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1. "La gestion des côtés sera cruciale"
"Derrière avec Diatta à droite et Diouf ou Jakobs à gauche comme devant avec Sarr et Mané, le Sénégal a les armes pour faire mal sur les ailes. La gestion des côtés s'annonce donc cruciale. Un 4-3-3 conventionnel permet de doubler les côtés. La défense à trois offre elle, structurellement, une meilleure occupation de la largeur. Il ne faut pas se représenter le Sénégal comme la Nouvelle-Zélande : ce qui a marché contre les Néo-Zélandais ne fonctionnera pas forcément d'office face aux Sénégalais. La problématique est simple : il faut réfléchir à tes meilleurs joueurs pour contrer leurs très bons joueurs offensifs. Et si les Diables font bien les choses, ils s'en sortiront."
2. "Des repères, oui mais pas de garanties offensives"
"L'animation offensive a été efficiente contre la Nouvelle-Zélande. Si elle donne des repères, elle n'est pas une garantie absolue non plus. Avec Vanaken, Tielemans, De Bruyne, Trossard et De Ketelaere, on a eu cinq joueurs qui parlent le même football, avec trois 8 et deux plus offensifs qui brillent pour trouver des espaces, combiner, switcher de position. Garcia n'a pas le temps et surtout même pas besoin de leur expliquer quoi faire car face à une équipe limitée pour mettre de la pression, cela a fonctionné. Doku, de par son profil, s'isole lui naturellement parce qu'il fait les différences tout seul. Là, il l'était peut-être encore un peu plus. Parce qu'il est prisonnier de ce qu'il est. À City, il l'est moins. Parce qu'il y a Guardiola. Parce que c'est du football de club et qu'il est placé dans cette situation où il doit amener du danger dans les 20 derniers mètres avec son impact et sa percussion. S'il s'isole de par sa nature, il a parfois besoin soit d'un appui intérieur avec son latéral et De Cuyper peut être son O'Reilly ou devant avec un Lukaku par exemple."
Vanaken, Tielemans, De Bruyne, Trossard et De Ketealere parlent le même football.
3. "Onana a le bon profil"
Amadou Onana ©The Canadian Press"Le trio Vanaken – Tielemans – De Bruyne a bien fonctionné. Mais là encore, ce qui a bien marché sur un match ne fonctionnera pas forcément aussi bien sur un autre vu l'opposition qui change. Les Sénégalais ont du répondant athlétiquement avec leur gabarit mais aussi leur intensité en ayant aussi un profil joueur. Il y a un parfois un souci dans la répartition des tâches, avec du déséquilibre. Cette fois, les Diables n'auront pas 80 % de possession. Onana a donc un bon profil parce qu'il faut quelqu'un avec de l'impact, du muscle qui reste devant la défense pour contester les ballons."
4. "Les Sénégalais souffrent sur les transitions"
"Plus que contre la France, les occasions que le Sénégal a concédées contre la Norvège ont mis en lumière certaines limites de leur structure tactique. Avec une tendance à se couper en deux en perte de ballon. Les milieux sénégalais sont animés de cette volonté d'aller tout de suite presser et chercher l'adversaire quand la défense, elle, va reculer. La charnière centrale Niakhaté – Koulibaly est composée de deux joueurs d'impact mais l'ancien Genkois n'est plus à l'aise comme il pouvait l'être pour gérer les espaces dans son dos. Il joue un peu contre-nature en défendant donc plus bas. Les situations de jeu vues contre la Nouvelle-Zélande avec une défense sur le reculoir et un milieu qui avance peuvent alors se reproduire. Et plus globalement, cette faiblesse dans les transitions avec un entrejeu qui peut être éliminé assez vite se retrouve aussi sur les côtés avec des profils offensifs et a donc tendance à beaucoup exposer la charnière centrale sénégalaise. Et ce point faible colle avec notre gros point fort. Le Sénégal a aussi été en danger contre la Norvège sur phases arrêtées."
5. "Sarr peut prendre feu"
"Mané reste Mané, il a toujours son activité mais se retrouve moins dans la surface au contraire de Sarr qui aura toujours cette abnégation et cette capacité sur certains matchs à prendre feu. C'est un ailier à la base mais systématiquement positionné en second attaquant. Pas dans la construction du jeu mais dans la finition. On l'a vu contre la Norvège avec cette passe de Gueye et ce relais vers Jackson. Cette recherche de l'intérieur est récurrente chez les Sénégalais et les expose aussi, la Norvège a marqué suite à une perte de balle sur une action comparable. Et il ne faut pas non plus compter sur les polémiques pour les perturber : leur patriotisme exacerbé, une vraie force, leur permet d'aller au-delà."
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