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La stratégie Équipe Canada 2035 du Comité olympique canadien (COC) est une initiative « d’ouverture qui vient tendre la main aux partenaires » gouvernementaux, a assuré le chef du sport du COC, Eric Myles, dans la foulée du dévoilement de ce plan stratégique visant à assurer l’avenir du système sportif canadien.
Depuis des mois, le COC et les fédérations du pays réclament un financement accru pour l’écosystème sportif canadien. Leurs demandes sont restées lettre morte. L’investissement de quelque 500 millions de dollars sur 10 ans annoncé lundi, soutenu par une quarantaine de commanditaires du COC et par des donateurs de la Fondation olympique canadienne – donc par le secteur privé –, pourrait être perçu comme un autre indice du désengagement gouvernemental.
Or, M. Myles soutient cette fois qu’il ne sent pas de résistance de la part des gouvernements. Il est plutôt de l’avis de son président, David Shoemaker, qui avait indiqué à La Presse canadienne que ce plan stratégique pouvait faire comprendre [au gouvernement fédéral] que le sport mérite cet investissement.
Le COC, les partenaires privés, jamais on ne remplacera le rôle important de chacun des partenaires gouvernementaux, a précisé M. Myles en entrevue à Radio-Canada Sports. Mais on vient donner une ouverture et une vision sur 10 ans. C’est une vision ambitieuse, on en convient, mais si on n’a pas une vision ambitieuse, on ne s’y rendra pas.
Somme toute, c’est un plan qui ouvre la porte à tous les partenaires, notamment les gouvernements, pour nous dire : "Donnons-nous la main, autant pour la haute performance que pour le développement." On y gagne tous.
En plus des Jeux olympiques de Milan-Cortina qui approchent à grands pas, M. Myles souligne que la réalité du milieu sportif décrite dans le rapport préliminaire de la Commission sur l’avenir du sport au Canada, dont la commissaire Lise Maisonneuve devrait rendre son rapport final prochainement, justifiait la présentation à ce moment-ci d’une stratégie à long terme.
Cette réalité est celle d’un milieu en crise en raison d’histoires d’abus et de maltraitance, des histoires qui auraient pu refroidir certains partenaires privés tentés d’investir dans le sport. Pour le président de la Commission des athlètes du COC, le skieur acrobatique Philippe Marquis, les valeurs partagées seront un facteur de plus en plus important dans les prochaines années lorsqu’il s’agira de ficeler des partenariats dans le milieu du sport.
Dans la Commission sur l’avenir du sport au Canada, beaucoup de recommandations vont tourner autour du leadership, de la structure, de l’imputabilité, assure Philippe Marquis au bout du fil. C’est ce que ça va prendre. Cinquante millions par année ne résoudront pas tous les problèmes, c’est un beau pansement qui va aider, c’est sûr. Mais ça va prendre un bon leadership pour que ces sous-là aillent aux bons endroits. Ça va prendre une bonne structure pour qu’il n’y ait pas de pertes dans le système et que les sous soient concrètement utilisés où il y a des besoins. Et il faudra que les gens soient imputables de leurs actions et que les bottines suivent les babines.
Il faudra aussi que le gouvernement appuie concrètement les initiatives, ajoute-t-il. Qu’il participe à transformer le système sportif canadien peut-être un peu malade à cause de ces histoires d’abus.
Top 5 mondial, un objectif réaliste?
Sur le plan de la haute performance, le COC s’est fixé un objectif ambitieux dans cette stratégie de 10 ans : faire partie des cinq premiers pays au chapitre des médailles olympiques, sports d’été et d’hiver confondus.
La cible, selon Philippe Marquis, sera inspirante et motivante pour les athlètes. Mieux, il juge qu’elle est réaliste. Mais pas à court terme.
Je pense qu’on est en train de surfer – et je pense qu’on est au bout du bout – sur le financement qu’il y a eu autour des Jeux de 2010, les ressources et les programmes mis en place, et les athlètes inspirés par ça qui sont aujourd’hui nos représentants aux Jeux olympiques. Mais cette balloune-là commence à être essoufflée, croit-il. Les dernières années ont été dures.
On a un genre de pyramide à l’envers. Les athlètes sont performants au haut niveau, mais la relève, les programmes NextGen, ç’a été plus difficile sur le plan de la participation parce que les athlètes restent moins dans le sport à un haut niveau pour plusieurs raisons : l’accessibilité, les histoires d’abus… Plusieurs facteurs font que les gens quittent le sport et ne se rendent pas jusqu’au sommet. Ça crée un certain écart dans le système, il y a moins de profondeur. Je pense que les prochains cycles olympiques vont être quand même difficiles, mais je pense que les gens en sont conscients, et la stratégie met l’accent sur la participation.
À terme, le COC souhaite qu’un million de nouveaux jeunes soient engagés dans la pratique d’un sport organisé. Ce sera un long combat, reconnaît Eric Myles.
On ne vient bousculer ou remplacer personne. On vient donner du souffle, un pas intéressant vers l’avant qui va permettre à d’autres joueurs de collaborer et, peut-être, d’aller plus loin, souligne-t-il. L’important, c’est qu’un mouvement se crée et qu’on bouge vers l’avant dans ce sens-là, du développement à la haute performance.


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