Au 1er octobre, 66 % des points d'observation affichaient des niveaux inférieurs aux normales,selon le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM). Après un été record, les nappes continuent de se vider au lieu de se recharger.

La rédaction avec AFP - Aujourd'hui à 16:58 | mis à jour aujourd'hui à 17:04 - Temps de lecture :

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La situation des nappes phréatiques en France reste « très préoccupante », a indiqué ce jeudi le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) dans son bulletin mensuel. « La vidange continue sur l'ensemble du territoire là où la tendance habituelle à cette période est à l'amorce de la recharge », écrit le service géologique national, qui s'appuie sur ses observations au 1er octobre. En cause, un déficit de pluie persistant après un été de sécheresse exceptionnelle.

Toutes les nappes sont touchées. Le niveau des nappes inertielles, qui peuvent mettre des mois voire des années à évoluer dans un sens ou dans l'autre, « continue de baisser », relève le BRGM. Quant aux nappes réactives, capables de réagir en quelques semaines aux pluies, elles sont orientées à la baisse dans leur « quasi-totalité ».

Le niveau est dégradé « sur la majorité du territoire », à l'exception du Sud-Est. Photo Sipa/Mourad Allili

Le niveau est dégradé « sur la majorité du territoire », à l'exception du Sud-Est. Photo Sipa/Mourad Allili

79 départements en situation de crise

Le niveau est dégradé « sur la majorité du territoire », à l'exception du Sud-Est, où certaines nappes comme celles de la Vistrenque (au sud du Gard) ou des sables astiens de Valras-Agde, autour de l'Hérault, font mieux. À l'inverse, il est très bas « pour les nappes du socle Limousin, du Morvan, du Livradois, du Forez et du Vivarais, de la craie de Champagne, des calcaires du Jura, des grès vosgiens et des calcaires triasiques de Lorraine et de la plaine nord d'Alsace », détaille l'établissement public.

La France a connu cet été son été le plus chaud jamais enregistré, avec une température moyenne de 24 °C sur 24 heures, soit 3,6 °C de plus que les normales 1991-2020, devant 2003 et 2022. Les pluies ont été rares et la sécheresse persiste en ce début d'octobre : selon le service VigiEau, 79 départements sont en situation de « crise » et 14 en « alerte renforcée », avec à la clé des restrictions d'usage de l'eau. Les conséquences se font sentir jusqu'au robinet. Fin septembre, 94 000 personnes en étaient privées en France métropolitaine, soit 30 000 de plus qu'au début du mois, a indiqué mercredi le ministère de la Transition écologique.

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