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Le nouveau QG militaire, plus grand que le Pentagone, est l’un des projets phare du président Abdel Fattah Al-Sissi.

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Capture d’écran d’une vidéo diffusée sur le compte YouTube de New China TV, montrant le Centre de commandement stratégique égyptien, surnommé « l’Octogone », dans la Nouvelle Capitale, à l’est du Caire, lors de son inauguration par le président Abdel Fattah Al-Sissi, le 4 juillet 2026. Capture d’écran d’une vidéo diffusée sur le compte YouTube de New China TV, montrant le Centre de commandement stratégique égyptien, surnommé « l’Octogone », dans la Nouvelle Capitale, à l’est du Caire, lors de son inauguration par le président Abdel Fattah Al-Sissi, le 4 juillet 2026.

C’est une installation qui a la démesure dont raffole le régime égyptien : plus grande que le Pentagone, elle couvre une superficie de 92 km2, soit à peine moins que celle de Paris. Cet ensemble monumental, inauguré le 4 juillet par le président Abdel Fattah Al-Sissi, est désormais le Centre de commandement stratégique de l’Etat, surnommé « l’Octogone ».

Le lieu doit son surnom à la forme octogonale de ses huit bâtiments disposés en cercle, avec deux édifices supplémentaires à l’intérieur de ce cercle. Il regroupe à la fois le ministère de la guerre – anciennement celui de la défense, rebaptisé en 2020 – et le commandement des quatre branches de l’armée (terre, mer, air et défense aérienne), ainsi que six pôles opérationnels chargés de la sécurité de l’Etat, des communications ou encore de la gestion des catastrophes naturelles. Installé à une cinquantaine de kilomètres à l’est du centre-ville du Caire, il s’agit d’une ville dans la ville avec sa propre logistique : logements, cliniques, écoles, lieux de culte, hôtels, commerces pour les soldats et leur famille.

C’est l’un des projets qui tient le plus à cœur au chef de l’Etat qui est venu annoncer sa mise en service vêtu de son costume d’apparat. Celui de maréchal, le grade auquel il a été promu après le coup d’Etat militaire – largement soutenu à l’époque par la population – mené en 2013 contre Mohamed Morsi, seul président civil de l’histoire de l’Egypte, issu du mouvement des Frères musulmans.

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