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REPORTAGE - La Fédération bancaire française (FBF) organise comme chaque année l’opération «J’invite un banquier dans ma classe», pour sensibiliser les enfants à la gestion de l’argent. Le Figaro a suivi son président, Daniel Baal, dans une école de banlieue parisienne.
Passer la publicité«Bah, pourquoi il y a le maire ?» En pleine campagne des élections municipales, le costume-cravate de Daniel Baal sème la confusion chez les élèves de cette classe de CM1-CM2 d’une école de Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), près de Paris. «Mais non, c’est le banquier !», corrige la maîtresse Maud Guldner. «Un vieux banquier qui a commencé il y a 40 ans dans une banque à Strasbourg», amende à son tour l’invité du jour. Le voilà scruté par une vingtaine d’enfants âgés de 9 à 11 ans qui débordent de curiosité sur son univers, comme cette élève qui s’interroge : «Quand on donne notre argent à la banque, est-ce que tous les billets sont tassés dans un coffre comme dans les films ?»
À 68 ans, le président de la Fédération bancaire française (FBF), également président du Crédit Mutuel, est revenu sur les bancs de l’école pour sensibiliser ces consommateurs en herbe à la gestion de l’argent et au rôle des banques, dans le cadre de l’opération annuelle «J’invite un banquier dans ma classe». Ces ateliers, auxquels ont déjà participé 140.000 enfants en dix ans, sont l’occasion «de faire un peu d’éducation financière, que l’on n’aborde quasiment jamais dans le parcours scolaire», explique Daniel Baal. Un exercice d’utilité publique, alors que le nombre de dossiers de surendettement déposés à la Banque de France est en constante progression.


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