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Les entrepreneurs hongrois renouent avec la confiance avec l’installation du nouveau gouvernement de Péter Magyar. Malgré des premiers signes encourageants, les défis demeurent colossaux, y compris pour rétablir une concurrence non entravée dans ce qui constituait une économie de connivence.
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Le premier ministre hongrois, Péter Magyar (à gauche), inspecte le lit du Danube avant une hausse controlée du niveau de l’eau, près de la centrale nucléaire de Paks, à Dunaszentbenedek (Hongrie), le 14 août 2026. Dans l’atelier de menuiserie de Péter Banyai, certaines machines remontent à l’époque de son père, fondateur de l’entreprise familiale, en 1978, à Pillisvörösvar, dans la banlieue de Budapest, la capitale de la Hongrie.
« On prévoit d’en remplacer certaines et l’on en achèterait bien d’autres pour atténuer le problème chronique de pénurie de main-d’œuvre », témoigne Péter Banyai, à la tête de Banyai Butorok Kft., une entreprise qui compte une cinquantaine d’employés et qui conçoit et fabrique des meubles de salle de bains et de cuisine pour une clientèle essentiellement hongroise.
L’entrepreneur espère bien pouvoir bénéficier d’une infime partie des quelque 16,4 milliards d’euros de fonds européens que la Commission européenne a débloqués, fin mai, pour récompenser les premiers efforts du nouveau gouvernement de Péter Magyar, à l’heure de rétablir l’Etat de droit et de renouer avec la lutte anticorruption.
Elu le 12 avril, lors d’un raz de marée électoral, le quadragénaire a mis fin à seize ans de gestion du premier ministre Viktor Orban, marqués par un népotisme à grande échelle – la Hongrie se classe dernière des 27 membres de l’Union européenne (UE) pour l’indice de perception de la corruption de l’organisation non gouvernementale (ONG) Transparency International –, un fort interventionnisme dans l’économie, à travers, notamment, de nombreuses nationalisations, et des bras de fer incessants avec l’UE. Cette dernière a infligé au pays plusieurs amendes, dont une toujours en cours, à hauteur de 1 million d’euros par jour pour violation du droit européen en matière d’asile.
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