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Equinor a signé au cours de la dernière semaine deux ententes portant sur les travaux d'ingénierie préliminaires du projet pétrolier Bay du Nord, à 500 km au large de la côte est de Terre-Neuve.
Le géant norvégien de l’énergie accorde un premier contrat à la firme BW Offshore pour des études liées à la conception et la construction et l’exploitation du navire de production, de stockage et de déchargement (NPSD), qui fera 300 m de long et 60 m de large.
La Subsea Integration Alliance décroche un contrat pour des études similaires liées aux composantes du projet qui se trouveront jusqu’à 1200 m sous la surface de l’eau, soit une série de puits et plusieurs dizaines de kilomètres de câbles et de conduites.
Il s’agit d’une étape très importante dans le projet, affirme Marco Beneen, PDG de BW Offshore, qui était de passage à Saint-Jean cette semaine. Pour nous, cela représente le début du projet.

Marco Beneen, PDG de BW Offshore, de passage au nouveau bureau local de l'entreprise norvégienne, à Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador, le 30 avril 2026.
Photo : Radio-Canada / Patrick Butler
Une décision définitive sur le projet au début de 2027
Equinor doit prendre une décision définitive sur Bay du Nord au premier trimestre de 2027 et indique que la production pourrait commencer en 2031.
La première phase du projet représente 400 millions de barils de pétrole, mais certaines estimations évaluent les réserves récupérables à 1 milliard de barils, à plus long terme.
Le NPSD, construit et exploité par BW Offshore au nom d’Equinor, sera capable de produire jusqu’à 160 000 barils par jour, selon Marco Beneen, dont la compagnie vient d'établir un bureau local à Saint-Jean et d’embaucher son premier employé local.
Nous allons gérer toutes les activités du NPSD à partir de Saint-Jean, alors il faut commencer dès maintenant à avoir des conversations avec des fournisseurs locaux, affirme celui qui a rencontré jeudi des représentants de Kiewit Offshore Services, qui a une présence à Marystown.
Selon lui, 100 personnes vont travailler sur le NPSD lorsqu’il sera en service. Une base d’opérations locale sera établie à Saint-Jean, gérant les activités à Bay du Nord pendant entre 20 et 30 ans, et entraînant des dépenses locales de 50 millions $ par an.
Peu de construction à Terre-Neuve
En mars, Equinor et le gouvernement de Terre-Neuve-et-Labrador sont parvenus à une entente sur les retombées économiques locales de Bay du Nord, un projet qui avait été mis sur pause en 2023 parce que les coûts avaient explosé. Au cours des trois dernières années, Equinor a dû réviser son projet, travaillant notamment avec BW Offshore et la Subsea Integration Alliance pour réduire la facture.
En signant l’accord avec la province, Equinor a promis de lui verser 200 millions $ pour la construction d’une cale sèche flottante à Bull Arm, plutôt que de promettre que des éléments importants du NPSD seraient construits à Terre-Neuve.

Le premier ministre de Terre-Neuve-et-Labrador, Tony Wakeham, répond à une question, le 30 avril 2026, à la Chambre d'assemblée à Saint-Jean.
Photo : Radio-Canada / Patrick Butler
Lorsque l’entente portant sur les retombées économiques a été annoncée, le premier ministre, Tony Wakeham, avait dit qu’il était encore possible que certaines composantes importantes du navire soient construites localement. Mais il semble peu probable que cela se produise.
Marco Beneen estime que de petites composantes de Bay du Nord, dont des ancres ou des piles d’aspiration, pourraient être construites à Terre-Neuve.


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