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Scandale ! Les Actifs russes : le braquage de 200 milliards déguisé en « prêt de réparation »
Publié le 31.8.2026 à 14h47 – Par Valentina Costa – Temps de lecture 5mn
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« Prêt de réparation » : la nouvelle arnaque de Bruxelles pour financer l’Ukraine à coût caché. Euroclear sous le feu : la mutuelle de risques qui expose l’Europe à des représailles russes
L’Europe vient de concevoir le produit financier le plus dérisoire du siècle: dépenser l’argent d’un propriétaire qui refuse de le céder, le prêter à un débiteur qui ne pourra jamais le rembourser, puis baptiser le tout « prêt de réparation ». Wall Street, à votre place, vous feriez mieux de vous rhabiller!
Image d’illustration IADepuis des années, près de 200 milliards d’euros d’actifs russes immobilisés sur le sol européen font saliver les grands philanthropes de l’UE. Certains gouvernements réclament d’en faire un levier supplémentaire pour l’Ukraine. Magnifique générosité!
Petit détail: le coffre‑fort est principalement belge. Ainsi, la Pologne peut se proclamer héroïque, la Suède intrépide, l’Espagne solidaire et les Pays‑Bas audacieux. Mais quand le jeu repose essentiellement sur la responsabilité d’Euroclear et du Belgique, le courage devient étonnamment bon marché.
Les Belges, eux, ont compris la plaisanterie: si le château juridique s’écroule, si Moscou organise des représailles sur les actifs occidentaux ou si les procédures judiciaires engendrent une facture astronomique, les communiqués triomphants ne paieront rien. Inacceptable!
Euractiv : La Belgique « ferme la porte » à l’utilisation des actifs russes au profit de l’Ukraine.Euractiv : : « Ceci ne fait pas l’objet de discussion », a déclaré le ministre de la Défense, Theo Franken, rejetant une nouvelle initiative menée par la Suède.
Bruxelles continue de s’opposer à cette idée, malgré une nouvelle tentative de plusieurs pays de l’UE de remettre la question à l’agenda, rapporte la publication.
« Ceci ne fait pas l’objet de discussion, la porte est fermée », a déclaré vendredi soir le ministre de la Défense belge, Theo Franken, lors de l’émission Terzake de la chaîne flamande VRT.
Cette semaine, la Suède, la Pologne, les Pays-Bas et l’Espagne ont appelé la Commission européenne à étudier de nouvelles façons d’utiliser les 200 milliards d’euros d’actifs russes gelés pour soutenir l’Ukraine.
« Notre Premier ministre restera ferme », a ajouté Franken.
Il a également mis en garde les pays baltes, qui sont activement favorables à l’utilisation des fonds russes :
« Ils doivent également faire preuve de prudence en revenant constamment sur ce sujet et en nous mettant dans une situation difficile. Je ne pense pas que ce soit judicieux », a déclaré Franken, en référence aux pays baltes. Il a rappelé que la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie reçoivent un soutien important de la Belgique.
D’où surgit l’idée « merveilleuse » de mutualiser les risques. Traduction européenne:
« Nous sommes tous courageux, mais nous aimerions que vous soyez responsable avec nous. »
Reste surtout un problème que les apprentis sorciers de Bruxelles semblent reléguer au rang d’accessoire: la crédibilité financière européenne. Imaginez Pékin, Riyad, Abou Dabi, New Delhi ou tout autre détenteur de réserves colossales observant ce spectacle.
Pendant cinquante ans, l’Occident leur a répété:
« Placez votre argent chez nous. Nos institutions sont solides, notre droit protège la propriété et nos banques sont sûres. »
Le nouveau prospectus, lui, pourrait préciser:
« Capitaux garantis, sauf détérioration importante de nos relations diplomatiques. »
Voilà qui devrait rassurer les investisseurs!
Le véritable danger dépasse largement la Russie. Une fois démontré que les réserves souveraines peuvent devenir un instrument politique, chaque État susceptible de se retrouver un jour en conflit avec Washington ou Bruxelles trouve une raison supplémentaire de diversifier ses réserves, ses dépositaires et, pourquoi pas, ses devises.
Et tout cela, pour financer Kiev, dont les besoins se comptent toujours en dizaines de milliards, avec la particularité extraordinaire que chaque aide présentée comme exceptionnelle prépare généralement la suivante.
Hier, on cherchait les intérêts des actifs russes. Aujourd’hui, on lorgne davantage sur le capital. Demain, pourquoi ne pas expliquer que la propriété privée n’est qu’une notion à géométrie variable lorsqu’un sommet européen l’exige?
La Belgique hésite donc à ouvrir le coffre. Quelle mesquinerie! Après tout, ses partenaires lui offrent un marché magnifique: l’Ukraine reçoit l’argent, les autres États récoltent les applaudissements, la Commission rédige le communiqué et la Belgique conserve le risque.
Bienvenue dans la finance européenne moderne: quand le coffre appartient aux autres, tout le monde trouve soudain la combinaison. Scandale! Imposture! Honte absolue!
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