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Dans la nuit du 4 au 5 août, cinq cloches ont été volées dans le musée de la fonderie de Robécourt (Vosges). Elles ont été retrouvées peu de temps après mais fortement abîmées.

Par Rédaction Lorraine Publié le 16 août 2026 à 18h02
Cinq cloches en bronze qui disparaissent en pleine nuit, puis réapparaissent, très endommagées, une semaine plus tard : dans les Vosges, le vol des ouvrages en bronze de l’ancienne fonderie de Robécourt suscite la consternation.
« Marie », « Saint-Martin », et « Magdalena », les trois stars du musée de la fonderie de cloches de ce village d’une centaine d’habitants, ont disparu dans la nuit du 4 au 5 août.
Des cloches pesant plus de 150 kg
« Vraisemblablement vers 3h du matin, des malotrus ont pénétré dans la fonderie« , raconte le musée sur son site internet. Ils ont dérobé plusieurs cloches et mis à sac une partie des installations » de cette ancienne fabrique, la dernière de Lorraine à fondre des cloches jusqu’en 1939.
Les voleurs étaient costauds et bien équipés : « Saint-Martin », la plus ancienne cloche de l’exposition (137 ans), pèse 322 kg, suivie par « Magdalena » (250 kg) et « Marie » (150 kg).
Avec une autre cloche plus petite, le vol représente quelque 800 kg de bronze.
Quatre cloches retrouvées mais en mauvais état
« Une enquête de gendarmerie est en cours concernant le vol de cloches à Robécourt », a indiqué à l’AFP la vice-procureure de la République d’Épinal, Elsa Anselmo. « Les investigations ont d’ores et déjà permis de retrouver quatre cloches dérobées », qui ont été restituées lundi à leurs propriétaires, a-t-elle ajouté sans plus de détails.
« On a récupéré des morceaux », se désole jeudi Michel Barret, vice-président de l’association qui gère le musée. Deux des cloches ont perdu leurs anses et ne pourront plus être balancées, tandis que deux autres ont été « pulvérisées » à coups de masse, explique-t-il à l’AFP.
Une refonte des œuvres risque de se chiffrer en dizaines de milliers d’euros, et le musée, actuellement fermé pour rénovation, n’est pas près de rouvrir au public.
Des cloches volées pour obtenir du cuivre
Les voleurs projetaient probablement de fondre le bronze, qui contient 78 % de cuivre, un métal dont les cours sont élevés et tutoient les 14 000 dollars la tonne sur les marchés internationaux.
À ce prix, le vol aurait pu rapporter quelque 8 000 euros à ses auteurs, selon un rapide calcul. L’attrait pour le cuivre se traduit le plus souvent par des vols de câbles, qui perturbent la circulation des trains ou les télécommunications.
Mais les vols de cloches ne sont pas rares. Un exemplaire de 1763, pesant 450 kg, a été dérobé l’an dernier à Bouc-Bel-Air dans les Bouches-du-Rhône, et une énorme cloche de 600 kg, datant de la Révolution française, a disparu en 2023 de La Haye-Pesnel dans la Manche. Elles n’ont jamais été retrouvées.
Avec AFP
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