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À Winnipeg, les intervenants d'urgence pourront bientôt offrir de la buprénorphine aux personnes qui sont réanimées après une surdose. Ce médicament atténue immédiatement les symptômes de sevrage.
Le Service d’incendie et de soins médicaux d’urgence de Winnipeg (WFPS) a obtenu l’autorisation de Santé Canada d’utiliser de la buprénorphine, qui peut soulager les envies d’opioïdes pendant 24 à 36 heures.
L'objectif derrière l'utilisation de ce médicament est d'offrir à une personne qui vient d'être réanimée la chance de se faire traiter.
Atténuer le choc du sevrage
La buprénorphine serait administrée après la naloxone, qui renverse rapidement les effets d'une surdose d'opioïdes, mais peut aussi provoquer un sevrage important.
Selon Ryan Sneath, le nouveau chef du WFPS, le nouveau médicament pourrait atténuer ce choc et donner aux intervenants davantage de temps pour orienter les personnes vers des ressources adaptées.
Selon le service, la majorité des personnes réanimées après une surdose refusent actuellement d'être transportées à l'hôpital.
Ce dont ils ont besoin, ce n'est pas d'une ambulance… [ni] d'un camion de pompiers, mais d'un soutien communautaire, explique M. Sneath.
Le protocole pour l'utilisation de la buprénorphine est encore en préparation et les équipes doivent être formées. Le WFPS espère commencer à administrer la buprénorphine à la fin septembre ou en octobre.
Mitch Bourbonniere est un intervenant communautaire auprès d’Okichidah Pimahtisiwin Kiskinawmatowin (OPK), un organisme de services sociaux qui aide principalement les hommes autochtones.
Il affirme que cette nouvelle approche est la bienvenue.
Les gens ont besoin d'un médicament approprié pour remplacer les drogues toxiques.
Mitch Bourbonniere estime qu'un meilleur accès aux traitements de substitution pourrait aider les personnes à traverser le sevrage et à amorcer un parcours vers les soins.
Près de 700 appels en juillet
La mesure survient alors que les équipes d'urgence font face à une forte augmentation des interventions liées aux opioïdes.
Le WFPS a répondu à près de 700 appels liés à des surdoses en juillet, le deuxième total mensuel le plus élevé jamais enregistré par le service et le plus important pour un mois de juillet.
En 2019, les pompiers-paramédics répondaient à environ 32 appels liés aux opioïdes par mois. En avril dernier, ils en ont reçu 800, dont 66 en une seule journée.
Entre avril et juin, la naloxone a été administrée 1352 fois par les premiers intervenants, soit 63 % de plus qu'au cours des trois mois précédents.
Avec les informations de Kristin Annable et de Michelle Allan


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