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On l'a tous constaté, comme Carl Jung en 1957 : on peut avoir des amis, être entouré, et malgré tout se sentir seul. Inversement, on peut vivre relativement seul et ne pas éprouver de solitude. Ce paradoxe a fait l'objet de nombreuses études de psychologie. Elles soulignent que l'isolement social et la solitude ne sont en effet pas forcément corrélés.
Combien d'amis faut-il pour être heureux ?
Car oui, la solitude se mesure ! La UCLA Loneliness Scale, très utilisée par les chercheurs, est un test composé de 20 questions visant à évaluer l'expérience subjective de la solitude et de l'isolement. Idem pour la De Jong Gierveld Loneliness Scale, une mesure qui sépare la solitude émotionnelle (manque de relations intimes) de la solitude sociale (manque de réseau d'amis).
La solitude est avant tout subjective
Dans l'ouvrage Personal Relationships in Disorder (Academic Press, 1981), les chercheurs Daniel Perlman et Letitia Anne Peplau les ont utilisés pour définir la solitude comme une discordance entre les relations sociales réellement vécues et celles que la personne souhaite ou estime nécessaires.
Et si être seul était bon pour vous ? Une étude remet en question les idées reçues
En 2008, une équipe américaine s'est penchée sur la taille du réseau social, mais aussi la qualité subjective des relations de 225 personnes de plus de 50 ans. Leurs résultats, publiés dans Journal of Gerontology, montrent que les caractéristiques structurelles du réseau passent notamment par la manière dont les relations sont perçues pour être associées au sentiment de solitude. Ainsi, avoir des relations n'est pas nécessairement la même chose que se sentir relié.
Ce qui compte finalement, ce n'est pas tant le nombre d'amis ou de relations, que l'écart entre celles que l'on a et celles dont on estime avoir vraiment besoin. À méditer...


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