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Chronique

auteur

Isabelle Chaperon

Chroniqueuse au service Economie

Le géant américain devra verser 1,7 milliard d’euros au suédois Klarna pour avoir favorisé son propre comparateur de prix. Il s’agit là du dernier épisode d’une série de condamnations de Google en Europe pour abus de position dominante, relève Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ».

Publié aujourd’hui à 11h15 Temps de Lecture 1 min.

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Achetez maintenant, payez plus tard : c’est le principe du paiement fractionné. Mais, dans le business, le suédois Klarna, champion du secteur, pratique une autre formule, bien plus avantageuse : achetez maintenant, on vous paie plus tard.

Sebastian Siemiatkowski, PDG et cofondateur de l’entreprise suédoise de paiement fractionné Klarna, lors de l’introduction de la société à la Bourse de New York, le 10 septembre 2025. Sebastian Siemiatkowski, PDG et cofondateur de l’entreprise suédoise de paiement fractionné Klarna, lors de l’introduction de la société à la Bourse de New York, le 10 septembre 2025.

En 2022, la fintech réalisait l’acquisition de PriceRunner, le comparateur de prix numéro un dans les pays nordiques et au Royaume-Uni, pour près de 1 milliard d’euros. Une bonne affaire, puisqu’il a payé nettement moins cher que le montant des dommages et intérêts susceptible de lui être versé par Google pour avoir désavantagé PriceRunner.

Mercredi 1er juillet, un tribunal de Stockholm a de fait condamné Alphabet, la maison mère de Google, à verser à Klarna 1,7 milliard d’euros pour avoir favorisé son propre comparateur de prix sur son moteur en ligne, au détriment de PriceRunner. C’est loin des 7 milliards que réclamait le plaignant, mais cela reste l’une des indemnités les plus élevées jamais accordées en Europe dans une affaire de concurrence privée. Google, qui conteste cette décision, pourrait faire appel.

2,4 milliards d’amende en 2017

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