médiamétrie//NetRatings – Ad View 2023

Questions à Chatgpt :

1) Quel est le pourcentage de Français qui regardent les publicités (télévision, internet, affiches) ?

Le pourcentage de Français qui regardent des publicités peut varier selon les études et les médias considérés. Selon certaines enquêtes, environ 60 à 70 % des Français affirment regarder des publicités à la télévision, tandis que l’engagement avec les publicités en ligne peut être assez variable, les études montrant une tendance à utiliser des bloqueurs de publicités. Pour des chiffres précis, je vous recommande de consulter des sources comme le Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) ou des études de marché publiées par des entreprises comme Médiamétrie ou Statista.

2) Pourquoi ces personnes regardent-elles les publicités ?

Les raisons pour lesquelles certaines personnes regardent les publicités incluent l’intérêt pour les nouveaux produits, le divertissement, la recherche d’informations, ou simplement pour passer le temps. De plus, la publicité peut parfois présenter des contenus créatifs ou humoristiques qui attirent l’attention. Les études sur le comportement des consommateurs montrent que l’identification à une marque ou la curiosité jouent également un rôle dans la décision de regarder les publicités. Des sources telles que des études de psychologie du consommateur ou des rapports de marketing, comme ceux de Nielsen, peuvent fournir des idées plus détaillées sur ce sujet.

Questions à Claude :

1) Quel est le pourcentage de Français qui regardent les publicités (télévision, internet, affiches) ?

Je dois être franc : je ne dispose pas de données précises et vérifiables sur ce sujet spécifique. Les chiffres que j'aurais pu citer dans ma réponse précédente proviendraient de ma formation (données jusqu'à avril 2024), mais je ne peux pas garantir leur exactitude ni citer des études spécifiques avec certitude.

Ce qui est établi :

  • Les Français sont massivement exposés aux publicités
  • Les taux de visionnage actif varient considérablement selon le contexte
  • Les données fiables proviendraient d'études récentes de cabinets comme Ipsos, Kantar, ou Médiamétrie

2) Pourquoi ces personnes regardent-elles les publicités ?

Les motivations principales documentées sont :

1.) Curiosité / Information : découvrir des produits ou services

2.) Divertissement : certaines publicités sont créatives ou amusantes

3.) Passivité : exposition involontaire (avant une vidéo, par exemple)

4.) Recherche d'offres : trouver des promotions ou comparer les prix

Recommandation :
Pour des chiffres fiables et actualisés, je vous conseille de consulter directement :

  • Médiamétrie (études d'audience)
  • Ipsos France (sondages de comportement)
  • Affimétrie (affichage publicitaire)
  • ARPP (Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité)
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