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EN DIRECT - Violences urbaines : la coordination des gilets jaunes a déposé une déclaration pour manifester à Paris samedi, Philippe raille à nouveau Macron

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09:52

Membre de l’ultragauche, fiché S, parents militants… Ce que l’on sait de Hodei C.D., le principal suspect de l’incendie de la mairie de Limoges

Né à Paris, originaire de la Creuse et interpellé dans la Haute-Vienne. Hodei C.D., 34 ans, est suspecté d’être l’auteur principal de l’incendie criminel qui a ravagé la mairie de Limoges samedi dernier. «Il est probablement le cerveau de cette opération», a ainsi déclaré à la mi-journée le maire (LR) de Limoges, Guillaume Guérin, dans les colonnes du Populaire du Centre.

Identifié par les renseignements territoriaux (RT), le trentenaire a été arrêté aux aurores mardi matin par l’antenne bordelaise du RAID, l’unité d’élite de la Police nationale, au domicile de ses parents, à Val d’Issoire, une petite commune de 300 âmes située à une cinquantaine de kilomètres de la «ville rouge». Lors de la mobilisation du 17 octobre, qui a réuni quelque 5000 personnes aux abords de l’hôtel de ville de Limoges, il aurait, avec d’autres complices, brisé des vitres pour pénétrer dans le bâtiment classé aux monuments historiques, avant de déclencher l’incendie depuis la cave. Les flammes se sont alors rapidement propagées jusque dans les combles, ravageant la toiture et donnant lieu à un spectacle tragique, notamment lorsque le campanile de 43 mètres s’est écroulé.

À lire aussi Membre de l’ultragauche, fiché S, parents militants… Ce que l’on sait de Hodei C.D., le principal suspect de l’incendie de la mairie de Limoges

09:19

«Supprimons les élections, après tout !», s’emporte Marine Le Pen au sujet de la sécurité du congrès du parti

La quadruple candidate à la présidentielle, Marine Le Pen, n’appelle pas à une démission du gouvernement. «Si le premier ministre démissionne, il sera remplacé par un autre premier ministre», défend-elle sur Franceinfo. La nationaliste ne plaide pas non plus pour une présidentielle anticipée, bien qu’assurant : «Je suis en capacité d’organiser avec Jordan Bardella d’organiser des élections législatives». Et balaie «des débats qui n’ont pas d’intérêt».

«Nous ne séchons pas», martèle la cheffe des députés au sujet de l’invitation demain du premier ministre, Sébastien Lecornu. Le parti sera représenté par Edwige Diaz, la patronne des sénateurs du RN et Louis Aliot, l’un des vice-présidents du parti. Avant de tancer : «À chaque fois que le gouvernement est en difficulté, il organise une réunion, qui va probablement se transformer en cirque». Le chef des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon, a assuré que ses forces seraient représentées : «On va y aller, on va te pourrir la réunion», a-t-il lâché à l’égard du premier ministre. «LFI congédie tout, jusqu’à la courtoisie républicaine», raille de son côté la candidate.

Ce week-end, le parti organise son congrès à Orléans (Loiret), suivi d’un meeting dimanche. Plusieurs personnalités politiques ont prévu des contre-manifestations. «Supprimons les élections, après tout !», rétorque Marine Le Pen, questionnée sur une éventuelle annulation. «Ça ne scandalise plus personne que des organisations de gauche, des partis politiques de gauche, cherchent à entraver, à gêner l’organisation d’un congrès démocratique d’un parti politique», a-t-elle encore dénoncé.

09:01

L’éditorial de Vincent Trémolet de Villers : « Mélenchon et LFI, les ingénieurs du chaos »

La France insoumise a un incroyable culot. Depuis le premier lycée bloqué, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon allume toutes les mèches de la contestation sociale, agglomère autour de lui l’ultragauche et les pilleurs des cités avec l’objectif affiché de produire une pyrotechnie révolutionnaire à rendre Robespierre un peu plus pâle encore. Et puis, après le carnage, quand la France n’est plus qu’un tas de gravats, LFI passe sans transition de Lénine à la chanteuse Alizée, sur l’air de « c’est pas ma faute à moi ».

Depuis lundi soir, les députés Insoumis brandissent sur leur réseau un article du site d’opinions Mediapart censé démontrer une manipulation d’État pour faire endosser à LFI le désastre du 17 octobre. Derrière, c’est toujours la même technique, avec cette fois ce petit chef-d’œuvre d’inversion accusatoire de Mathilde Panot : « Sébastien Lecornu, vous êtes un danger pour la démocratie. »

À lire aussi L’éditorial de Vincent Trémolet de Villers : « Mélenchon et LFI, les ingénieurs du chaos »

08:42

«On n’annonce finalement pas grand chose» : Édouard Philippe raille à nouveau Emmanuel Macron

Le candidat à la présidentielle Horizons, Édouard Philippe, s’est déjà fendu dimanche d’une publication X cinglante. «Notre pays a besoin d’être commandé», a-t-il raillé. Si, sur France 2, il affirme se «réjouir» des mesures prises par le gouvernement pour rétablir l’ordre, il tacle encore : «il est temps». «Il s’exprime, des pillages sont en cours», déplore l’ex premier ministre au sujet de l’allocution dimanche soir du chef de l’État.

Et regrette qu’il n’annonce «finalement pas grand chose». Et de remettre une pièce dans la machine sur la décision d’Emmanuel Macron de quitter le territoire français pour se rendre dans le Golfe. Une décision qui n’est «pas la plus opportune», lâche le prétendant.

Le candidat veut «donner plus de pouvoir» à la police municipale. «Il ne s’agit pas de les transformer en CRS», justifie-t-il. Favorable à la loi casseur-payeur qui arrive aujourd’hui en commission, il plaide pour «une réponse pénale d’une fermeté absolue». Et de poursuivre : «Ceux qui commettent des dégradations doivent en assumer le coût».

08:41

«Ce qui s’est passé à Limoges est un acte de terrorisme» soutient Éric Ciotti

«Les mesures prises samedi dernier n’étaient pas à la hauteur, à la fois par manque d’anticipation mais aussi par des décisions contradictoires» accuse Éric Ciotti sur le plateau de CNews ce mercredi matin. «La gestion de l’ordre publique a été complètement incohérente. La consigne donnée aux policiers par le président de la république était : empathie face aux casseurs» s’insurge-t-il.

Le président de l’UDR dénonce un problème de compétences et d’organisation : «moins de la moitié des effectifs possibles de policiers ont été mobilisés. Les policiers ont manqué de moyens».

«Ce qui s’est passé à Limoges est un acte de terrorisme. Quand on s’attaque à une mairie c’est un acte de terrorisme», insiste-t-il, pointant aussi «la responsabilité de la sphère de l’ultra-gauche» qui relaie des appels à la violence. «LFI est là pour déstabiliser le pays, c’est une menace contre la France. On ne s’allie pas pour déstabiliser le pays.»

Soutenant qu’«un tiers des casseurs du 17 octobre étaient des étrangers», le maire de Nice promeut une politique d’ordre et de fermeté : «les étrangers qui cassent devraient être immédiatement expulsés et la majorité pénale devrait être diminuée». «La France a besoin d’ordre et d’autorité.»

À la question de la réunion des chefs de partis convoqués à l’Élysée, l’édile répond qu’il ne s’y rendra pas mais qu’il enverra un représentant.«

08:36

«Il faut que Sébastien Lecornu sorte de son bunker», fustige Sophie Binet

La secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, regrette de ne pas «avoir vu Sébastien Lecornu depuis treize mois». «Il faut qu’il sorte de son bunker, qu’il entende la mobilisation sociale énorme», ajoute la syndicaliste. Elle demande au «gouvernement qu’il traite les jeunes et les salariés aussi bien que les patrons, ça fait dix ans qu’on est humiliés».

Sur le rôle de la France Insoumise dans les manifestations, Sophie Binet assure qu’il «s’agit d’un parti comme un autre» et que «Sébastien Lecornu est atteint d’une grave pathologie, il faut qu’il arrête de voir LFI partout». «Je ne sais pas si ça se soigne la mélenchonite aiguë», tacle-t-elle. Sophie Binet déplore que la France «soit la risée du monde, parce que le premier ministre est borné et qu’il refuse de répondre aux revendications».

08:29

«Nous avons affaire à un gouvernement qui est faible, à un président de la République qui est absent», estime François Hollande

«Il y a eu des manquements très graves au maintien de l’ordre. Il y a eu un défaut d’expérience», a estimé sur France Inter l’ancien président de la République, interrogé sur les violences qui ont émaillé le 17 octobre.

«Il y a une sous-estimation depuis plusieurs semaines de ce qu’est la colère. Cela a conduit à ne pas mettre assez d’effectifs de police. Il y a eu aussi une sous-estimation de ce que pouvaient être aujourd’hui les mouvements violents, qui ont attaqué dès le matin», ajoute le député.

«Nous avons affaire à un gouvernement qui est faible. À un président de la République qui est absent. À des ministres qui n’ont pas nécessairement d’expérience. Il y a eu sûrement un manque d’expérience par rapport à ce que peut être une colère sociale.»

08:28

Serge Papin confirme la mise en place d’un fonds de soutien aux commerçants de « plusieurs millions d’euros »

Le ministre des PME, du Commerce, de l’Artisanat, du Tourisme et du Pouvoir d’achat confirme ce matin sur BFM Business la mise en place d’un fonds de soutien «réservé aux entreprises de moins de 50 salariés pour aider les plus petits et les plus fragiles». Il atteindra «plusieurs millions d’euros», informe-t-il, alors que « des réunions sont en cours » pour décider de son montant exact.

Les aides de ce fonds de soutien ne devront pas attendre d’être votées dans le budget 2027. «On a voulu que ça soit disponible tout de suite», déclare Serge Papin. Les commerçants «peuvent avoir confiance» en leur gouvernement pour bénéficier d’un environnement sécurisé le 24 octobre, insiste le ministre.

À lire aussi Serge Papin au Figaro : « Les commerçants veulent être certains de pouvoir ouvrir en toute sécurité »

08:21

«Ce n’est pas du pouvoir d’achat» : dans les Carrefour, les pilleurs ont surtout volé de l’alcool, assure le PDG de l’enseigne

«J’ai vu des entrepreneurs avec la peur dans les yeux», a dénoncé Alexandre Bompard, PDG de Carrefour, sur France Inter après les pillages du week-end qui ont touché une partie de ses franchisés. Il a dénoncé du «vandalisme» qui n’était pas lié selon lui «au pouvoir d’achat» : «Ce qui a été volé ce week-end dans nos magasins, c’est pas de l’alimentaire, c’est de l’alcool fort, pour du trafic.»

Le patron a regretté que «des réflexes d’autodéfense apparaissent» chez des commerçants, là où selon lui «la loi et la République doivent toujours l’emporter». «Encore faut-il que l’ordre républicain s’exerce», a pressé Alexandre Bompard, saluant le choix du gouvernement d’un dispositif de maintien de l’ordre plus massif pour samedi.

08:14

«Il faut que ça ne se reproduise pas» : Roland Lescure appelle au calme

«Ce qui s’est passé ce week-end est extrêmement grave, la France a été attaquée de l’intérieur par des anarchistes et des voyous», pointe Roland Lescure ce mercredi matin. Le ministre de l’Économie appelle au calme et «aux responsabilités» : «Il faut que ça ne se reproduise pas.» L’inquiétude grandit chez les commerçants, qui ont demandé à l’exécutif «d’assurer la sécurité». Quant aux aides annoncées par le gouvernement, Roland Lescure affirme que «le fonds de soutien est en train d’être affiné».

Mardi, le patron d’Axa, Thomas Buberl, a déjà prévenu que si le mouvement se répétait, les assureurs auront des difficultés à indemniser les sinistrés. Ce 21 octobre, Roland Lescure lui répond : «Évidemment on va mettre en place un dispositif extrêmement ferme pour éviter que ça se reproduise, mais le rôle d’un assureur c’est d’honorer ses contrats, chacun son boulot». Sur le rôle des syndicats, en particulier de la CGT, le ministre les appelle à «éviter de mettre de l’huile sur le feu» car «personne n’a à gagner que la France sombre dans le chaos».

08:13

«Entre 15.000 et 30.000» pilleurs à Marseille samedi selon le sénateur Renaud Muselier

Élu sénateur des Bouches-du-Rhône fin septembre, Renaud Muselier (Renaissance) estime que les scènes de saccage du 17 octobre sont synonymes de «la convergence des brutes», plutôt que de «la convergence des luttes». L’ancien premier adjoint de Marseille assure qu’entre «15.000 et 30.000 pilleurs» se sont emparés de la cité phocéenne samedi. Des chiffres contestés par le maire socialiste, Benoît Payan.

L’élu du Palais du Luxembourg avance aussi que «des étrangers», comme des Italiens, étaient parties prenantes, avec pour «seule volonté» de «tout prendre». L’homme déplore aussi l’absence de police municipale devant l’Hôtel de la ville, vandalisé par les émeutiers.

07:55

«Il y a une solidarité» : le ministre de la Ville défend le retrait des allocations familiales quand un des enfants est casseur

Retirer les allocations familiales à toute une famille dont un seul des enfants a commis des dégradations ne serait-il pas injuste ? Le ministre de la Ville Vincent Jeanbrun a assumé sur TF1 de vouloir faire payer les casseurs en leur retirant leurs aides sociales, y compris si cela punit d’autres membres de la famille. «La famille est une entité reconnue en France, il y a une solidarité», a-t-il martelé.

07:51

Le ministre de la Ville défend la circulaire qui veut retirer les allocations des casseurs

«La loi le permet, à partir du moment où tous les organismes se parlent.» Le ministre de la Ville Vincent Jeanbrun a défendu sur TF1 la circulaire portée par le gouvernement pour retirer aux casseurs leurs allocations, alors que des juristes estiment que le dispositif a peu de chances de réussir. «Cette circulaire permet que tous les services de l’État se parlent, a-t-il détaillé. On donne des instructions à toutes les institutions, que la justice puisse transmettre les éléments du dossier aux organismes.»

Concrètement, une fois un casseur ou pilleur condamné par la justice, l’argent indûment gagné serait pris en compte dans ses revenus, «donc on n’a plus à lui verser les minima sociaux et il faut rembourser les trop-perçus». Le ministre n’a pas précisé si cette mesure s’appliquerait dès la condamnation en première instance si la personne concernée fait appel.

À lire aussi «Casseurs, pilleurs, voleurs : les prestations sociales, c’est terminé!» : l’État peut-il vraiment récupérer les allocations des émeutiers ?

07:48

La coordination des gilets jaunes indique avoir déposé une déclaration pour manifester à Paris samedi

Un représentant de la coordination des gilets jaunes du 17 octobre a indiqué mercredi avoir formellement déposé une déclaration pour manifester samedi à Paris, depuis la place de la Bastille, une semaine après une journée contre la «vie chère» ayant tourné au chaos dans la capitale.

«Je viens d’envoyer avec quelques collègues une déclaration en préfecture pour un parcours qui part de Bastille et qui va à Opéra. La CGT Paris annonce qu’ils vont aller à Bastille, l’Union étudiante également», a affirmé sur France 2 Benjamin Ball, éditeur du site cartographiant toutes les actions prévues samedi prochain pour un «Acte II» du mouvement.

Après les scènes d’émeutes et les pillages de samedi dernier dans plusieurs villes, Sébastien Lecornu a promis que le dispositif policier serait «massif» pour les nouvelles manifestations du 24 octobre.

07:41

RÉCIT - «C’est un ping-pong permanent» : à l’Assemblée, LFI et le gouvernement s’accusent mutuellement de la responsabilité des violences urbaines

Un immense brouhaha résonne dans l’Hémicycle. Il est 16 h 30, mardi, à l’Assemblée nationale, quand Mathilde Panot, présidente du groupe LFI, prend la parole. Après les nombreuses violences urbaines survenues ce week-end dans toute la France en marge des manifestations « contre la vie chère » du 17 octobre, la mélenchoniste tente péniblement de répondre à ceux qui pointent du doigt le rôle de son mouvement dans ces événements. Objectif : inverser la charge de la responsabilité et dénoncer les manquements du gouvernement dans les débordements. « Votre incapacité à garantir le droit de manifestation. C’est la faute de La France insoumise . Votre incompétence qui a provoqué le désastre ? Encore La France insoumise. (…) Peu importe que nous réprouvions la violence dans les manifestations, (…) nous accuser vous épargne de tirer les conséquences politiques du moment que notre pays traverse », vitupère Mathilde Panot sous les applaudissements des députés LFI.

Avant de citer un article récent de Mediapart dans lequel un commissaire des services de renseignements, sous couvert d’anonymat, affirme avoir eu pour consigne de cibler le parti de Jean-Luc Mélenchon. « Vous en êtes réduits à faire mentir une administration. Si vous souhaitiez tant nous prêter tous les pouvoirs, il fallait accepter le résultat des urnes lors des dernières législatives », tance la patronne du groupe LFI. Le premier ministre se lève, attend que le calme soit revenu et lui pose une simple question : « Condamnez-vous l’incendie de la mairie de Limoges ? ». Et Mathilde Panot de répondre volontairement à côté : « Vous n’avez pas eu un mot pour le jeune qui a perdu une main. »

À lire aussi « C’est un ping-pong permanent » : à l’Assemblée, LFI et le gouvernement s’accusent mutuellement de la responsabilité des violences urbaines

07:14

Partis politiques invités à Matignon après les violences : «On va y aller, on va te pourrir la réunion», lance Mélenchon à Lecornu

Jean-Luc Mélenchon a indiqué mardi soir que La France insoumise (LFI) se rendrait bien à la réunion des partis politiques jeudi à Matignon à l’initiative du premier ministre après les violences du week-end, mais que sa formation allait lui malmener le rendez-vous.

«On va y aller, on va te pourrir la réunion», a affirmé le candidat insoumis à l’élection présidentielle lors d’une conférence devant des sympathisants.

ARTICLE À LIRE ICI

07:09

DÉCRYPTAGE - 17 octobre : Sébastien Lecornu au défi de trouver une réponse politique à la colère sociale

Tenter de retrouver la sécurité dans la rue est une chose, faire retomber la pression dans le pays en est une autre. Acculé, l’exécutif peine encore à esquisser une réponse pérenne à la crise qui met le pays sens dessus dessous. Alors que les couvre-feux vont désormais être étendus à certains quartiers de Marseille, le garde des Sceaux Gérald Darmanin a fait savoir que 149 individus ont été incarcérés tandis que son homologue de l’Intérieur Laurent Nuñez a confirmé la mobilisation des soldats de l’opération Sentinelle, samedi prochain.

« L’ordre public est le préalable à tout », a martelé Sébastien Lecornu, mardi, lors des questions au gouvernement à l’Assemblée nationale. Tandis que le coordinateur national de La France insoumise, Manuel Bompard, l’a mis en garde : « Il n’y a pas d’autre réponse à une crise politique qu’une réponse politique. »

À lire aussi 17 octobre : Sébastien Lecornu au défi de trouver une réponse politique à la colère sociale

06:54

«Les premiers responsables» des violences sont les «factieux» et les «racailles», fustige Maud Bregeon

La porte-parole du gouvernement Maud Bregeon a affirmé mardi que «les premiers responsables» des violences et des pillages commis samedi en marge des manifestations était «les factieux et les racailles», «on l’a vu sur les images», et qu«’ensuite, il y a des défaillances» de l’État.

«Les premiers responsables, ce sont les factieux et les racailles qui ont amené ce pays dans cette situation», «on a vu les images, on sait à qui on a affaire», a affirmé la représentante du gouvernement sur BFMTV.

«Il y a d’un côté ce type de population-là, il y a des délinquants et puis ensuite il y a une planification de l’insurrection portée par des groupuscules d’extrême gauche», a ajouté Mme Bregeon, en évoquant l’incendie de la mairie de Limoges pour lequel un suspect connu pour son appartenance à l’ultragauche a été interpellé mardi.

«Les premiers responsables, c’est la racaille qui est descendue dans la rue samedi, c’est les mouvements d’ultra-gauche organisés qui s’en sont pris à des lieux de rassemblement communs, à des mairies, à des offices du tourisme», a-t-elle insisté.

«Et ensuite, il y a des défaillances et l’État doit rendre des comptes, et il y a des mouvements politiques qui ont été directement ou indirectement impliqués», a-t-elle poursuivi.

06:41

Sébastien Lecornu reçoit les syndicats ce mercredi avant de nouvelles manifestations

Le premier ministre reçoit ce mercredi matin les cinq syndicats représentatifs CFDT, CGT, FO, CFTC et CFE-CGC pour évoquer notamment «les voies et moyens pour garantir l’indispensable liberté de manifester» que «certains essaient de dévoyer en l’associant à des actes inacceptables», selon un courrier qu’il a envoyé à ces organisations.

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez sera aussi présent à la réunion, alors que de nouvelles manifestations sont prévues samedi à l’appel de gilets jaunes et de mouvements lycéens, puis le 5 novembre à l’appel des syndicats.

Mais la CFDT et la CGT ont déploré l’absence des organisations lycéennes à ce rendez-vous, où M. Lecornu entend aborder «les réponses» à leurs revendications qui portent sur les emplois du temps, les remplacements, la rénovation des bâtiments ou Parcoursup.

M. Lecornu a promis pour les lycéens des «premières annonces» en «début de semaine prochaine», dont le Parlement pourra «s’emparer» dans le débat budgétaire. La CGT avait demandé que leurs représentants participent à la réunion.

La CFDT a averti qu’il n’était «pas question de ne parler que de l’organisation de la mobilisation» du 5 novembre ou de recevoir uniquement «une leçon de responsabilité» sur les violences, qu’elle condamne.

Le premier ministre Sébastien Lecornu. JULIEN DE ROSA / REUTERS

06:39

Une nouvelle nuit de couvre-feux localisés

L’exécutif cherche toujours une issue à la crise, déterminé d’abord à rétablir l’ordre.

Plusieurs couvre-feux ont été instaurés pour une deuxième nuit consécutive, comme dans l’hyper-centre de Marseille depuis 22 heures mardi et au moins jusqu’à vendredi inclus, tandis qu’à Toulouse, un couvre-feu nocturne est prévu de jeudi à dimanche, autour du Capitole et de rues commerçantes du centre-ville.

À Paris, peu avant 23 heures mardi, les alentours du forum des Halles étaient inhabituellement calmes, et les passants invités à quitter les lieux par les policiers et gendarmes déployés en nombre, tandis qu’un hélicoptère, projecteur allumé, survolait les lieux.

06:37

Bonjour à tous

Bonjour à tous ! Soyez les bienvenus sur ce direct consacré aux violences du 17 octobre.

Retrouvez tous les articles liés à ce sujet sur le site du Figaro.

Les publications apparaîtront ici

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