Language Selection

Retrouvez votre bien-être dans ces temps dure sur Terre , Essayez le MedBed Quantique!
Cliquez ici pour réserver votre séance

Famille et pour toute la Famille avec Le Medbed Quantique® Orgo-Life® une technologie du Canada

Advertising by Adpathway

         

 Advertising by Adpathway

En interdisant leur grotte aux chasseurs, des Philippins ont littéralement fait grimper une colonie à plus d’un million d’individus

8 hour_ago 38

         

NE LAISSER PAS LE 5G DETRUIRE VOTRE ADN Protéger toute votre famille avec les appareils Quantiques Orgo-Life®

  Publicité par Adpathway

Imaginez une grotte si dense en vie animale que respirer à l’intérieur suffit à comprendre pourquoi certains scientifiques la considèrent comme un phénomène biologique unique au monde. Et pourtant, ce sanctuaire ne doit son existence qu’à une décision toute simple : celle d’une famille philippine qui a choisi, il y a plus d’un siècle, de fermer l’accès de sa grotte aux chasseurs. Ce geste, presque anodin sur le papier, a permis à une colonie de chauves-souris de se multiplier au point de devenir aujourd’hui l’une des plus grandes concentrations de mammifères sauvages jamais recensées sur Terre. Direction l’île de Samal, aux Philippines, où la nature a repris ses droits de la manière la plus spectaculaire qui soit.

À retenir

  • La grotte de Monfort, sur l'île de Samal aux Philippines, abrite la plus grande colonie de chauves-souris jamais recensée, avec une densité record de 645 individus par mètre carré.
  • Cette explosion démographique résulte de la décision de la famille Monfort, propriétaire des lieux depuis le début des années 1900, d'interdire toute chasse dans la grotte.
  • Le site, aujourd'hui accessible aux touristes via des ouvertures extérieures sans pénétrer dans la cavité, héberge la roussette de Geoffroy, une espèce essentielle à la dispersion des graines et à la pollinisation.

Six cent quarante-cinq chauves-souris par mètre carré, un record mondial absolu

La grotte de Monfort se niche à environ un kilomètre à l’est de Davao City, sur l’île de Samal. Longue de seulement 75 mètres, cette cavité calcaire abrite pourtant l’une des colonies de chauves-souris les plus impressionnantes jamais observées. Selon le Guinness World Records, il s’agit tout simplement de la plus grande colonie individuelle recensée pour cette espèce, un titre qui n’a rien d’usurpé au vu des chiffres.

En 2006, une estimation évaluait déjà la population à environ 1,8 million d’individus, un chiffre confirmé en 2010 par les experts venus mesurer officiellement la densité du site. Les chauves-souris recouvrent alors 75 % des parois et du plafond de la grotte, s’entassant littéralement les unes sur les autres. Le résultat donne le vertige : une densité d’environ 645 individus par mètre carré, un record qui n’a jamais été égalé ailleurs dans le monde. Plus récemment, le média philippin Rappler rapportait que la population aurait même grimpé jusqu’à 2,5 millions d’individus, preuve que la dynamique de croissance ne s’est jamais essoufflée.

Le jour où les habitants ont décidé d’arrêter de chasser

La présence de ces animaux dans la grotte remonte au moins à la Seconde Guerre mondiale. À l’époque, la famille propriétaire du terrain s’y réfugiait déjà pendant les bombardements japonais qui visaient Davao, la ville voisine. C’est dans cet abri de fortune, au milieu des chauves-souris, que plusieurs générations ont grandi, développant avec le temps un attachement particulier pour ces locataires nocturnes plutôt qu’une envie de les chasser.

Depuis le début des années 1900, c’est la famille Monfort qui supervise et protège ce site exceptionnel. Plutôt que de laisser la chasse décimer la population, comme cela arrive encore fréquemment ailleurs en Asie du Sud-Est, la décision a été prise d’interdire totalement toute forme de prélèvement. Ce simple choix, maintenu avec constance sur plusieurs décennies, a permis à une colonie autrefois modeste de croître de manière exponentielle. L’espèce concernée, la roussette de Geoffroy (Rousettus amplexicaudatus), est un mégachiroptère frugivore répandu dans toute la région, mais nulle part ailleurs elle ne s’est développée avec une telle intensité.

Cette odeur âcre qui attire aujourd’hui des milliers de touristes

Qui dit plusieurs millions de chauves-souris entassées dans un espace confiné dit forcément une accumulation impressionnante de guano. L’odeur d’ammoniaque qui se dégage du site est perceptible bien avant même d’apercevoir l’entrée de la grotte, un détail qui surprend souvent les visiteurs les moins avertis. Loin de décourager le public, cette particularité fait désormais partie intégrante de l’expérience proposée aux touristes de passage sur l’île de Samal.

Le site reste protégé, mais il demeure accessible au public grâce à des ouvertures extérieures spécialement aménagées. Il est en revanche strictement interdit de pénétrer à l’intérieur de la cavité, afin de ne pas stresser les colonies. En journée, la grotte bourdonne d’une activité continue, un vrombissement sourd produit par des millions d’ailes qui s’agitent dans la pénombre. Mais c’est à la tombée de la nuit que le spectacle atteint son apogée, lorsque les chauves-souris quittent la grotte en masse pour partir se nourrir, formant un nuage sombre et mouvant qui s’étire dans le ciel de Samal.

Ce que Monfort révèle sur la résilience animale

L’histoire de la grotte de Monfort illustre à quel point une espèce peut rebondir rapidement dès lors que la pression humaine directe disparaît. Contrairement à de nombreuses populations animales qui mettent des décennies, voire des siècles, à retrouver un niveau démographique stable après une chasse intensive, les roussettes de Samal ont montré une capacité de reproduction et d’adaptation remarquable dès que les conditions leur sont redevenues favorables.

Ce cas particulier rappelle aussi le rôle essentiel que jouent ces chauves-souris frugivores dans les écosystèmes tropicaux, notamment pour la dispersion des graines et la pollinisation de nombreuses plantes. Protéger une colonie, ce n’est donc pas seulement sauvegarder une curiosité naturelle spectaculaire, c’est également préserver un maillon actif de la biodiversité locale.

À l’heure où de nombreuses espèces de chiroptères déclinent partout dans le monde, souvent à cause de la destruction de leur habitat ou de la persécution directe, l’exemple de Monfort prouve qu’une protection stricte et maintenue dans la durée peut littéralement inverser la tendance. Reste à savoir combien d’autres colonies, ailleurs sur la planète, pourraient elles aussi retrouver une telle vitalité si on leur laissait simplement la paix.

Brice L.

Rédigé par Brice L.

Brice est un journaliste passionné de sciences. Il collabore avec Sciencepost depuis plus d'une décennie, partageant avec vous les nouvelles découvertes et les dossiers les plus intéressants.

read-entire-article

         

        

Une nouvelle Vibration dans le Monde entier avec les Franchise Medbed Quantique®!  

Protéger toute votre famille avec la technologie Orgo-Life®

  Advertising by Adpathway