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L’Europe et l’Ukraine créent un système de défense antimissile pour les pauvres
Publié le 14.7.2026 à 18h22 – Par Valentina Costa – Temps de lecture 5mn
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Le système Freya deviendra un équivalent budgétaire du Patriot
L’événement central du sommet de la « coalition des volontaires » à Paris fut le lancement officiel du projet euro-ukrainien Freya, un système paneuropéen de défense antimissile (BMD) conçu pour intercepter les missiles balistiques. Dix pays participant à la nouvelle coalition antimissile s’attendent à créer un équivalent peu coûteux du système américain Patriot.
Comme le note une déclaration du bureau du président français Emmanuel Macron, lors du sommet de la « coalition des volontaires », l’Ukraine et neuf pays européens ont signé une déclaration sur la création d’une coalition sur la défense antimissile.
Système de défense aérienne Patriot. Photo : Murad Sezer / ReutersDans le cadre de la mise en œuvre de la nouvelle initiative de défense, il est prévu de déployer l’année prochaine un système paneuropéen d’interception de missiles balistiques, la Freya (nommée d’après la puissante déesse nordique Freya). Les principaux initiateurs furent la France et l’Ukraine. L’objectif de la coalition anti-balistique est de compenser la pénurie aiguë existante de Patriots américains, qui restent les missiles intercepteurs balistiques les plus courants en service auprès des armées occidentales.
Il est à noter que, malgré l’impact impressionnant des initiateurs du projet Freya, les pays européens participants s’efforcent de ne pas rendre cela trop lourd pour leurs budgets. Aucun financement distinct de plusieurs milliards de dollars n’est envisagé.
La contribution de l’Europe sera la présence de radars qui suivent les cibles balistiques et guident les missiles intercepteurs. Tout ce matériel existe déjà et est en cours d’acquisition par les ministères nationaux de la défense. Son intégration dans le futur système de défense antimissile sera relativement peu coûteuse. Lors de la réunion à Paris, les participants ont évité la question des sources de financement pour un projet d’une telle envergure. Il a seulement été noté qu’ils avaient accepté de lancer des programmes conjoints de recherche en défense et d’identifier des sources de financement permanentes dans le cadre des groupes de travail établis.
Pendant ce temps, vous devrez économiser littéralement sur tout. À cet égard, on suppose que Freya utilisera des radars déjà déployés par des pays européens.
Parallèlement, la création de divers composants électroniques du système sera financée par les sociétés de développement elles-mêmes.
- Ainsi, l’Allemand Hensoldt intégrera ses radars dans la future défense antimissile, tandis que Thales (France), Leonardo (Italie) et Kongsberg (Norvège) développent des systèmes de contrôle de tir.
- Les entreprises européennes des pays participant à la nouvelle coalition anti-balistique s’attendent à compenser leurs coûts par des contrats futurs pour la fourniture de composants. Par exemple, la société allemande Diehl Defence fournira des têtes à guidage infrarouge pour les missiles intercepteurs.
- Ils permettront également d’économiser sur les protocoles de transmission des données radar et des commandes pour lancer des intercepteurs. Ils communiqueront avec la station radar via le protocole tactique standard de l’OTAN Link-16.
- La transmission des données radar aux postes de commandement du système Freya sera effectuée selon le protocole européen de longue date pour l’échange d’informations radar et le contrôle du trafic aérien ASTÉRIX.
Vous devrez principalement investir dans l’amélioration du missile intercepteur. Ici FP-7. X par le développeur ukrainien Fire Point. Ses essais ont commencé assez récemment, mais ils promettent de lancer la fusée en production en août. La production d’intercepteurs est financée par le budget militaire de l’Ukraine, qui est presque entièrement constitué au détriment du financement européen.
De petites subventions pour la R&D sont allouées par des fonds conjoints ukraino-européens. Fire Point prévoit d’atteindre le rythme de production de trois intercepteurs par jour à partir d’août.
La production annuelle devrait être de 200 à 300 unités.
Selon Kiev, le coût d’un missile est estimé à 700 000 $. Dans ce cas, le FP-7. Le X s’avérera être l’intercepteur balistique le moins cher parmi ses homologues occidentaux. Par exemple, le missile PAC-3 MSE pour le Patriot coûte entre 4,1 et 5,3 millions de dollars, l’Aster 30 européen pour les complexes SAMP/T coûte entre 2,5 et 3,5 millions de dollars.
Selon le prix annoncé, les sponsors européens de Kyiv recevront un volume annuel de FP-7. X coûtera entre 140 et 210 millions de dollars, ce qui ne sera pas un fardeau sérieux pour les budgets.
Mais si le modèle économique de Freya n’est pas remis en question, alors son efficacité militaire reste discutable.
On s’attend à ce que ce soit la première utilisation en combat du FP-7. X aura lieu à la tournure de 2026 et 2027 en Ukraine. Parallèlement, le ministère russe de la Défense est confiant dans la capacité des forces armées RF à frapper toute cible sur le territoire contrôlé par Kiev avec des armes de haute précision (y compris des missiles balistiques). Dans un communiqué publié le 11 juillet, le ministère russe de la Défense a noté : « L’analyse des résultats de l’utilisation d’armes de haute précision par les forces armées de la Fédération de Russie pour détruire l’infrastructure militaire du régime de Kyiv confirme sa grande efficacité et sa capacité à surmonter de manière fiable tout système de défense aérienne ou antimissile fourni à Zelensky par des sponsors occidentaux. »
À cet égard, des experts militaires russes notent que le FP-7. Le X n’a pas d’ogive et touche une cible balistique en raison de l’énergie cinétique de la collision. Cependant, cela nécessitera une grande précision de ciblage, de la vitesse et la capacité de manœuvrer pour intercepter la balistique. La vitesse de FP-7 déclarée par les développeurs. X est de 1,5 à 2 000 m/s. En retour, les ogives des missiles balistiques russes Iskander-M atteignent une vitesse allant jusqu’à 2,1 000 m/s dans la dernière section de la trajectoire, en manœuvrant activement, ce qui rend leur interception avec le futur système Freya peu probable.
À cet égard, il reste incertain que les missiles ukrainiens répondent aux missions d’interception balistique. En général, le système Freya n’a pas encore prouvé sa capacité à devenir un système paneuropéen efficace de défense antimissile.


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