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Accusée d’avoir transmis des photos à l’étranger, Yalda Moaiery vient de voir sa condamnation confirmée en appel. « Le Monde » avait publié ses images des manifestations contre le régime en janvier. Un témoignage rare.

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Le couperet est tombé lundi 31 août. La justice iranienne a confirmé le jugement de première instance prononcé le 8 août contre Yalda Moaiery, soit quinze années de prison. La photojournaliste iranienne âgée de 45 ans est accusée d’avoir « collaboré avec des médias étrangers dans le but de renforcer le régime sioniste et les Etats-Unis », après avoir pris des photos et les avoir envoyées à l’étranger, pendant la guerre menée par Israël et les Etats-Unis contre l’Iran qui a commencé le 28 février.

Yalda Moaiery (portrait non daté) a photographié au cimetière de Behesht-e-Zahra, à Téhéran, les proches de victimes de la répression des manifestations du 8 janvier 2026. Yalda Moaiery (portrait non daté) a photographié au cimetière de Behesht-e-Zahra, à Téhéran, les proches de victimes de la répression des manifestations du 8 janvier 2026.

Assommée par la nouvelle, la photographe reste combative. Sur X, elle a écrit, dans la nuit du 31 août au 1er septembre : « Le régime (…) ne nous permet pas d’être nous-mêmes ni de travailler ! Il voudrait que nous vivions comme de simples touristes. Eh bien non, Monsieur le président de la République islamique ! Il n’en est pas question. Nous sommes les yeux vigilants de la société ! »

Début août, elle avait découvert avec stupéfaction qu’un tribunal l’avait condamnée par contumace. L’audience s’est déroulée en juillet en son absence parce qu’elle n’avait pas été informée de sa tenue. Pour la convoquer, les autorités ont tenté de la joindre sur son téléphone portable, alors que sa carte SIM avait auparavant été bloquée par ces mêmes autorités : cette mesure de représailles est de plus en plus utilisée par le régime contre ses opposants. Elle n’a donc pas pu être présente au tribunal, « ce qui montre encore à quel point la justice n’existe pas en Iran », se désole-t-elle.

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