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Les révélations du « New York Times » sur un espion russe ont montré l’ampleur des insuffisances du renseignement nippon, devenu l’un des maillons faibles que Moscou utilisait pour contourner les sanctions occidentales et équiper son armée.
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Plus de quatre-vingts ans après la seconde guerre mondiale, le Japon est rattrapé par l’une des faiblesses héritées de sa capitulation : privé par les vainqueurs de 1945 de véritables services de renseignement, le pays découvre aujourd’hui son impuissance à déjouer les espions russes. Allié de l’Europe et des Etats-Unis pour condamner, depuis février 2022, l’invasion de l’Ukraine par les troupes du Kremlin, l’Archipel est devenu l’un des maillons faibles dont profitent les agents de Moscou pour contourner les sanctions occidentales contre l’économie de leur pays.
D’où les efforts des autorités nippones, qui ne disposent même pas de service de renseignement extérieur, pour lever des restrictions sur la collecte d’informations. Dernière mesure en date : la création, vendredi 31 juillet, du Bureau national du renseignement. Elle fait suite au départ, quelques jours plus tôt, d’un Russe soupçonné d’espionnage à Tokyo, après des révélations du New York Times sur ses activités.
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