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Le foyer Adoma de Chilly-Mazarin a été le théâtre d’une violente dispute conjugale le 22 juillet 2026. En pleine de crise de jalousie, une femme s’est battue avec son compagnon.
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Par Rédaction Essonne Publié le 31 juil. 2026 à 6h02
Mercredi 22 juillet 2026, il est déjà très tard, quand des cris s’élèvent dans l’appartement 222 du Foyer Adoma de Chilly-Mazarin (Essonne). À travers la fenêtre grande ouverte du logement, des voisins sont les témoins d’une altercation qui dépasse largement le ton d’un accrochage conjugal. Sabrina* est hors d’elle-même. Georges* son compagnon, depuis peu, tente de la raisonner. Ce soir-là, ils étaient censés fêter l’anniversaire de la jeune femme de 34 ans. Mais tout a dérapé.
Sabrina est une femme fragile, ballottée entre ses difficultés psychiatriques et son addiction à l’alcool. Depuis son divorce, elle vit chez son frère au Plessis-Pâté, tandis que la garde de ses deux enfants a été confiée son ex-compagnon.
Déjà condamnée en 2024 pour des faits similaires
Depuis le début de l’année, Sabrina fréquente Georges. Lui aussi n’a pas un parcours très linéaire, mais cahin-caha, leur relation prend de la tournure. Le 22 juillet, Samira était venue avec des affaires pour s’installer. Mais cette soirée de retrouvailles a tourné court. Quelques jours auparavant, la jeune femme de 34 ans s’est rendue en Allemagne où vivent ses parents. À son retour, elle apprend que Georges l’a trompée avec sa meilleure amie.
Le sujet est brûlant. Il sera le déclencheur d’une prise de bec qui a tourné à la foire d’empoigne. Des cris, des menaces, des coups sont échangés, avant que pousser violemment sur le réfrigérateur, Georges ne s’écroule, la tête en sang, après avoir reçu un coup de mug en métal.
Deux jours plus tard, le 24 juillet 2026, Sabrina semble encore toute désemparée quand elle apparaît dans le box de la 10e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire d’Évry-Courcouronnes. La tête rentrée dans les épaules, comme si elle anticipait déjà un choc, les sanglots jamais loin du bord des lèvres, la jeune femme s’est confiée, sans jamais se cacher.
Elle a parlé de ses difficultés, de ses cures de désintoxication, de ses rechutes et des violences qu’elles déclenchent, comme pour les faits pour lesquels elle était poursuivie. Déjà, en 2024, elle a été condamnée pour avoir frappé un ancien compagnon.
« Elle a reconnu les faits »
« J’essaye de tout mon cœur de remonter la pente », a murmuré la prévenue avant de s’affaler sur son banc.
Dans sa plaidoirie, son avocate, Maître Meier-Mirman, s’est appuyée sur la sincérité de sa cliente : « J’ai l’habitude hélas de plaider dans des dossiers de violence conjugale. Ma cliente ne se cache pas. Elle a reconnu les faits, sans atténuer ses responsabilités. Ce comportement à l’audience je le vois rarement, notamment chez les hommes », a-t-elle insisté en demandant l’indulgence du tribunal à l’égard de Sabrina.
Elle a été condamnée à 8 mois d’emprisonnement assortis d’un sursis probatoire de deux ans.
*Les prénoms ont été changés.
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