Après des frappes iraniennes contre une base française à Abou Dhabi, Emmanuel Macron a réuni un Conseil de défense, ce dimanche 1er mars. Avec plus de 5.000 militaires déployés au Moyen-Orient, la France se place en posture défensive pour protéger ses emprises et ses alliés dans la région.
La guerre au Proche et au Moyen-Orient a déjà des répercussions directes sur les installations militaires françaises dans la région. Emmanuel Macron a présidé dans la soirée du dimanche 1er mars un Conseil de défense à l’Élysée afin d’évaluer la situation et d’adapter la posture militaire française.
Quelques heures plus tôt, deux drones iraniens ont visé une base navale à Abou Dhabi accueillant des forces françaises. L’attaque a endommagé des hangars et provoqué des dégâts matériels, sans faire de victimes.
posture de vigilance face aux éventuelles conséquences du conflit
Sur le territoire national, Laurent Nuñez, le ministre de l’Intérieur a demandé aux préfets d’adopter une posture de vigilance face aux éventuelles conséquences du conflit. Sur le plan militaire, la France a également ajusté son dispositif.
Dans l’état-major français, la situation est suivie de très près. "La crise est en cours", confiait samedi soir un haut gradé. Plusieurs bases militaires françaises sont présentes dans la région. Aux Émirats arabes unis, environ 900 militaires et civils de la Défense sont déployés sur trois bases. Près de 800 soldats participent au Liban à la force intérimaire de l’ONU.
1.2000 militaires engagés en Irak
En Jordanie, 300 militaires sont présents, tandis que 1.200 soldats sont engagés en Irak dans la lutte contre le groupe État islamique. À cela s’ajoutent environ 1.550 militaires stationnés sur la base stratégique de Djibouti. Plusieurs centaines de marins sont également déployés en mer Rouge, dans le golfe Arabo-Persique et en Méditerranée orientale.
Au total, près de 5.100 militaires français sont présents dans cette zone, au sol, en mer et dans les airs. Ce dispositif permet à Paris de disposer d’une capacité d’appréciation autonome de la situation sur place. Pour l’heure, les consignes restent essentiellement défensives.
Des avions de chasse Rafale peuvent être engagés pour contrer un éventuel survol d’une emprise militaire française. Ils peuvent aussi intervenir à la demande de pays partenaires, notamment pour aider à neutraliser une attaque de drones ou une salve de missiles.


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