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  • Le 250e anniversaire de l'indépendance va-t-il virer au fiasco pour Donald Trump ?

Les festivités du 250e anniversaire des États-Unis devraient connaître leur apogée ce week-end avec un méga feu d’artifice et un discours de Donald Trump. Le président américain a tellement politisé et confisqué cet événement qu’il contribue à mettre en évidence un pays qui n’a jamais été aussi divisé.

Luc Chaillot - Aujourd'hui à 07:35 - Temps de lecture :

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Les États-Unis célèbrent leurs 250 ans mais le cœur n’y est pas. « L’Amérique fête son 250e anniversaire en pleine division. Le pays est profondément polarisé et le climat politique y est plus agité que jamais », déplore la journaliste politique Patricia Mazzei sur le site du New York Times. Deux organismes concurrents se disputent les événements. En décembre 2025, Donald Trump a lancé son propre comité « Freedom 250 », une organisation à sa gloire dont le programme est aligné sur sa vision très personnelle de l’histoire américaine. Elle est en conflit avec « America 250 », la structure que le Congrès a créée il y a 10 ans pour préparer ce grand rendez-vous des Américains avec leur histoire.

« Il est déchirant d’aborder ce 250e anniversaire en étant inquiet de nos divisions et de l’animosité qui nous oppose les uns aux autres », regrette l’historien américain Johann Neem, sur le site de la Société pour l’histoire intellectuelle des États-Unis. « Les principes et les idées de l’époque fondatrice des États-Unis sont plus pertinents que jamais aujourd’hui, alors que nous sommes confrontés à une Maison Blanche qui s’affranchit de la légalité », ajoute le professeur d’histoire à la Western Washington University. « Les idées fondamentales de la Révolution américaine - le consentement des gouvernés, l’État de droit et les dangers du pouvoir arbitraire - ne sont plus de simples vestiges poussiéreux. Elles sont bien vivantes et résonnent avec force », explique ce spécialiste de la naissance des États-Unis.

La « Great American State Fair » organisée par Donald Trump à Washington a été qualifiée de « lugubre » par le magazine Washingtonian et « d’un ennui total » par le Washington Post. Cette grande foire-exposition des États américains qui se prolonge jusqu’au 10 juillet n’attire pas les foules. Plusieurs États démocrates boycottent cet événement taillé sur mesure pour faire la promotion du président américain.

  • La « Great American State Fair » organisée par Donald Trump à Washington n’attire pas les foules. Photo Sipa/Jen Golbeck

    La « Great American State Fair » organisée par Donald Trump à Washington n’attire pas les foules. Photo Sipa/Jen Golbeck

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  • La « Great American State Fair » organisée par Donald Trump à Washington n’attire pas les foules. Photo Sipa/Jacquelyn Martin

    La « Great American State Fair » organisée par Donald Trump à Washington n’attire pas les foules. Photo Sipa/Jacquelyn Martin

  • La « Great American State Fair » organisée par Donald Trump à Washington n’attire pas les foules. Photo Sipa/Jacquelyn Martin

    La « Great American State Fair » organisée par Donald Trump à Washington n’attire pas les foules. Photo Sipa/Jacquelyn Martin

  • La « Great American State Fair » organisée par Donald Trump à Washington n’attire pas les foules. Photo Sipa/Jacquelyn Martin

    La « Great American State Fair » organisée par Donald Trump à Washington n’attire pas les foules. Photo Sipa/Jacquelyn Martin

  • La « Great American State Fair » organisée par Donald Trump à Washington n’attire pas les foules. Photo Sipa/Jacquelyn Martin

    La « Great American State Fair » organisée par Donald Trump à Washington n’attire pas les foules. Photo Sipa/Jacquelyn Martin

Donald Trump a vu les choses en grand. Le milliardaire, dont la fortune a augmenté de plus de deux milliards de dollars pendant sa première année à la Maison Blanche, a commandé un feu d’artifice qui devrait battre un record du monde avec 850 000 projectiles tirés en 40 minutes samedi soir.

Une cote de popularité au plus bas

Donald Trump a promis un discours « très long » malgré les fortes chaleurs attendues ce week-end à Washington, où la température devrait atteindre 38 °C. La Maison Blanche craint déjà un fiasco si les Américains ne se déplacent pas en masse, alors que la cote de popularité du président reste au plus bas et stagne autour de 35 %.

Donald Trump est lâché par une partie de son électorat à cinq mois des élections de mi-mandat où il risque de perdre le contrôle du Congrès. Les partisans de « l’Amérique d’abord » ne lui pardonnent pas son aventure de la guerre contre l’Iran qu’il a imprudemment déclenchée sans prévoir les conséquences pour le pouvoir d’achat des Américains. Les inconditionnels du milliardaire sont de moins en moins nombreux. Seule consolation pour Donald Trump : le Parti démocrate est également en plein désarroi après l’émergence de socialistes qui menacent les barons de l’establishment démocrate en s’inspirant de Zohran Mamdani, le maire de New York.

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