Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

Entre le Tigre et l’Euphrate s’étendait un marais vieux de cinq millénaires : neuf ans après le premier canal, il n’en restait qu’un dixième

7 hour_ago 13

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Vingt mille kilomètres carrés d’eau, de roseaux et de villages flottants réduits à moins de 2 000 en une décennie. Entre 1991 et 2000, Saddam Hussein a drainé environ 90 % des marais mésopotamiens, ce qui laissait à peine un dixième de leur surface originelle. Neuf ans de pelleteuses, de digues de terre et de canaux baptisés à la gloire du dictateur ont suffi à effacer un écosystème vieux de cinq millénaires, berceau supposé du jardin d’Éden et foyer d’une civilisation lacustre unique au monde.

À retenir

  • Un écosystème ancien de 5 000 ans réduit à néant en moins d’une décennie par des ouvrages hydrauliques massifs
  • Des canaux baptisés « Loyauté au Leader » révèlent les véritables motifs politiques derrière le projet officiel
  • Après 2003, une renaissance fragile mais menacée par la géopolitique régionale de l’eau

Sommaire

  1. Un monde à part, né de la rencontre du Tigre et de l’Euphrate
  2. Un canal nommé « Fidélité au Leader »
  3. Un désert de sel en moins de dix ans
  4. La renaissance, fragile, d’après 2003

Un monde à part, né de la rencontre du Tigre et de l’Euphrate

Les marais couvraient autrefois une surface d’environ 20 000 km², soit près de 7 700 miles carrés. Autant dire l’équivalent de la Corse et demie, posée en plein désert mésopotamien. Là vivaient les Ma’dan, les Arabes des marais, dans des habitations de roseaux tressés construites sur des îlots flottants, un mode de vie qui remontait selon les archéologues aux premières civilisations sumériennes. Une population de près de 20 000 Ma’dan vit aujourd’hui dans des villages insulaires flottants, alors qu’ils étaient autrefois presque 100 000 à y habiter. Le déclin ne date d’ailleurs pas seulement des années 1990 : dès les décennies précédentes, les barrages construits pour le contrôle des crues et l’hydroélectricité, ainsi que les canaux et réservoirs destinés à l’irrigation, avaient déjà réduit le volume des crues qui régénéraient les marais chaque année. Mais rien, à cette échelle, n’annonçait ce qui allait suivre.

Un canal nommé « Fidélité au Leader »

L’histoire bascule en 1991. Après la défaite de la guerre du Golfe, les populations chiites du sud de l’Irak se soulèvent contre Bagdad, et les marais, impénétrables aux chars, deviennent leur refuge naturel. Pour venir à bout de ces rebelles inaccessibles à ses blindés, Saddam Hussein a asséché les marais en construisant digues de terre et canaux. Le régime avance un prétexte agricole, celui de gagner des terres arables et d’éliminer les zones de reproduction des moustiques. La réalité est toute autre : l’opération vise la reprise de terres agricoles autant que les représailles contre l’insurrection chiite de 1991. Le mégalomane assume d’ailleurs son projet jusque dans les noms qu’il donne à ses ouvrages. Hussein appelait ces canaux de diversion Saddam River, Glory Canal et Loyalty to the Leader Channel. On ne baptise pas un chenal « Loyauté au Chef » quand on prétend simplement irriguer des champs de blé.

Sur le terrain, la mécanique est d’une efficacité redoutable. Le Glory River, un canal peu profond de deux kilomètres de large, a été construit en 1993 pour intercepter l’eau venant du Tigre et la déverser directement dans le Chatt-el-Arab, en contournant les marais. Résultat : privés de leur alimentation naturelle, les marais se transforment en croûtes de sel en quelques années à peine. Saddam Hussein a ainsi drainé les marais pour donner à son armée l’accès à la région et supprimer un sanctuaire où se cachaient des dizaines de milliers de combattants. Le prix humain est colossal : environ 40 000 Ma’dan ont trouvé refuge en Iran, tandis que 200 000 à 250 000 autres ont été déplacés à l’intérieur du pays.

Un désert de sel en moins de dix ans

Les chiffres, à l’époque, donnent le vertige. En octobre 2002, un ingénieur irakien exilé, Azzam Alwash, alerte l’opinion internationale : les dernières images satellites commerciales montrent que moins de 10 % des marais irakiens retiennent encore de l’eau, le reste n’étant plus qu’un vaste réseau de canaux artificiels et de terre salée et desséchée. Un an plus tôt déjà, les experts onusiens tiraient la sonnette d’alarme. Selon les estimations du Programme des Nations unies pour l’environnement, 90 % des marais avaient disparu dès l’an 2000. D’autres relevés scientifiques, notamment ceux cités dans une référence académique publiée par Springer, avancent un chiffre encore plus sévère : en 2000, après ce drainage massif orchestré par le gouvernement irakien, seuls 7 % des marais subsistaient. Neuf années à peine séparent le premier coup de pelle du verdict final : neuf dixièmes d’un écosystème vieux de cinq mille ans rayés de la carte.

Les satellites de la NASA ont documenté cette agonie avec une précision clinique. Au début du XXIe siècle, les zones humides autrefois luxuriantes et d’une richesse biologique exceptionnelle de la Mésopotamie avaient été décimées. Les experts environnementaux internationaux, eux, n’hésitent pas à qualifier l’épisode de catastrophe planétaire. Selon le Programme des Nations unies pour l’environnement, la perte des marais mésopotamiens compte parmi les plus grandes catastrophes environnementales du monde.

La renaissance, fragile, d’après 2003

Le vide de pouvoir qui suit la chute de Saddam Hussein change la donne du jour au lendemain. Profitant de l’effondrement du régime en 2003, la population locale a détruit elle-même les digues, et les marais sont revenus à la vie avec une rapidité surprenante. Trois ans plus tard, le bilan est encourageant sans être triomphant : en 2006, le Programme des Nations unies pour l’environnement annonçait que la surface des marais était revenue à 58 % de ce qu’elle était entre 1973 et 1976. D’autres estimations, plus récentes, situent la reconquête autour de 40 % de la superficie d’origine, avec le retour d’une quarantaine d’espèces d’oiseaux nicheurs.

La partie n’est pourtant pas gagnée. Les marais dépendent désormais d’un fil d’eau de plus en plus ténu, tributaire de la géopolitique régionale bien plus que de la pluie. La Turquie, la Syrie, l’Iran et, dans une moindre mesure, l’Irak continuent de détourner l’eau du Tigre et de l’Euphrate pour l’agriculture et les villes, avec de nouveaux barrages construits en amont de ces fleuves. Ironie de l’histoire : l’homme qui a asséché ces marais par vengeance politique a disparu depuis longtemps, mais les vannes qui décident aujourd’hui de leur survie se trouvent désormais à des centaines de kilomètres de Bagdad, entre les mains de gouvernements voisins pour qui l’eau reste, avant tout, une ressource à ne pas laisser filer vers l’aval.

Sources : klima.ong | irenees.net

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway