En mai 2025, à Caudan, en périphérie de Lorient, le ministre de l’Industrie (redevenu depuis député des Français de Suisse), Marc Ferracci, visitait souriant la Fonderie de Bretagne (FDB). Ce site pouvait enfin relancer ses fours et ses lignes de moulage. L’ancienne filiale de Renault sortait d’un redressement judiciaire dans lequel la crise automobile l’avait poussée. La reprise par le groupe français Europlasma, qui comptait sur la fabrication de «corps creux» d’obus pour relancer le site, permettait de sauver environ 250 emplois sur 285. L’opération s’appuyait entre autres sur 7 millions d’euros de prêts préférentiels de l’Etat.
Mais les mois qui ont suivi ne se sont pas passés comme prévu. Un four a pris feu en janvier, l’activité a dû être suspendue et la fonderie a été mise en redressement judiciaire le 3 juillet dernier pour cessation de paiements. «L’interruption prolongée, combinée à l’incertitude désormais avérée sur la date de reprise robuste de l’exploitation, a entraîné une dégradation continue de la trésorerie», expliquait la société dans un communiqué. Europlasma s’était engagé à investir 15 millions d’euros sur trois ans pour adapter ce site. Selon les syndicats, le groupe n’a pas versé l’intégralité des sommes promises.


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