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En amont des élections législatives du 27 octobre, des tensions apparaissent au sein de la coalition gouvernementale, notamment entre le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son ministre de la sécurité nationale, Itamar Ben Gvir. De la droite à l’extrême droite, chacun durcit son discours pour remobiliser ses sympathisants.

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 « Ils veulent que Nétanyahou perde, ne les laissez pas gagner. » A Tel-Aviv, en Israël, le 17 août 2026. Un panneau électoral du Likoud, le parti de Benyamin Nétanyahou, représentant le Guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, le maire de New York, Zohran Mamdani, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, ainsi qu’un texte en hébreu disant : « Ils veulent que Nétanyahou perde, ne les laissez pas gagner. » A Tel-Aviv, en Israël, le 17 août 2026.

Les déclarations d’Itamar Ben Gvir franchissent chaque semaine un nouveau seuil dans la violence, dans le racisme et dans la déshumanisation des Palestiniens. Mi-août, le ministre d’extrême droite avait appelé à tuer « 30 ou 40 » personnes chaque nuit à Gaza. « Pas seulement ceux qui représentent une menace immédiate : il y a là-bas des gens qui ne méritent pas de vivre. Ils ne devraient pas vivre. Ce ne sont même pas des êtres humains », avait expliqué le candidat aux élections législatives du 27 octobre prochain.

Dimanche, le leader d’extrême droite a fièrement diffusé une vidéo pour se réjouir des mauvais traitements imposés aux prisonniers palestiniens dans les prisons dont il a la responsabilité. Lundi, il s’est de nouveau rendu à proximité de la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem, comme il le fait régulièrement, pour provoquer les musulmans et flatter les courants les plus extrêmes dans la société juive israélienne.

Les images rappellent comment le ministre de la sécurité nationale avait jubilé, en mars, au moment de l’adoption de la loi sur la peine de mort, un texte qui rétablit la peine capitale pour les seuls Palestiniens, ou, en mai, lorsque les militants de la flottille pour Gaza avaient été victimes de violences graves après leur interpellation par des policiers sous ses ordres directs.

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