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Par Paul Sugy
Publié le 21/10/2026 à 06h00, mis à jour le 21/10/2026 à 08h52

Ils enseignent dans les grandes universités, publient dans les médias nationaux et sont très suivis sur les réseaux sociaux : de nombreux sociologues utilisent leur chaire ou leur renommée pour encourager un mouvement de violences dont la responsabilité, à les entendre, est toujours le fait du gouvernement ou de la police.
La scène a lieu place de la République, devant une statue couverte de tags. Dans un face-à-face poignant diffusé par le média Brut, une Parisienne excédée par les violences du 17 octobre raconte à une manifestante le calvaire qu’elle vient de vivre : «J’étais avec mon nourrisson, dans un appart’ où les gens essayaient de rentrer et disaient qu’ils allaient me “violer” parce que j’étais une “sale bourgeoise”… parce que je les empêchais de piller le petit commerce d’en bas !» Mais au lieu de rencontrer chez son interlocutrice l’empathie attendue, ou même une tentative de distinction entre les manifestants pacifiques et les émeutiers, voilà ce que cette mère de famille s’entend répondre : «C’est un dommage collatéral !» Et la militante, qui avec ses petites lunettes rondes et son col cachemire ne semble pas bien moins «bourgeoise» que la jeune femme terrorisée qui lui fait face, de poursuivre son raisonnement : «Le militantisme pacifiste ne marche pas, Nelson Mandela il a appelé à prendre les armes à un moment donné ! Parce que l’apartheid de manière pacifique ça n’aurait jamais pu être combattu… » Celle qui minimise de la sorte les violences et appelle sans ambages à une insurrection armée est «diplômée en études de genre», tient un compte Instagram féministe, joue un spectacle pour «sensibiliser à la culture du viol» et surtout… enseigne la sociologie à l’Université Rennes 2 après avoir été chargée de cours à l’Université de Lille.


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