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Le Pentagone relève au plus haut la menace de contre-espionnage israélien
Le Pentagone a relevé le niveau de menace en matière de contre-espionnage concernant Israël à son niveau le plus élevé, ont rapporté samedi plusieurs médias américains.
L’agence de renseignement militaire du ministère de la Défense, la Defense Intelligence Agency (DIA), a déclaré que «la capacité d’Israël à mener des opérations d’espionnage humain et de collecte technique se situait à un «niveau critique», a indiqué NBC News, citant des responsables américains.
Cette décision fait suite à des inquiétudes selon lesquelles Israël aurait tenté d’espionner de hauts responsables américains, afin d’obtenir des informations sur «les délibérations internes et la prise de décision de l’administration Trump concernant les conflits au Moyen-Orient», a indiqué la chaîne de télévision américaine.
De son côté, le New York Times a fait état de tentatives israéliennes pour mettre sur écoute des hauts responsables, notamment le principal négociateur du président Donald Trump, Steve Witkoff, et le haut responsable politique du Pentagone, Elbridge Colby.
L’armée israélienne a intercepté des projectiles tirés depuis le Liban
Des projectiles ont été tirés dimanche du Liban vers Israël, où ils ont été interceptés, a rapporté l’armée israélienne, malgré un cessez-le-feu annoncé plus tôt cette semaine. Après que des sirènes d’alerte ont retenti dans deux localités du nord d’Israël, «deux projectiles ayant franchi la frontière depuis le Liban vers le territoire israélien ont été interceptés», indique un communiqué militaire.
Sollicitée, l’armée israélienne a précisé qu’il ne s’agissait pas des premiers tirs vers le sol israélien depuis l’annonce de cessez-le-feu, mercredi. L’annonce avait été faite à l’issue d’une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n’ayant jamais été respectée.
L’accord, rejeté par le Hezbollah, prévoit un cessez-le-feu conditionné à un «arrêt complet» des tirs du groupe chiite soutenu par l’Iran, tout en permettant une poursuite à ce stade des tirs et opérations de l’armée israélienne dans le sud du Liban.
Fin du suivi en continu
Notre suivi en continu s’arrête pour la nuit, il reprendra demain. D’ici là, vous pouvez retrouver tous nos contenus sur le Moyen-Orient.
Le bilan des frappes israéliennes à Gaza passe à neuf morts
Le bilan des frappes israéliennes sur la bande de Gaza samedi est passé de sept à neuf morts en fin de journée. L’une des deux nouvelles victimes annoncées s’ajoute aux six initialement communiquées d’une frappe sur le camp de déplacés de Jawazat, en ville de Gaza. La seconde a été identifiée par la Défense civile comme un homme de 37 ans, tué dans une frappe sur un quartier du sud-est de la même ville.
L’armée israélienne dit avoir frappé «environ 150» positions du Hezbollah au Sud Liban
L’armée israélienne a annoncé samedi soir avoir frappé «environ 150» positions du mouvement islamiste libanais Hezbollah en 48h dans le sud du Liban, où le président Joseph Aoun a dénoncé les «attaques israéliennes incessantes, qui restent impunies» malgré le cessez-le-feu censé être en vigueur. Parmi les cibles se trouvent notamment «des dépôts d’armes, des quartiers généraux, [et] des lanceurs» de missiles ou roquettes, indique un communiqué militaire israélien. Elle a par ailleurs annoncé dans un communiqué la mort de deux de ses soldats, l'un ayant succombé aujourd'hui après avoir été grièvement blessé dans le sud du Liban, où un autre a trouvé la mort hier.
Le chef de l’armée libanaise au Pakistan
Le chef de l’armée libanaise Rodolphe Haykal est en route pour le Pakistan, où il doit rencontrer son homologue Asim Munir, a indiqué samedi l’armée libanaise, une visite liée, selon une autre source, aux pourparlers pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. «Le Liban est une partie essentielle de ces négociations» entre Iran et Etats-Unis, a avancé cette source proche du dossier.
Le Pakistan est le principal médiateur dans les pourparlers visant à mettre fin durablement à la guerre déclenchée par l’attaque israélo-américaine du 28 février sur l’Iran, et qui s’est ensuite étendue à la région. Les négociations patinent depuis le cessez-le-feu conclu le 8 avril. Et des médias iraniens ont affirmé en début de semaine que l’Iran avait suspendu sa participation à cause de l’offensive d’Israël au Liban contre le Hezbollah pro-iranien. Les Etats-Unis souhaitent traiter ce dossier à part, mais Téhéran a toujours réclamé que le Liban soit partie intégrante des négociations.
Sept morts à Gaza dans des frappes israéliennes
Des frappes israéliennes sur la bande de Gaza ont fait sept morts samedi, selon les secours et des sources médicales dans le territoire palestinien. Dans la ville de Gaza, une frappe de drone a tué six personnes et en a blessé 15 autres dans le camp de déplacés de Jawazat, a rapporté la Défense civile, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du mouvement islamiste Hamas. L’hôpital al-Chifa de Gaza-Ville a indiqué avoir recueilli six dépouilles. «Nous avons visé des «terroristes» dans ce secteur», a indiqué l’armée israélienne à l’AFP, sans donner plus de détails.
Plus au sud, un homme âgé de 25 ans, Muhannad Othmane Farwana, a été tué en matinée «dans une frappe visant une tente de déplacés», selon la Défense civile. L’hôpital Nasser de Khan Younès a indiqué que sa dépouille avait été transférée vers l’établissement, qui a aussi pris en charge plusieurs blessés. Un porte-parole militaire a indiqué à l’AFP que l’armée israélienne avait visé «un terroriste», sans fournir plus de précisions. La frappe a visé sa tente sur le toit de sa maison, alors qu’il devait se marier plus tard samedi, a indiqué à l’AFP son cousin, Mohammed Farwana. «Toute la famille était prête à célébrer son union. Aujourd’hui, nous assistons à ses funérailles au lieu de son mariage», a-t-il déploré. Les restrictions imposées aux médias et l’accès limité à Gaza empêchent l’AFP de vérifier de manière indépendante le nombre de victimes ou de couvrir librement les combats.
Téhéran dénonce une «violation flagrante du cessez-le-feu»
L’Iran fustige ce samedi de nouvelles frappes américaines durant la nuit contre des installations radar et de surveillance côtière dans le Golfe, qui constituent selon Téhéran une «violation flagrante du cessez-le-feu» en vigueur avec les Etats-Unis depuis le 8 avril. Il s’agit d'«une agression militaire contre la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de la République islamique d’Iran», ajoute le Ministère des affaires étrangères dans un communiqué, condamnant «le comportement hostile et provocateur du régime américain».
Selon Donald Trump, il resterait à l'Iran «21 à 22%» de ses missiles
Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi qu’il restait à l’Iran «21 à 22%» de ses missiles, dans une interview à la chaîne NBC. «Ils ont quelques missiles, ils ont quelques drones. Je dirais en pourcentage peut-être 21, 22% de leurs missiles. C’est beaucoup de missiles, mais ce n’est pas ce que c’était lorsque nous avons lancé notre première attaque», a-t-il déclaré dans un premier extrait publié par la chaîne, en amont de l’interview qui doit être diffusée dans son intégralité demain.
Le président américain avait pourtant affirmé début mai qu’il restait à Téhéran «18 à 19%» de son stock de missiles. «La plupart des usines de drones ont été détruites, la plupart des rampes de lancement ont été détruites et la plupart des sites de fabrication de missiles ont été détruits», a-t-il ajouté vendredi.
Beyrouth dénonce d'incessantes attaques israéliennes
Une frappe dans le sud du Liban a tué samedi trois soldats libanais, a annoncé l'armée à Beyrouth, le président Joseph Aoun dénonçant des «attaques israéliennes incessantes, qui restent impunies» malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur. «Une frappe aérienne israélienne brutale a ciblé un véhicule militaire sur la route» entre Khardali et Nabatiyé, «entraînant la mort de deux officiers, un général de brigade et un capitaine, ainsi que d'un soldat», a écrit l'armée libanaise dans un communiqué. Cette attaque constitue une «violation flagrante de la souveraineté libanaise et du droit international», a condamné le président Joseph Aoun.
Sollicitée par l'AFP, l'armée israélienne a indiqué avoir frappé un véhicule qui se dirigeait «de manière suspecte» en direction de ses soldats, dans une zone de combats près de Tebnit (sud) où le Hezbollah est présent et allait viser ses troupes, selon elle. «L'armée intervient contre l'organisation terroriste Hezbollah et non contre l'armée libanaise», a-t-elle souligné dans un communiqué, précisant que l'incident était «en cours d'examen».
Mercredi, à l'issue d'une quatrième session de négociations entre le Liban et Israël à Washington, un nouvel accord de cessez-le-feu avait été annoncé, la trêve en vigueur à partir du 17 avril n'ayant jamais été respectée. Cet accord, rejeté par le Hezbollah, prévoit un cessez-le-feu conditionné à un «arrêt complet» des tirs du groupe chiite, tout en permettant une poursuite à ce stade des tirs et opérations de l'armée israélienne dans le sud du Liban.
Liban: mort de plusieurs militaires dans une frappe israélienne
L'armée libanaise a annoncé samedi la mort de plusieurs de ses membres dans une frappe israélienne dans le sud du pays, malgré le cessez-le-feu théoriquement en vigueur en Israël et le Hezbollah pro-iranien. «Plusieurs militaires, dont un officier [ont été tués] dans une attaque israélienne brutale qui a ciblé un de ses véhicules sur la route reliant Al-Khaldiya à Nabatiyé», a précisé l'armée dans un communiqué.
L'Iran a tiré sept missiles sur le Koweït et Bahreïn, 6 interceptés
«L'Iran a tiré sept missiles balistiques vers le Koweït et Bahreïn (…). Selon les premières évaluations, six ont été interceptés et un septième n'a pas atteint sa cible prévue», a communiqué l'armée américaine sur X, ajoutant qu'il n'y avait pas de blessé dans ses rangs à ce stade et niant tout dégât sur l'une de ses infrastructures à Bahreïn.
Les Gardiens de la Révolution iraniens avait affirmé plus tôt avoir frappé des «bases ennemies» dans la région après des bombardements américains contre des installations radars en Iran. Bahreïn, déjà ciblé en début de semaine, a dénoncé ces frappes iraniennes. «Le ministère des Affaires étrangères condamne fermement ces nouvelles attaques, a-t-il écrit dans un communiqué. Cette agression flagrante constitue une violation manifeste de la souveraineté des deux pays.»
Explosions près de l'aéroport de Koweït et à Bahreïn
Des explosions ont retenti samedi près de l'aéroport de Koweït ainsi qu'à Bahreïn, ont rapporté des correspondants de l'AFP, peu après que les Gardiens de la Révolutions iraniens ont affirmé avoir frappé des «bases ennemies» dans la région. «Des bruits d'explosions répétés ont été entendus dans des zones proches de l'aéroport international de Koweït», tandis que «des explosions et des interceptions ont été entendues» à Manama, où les sirènes ont été déclenchées, selon ces deux correspondants.
Washington autorise la vente de matériel antidrone au Koweït
Les Etats-Unis ont annoncé vendredi soir avoir autorisé la vente à leur allié du Koweït de systèmes de lutte antidrone pour près de deux milliards de dollars, au moment où ce pays du Golfe subit des attaques aériennes en plein conflit avec l'Iran. Le contrat porte notamment sur la livraison de différents modèles de drones antidrone, ainsi que sur de l'équipement de surveillance et de détection, selon un communiqué du département d'Etat.
C'est l'entreprise américaine de défense Anduril, fondée par un soutien de Donald Trump, qui va principalement bénéficier du contrat de 1,98 milliard de dollars. Le Koweït subit depuis plusieurs jours de nombreuses attaques aériennes de drones et de missiles, dont plusieurs attribuées à l'Iran.
Un nourrisson tué par des tirs israéliens en Cisjordanie
Des tirs de l'armée israélienne ont tué vendredi un nourrisson palestinien et blessé ses parents dans le sud de la Cisjordanie occupée, a rapporté le ministère de la santé palestinien. Sam Fahd Abou Haikal, âgé de sept mois, a été tué et ses parents ont été légèrement blessés «après que les forces d'occupation [israéliennes] ont ouvert le feu sur eux vendredi soir dans le secteur de Tel Rumeida, dans le sud de Hébron», a indiqué le ministère dans un court communiqué.
Le Dr. Tareq Barbarawi, directeur de l'hôpital gouvernemental de Hébron, avait indiqué plus tôt à l'AFP que l'enfant avait été hospitalisé pour des blessures graves. Dans un communiqué, l'armée israélienne a indiqué que des soldats avaient vu, dans le secteur de Hébron, «un véhicule accélérant dans leur direction». Un soldat a alors ouvert le feu, selon cette source, qui a précisé que d'après une enquête préliminaire, les victimes étaient des civils hors de responsabilité.
L’ex-premier ministre iranien Moussavi hospitalisé
L’ancien premier ministre iranien Mir Hossein Moussavi, figure centrale du mouvement de protestation de 2009 et assigné à résidence depuis 15 ans, a été hospitalisé après une dégradation de son état de santé, a annoncé vendredi un de ses conseillers.
«Il a subi un malaise et a été transféré à l’hôpital. Son état s’est toutefois amélioré depuis», a déclaré à la BBC Ardeshir Amir Arjomand, basé à l’étranger.
Selon lui, Mir Hossein Moussavi a mal vécu le changement du lieu d’assignation à résidence après que son précédent domicile, situé dans le centre de Téhéran, a été touché lors de la frappe américano-israélienne du 28 février qui a tué le guide suprême Ali Khamenei.
L’ex-premier ministre, âgé de 84 ans, et son épouse Zahra Rahnavard, 80 ans, également assignée à résidence depuis 2011, habitaient non loin des bureaux de Khamenei.
«Ils vivent toujours dans l’incertitude et le déracinement. Ils étaient déjà sous pression, et cette pression s’est encore accrue», a souligné Ardeshir Amir Arjomand dans l’interview.
«On ignore combien de fois encore ils devront traverser de telles crises avant que les autorités ne comprennent qu’il est temps de les libérer», a-t-il ajouté.
Le site d’information iranien Avash a rapporté jeudi que Mir Hossein Moussavi souffrait d’une grave maladie cardiaque et que sa famille déplorait le manque d’attention des autorités.
Candidat malheureux à la présidentielle de 2009, Mir Hossein Moussavi avait pris la tête de la contestation contre la réélection du président sortant d’alors, l’ultraconservateur Mahmoud Ahmadinejad, et dénoncé des fraudes massives. Il y a quelques mois, il avait estimé que la répression des manifestations de janvier constituait une «page noire de l’histoire de notre nation», une «grande trahison» et un «crime».
Mir Hossein Moussavi a été premier ministre de 1981 à 1989 sous la présidence d’Ali Khamenei, devenu guide suprême après la mort du fondateur de la Révolution islamique, l’ayatollah Rouhollah Khomeini.
Rare responsable à avoir exercé le pouvoir dans les années 1980 sans être un religieux, Mir Hossein Moussavi a été le dernier à occuper le poste de premier ministre, fonction supprimée dans la Constitution révisée de l’Iran en 1989.
Washington prend de nouvelles sanctions contre les intérêts iraniens
Le gouvernement américain a pris vendredi de nouvelles sanctions visant à tarir les revenus pétroliers de l’Iran, en ciblant des envois de gaz de pétrole liquéfié (GPL) vers l’Asie qui tentaient de passer sous les radars.
Les Etats-Unis placent sur leur liste noire plusieurs personnes et organisations accusées d’avoir facilité le transfert vers le sud et l’est de l’Asie de GPL iranien «pour une valeur cumulée de plusieurs centaines de millions de dollars», selon un communiqué du département d’Etat.
«Ce réseau a eu recours à des sociétés écrans aux Émirats arabes unis et en Chine, ainsi qu’à la flotte fantôme iranienne, pour dissimuler du carburant d’origine iranienne et contourner les sanctions américaines», est-il affirmé.
Washington élargit très régulièrement sa liste noire liée à l’Iran dans le but de rendre la situation intenable pour le pouvoir en place à Téhéran.
L’exécutif conduit ainsi le pendant économique de l’offensive militaire israélo-américaine contre l’Iran, qui a débuté le 28 février. Depuis une fragile trêve entamée le 8 avril, c’est sur ce front des sanctions que se concentrent les pressions américaines.
Les sanctions gèlent les avoirs que les personnes et organisations visées détiennent éventuellement aux Etats-Unis. Les entreprises et citoyens américains ont interdiction de commercer avec elles, au risque d’être à leur tour frappés par des sanctions.
Deux hommes jugés coupables de l’agression d’un journaliste iranien à Londres
Deux ressortissants roumains ont été jugés coupables vendredi par la justice britannique d’avoir blessé à coups de couteau en 2024 un journaliste d’Iran International, chaîne de télévision en langue persane basée à Londres et interdite par Téhéran.
Selon le parquet, cette agression a été perpétrée pour le compte du régime iranien.
Cette attaque «ciblée et violente» a eu lieu le 29 avril 2024, à Wimbledon, dans le sud de la capitale britannique, rappelle la police de Londres dans un communiqué.
Deux hommes se sont approchés du présentateur du journal télévisé Pouria Zeraati alors qu’il quittait son domicile. Il a été immobilisé par l’un des agresseurs tandis que l’autre le poignardait à plusieurs reprises à la jambe. Les deux hommes ont pris la fuite à pied, avant de quitter le Royaume-Uni par avion.
L’enquête avait été confiée à la brigade antiterroriste de la police de Londres.
Les deux hommes se sont enfuis en Roumanie. Mais en décembre 2024, ils ont été arrêtés et placés en détention dans ce pays puis extradés vers le Royaume-Uni.
Nandito Badea, 21 ans, et George Stana, 25 ans, ont été reconnus coupables vendredi de coups et blessures, ainsi que de coups et blessures avec l’intention de causer des lésions corporelles graves.
Ils connaîtront leur peine le 2 juillet.
Flottille pour Gaza: enquête ouverte à Paris pour «tortures» et «crime de guerre»
Une enquête a été ouverte vendredi à Paris pour tortures et crimes de guerre, suite à un signalement du gouvernement sur la manière dont des Français de la flottille pour Gaza ont été traités par les autorités israéliennes, a-t-on appris auprès du parquet national antiterroriste (PNAT) français.
Sollicité par l’AFP, le PNAT précise avoir confié à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité cette enquête préliminaire ouverte pour «tortures, au sens de la convention de New York du 10 décembre 1984» et «crimes de guerre».
L'Iran n'a pas à «intervenir au Liban», dit le président libanais
Le président libanais, Joseph Aoun, somme l'Iran de ne plus «intervenir» dans son pays, dans une interview à la chaîne CNN diffusée vendredi, et affirmé au Hezbollah soutenu par Téhéran que la diplomatie était la seule solution au conflit avec Israël.
«Ce n'est pas votre pays, c'est le nôtre (...) Vous n'avez pas à intervenir dans notre pays», lance le dirigeant libanais à l'adresse de l'Iran.
«Le Hezbollah doit comprendre qu'il (n'y a pas) d'autre solution que de s'asseoir et de parler, pas d'autre moyen (...) de sauver ce qu'il reste sauf à travers la négociation et la diplomatie», ajoute-t-il.
L'armée américaine dément avoir été visée par des missiles iraniens
L'armée américaine dément vendredi les affirmations de l'Iran qui a dit avoir tiré des «missiles d'avertissement» contre deux navires américains en mer d'Oman.
«Les forces iraniennes n'ont PAS attaqué ni ouvert le feu sur des navires de guerre de l'US Navy. Le faire constituerait une violation flagrante du cessez-le-feu», a affirmé le CENTCOM, commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, dans un message publié sur X.
Le premier ministre libanais supplie l’Iran de cesser d’instrumentaliser son pays
Le premier ministre libanais Nawaf Salam exhorte vendredi l’Iran à cesser d’utiliser son pays comme «moyen de pression» dans les discussions avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.
Si je peux adresser un mot à l’Iran, c’est celui-ci: ayez pitié de notre sud, cessez de le traiter […] comme un moyen de pression visant à améliorer les termes de vos négociations
déclare le dirigeant lors d’une conférence de presse organisée pour un appel aux fonds pour le Liban.
Téhéran exige que tout accord avec Washington englobe la fin des hostilités sur le front libanais, où Israël combat le Hezbollah pro-iranien.
Les ministres israéliens Ben Gvir et Smotrich interdits de territoire irlandais
Le gouvernement irlandais annonce vendredi avoir interdit d'entrer sur son territoire les ministres israéliens de la Sécurité nationale Itamar Ben Gvir et des Finances Bezalel Smotrich, deux figures de l'extrême droite en Israël.
Cette décision a été prise en raison de leur «rôle déterminant dans l'escalade de la catastrophe en cours à Gaza», indique le ministère irlandais de la Justice dans une déclaration transmise à l'AFP.
L'Iran affirme avoir tiré des «missiles d'avertissement» contre deux navires américains
L'armée iranienne dit vendredi avoir tiré des «missiles d'avertissement» contre deux navires américains en mer d'Oman, après des escarmouches dans le Golfe cette semaine qui fragilisent le cessez-le-feu en vigueur avec les Etats-Unis depuis le 8 avril.
Dans un communiqué relayé par l'agence de presse gouvernementale IRNA, elle affirme que «les destroyers hostiles DDG-103 et DDG-8 ont quitté la mer d'Oman pour se diriger vers l'océan Indien (...) à la suite de tirs de missiles d'avertissement», à une date qui n'est pas précisée.
Deux opposants au Hezbollah condamnés au Liban
La justice libanaise a condamné par contumace deux opposants au Hezbollah à 15 ans de prison chacun pour avoir «encouragé» des attaques d’Israël contre le groupe pro-iranien, indique vendredi un responsable judiciaire à l’AFP.
Le tribunal militaire a condamné Joumana Gebara et Ahmed Yassine, tous deux vivant hors du Liban, pour «collaboration avec Israël et pour l’avoir incité à poursuivre ses opérations militaires contre le Hezbollah au Liban», précise le responsable. Ils ont été condamnés à l’issue d’un procès in absentia qui s’était ouvert en novembre 2024, a ajouté cette source qui a requis l’anonymat.
Le Hezbollah serait prêt à se retirer du sud du Liban en cas de retrait israélien
Le président du Parlement libanais Nabih Berri, allié du Hezbollah pro-iranien, évoque pour la première fois vendredi la possibilité que le mouvement quitte le sud si Israël se retire du Liban et une trêve globale soit conclue.
«J'accepte le retrait du Hezbollah du sud du Litani en parallèle au retrait d'Israël», ainsi qu'à un cessez-le-feu «global et sans conditions», dit dans un communiqué Nabih Berri, qui joue le rôle d'intermédiaire avec le Hezbollah.
L'attaque contre une centrale a «gravement compromis la sûreté nucléaire», selon l'AIEA
L'attaque de drone du 17 mai contre la centrale nucléaire de Barakah, aux Emirats arabes unis, «a gravement compromis la sûreté nucléaire», déclare vendredi le directeur général de l'AIEA Rafael Grossi, ajoutant que s'attaquer à une installation nucléaire était «un interdit absolu, un tabou».
La centrale nucléaire de Barakah, aux Emirats arabes unis, photographiée alors qu'elle était encore en construction. — © Arun Girija / Emirates News Agency via AP
«Cette attaque a provoqué un incendie dans un générateur électrique situé à l'extérieur du site, rendant nécessaire le recours à des générateurs de secours», a-t-il expliqué à l'ouverture d'une réunion spéciale du conseil des gouverneurs au siège de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) à Vienne.
Cette réunion a été convoquée à la suite d'une demande de l'Egypte, de la Jordanie, du Maroc et de l'Arabie saoudite.
Les auteurs de l'attaque «savaient exactement ce qu'ils faisaient»
Les Emirats arabes unis ont réagi «rapidement et efficacement à l'impensable: un impact direct provoqué par un drone chargé d'explosifs», a ajouté Rafael Grossi, qui a visité la centrale et apporté l'assistance de l'AIEA.
La frappe aurait pu «entraîner l'arrêt du réacteur en raison de la perte de l'alimentation électrique externe», a-t-il dit sur place mardi à des journalistes. «Cela signifie que les personnes à l'origine de cette attaque savaient exactement ce qu'elles faisaient. C'est extrêmement grave.» Selon les autorités émiraties, les drones tirés sur la centrale venaient d'Irak.
Cisjordanie: un jeune Palestinien tué par l’armée israélienne près de Ramallah
Un jeune Palestinien a été tué vendredi par des tirs israéliens dans le centre de la Cisjordanie occupée, annonce l’Autorité palestinienne, l’armée israélienne indiquant avoir abattu une personne qui lançait des cocktails Molotov sur des véhicules israéliens.
Haitham Ezzedine Omar Hamida, âgé de 18 ans, a été tué peu après minuit «par les balles de l’occupation (Israël, nldr) dans le village de Beitin», voisin de Ramallah, selon un bref communiqué du ministère de la Santé palestinien, précisant que son corps est retenu par Israël, comme cela arrive régulièrement.
«Au cours d’une opération ciblée […] dans la zone du village de Beitin», des soldats «ont repéré […] plusieurs terroristes qui lançaient des cocktails Molotov sur des véhicules israéliens», déclare l’armée israélienne dans un communiqué. Les soldats ont tiré sur eux et «en ont éliminé un», ajoute le communiqué.
Le scénario d’une crise mondiale de la faim se «concrétise», avertit l’ONU
Le scénario d’une aggravation record de l’insécurité alimentaire dans le monde en cas de conflit prolongé au Moyen-Orient est en train de se concrétiser, avertit l’ONU vendredi.
Le Programme alimentaire mondial (PAM) de l’ONU avait prévenu en mars, deux semaines après le déclenchement de la guerre des Etats-Unis et d’Israël contre l’Iran, que près de 45 millions de personnes supplémentaires pourraient être frappées par une insécurité alimentaire aiguë si le conflit ne cessait pas d’ici juin et si le prix du pétrole restait supérieur à 100 dollars le baril.
Alors que les hostilités ont repris ces derniers jours au Moyen-Orient, en particulier autour du détroit d’Ormuz – voie stratégique pour l’approvisionnement en hydrocarbures verrouillée par Téhéran -, «le scénario négatif est malheureusement en train de se concrétiser», déclare à l’AFP Jean-Martin Bauer, directeur du service d’analyse de la sécurité alimentaire du PAM. «La fermeture d’Ormuz se traduit par une hausse de la faim», ajoute-t-il, soulignant l’envolée des prix des denrées de base comme le riz et le blé.
L'ONU double son appel aux dons pour le Liban
L'ONU a plus que doublé vendredi son appel aux dons pour le Liban, réclamant près de 640 millions de dollars sur six mois, alors que le pays est ébranlé par la guerre d'Israël contre le Hezbollah soutenu par l'Iran.
«La crise humanitaire au Liban est grave et se détériore», déclare l'agence humanitaire des Nations unies, l'OCHA, dans un appel d'urgence révisé.
«Les déplacements répétés, la capacité d'hébergement insuffisante et les perspectives limitées de retour en toute sécurité aggravent la vulnérabilité», indique l'OCHA. L'agence onusienne avertit que «les personnes touchées épuisent rapidement leurs capacités d'adaptation et les services essentiels sont soumis à une pression croissante».
L’armée israélienne va attaquer trois localités au nord du fleuve Litani
L’armée israélienne annonce vendredi qu’elle va viser le mouvement pro-iranien Hezbollah dans trois localités du sud du Liban. Elle appelle la population de ces villages au nord du fleuve Litani à évacuer.
L’appel à évacuer concerne les villages d’Arqoun, Aarnaya, et Kfar Fila, à une quarantaine de kilomètres au sud de Beyrouth, selon le message publié sur les réseaux sociaux par le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée israélienne.
Des frappes israéliennes font sept morts dans le sud du Liban
Des frappes nocturnes israéliennes sur la ville de Tyr, dans le sud du Liban, ont tué sept personnes, indique vendredi une source au sein de la défense civile. Une frappe près de l'hôpital Jabal Amel a fait quatre morts et sept blessés, en endommageant légèrement l'établissement. Une autre attaque a tué trois personnes et en a blessé cinq autres dont deux enfants, selon cette source.
Au moins 11 morts dans des frappes israéliennes sur la ville de Gaza
Des bombardements israéliens ont fait jeudi 11 morts dans la ville de Gaza et ses environs, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien.
Neuf personnes ont été tuées dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest et le sud-ouest de la ville de Gaza, a indiqué ce porte-parole, Mahmoud Bassal. Deux autres ont péri dans des frappes de drone au sud-ouest de la ville et dans le centre, contre du personnel de la police, selon Mahmoud Bassal qui a fait état aussi de plus de 15 blessés.
Huit morts au Liban après des frappes israéliennes
Des frappes israéliennes ont fait huit morts et huit blessés jeudi, dans l'est et le sud du Liban, rapporte le ministère de la Santé au lendemain de l'annonce à Washington d'un nouveau cessez-le-feu avec Israël. Cinq personnes ont été tuées dans une frappe dans l'est du pays et trois autres près de la ville de Tyr, dans le sud, selon le ministère qui précise que trois enfants et trois femmes figurent parmi les blessés.
Un soldat israélien tué dans le sud du Liban malgré le nouvel accord de cessez-le-feu
L'armée israélienne annonce que l'un de ses soldats a été tué dans le sud du Liban, sa première perte depuis l'annonce d'un nouvel accord de cessez-le-feu, mercredi. Le capitaine Eitan Shmuel Lemberg, 21 ans, «est tombé au combat», indique l'armée dans un bref communiqué. Une source militaire précise qu'il a été tué par un missile tiré par le Hezbollah en direction d'un char israélien.
Les cours du pétrole reculent avec l'annonce d'un cessez-le-feu entre Israël et le Liban
Les cours du pétrole se sont repliés avec la perspective d'un accord sur le Liban, malgré le rejet de celui-ci par le Hezbollah et la poursuite des frappes israéliennes sur le sud du pays. Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, a perdu 2,84% à 95,03 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, a cédé 3,10% à 93,04 dollars.
Les Etats-Unis condamnent «les attaques scandaleuses» imputées à l'Iran sur l'aéroport de Koweït
Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio «condamne les attaques scandaleuses et inacceptables menées par l'Iran contre l'aéroport international du Koweït et d'autres régions du pays», qui ont fait un mort et une soixantaine de blessés, affirme un communiqué de son porte-parole quelques heures après une rencontre à Washington entre Marco Rubio et son homologue koweiti.
Le chef de l'ONU «condamne» le meurtre d'un Casque bleu au Liban
Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, «condamne le meurtre» d'un Casque bleu serbe tué par des tirs de mortier contre sa base dans le sud du Liban, indique son porte-parole, réclamant que les responsables soient poursuivis. «Le secrétaire général appelle à nouveau tous les acteurs à respecter le cessez-le-feu annoncé le 16 avril», ajoute Stéphane Dujarric.
Il s'agit du septième Casque bleu de la force de maintien de la paix de l'ONU au Liban (Finul) tué depuis que le pays a été entraîné dans la guerre, début mars, après des tirs du Hezbollah contre Israël en représailles à l'offensive israélo-américaine lancée quelques jours plus tôt contre l'Iran.
«Toutes les attaques contre les Casques bleus doivent faire l'objet d'une enquête rapide, et ceux qui en sont responsables doivent être poursuivis et rendre des comptes», insiste Stéphane Dujarric, notant que la Finul avait de son côté lancé une enquête préliminaire.
L’AIEA inquiète de n’avoir plus accès aux sites nucléaires iraniens
L’agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) indique dans un rapport confidentiel consulté jeudi par l’AFP qu’un manque d’accès pour vérifier le matériel nucléaire en Iran constitue un «sujet de préoccupation en matière de prolifération», appelant l’Iran à «coopérer de manière constructive».
L’AIEA n’a plus accès à certaines installations importantes en Iran depuis qu’Israël, rejoint par les États-Unis, a lancé en juin 2025 un conflit de douze jours au cours duquel des sites nucléaires ont été frappés. Des sites nucléaires ont également été touchés durant le conflit en cours. L’AIEA a, à de nombreuses reprises, demandé à pouvoir y accéder.
Le rapport doit être examiné lors de la réunion du Conseil des gouverneurs de l’AIEA la semaine prochaine à Vienne, en Autriche, au siège de l’Agence.
Où sont les 440 kg d’uranium fortement enrichi?
Avant les frappes américaines de juin 2025, l’AIEA avait calculé que l’Iran possédait environ 440 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%, soit un niveau proche des 90% nécessaires à la fabrication d’une bombe.
Depuis juin 2025, le sort de ce stock reste incertain, Téhéran refusant l’accès aux inspecteurs de l’AIEA sur les sites endommagés par les frappes américaines et israéliennes.
Le Hezbollah a informé les autorités libanaises de son refus de l’accord de cessez-le-feu avec Israël
Le Hezbollah a informé les autorités libanaises de son refus de l’accord de cessez-le-feu annoncé à Washington entre le Liban et Israël, indique jeudi à l’AFP un responsable de la formation pro-iranienne qui a requis l’anonymat.
Cette position, annoncée auparavant par le chef du Hezbollah Naïm Qassem jeudi, a été transmise «au président du Parlement Nabih Berri», allié de la formation chiite, qui «partage la même position», ajoute le responsable.
Israël: la Cour suprême invalide l'interdiction des visites du CICR dans les prisons
La Cour suprême israélienne a annulé mercredi une décision interdisant aux délégués du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) de rendre visite à des détenus dans les prisons du pays, jugeant son fondement juridique insuffisant.
Selon la haute instance, les autorités n'ont pas fourni de justification adéquate à cette mesure, mise en place après l'attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.
«Une étape positive»
Le CICR salue un arrêt constituant selon lui «une étape positive». «Nous sommes prêts à reprendre notre travail (...) dans les lieux de détention israéliens», souligne l'organisation dans un communiqué, ajoutant qu'elle poursuit ses discussions avec les autorités afin de redémarrer les visites «dès que possible». Elle rappelle que l'accès aux détenus et la possibilité de les rencontrer individuellement constituent une obligation selon le droit international.
Le chef du Hezbollah exige un «cessez-le-feu global» et un retrait d’Israël du Liban
Le Hezbollah réclame un «cessez-le-feu global» au Liban et le retrait israélien du pays, affirme jeudi son chef, Naïm Qassem, appelant les autorités libanaises à «arrêter la mascarade» des négociations avec Israël au lendemain de l’annonce d’un accord à Washington.
Le président libanais Joseph Aoun a indiqué attendre la réponse du mouvement sur cet accord, prévoyant un cessez-le-feu conditionné à un «arrêt complet» des tirs du Hezbollah, pour la transmettre aux Etats-Unis.
Naïm Qassem, le chef du Hezbollah, photographié le 13 octobre 2023, alors qu'il était l'adjoint d'Hassan Nasrallah tué ensuite par Israël. — © WAEL HAMZEH / keystone-sda.ch
«Le cessez-le-feu doit être global (..) et sans liberté de tuer pour l’ennemi au Liban», dit cheikh Qassem dans un message diffusé par la chaîne de son parti, soulignant qu’il n’y aurait pas de sécurité pour le nord d’Israël sans sécurité pour les villages du sud du Liban.
Donald Trump fustige le vote «antipatriotique» au Congrès visant à mettre fin à la guerre contre l’Iran
Le président américain a critiqué jeudi le texte ordonnant le retrait des troupes américaines dans la guerre contre l’Iran, approuvé la veille par les députés américains, laissant entendre que cette initiative «antipatriotique» perturbait les négociations avec Téhéran.
«Qui ferait quelque chose d’aussi antipatriotique? Ils savent bien où en sont les négociations», a-t-il écrit sur son réseau Truth Social. La résolution – adoptée avec les voix de quatre députés républicains – possède cependant une portée avant tout symbolique, en raison du droit de veto du président américain.
Le pétrole reflue avec l’annonce d’un cessez-le-feu entre Israël et le Liban
Les cours du pétrole reculent un peu jeudi, après l’annonce d’un accord pour un cessez-le-feu entre Israël et le Liban, bien que l’armée israélienne poursuive ses raids sur le sud du pays. «Il semble effectivement y avoir une percée» de ce côté-là, note John Evans, analyste chez PVM Energy. Cette trêve «laisse espérer une solution au conflit iranien», confirme Kathleen Brooks, de XTB.
Vers 11h30, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 1,52% à 96,32 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, lâchait 1,23% à 94,84 dollars.
Le guide suprême iranien accuse les Etats-Unis et Israël de chercher à «diviser» la nation
Le guide suprême Mojtaba Khamenei accuse dans une déclaration écrite les Etats-Unis et Israël de chercher à «diviser» la nation iranienne, après avoir subi un «revers cuisant» dans la guerre déclenchée contre son pays.
«Leur principal outil», pour affaiblir l’Iran, «est de semer les graines du doute, du désespoir, de la peur, de la méfiance et de la division», écrit dans un texte lu en public Mojtaba Khamenei, ajoutant que «l’ennemi malveillant» avait subi un «revers cuisant sur le champ de bataille».
Ces propos ont été lus au mausolée de l’ayatollah Khomeini à Téhéran, à l’occasion du 37e anniversaire de la mort du fondateur de la République islamique.
Un Casque bleu tué dans le sud du Liban
Un Casque bleu de nationalité serbe a été tué et deux autres blessés dans le sud du Liban où des tirs de mortier ont atteint leur base, a annoncé jeudi la force de maintien de la paix de l'ONU.
Dans un communiqué, la Force Intérimaire des Nations Unies au Liban (Finul) a précisé que l'attaque s'était produite tard mercredi soir. Une source de sécurité a indiqué que les tirs avaient atteint la base de la Finul à Ibl al-Saqi.
Israël prévient qu’il frappera Beyrouth en cas d’attaques du Hezbollah contre son territoire
Israël frappera Beyrouth en cas d’attaques contre son sol, a déclaré jeudi le ministre de la Défense Israël Katz, affirmant que l’accord israélo-libanais annoncé dans la nuit pour un cessez-le-feu au Liban y prévoyait la poursuite des opérations israéliennes.
Cette «déclaration de principes» entre Israël et le gouvernement du Liban prévoit dans le sud du Liban «que l’armée, à ce stade, poursuive ses tirs et ses opérations sur le terrain» et se maintienne dans la «zone de sécurité» frontalière «y compris dans le secteur de Beaufort et sans retour de la population (libanaise)».
D’après un communiqué du ministre, l’accord prévoit également «la liberté d’action pour Israël, avec l’aval des Etats-Unis, de frapper Beyrouth en réponse à des tirs sur les localités et le territoire israéliens».
Figure de l’extrême droite, le ministre israélien Itamar Ben Gvir qualifie le cessez-le-feu au Liban de «grave erreur»
Le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, figure de l’extrême droite, qualifie de «grave erreur» l’accord de cessez-le-feu au Liban négocié sous l’égide de Washington. «Le cessez-le-feu avec le Liban est une grave erreur et une illusion de conseillers qui entraînent le premier ministre [Benyamin Netanyahou] vers de mauvaises décisions», a écrit le ministre sur le réseau X.
Israël et le Liban sont convenus mercredi de mettre en œuvre un cessez-le-feu conditionné à une «cessation complète» des tirs par le Hezbollah, mouvement libanais soutenu par l’Iran, selon un communiqué conjoint publié à l’issue de pourparlers menés sous l’égide des Etats-Unis à Washington.
Lire aussi: Un «pays druze»? Ce qu’Israël pourrait dessiner au LibanUn média d’Etat libanais rapporte des frappes israéliennes après l’annonce d’un cessez-le-feu conditionnel
Un média d’Etat libanais a fait état de plusieurs frappes israéliennes sur le sud du pays, quelques heures après l’annonce à Washington d’un accord israélo-libanais de cessez-le-feu, conditionné à un «arrêt complet» des tirs du Hezbollah.
L’Agence nationale d’information (ANI) a annoncé des frappes de drones israéliens le long de routes dans trois localités du sud du Liban, indiquant qu’au moins une d’entre elles avait fait des victimes, sans préciser s’il s’agissait de morts ou de blessés.
Au moins 8 morts dans des frappes israéliennes sur Gaza
Au moins huit personnes ont été tuées tôt jeudi dans des bombardements israéliens sur la ville de Gaza, a annoncé à l'AFP un porte-parole de la défense civile du territoire palestinien.
Cinq et deux personnes ont été tuées respectivement dans des frappes contre des appartements dans le nord-ouest de le sud-ouest de la ville de Gaza, et une autre dans un raid contre une maison dans le camp de réfugiés d'Al-Shati, dans l'ouest de la ville, a indiqué ce porte-parole, Mahmoud Bassal.
Nouvelles attaques du Hezbollah
Tôt jeudi, le mouvement pro-iranien Hezbollah a affirmé avoir lancé des roquettes contre l'armée israélienne à Al-Qantara, dans le sud du Liban, puis avoir visé avec deux drones un poste de commandement israélien situé à proximité du château historique de Chqif, dans le sud du Liban.
Un secouriste tué dans une frappe israélienne au Liban
Un secouriste a été tué et un autre blessé dans une attaque israélienne contre une ambulance dans le sud du Liban, a annoncé jeudi l'Agence nationale d'information (Ani, officielle) en citant le ministère libanais de la Santé.
Cette frappe a visé une ambulance du Comité islamique de la santé à Zebdine, dans le district de Nabatieh, selon l'Ani, qui précise qu'il s'agit de la quatrième attaque en 24 heures contre des secouristes ou des installations médicales au Liban.
Le Comité islamique de la santé est affilié au mouvement chiite pro-iranien Hezbollah, combattu par Israël au Liban.
Israël et le Liban conviennent de «la mise en œuvre d’un cessez-le-feu», selon une déclaration commune
Israël et le Liban ont convenu mercredi de «la mise en œuvre d’un cessez-le-feu» et de la création de «zones pilotes» sous contrôle de l’armée libanaise, selon une déclaration commune publiée à l’issue de deux jours de pourparlers à Washington.
«A l’issue des négociations menées sous l’égide des Etats-Unis, Israël et le Liban ont convenu de la mise en œuvre d’un cessez-le-feu», qui sera subordonné «à l’arrêt complet des tirs du Hezbollah et à l’évacuation de tous les membres du Hezbollah du secteur du Sud-Litani», peut-on lire dans cette déclaration signée des trois parties aux négociations.
Israël et le Liban ont également convenu de participer à un nouveau round de pourparlers la semaine du 22 juin en vue d’un «accord global», ajoute la déclaration.
Les députés américains approuvent un texte ordonnant la fin de la guerre contre l’Iran
La Chambre américaine des représentants a adopté mercredi un texte ordonnant le retrait des troupes américaines dans la guerre contre l’Iran, un camouflet pour Donald Trump. La résolution, adoptée avec les voix de quatre députés républicains, possède cependant une portée avant tout symbolique, en raison du droit de veto du président américain.
«Le Congrès ordonne au président de retirer les forces armées des Etats-Unis des hostilités contre la République islamique d’Iran», dispose le texte. Les élus démocrates de la commission des affaires étrangères ont salué après le vote «un message fort et sans équivoque à l’adresse de Donald Trump de la part des Américains». «Il est temps de mettre fin à cette guerre illégale et profondément impopulaire», ont-ils ajouté.
Une résolution similaire avait passé une étape clé de procédure au Sénat fin mai, et une adoption à la chambre haute pourrait avoir lieu dès cette semaine. En cas d'adoption par les deux chambres du Congrès après la navette parlementaire, Donald Trump opposerait sans doute son veto pour empêcher la promulgation du texte.
Pour contourner ce veto présidentiel, un nouveau vote dans les deux chambres devrait alors être organisé et une majorité des deux tiers serait nécessaire - une quasi impossibilité au vu de la composition actuelle de la Chambre et du Sénat.
Donald Trump voudrait «séparer» les discussions sur le Liban de celles sur l’Iran
Donald Trump a dit mercredi vouloir «séparer» les discussions sur le Liban de celles sur l’Iran, alors que Téhéran considère au contraire qu’il s’agit d’un seul et même sujet. «Je voudrais les séparer», a dit le président américain pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale.
Donald Trump dit que les discussions avec l’Iran pourraient aboutir «ce week-end»
Donald Trump a dit mercredi que les discussions avec l’Iran pourraient aboutir dès «ce week-end», mais n’a pas non plus exclu qu’elles échouent. Les négociations se passent «très bien», a jugé le président américain lors d’un échange avec la presse dans le Bureau ovale.
Pour Téhéran, il n’y a «aucun progrès tangible» dans les négociations avec Washington
Le ministre des Affaires étrangères iranien affirme ce mercredi soir qu’il n’y a «aucun progrès tangible» dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, selon une interview à une télévision libanaise rapportée par l’agence Tasnim. «Des messages ont été échangés concernant la nécessité de mettre fin à l’agression contre Beyrouth mais aucun progrès tangible n’a été réalisé dans le processus de négociation», a dit Abbas Araghchi, en référence aux frappes israéliennes contre le Hezbollah pro-iranien au Liban. Et «le retour à la table des négociations est conditionné à la garantie des droits du peuple iranien, la fin de la guerre au Liban et la réduction des tensions dans la région», a-t-il énuméré sans plus de détail. Il a par ailleurs averti que toute attaque contre Beyrouth entraînerait «une reprise à grande échelle de la guerre». «Si l’agression israélienne contre Beyrouth se poursuit, nos forces armées sont pleinement prêtes à reprendre la guerre et à frapper des cibles à l’intérieur d’Israël», a-t-il ajouté.
L’Iran avertit qu’il ripostera de façon «décisive» à toute attaque
L’Iran ripostera de façon «décisive, regrettable et proportionnée» à toute attaque venant des Etats-Unis ou d’Israël, avertit ce mercredi son négociateur en chef, le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf, cité par l’agence Isna. Parlant lui aussi de «réponse décisive» en cas de nouvelle «action hostile», le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a pour sa part justifié sur X les attaques menées par l’Iran plus tôt dans la journée au Koweït sans les citer précisément, parlant de «frappes d’autodéfense sur les sites que les Etats-Unis sont autorisés à utiliser pour attaquer la navigation civile et violer le cessez-le-feu».
Antonio Guterres appelle «toutes les parties à la retenue maximale»
Le secrétaire général de l’ONU, «inquiet» après les nouveaux affrontements entre l’Iran et les Etats-Unis, et les frappes contre le Koweït, a appelé mercredi «toutes les parties à la retenue maximale», a indiqué son porte-parole. Antonio Guterres, particulièrement «perturbé» par les informations faisant état de victimes civiles, «appelle toutes les parties à la retenue maximale et à éviter toute nouvelle escalade qui risque de saper les efforts diplomatiques en cours», a déclaré à la presse Stéphane Dujarric. «La souveraineté et l’intégrité territoriale de tous les pays doivent être respectées» et les attaques contre des cibles civiles sont «interdites» par le droit international, a-t-il ajouté, soulignant le soutien du secrétaire général aux efforts de médiation, notamment du Pakistan entre Téhéran et Washington.
Benyamin Netanyahou minimise sa dispute avec Donald Trump
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a minimisé ce mercredi une brouille avec le président américain Donald Trump, affirmant qu’ils partageaient tous deux l’objectif de désarmer le mouvement libanais Hezbollah lors d’une interview accordée à la chaîne de télévision américaine CNBC. «Si nous voulons sauver le Liban, si nous voulons parvenir à une paix entre le Liban et Israël, comme je le souhaite, nous devons désarmer le Hezbollah et démilitariser le Liban», a dit le premier ministre israélien, ajoutant que «c’est un objectif que le président et moi partageons, et c’est ce que nous devons faire».
Refusant de détailler le contenu de leur conversation dans l’interview à CNBC, Benyamin Netanyahou a dit que Donald Trump et lui-même avaient toujours trouvé des terrains d’entente, précisant: «nous sommes d’accord sur beaucoup de choses». «Il y a des désaccords tactiques, nous trouvons toujours un moyen de les régler, et nous le faisons en tant que grands amis, nous pouvons être en désaccord le matin et, l’après-midi, mener une action commune», a-t-il dit. Interrogé pour savoir si sa relation avec le président américain avait changé, le premier ministre a répondu: «Non.» «Il me respecte, je le respecte, nous trouvons toujours un moyen de régler nos différends», a-t-il ajouté en affirmant que Donald Trump était «le plus grand ami qu’Israël ait jamais eu à la Maison-Blanche».
Marco Rubio veut un «plan d'action» à l'issue des négociations Israël-Liban
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio dit ce mercredi espérer que les négociations israélo-libanaises en cours à Washington aboutissent à «un plan d’action» sur la sécurité au Liban. «Nous espérons qu’aujourd’hui, nous parviendrons à rédiger une déclaration commune sur un plan d’action, sur une voie vers la sécurité dans ce pays, indépendante du Hezbollah et de son influence néfaste», a-t-il affirmé devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants. Il faisait référence à une quatrième session de pourparlers directs entre diplomates libanais et israéliens – dont les pays n’entretiennent pas de relations diplomatiques – mardi et mercredi sous les auspices des Etats-Unis.
Le Koweït dément que son territoire ait été utilisé pour attaquer l'Iran
Le ministère des Affaires étrangères du Koweït dément mercredi que son territoire ou son espace aérien aient pu servir de base pour frapper l'Iran, après des attaques américaines contre un pétrolier iranien et l'île de Qeshm dans le Golfe.
Le Koweït «nie catégoriquement l'utilisation de son territoire ou de son espace aérien pour tout acte hostile contre quelque pays que ce soit», déclare dans un communiqué le ministre adjoint des Affaires étrangères, Hamad Suleiman al-Mashaan, qualifiant les allégations iraniennes de «fausses, infondées et ne reposant sur aucune preuve».
Le Hezbollah revendique une attaque contre des militaires dans le nord d'Israël
Le Hezbollah pro-iranien affirme mercredi avoir visé des militaires dans le nord d'Israël, qui avait averti que son armée frapperait la banlieue sud de Beyrouth en cas d'attaque sur son territoire.
«En réponse à la violation du cessez-le-feu par l'armée ennemie israélienne», les combattants ont ciblé «un rassemblement de soldats», écrit le Hezbollah dans sa première revendication de ce type depuis lundi soir.
Le Koweït expulse deux membres de l'ambassade iranienne
Le Koweït a décidé mercredi d'expulser deux membres de l'ambassade iranienne après une série d'attaques qui ont fait un mort et des dizaines de blessés dans le pays du Golfe.
Le ministère des Affaires étrangères annonce dans un communiqué avoir convoqué le chargé d'affaires iranien par intérim pour protester «contre les agressions iraniennes continues».
Il l'a également informé de la décision «de réduire les effectifs du personnel de l'ambassade iranienne dans le pays» et de déclarer deux de ses membres persona non grata, leur accordant un délai de 24 heures pour quitter le territoire, ajoute le communiqué.
L'Inde condamne l'attaque iranienne qui a tué un de ses ressortissants au Koweït
L'Inde condamne les tirs de missiles et de drones iraniens qui ont visé le territoire koweïtien mercredi, causant la mort d'un de ses ressortissants et en blessant plusieurs autres.
«Nous condamnons l'attaque qui a visé aujourd'hui l'aéroport international du Koweït, dans laquelle un de nos citoyens a trouvé la mort et plusieurs autres ont été blessés», déclare le ministère indien des Affaires extérieures, exhortant «fermement» les parties au conflit à ne pas viser les populations et infrastructures civiles.
Donald Trump confirme un échange musclé avec Benyamin Netanyahou
Donald Trump confirme mercredi avoir eu un échange musclé avec le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou, affirmant dans une interview au New York Post être mécontent de la politique israélienne au Liban.
Lire aussi: «Tu es complètement dingue»: Trump-Netanyahou, un duo en crise dans la guerre en IranInterrogé sur d’éventuels propos injurieux tenus lundi lors d’un appel téléphonique, dans lequel il aurait dit que son interlocuteur était «complètement dingue» selon le média Axios, le président américain a confirmé un échange véhément sur le Liban, où l’armée israélienne et le Hezbollah pro-iranien s’affrontent depuis le 2 mars.
Je ne dirais pas que j’étais vraiment en colère. J’étais un peu perturbé par le fait qu’il se bat sans arrêt avec le Liban. A un moment, j’ai dit: Bibi, il faut qu’on arrête ça
déclare Donald Trump, utilisant le surnom de Benyamin Netanyahou.
Israël dit avoir intercepté deux tirs en provenance du Liban
L’armée israélienne déclare avoir intercepté mercredi deux «tirs» en provenance du Liban, après une première interception d’un «aéronef ennemi» quelques heures plus tôt.
«Suite aux alertes déclenchées il y a peu dans la zone de Misgav Am, l’armée de l’air a intercepté deux tirs qui ont franchi la frontière du Liban vers le territoire israélien», déclare l’armée dans un bref communiqué.
Les autorités israéliennes ont averti que l’armée frapperait la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah pro-iranien continuait à attaquer les localités israéliennes du nord du pays, cela au moment où des pourparlers se tiennent à Washington entre les deux pays.
L’armée koweïtienne fait état de 13 missiles balistiques et 17 drones tirés par l’Iran
L’armée koweïtienne dit mercredi avoir fait face à une trentaine de tirs de missiles et de drones dans le cadre d’une «agression iranienne», qui a fait un mort et de nombreux blessés.
Un terminal de l'aéroport international du Koweït en feu, le 3 juin 2026, après une attaque iranienne. Image tirée d'une vidéo publiée sur les réseaux sociaux. — © - / AFP
«Les forces armées ont détecté 13 missiles balistiques hostiles dans l’espace aérien koweïtien depuis l’aube, qui ont été interceptés au-dessus de plusieurs zones résidentielles, entraînant la chute de débris. Les forces armées ont également détecté et engagé leurs forces contre 17 drones hostiles», indique l’armée sur son compte X.
Deux secouristes libanais tués par l'armée israélienne
Une frappe israélienne a visé «directement» une ambulance dans le sud du Liban mercredi, tuant deux secouristes et blessant grièvement un troisième, annonce le ministère de la Santé.
L'ambulance appartient à l'association Risala, affiliée au mouvement Amal, allié du Hezbollah, précise le ministère. Depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, les frappes israéliennes ont tué au moins 130 secouristes et personnels médicaux, selon un bilan officiel.
Au Koweït, 63 blessés transférés dans des hôpitaux après l’attaque iranienne
Les hôpitaux au Koweït ont accueilli une soixantaine de blessés après l’attaque de drones iraniens contre l’aéroport, qui a également fait un mort, a indiqué le ministère koweïtien de la Santé. Vingt-cinq ambulances ont été dépêchées sur place et 63 personnes ont été hospitalisées, parmi lesquelles «des civils, des employés de l’aéroport et des voyageurs», présentant notamment «des blessures à la tête, des hémorragies cérébrales, des amputations et des blessures découlant des explosions», a précisé le ministère dans un communiqué.
Donald Trump dit qu’il «aimerait rencontrer» Mojtaba Khamenei
Donald Trump a déclaré qu’il «aimerait rencontrer» Mojtaba Khamenei, considérant dans une interview au site du New York Post que le guide suprême iranien était réellement «impliqué» dans les décisions de Téhéran.
J’aimerais le rencontrer. J’adorerais rencontrer tout le monde et nous allons probablement nous rencontrer, selon ce qui va passer
Donald Trump
Après l’attaque revendiquée par l’Iran contre l’un de ses navires, MSC rappelle sa «neutralité»
Basé à Genève, l’armateur MSC ne confirme pas, «pour des raisons de sécurité», selon un porte-parole de l’entreprise, la nouvelle attaque contre l’un de ses navires revendiquée mercredi par les Gardiens de la Révolution iraniens. Selon l’armée d’élite de la République islamique, le navire visé est le MSC Panaya.
MSC rappelle au Temps qu’elle est un «transporteur commercial neutre sans aucune affiliation avec les Etats-Unis ou Israël», contrairement à ce qu’affirment les Gardiens de la Révolution. C’est la seconde attaque contre un navire de MSC en trois jours dans le Golfe Persique. Lundi, le MSC Sariska V a été touché par deux projectiles iraniens près du port d’Umm Qasr, en Irak.
Un mort au Koweït dans les attaques iraniennes
Une personne a été tuée et plusieurs autres blessées au Koweït dans des attaques menées à l'aube par l'Iran, indique le ministère koweïtien des Affaires étrangères.
L'attaque a visé «des installations civiles et vitales, notamment l'aéroport international du Koweït, faisant un mort et des blessés, ainsi que des dégâts dans des installations vitales, dont des missions diplomatiques», dit le ministère dans un communiqué condamnant les «agressions iraniennes».
Un conseiller du Guide suprême promet «un déluge de missiles et drones» en cas de nouvelle attaque américaine
Le conseiller militaire du Guide suprême iranien, Mohsen Rezaï, un ancien chef des Gardiens de la Révolution, met en garde mercredi contre «un déluge de missiles et drones» en cas de nouvelle agression américaine.
«A chaque tir et à chaque agression répondra un déluge de missiles et de drones», écrit-il sur le réseau social X, après des attaques américaines contre un pétrolier iranien et l'île de Qeshm, qui ont fait l'objet de frappes de représailles sur le Koweït et Bahreïn.
L'Iran pointe «la responsabilité» du Koweït et de Bahreïn dans les attaques américaines
L'Iran accuse mercredi le Koweït et Bahreïn d'avoir permis aux Etats-Unis de mener depuis leur sol les attaques ayant visé un pétrolier iranien ainsi que l'île de Qeshm dans le Golfe.
Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères «condamne fermement l'utilisation colonialiste par les Etats-Unis du territoire et des infrastructures de pays de la région pour mener leurs actions agressives contre l'Iran, et souligne la responsabilité directe et manifeste des dirigeants du Koweït et de Bahreïn» dans ces attaques.
Des frappes israéliennes près de Tyr font au moins six morts
Des frappes israéliennes ont fait six morts près de la ville de Tyr dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses raids, a affirmé une source médicale à l'AFP. Quatre ressortissants syriens et deux palestiniens ont été tués dans deux frappes sur le secteur d'al-Hoch près de la ville millénaire de Tyr, a précisé la source sous couvert d'anonymat. Un média d'Etat a fait état de deux frappes israéliennes sur des routes de ce secteur.
Les Gardiens de la Révolution disent avoir attaqué un navire de MSC
Les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de la République islamique d'Iran, disent mercredi dans un communiqué avoir attaqué un navire, le MSC Panaya, selon, eux, lié à Israël et aux Etats-Unis.
Ils affirment avoir agi en représailles de deux attaques américaines. Le premier incident concerne «un pétrolier iranien», touché «par un missile» américain près du détroit d'Ormuz.
Le deuxième incident concerne une frappe sur l'île iranienne de Qeshm, située dans le Golfe, visant une tour de télécommunication. «En réponse à cette agression», Téhéran a attaqué un pays de la région, non mentionné, ainsi que le siège de la Cinquième flotte navale américaine à Bahreïn, d'après le même communiqué.
Le Koweït ciblé en représailles à des attaques américaines
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République d’Iran, ont dit dans un communiqué avoir attaqué l’aéroport du Koweït en représailles à deux attaques distinctes menées par les Etats-Unis contre l’Iran. Le premier incident concerne «un pétrolier iranien», touché «par un missile» américain près du détroit d’Ormuz. L’Iran affirme avoir riposté en visant un navire, le Panaya, lié à Israël et aux Etats-Unis selon les Gardiens.
Une attaque de drones contre l'aéroport du Koweït fait plusieurs blessés
Des drones et missiles iraniens ont frappé l'aéroport international du Koweït, selon l'autorité générale de l'aviation civile du pays. «Des drones ennemis ont ciblé aujourd'hui le terminal passagers (T1) de l'aéroport international du Koweït, dans le cadre d'une agression iranienne, ce qui a entraîné d'importants dégâts matériels et blessé plusieurs personnes», a indiqué l'armée sur son compte X. L'autorité de l'aviation civile a suspendu le trafic aérien et les vols ont été détournés vers d'autres aéroports, a rapporté l'agence de presse officielle Kuna.
L'armée américaine intercepte une nouvelle vague de drones iraniens
Le Centcom a déclaré avoir intercepté «plusieurs drones.» «Une nouvelle vague de drones iraniens tentant d’attaquer les forces américaines au Koweït n’a pas atteint les cibles visées cette nuit,» a déclaré le commandement américain sur X.
L’armée américaine affirme avoir repoussé des attaques de missiles iraniens dans le Golfe
L’armée américaine a affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes dans la région du Golfe en ayant intercepté des missiles visant Bahreïn, abattu des drones visant des navires civils et attaqué des cibles au sol sur une île iranienne.
«L’Iran a lancé plusieurs missiles balistiques vers des pays de la région, mais tous ont raté leur cible», a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué sur X, ajoutant qu’aucun membre de l’armée n’avait été blessé.
«Deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés avant d’atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre Bahreïn ont été immédiatement interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïniennes», a précisé le Centcom.
Avant cela, l’armée américaine avait «abattu trois drones» d’attaque «lancés par l’Iran contre des marins civils qui circulaient légitimement dans les eaux régionales», a encore déclaré l’armée américaine. En réponse, le Centcom dit avoir «mené des frappes de légitime défense» sur des cibles au sol sur l’île iranienne de Qeshm, dans le détroit d’Ormuz.
Le Centcom a par ailleurs démenti une affirmation iranienne selon laquelle des frappes de l’Iran auraient touché la base navale abritant à Bahreïn la 5e flotte de la marine américaine et une autre base militaire américaine dans la région. «Toutes les attaques iraniennes contre les forces américaines ont échoué», a écrit le Centcom sur X.
Les négociations sur le Liban vont reprendre mercredi à Washington
Des délégations d’Israël et du Liban, qui n’entretiennent pas de relation diplomatique, se sont rencontrées au département d’Etat à Washington. «Les progrès continuent sur les aspects politique et sécuritaire», a déclaré en fin de journée le porte-parole de la diplomatie américaine, Tommy Pigott, ajoutant que les discussions reprendraient mercredi.
Le Koweït attaqué par des missiles et des drones, annonce l’armée
Des attaques de missiles et de drones visent tôt mercredi le Koweït, a annoncé son armée, qui tente de les intercepter. «Les défenses aériennes du Koweït sont en train d’intercepter des attaques de drones et missiles hostiles», a écrit l’armée sur le réseau social X.
Lundi, la défense antiaérienne koweïtienne avait intercepté ces mêmes types d’engins et attribué les attaques à l’Iran.
Benyamin Netanyahou annonce un plan pour sécuriser le nord d’Israël
Le premier ministre israélien a annoncé mardi l’allocation de la somme de 13 milliards de shekels (plus de 4,5 milliards de dollars) pour sécuriser et développer le nord, frontalier du Liban, durement touché par les bombardements du Hezbollah.
«Le gouvernement a pris aujourd’hui des décisions importantes pour renforcer le nord. Nous investissons plus de 13 milliards de shekels, qui s’ajoutent aux sept milliards déjà alloués, soit un total de 20 milliards de shekels destinés aux communautés du nord», a-t-il dit. Qualifiée de «méga-plan» par son cabinet, cette initiative comprend trois volets.
Le premier prévoit le déploiement de 1800 nouveaux abris de protection dans les espaces publics, ainsi que la rénovation d’environ 500 abris existants, afin de protéger les habitants des roquettes et des drones. La deuxième décision prévoit des subventions pour la construction d’abris sécurisés dans les habitations des résidents vivant à moins de neuf kilomètres de la frontière libanaise, tandis que la troisième vise à développer la région afin d’attirer 100 000 nouveaux habitants.
Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont tué cinq personnes
Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait mardi cinq morts, dont un enfant, et 48 blessés, a annoncé le Ministère libanais de la santé. Parmi les blessés dans ces frappes à travers le sud figurent «un médecin et cinq employés de l’hôpital public de Tebnine, qui a subi des dégâts lors d’un nouvel épisode de la série d’attaques menées par l’ennemi israélien contre les hôpitaux et les centres de santé», a indiqué le ministère dans un communiqué.
Les Etats-Unis disent avoir mis hors service un pétrolier qui tentait de violer leur blocus des ports iraniens
L’armée américaine a annoncé mardi avoir mis hors service un pétrolier en tirant sur sa salle des machines pour l’empêcher d’atteindre l’île iranienne de Kharg en violation du blocus décidé par Washington contre les ports iraniens.
L’équipage du Lexie, un navire battant pavillon du Botswana qui naviguait à vide, a «ignoré» les «multiples» mises en garde des forces américaines avant que celles-ci ne tirent un missile pour l’empêcher d’avancer, affirme dans un communiqué sur X le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom).
Washington sanctionne des plateformes iraniennes d'échange d'actifs numériques
Le gouvernement américain a annoncé mardi étendre encore ses sanctions visant à frapper l'économie iranienne, en ciblant cette fois plusieurs plateformes locales d'échange d'actifs numériques, dont Nobitex, considérée comme étant la plus importante.
Selon le département du Trésor, ces plateformes, en particulier Nobitex, ont participé au financement des activités iraniennes à l'étranger, au contournement des sanctions et à la réalisation de transactions pour le compte des Gardiens de la Révolution.
Le Hezbollah «n’acceptera pas un cessez-le-feu partiel» avec Israël
Le Hezbollah n’acceptera pas un «cessez-le-feu partiel» avec Israël, a affirmé à l’AFP mardi un haut responsable de la formation pro-iranienne, menaçant d’une riposte du mouvement en cas d’attaque israélienne sur Beyrouth et sa banlieue.
«Nous n’accepterons aucun accord partiel de cessez-le-feu», a assuré Mahmoud Qomati dans une déclaration écrite. «L’ennemi sioniste doit savoir que toute agression contre la banlieue peut entraîner une réponse plus forte» de la part du Hezbollah.
Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que les Etats-Unis avaient validé le principe selon lequel Israël frapperait la banlieue sud de la capitale, bastion du Hezbollah, si ce dernier vise son territoire.
L’AIEA dénonce l’attaque «ciblée» contre une centrale nucléaire aux Emirats
La centrale nucléaire de Barakah, aux Emirats arabes unis, a été «délibérément ciblée» le mois dernier par des personnes qui cherchaient à provoquer un incident majeur, a affirmé mardi le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).
L’attaque de drone du 17 mai contre une installation électrique de la centrale aurait pu provoquer l’arrêt du réacteur, un scénario «extrêmement grave», a déclaré Rafael Grossi à des journalistes à Abou Dhabi. La frappe aurait pu «entraîner l’arrêt du réacteur en raison de la perte de l’alimentation électrique externe. Cela signifie que les personnes à l’origine de cette attaque savaient exactement ce qu’elles faisaient. C’est extrêmement grave.»
Il a précisé avoir convoqué une session spéciale du Conseil des gouverneurs de l’agence, et que celle-ci fournissait à Abou Dhabi une assistance technique.
Donald Trump affirme que les discussions avec l’Iran se poursuivent «sans interruption»
Donald Trump a affirmé mardi que les discussions entre les Etats-Unis et l’Iran se poursuivaient «sans interruption», réfutant des informations selon lesquelles Téhéran avait rompu le dialogue avec Washington à cause de l’offensive israélienne au Liban.
«Où cela va mener, on ne sait pas», a écrit sur son réseau Truth Social le président américain au sujet de ces négociations avec l’Iran, en cours depuis des semaines. «Les fausses informations selon lesquelles la République islamique d’Iran et les Etats-Unis ont cessé de se parler il y a quelques jours sont fausses et erronées», a-t-il ajouté. «Nos discussions se sont poursuivies sans interruption, il y a quatre jours, trois jours, deux jours, un jour et aujourd’hui», a-t-il ajouté.
Selon le chef de la diplomatie américaine, la guerre est «terminée»
«L'opération 'Epic Fury' a largement atteint ses objectifs militaires, à savoir réduire considérablement la base industrielle de défense de l'Iran et affaiblir son bouclier conventionnel», relève Marco Rubio, auditionné mardi par le Sénat. Le chef de la diplomatie assure même en réponse à un sénateur que la guerre est «terminée». Mais il convient que l'Iran «dispose encore de beaucoup de drones».
Marco Rubio questionné par le Sénat sur les négociations avec l'Iran
L'audition mardi du chef de la dipomatie américaine Marco Rubio au Sénat est sa première intervention parlementaire depuis le début de la guerre le 28 février, au grand dam des élus démocrates qui réclament à cors et à cri des explications.
«Cette guerre et la décision du gouvernement américain d'imposer un blocus ont désormais pris en otage l'économie mondiale tout entière», dénonce ainsi le sénateur démocrate Chris Murphy.
Le sécrétaire d'Etat Marco Rubio face à ses anciens collègues sénateurs, le 2 juin 2026, à Washington. — © IMAGO/BONNIE CASH / IMAGO/UPI Photo
Interrogé sur l'état des négociations indirectes entre les Etats-Unis et l'Iran, qui sont au point mort, le secrétaire d'Etat américain dit toujours «espérer» un accord pour mettre fin à la guerre sans toutefois s'avancer sur un calendrier.
«Ils ont accepté de négocier certains aspects de leur programme nucléaire dont, il y a à peine un mois, voire un an, ils refusaient ne serait-ce que de parler», fait valoir le secrétaire d'Etat, pressé de questions pour savoir comment le président Donald Trump comptait amener l'Iran à conclure un accord.
«S'ils rouvrent le détroit d'Ormuz, nous lèverons notre blocus» des ports iraniens, dit encore Marco Rubio soulignant que cela n'était pas lié à un allègement des sanctions qui dépend, lui, d'un accord sur le nucléaire. Il insiste sur le fait que Washington n'allègerait pas les sanctions contre Téhéran en échange de la réouverture de ce passage stratégique, effectivement bloqué par l'Iran.
Washington pense que le Guide suprême iranien est de «plus en plus impliqué»
Les Etats-Unis pensent que le guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, est «vivant» et «de plus en plus impliqué» dans la direction du pays, déclare mardi le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, exprimant l'espoir que les négociations pour mettre fin à la guerre puissent aboutir.
«Il y a des signes qui montrent qu'il s'implique de plus en plus à un certain niveau, même si toutes ses communications se sont faites par écrit et par l'intermédiaire de tiers», affirme Marco Rubio devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, soulignant la difficulté de faire passer des messages au sein du gouvernement iranien.
Mojtaba Khamenei a succédé à son père Ali Khamenei, tué dans une frappe israélienne au début de la guerre, mais il n'est pas apparu en public depuis: blessé dans une frappe, il s'exprime uniquement via des messages écrits.
MSC dénonce l'attaque d'un de ses porte-conteneurs par l'Iran
Un porte-conteneurs dans le Golfe a été touché par deux projectiles alors qu'il quittait un port en Irak, a indiqué mardi au lendemain de l'incident la compagnie de transports MSC, dont le siège est à Genève. MSC ainsi que l'agence britannique de sécurité maritime UKMTO, qui avait d'abord signalé l'incident lundi, ont indiqué qu'aucun membre d'équipage n'avait été blessé.
En Iran, un porte-parole des Gardiens de la Révolution a déclaré qu'un missile de croisière avait visé le MSC Sariska V, battant pavillon panaméen et appartenant, selon lui, «à l'ennemi américano-sioniste». Selon ce porte-parole, le porte-conteneurs a été pris pour cible en représailles à une attaque américaine contre le navire iranien Lion Star en mer d'Oman.
Selon MSC, le premier projectile a frappé le navire alors qu'il quittait le port, le pilote encore à bord, et le second les quartiers de de vie de l'équipage peu après. Dans un communiqué, MSC affirme être «un transporteur commercial neutre n'ayant aucun lien avec les États-Unis ou Israël».
Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait quatre morts lundi
Des frappes israéliennes lundi sur la ville de Tyr, dans le sud du Liban, ont tué quatre personnes et blessé 127 autres, dont 39 membres du personnel d'un hôpital, annonce le ministère libanais de la Santé.
Les frappes ont gravement endommagé l'hôpital Jabal Amel, l'un des principaux établissements de la ville, indique le ministère dans un communiqué. «Quatre médecins, 27 infirmiers et huit membres du personnel ont été blessés, dont quatre sont aux soins intensifs dans un état critique», précise-t-il.
Swiss reporte la reprise de ses vols vers Tel-Aviv au 1er août
La compagnie aérienne Swiss ne reprendra ses vols à destination et en provenance de Tel-Aviv qu'à partir du 1er août. Elle invoque des raisons opérationnelles pour justifier cette décision.
Le groupe Lufthansa reprendra ses vols vers Tel-Aviv dès le mois de juin, annonce. Une reprise qui s'accompagnera dans un premier temps d'une offre réduite seulement. Dans le cadre de cette reprise progressive, Swiss reprendra la liaison entre Zurich et Tel Aviv à partir du 1er août prochain pour des raisons opérationnelles. Mi-mai, Swiss avait annoncé prévoir la reprise des vols à destination et en provenance de Tel Aviv à partir du 1er juillet.
Selon le communiqué, les passagers dont les vols sont annulés en raison de cet ajustement peuvent modifier gratuitement leur réservation pour une date ultérieure ou se faire rembourser l'intégralité du prix du billet.
Israël affirme avoir l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth dans le cadre de représailles
Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, affirme que son pays a obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en cas d'attaque du groupe pro-iranien sur son sol, selon un communiqué de son bureau.
«Le premier ministre et moi-même avons mené, avec l'armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de Dahiyeh (la banlieue sud, ndlr) à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d'Israël. Si les localités israéliennes continuent d'être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyeh à Beyrouth, bastion du Hezbollah», dit Israël Katz. «Les Etats-Unis ont validé ce principe et l'ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu'à toutes les parties concernées (...) Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s'ils se poursuivent, nous frapperons Dahiyeh à Beyrouth», poursuit le ministre.
Les cours du pétrole baissent après les signaux rassurants envoyés par Donald Trump
Les cours du pétrole baissent, alors que Donald Trump a assuré lundi que les négociations avec Téhéran pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient se poursuivaient «à un rythme rapide» et qu'Israël et le Hezbollah lui avaient promis l'apaisement.
Vers 11h30 en Suisse, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, perdait 1,59 % à 93,47 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, tombait de 1,51% à 90,77 dollars.
Une frappe israélienne a tué un homme et ses deux enfants dans le sud du Liban
L'Agence nationale d'information (Ani), média d'Etat libanais, annonce qu'une frappe israélienne a tué la veille un homme et ses deux enfants alors qu'ils circulaient en voiture dans le sud du Liban. «Un dentiste du village de Qlayaa (...) a été tué avec son fils et sa fille» lorsqu'un drone israélien «a pris pour cible leur voiture» sur une route dans le sud du Liban, a indiqué l'Ani.
Le village chrétien de Qlayaa - frontalier d'Israël - est pris sous les feux croisés d'Israël et du Hezbollah mais une partie de ses habitants a choisi de rester malgré la progression de l'armée israélienne. «L'homme et ses deux enfants étaient allés à l'université le matin pour passer des examens, et sur le chemin du retour, le drone israélien a frappé leur voiture», indique le père Antonios Farah, curé de leur paroisse. «Nous sommes dévastés et ne comprenons pas pourquoi cet homme a été visé avec ses enfants», ajoute le prêtre.
L'armée israélienne appelle à l'évacuation de la ville de Nabatiyé, dans le sud du Liban
L'armée israélienne appelle la population libanaise à évacuer la ville de Nabatiyé, avant des attaques prévues contre le Hezbollah, malgré la trêve en cours. «Le Hezbollah ayant violé l'accord de cessez-le-feu, l'armée israélienne est contrainte d'intervenir», affirme Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, incitant les habitants de cette localité du sud du Liban à quitter leurs domiciles.
Les frappes israéliennes dans le sud du Liban sont quasi-quotidiennes malgré la trêve théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, l'armée accusant le Hezbollah de violer le cessez-le-feu.
L'UNICEF prévoit des mois de retard dans ses livraisons en raison du blocage du détroit d'Ormuz
Les approvisionnements pour le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) pourraient être retardés de quatre à six mois, de manière cumulée, en raison des perturbations à Ormuz. Même en cas d'accord sur un déblocage, la situation ne s'améliorera pas avant la fin de l'année, affirme l'un de ses responsables.
Les délais des livraisons maritimes augmentent déjà de plus de deux semaines à un mois, a dit à la presse, à Genève, le chef du transport mondial à l'UNICEF, Jean-Cédric Meeus. Des coûts de fret aérien pour les vaccins vers des pays ont progressé de jusqu'à 70%. Malgré ces défis, les flux d'approvisionnement critiques sont maintenus. Des voies maritimes, aériennes et terrestres additionnelles sont activées et plus de 300 entrepôts de l'UNICEF sont répartis dans le monde entier. Des transporteurs importants ont accepté de suspendre des surcharges financières sur les livraisons humanitaires, ce qui a permis d'économiser deux millions de dollars.
Le président du parlement libanais garantit le respect par le Hezbollah d'une trêve «globale» avec Israël
Le président du parlement libanais, Nabih Berri, qui joue un rôle d'intermédiaire entre le Hezbollah et les Etats-Unis, garantira l'adhésion de la formation pro-iranienne à un «cessez-le-feu global» avec Israël, déclare son conseiller, Ali Hamdan: «La principale demande du président Berri est un cessez-le-feu global. Si un accord de cessez-le-feu global est obtenu, il en garantit le respect par le Hezbollah.»
Le conseiller précise que «le cessez-le-feu global signifie l'arrêt des frappes aériennes, depuis la terre ou depuis la mer, et qu'il n'y ait pas de dynamitages ou de démolition» dans le sud du Liban, où Israël est accusé de raser des localités entières.
Nabih Berri est le chef du mouvement chiite Amal, allié du Hezbollah qui n'entretient pas de contacts directs avec les Etats-Unis.
Un haut responsable militaire iranien juge «inévitable» une reprise de la guerre avec les Etats-Unis
Une reprise de la guerre contre les Etats-Unis est «inévitable», estime un haut responsable militaire iranien, au moment où les discussions entre Téhéran et Washington pour mettre fin durablement aux hostilités au Moyen-Orient semblent piétiner.
«Les Etats-Unis exigent notre capitulation totale et la nation iranienne ne capitulera jamais», a déclaré un adjoint du commandement interarmée Khatam al-Anbiya, Mohammad Jafar Assadi. «Sans capitulation, la guerre est inévitable. Donc nous attendons et la guerre ne nous fait pas peur», a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par la télévision d'Etat (Irib).
Donald Trump soulage le secteur agricole en allégeant les droits de douane
Donald Trump a signé un décret pour alléger les droits de douane sur du matériel agricole, annonce la Maison Blanche, le secteur souffrant d'une hausse des coûts en raison de la guerre au Moyen-Orient.
Le texte prévoit de ramener de 25 à 15% les taxes sur les machines telles que les moissonneuses et moissonneuses-batteuses, ainsi que d'autres équipements agricoles. Les entreprises étrangères peuvent également solliciter un taux de 10% de droits de douane si leurs produits sont fabriqués avec au moins 85% d'acier ou d'aluminium américain, précise la Maison Blanche dans une note.
Le texte signé par le président américain doit entrer en vigueur le 8 juin, et le rester jusqu'au 31 décembre 2027.
Donald Trump s’en serait pris violemment à Benyamin Netanyahou par téléphone
Le président américain Donald Trump serre la main du premier ministre israélien Benyamin Netanyahou lors d'une conférence de presse à Mar-a-Lago, à Palm Beach en Floride, le 29 décembre 2025. — © Alex Brandon / AP
Le ton est semble-t-il monté hier entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou, au cours d’une conversation téléphonique. Le président américain, inquiet face à l’escalade de l’offensive israélienne au Liban et le risque que cela fasse capoter les négociations entre les Etats-Unis et l’Iran, aurait qualifié son allié de «complètement fou», rapporte le site Axios, très bien renseigné sur les affaires à la Maison Blanche.
D’après une source citée par le média, il s’agissait de l’un des pires échanges entre les deux hommes depuis que Donald Trump est revenu au pouvoir. Au point que ce dernier, furieux, a «écrasé» son interlocuteur, affirme une seconde source. Le pensionnaire du Bureau ovale aurait accusé le premier ministre israélien d’ingratitude, arguant qu’il a œuvré personnellement pour lui éviter la prison dans son procès pour corruption. «Je vous sauve la mise. Tout le monde vous déteste maintenant. Tout le monde déteste Israël», lui aurait-il asséné.
Alors que l’Etat hébreu étend ses opérations terrestres dans le sud du Liban et menace de frapper Beyrouth, l’Iran a menacé de rompre les négociations avec les Etats-Unis si la situation ne s’arrange pas au pays du cèdre.
L’armée israélienne dit avoir intercepté tôt mardi deux projectiles en provenance du Liban
L’armée israélienne a annoncé l’interception tôt mardi de deux projectiles venus du Liban, après que Donald Trump a assuré que le mouvement pro-iranien Hezbollah et Israël allaient cesser leurs affrontements.
«A la suite des sirènes qui ont retenti à 01h35 (00h35 en Suisse) dans plusieurs zones du nord d’Israël, l’armée de l’air israélienne a intercepté deux projectiles qui ont pénétré sur le territoire israélien depuis le Liban», a écrit l’armée sur Telegram. Elle a aussi annoncé, dans le même message, qu’une «cible aérienne suspecte» avait été identifiée peu après et était tombée du côté israélien de la frontière avec le Liban, sans faire de blessé.
Le Hezbollah revendique des attaques contre l’armée israélienne dans le sud du Liban
Le Hezbollah a revendiqué des attaques lundi soir contre des cibles israéliennes dans le sud du Liban, tandis que l’agence officielle libanaise Ani y a signalé des frappes israéliennes. L’Agence nationale d’information a rapporté que des frappes israéliennes avaient ciblé les villages de Marwaniyeh, Sidiqine, Yater et Mansouri, dans le sud du Liban, et qu’une «très violente détonation» avait été entendue à Debbine.
Dans un communiqué, le Hezbollah a indiqué que ses combattants avaient visé un char Merkava à Hadatha au moyen d’un drone, ainsi que des soldats israéliens par «des barrages de roquettes et des tirs d’artillerie». Le mouvement a ensuite indiqué que plusieurs de ses membres avaient attaqué deux chars israéliens dans la même zone. Puis, dans un troisième communiqué, le Hezbollah a rapporté que ses combattants avaient ciblé un char Merkava à Bayada «avec un missile guidé».
Donald Trump exhorte Israël et le Hezbollah à arrêter de se battre «pour toujours»
Donald Trump a exhorté lundi Israël et le Hezbollah à arrêter de se battre «pour toujours» après que le président américain a assuré que les deux parties lui avaient promis un apaisement.
Il a déclaré sur son réseau Truth Social que le Hezbollah avait «accepté d’arrêter de tirer sur Israël et ses soldats. De même, Israël a accepté de cesser de tirer sur eux. Voyons combien de temps cela durera – espérons que ce soit pour TOUJOURS!».
Le maintien d’une présence militaire de l’ONU au Liban «nécessaire» après le départ de la Finul
Le maintien d’une présence militaire de l’ONU au Liban après le départ de la force actuelle de maintien de la paix (Finul) fin 2026 sera «nécessaire», estime le secrétaire général de l’ONU dans un rapport transmis lundi au Conseil de sécurité, vu par l’AFP.
Dans ce rapport réclamé par le Conseil, Antonio Guterres propose trois options allant de près de 2000 à plus de 5500 personnels en uniforme pour permettre notamment de surveiller le cessez-le-feu et soutenir les forces armées libanaises. La Finul, dont le mandat expire fin décembre en vertu d’une résolution du Conseil adoptée en août 2025 sous la pression des Etats-Unis, compte actuellement près de 7500 Casques bleus.
Benyamin Netanyahou a dit à Donald Trump qu’Israël frappera Beyrouth en cas d’attaques du Hezbollah
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a affirmé lundi avoir dit à Donald Trump que l’armée frapperait Beyrouth en cas de tirs du Hezbollah contre des cibles israéliennes. Le président américain avait pourtant assuré plus tôt que les deux parties avaient promis un apaisement.
«J’ai parlé ce soir avec le président Trump et je lui ai dit que si le Hezbollah ne cessait pas d’attaquer nos villes et nos citoyens, Israël frapperait des cibles terroristes à Beyrouth», a indiqué Benyamin Netanyahou dans un communiqué. «Notre position à ce sujet reste inchangée. Dans le même temps, l’armée continuera à opérer comme prévu dans le sud du Liban.»
Deux soldats israéliens tués au Liban par des drones du Hezbollah
L’armée israélienne annonce lundi la mort dans le sud du Liban de deux soldats, tués par des drones explosifs du Hezbollah, dont l’un près de la forteresse de Beaufort.
Au total, 27 Israéliens ont été tués, dont 26 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise de l’affrontement entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite a rouvert un front en soutien à l’Iran après l’offensive israélo-américaine le visant.
L'ambassade des Etats-Unis au Liban dit que le Hezbollah a accepté une «cessation mutuelle des attaques» avec Israël
L'ambassade des États-Unis au Liban déclare lundi que le Hezbollah a accepté une proposition américaine de «cessation mutuelle des attaques» avec Israël, qui a menacé plus tôt de frapper la banlieue sud de Beyrouth à la veille de négociations israélo-libanaises.
«Les autorités libanaises ont reçu la confirmation de l'acceptation par le Hezbollah de la proposition américaine prévoyant une cessation mutuelle des attaques», indique un communiqué de l'ambassade diffusé par le bureau de la présidence libanaise.
«Dans le cadre de l'arrangement proposé, les frappes israéliennes sur Dahiyeh (la banlieue sud de Beyrouth) cesseraient en échange de l'engagement du Hezbollah à s'abstenir de lancer des attaques contre Israël, le cadre du cessez-le-feu devant être élargi pour couvrir l'ensemble du territoire libanais».
Donald Trump dit qu'Israël et le Hezbollah lui ont promis un apaisement
Donald Trump assure lundi qu'Israël ainsi que le Hezbollah lui ont promis l'apaisement au Liban et affirmé par ailleurs que les négociations continuaient bel et bien avec Téhéran.
Le président américain écrit sur son réseau Truth Social que Benyamin Netanyahou s'est engagé, lors d'un entretien téléphonique «très productif», à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth, alors qu'Israël a menacé d'attaquer la banlieue sud de la capitale libanaise.
«Il n'y aura pas de troupes à Beyrouth et toutes les troupes qui étaient en route pour Beyrouth ont déjà fait demi-tour», a-t-il affirmé.
Donald Trump annonce aussi avoir eu un «très bon» échange avec le Hezbollah via des intermédiaires, en ajoutant que la formation pro-iranienne va «cesser totalement le feu». «Israël ne les attaquera pas et ils n'attaqueront pas Israël», écrit le président américain.
Les Gardiens de la Révolution menacent d'ouvrir de «nouveaux fronts» face à l'offensive d'Israël au Liban
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont menacé d'ouvrir de «nouveaux fronts» face à l'offensive d'Israël au Liban, indique lundi la télévision d'Etat iranienne, un conseiller du Guide suprême, Mohsen Rezaee, avertissant que Téhéran perdait «patience».
Le Hezbollah refuse de mettre fin à ses attaques sur Israël
Le Hezbollah ne cessera pas de bombarder le nord d'Israël, affirme à l'AFP lundi une source proche de la formation pro-iranienne, en réaction aux menaces d'Israël d'attaquer la banlieue sud de Beyrouth s'il ne mettait pas fin à ses attaques.
Une frappe israélienne endommage un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud du Liban
Une frappe israélienne lundi près d’un hôpital de Tyr, dans le sud du Liban, a endommagé le bâtiment et fait plusieurs blessés, selon l’Agence nationale d’information et le ministère de la Santé.
La frappe a visé un carrefour près de l’hôpital de Jabal Amel «touchant un bâtiment et un parking, et faisant plusieurs blessés», indique l’Agence nationale d’information (ANI, officielle).
Le ministère de la Santé a diffusé des vidéos montrant des dégâts à l’intérieur d’un service hospitalier, au sol jonché de gravats et taché de sang, et aux plafonds soufflés.
Un navire attaqué dans le Golfe Persique
L’agence britannique de sécurité maritime UKMTO rapporte lundi qu’un cargo a été attaqué au large du port d’Umm Qasr, en Irak. Selon l’agence, le bateau a été secoué par une «grosse explosion» après qu’un «projectile inconnu» a touché la coque. Selon des images diffusées sur les réseaux sociaux, où on voit une brèche à la ligne de flottaison, le navire serait le MSC Sariksa V, un navire opéré par MSC.
The Panama-flagged MSC SARISKA V was damaged in an explosion in Iraqi waters after unloading its cargo at the port of Umm Qasr, Iraq's Alsumaria News reports. https://t.co/JRIwfOuEI2 pic.twitter.com/VCzxPLauFc
— Ariel Oseran أريئل أوسيران (@ariel_oseran) June 1, 2026En avril dernier, deux porte-conteneurs de l’armateur italien basé à Genève ont été saisis par l’Iran, après avoir été accusés d’avoir voulu franchir le détroit d’Ormuz sans concertation avec Téhéran.
En images - La fuite des habitants de la banlieue sud de Beyrouth
Le 1er juin 2026, une autoroute surchargée d'habitants fuyant la banlieue sud de Beyrouth après l'ordre donné à l'armée israélienne de bombarder ce fief du Hezbollah. — © WAEL HAMZEH / keystone-sda.ch
Un porte-parole de l'armée israélienne a émis lundi un ordre d'évacuation aux habitants du sud de Beyrouth qui fuient par tous les moyens. — © WAEL HAMZEH / keystone-sda.ch
Un garçon fait le signe de la victoire dans une voiture quittant le sud de Beyrouth, le 1er juin 2026. — © FADEL ITANI / AFP
L’armée israélienne appelle à l’évacuation de la banlieue sud de Beyrouth
L’armée israélienne appelle lundi les habitants de la banlieue sud densément peuplée de Beyrouth, bastion du Hezbollah, à évacuer, en prévision de frappes contre le mouvement pro-iranien.
«Si l’organisation 'terroriste' Hezbollah continue de tirer des roquettes en direction de villes et localités israéliennes, l’armée répondra en visant des objectifs dans le sud» de Beyrouth, prévient dans un message publié sur Telegram Avichay Adraee, un porte-parole militaire arabophone, appelant les habitants à quitter les lieux.
Un média iranien dit que Téhéran a suspendu les négociations avec Washington
L'agence de presse iranienne Tasnim affirme lundi que Téhéran avait suspendu les négociations avec les Etats-Unis, visant à mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient.
La décision a été prise, selon Tasnim, à cause des «crimes» qu'Israël «continue à commettre» au Liban, et des violations «sur tous les fronts» du cessez-le-feu irano-américain conclu le 8 avril. «L'équipe de négociations iranienne suspend donc le dialogue et les échanges de textes via les médiateurs», précise le média iranien.
De nouvelles discussions sur la situation à Gaza prévues mercredi, en présence du Hamas
Le Hamas participera mercredi, en Egypte, à une nouvelle série de discussions visant à mettre en oeuvre le fragile accord de cessez-le-feu avec Israël à Gaza, indiquent des responsables du mouvement islamiste palestinien. Selon eux, la délégation conduite par le négociateur en chef Khalil al-Hayya doit arriver demain au Caire avec des représentants d'autres mouvements palestiniens en vue de discussions prévues à El Alamein (nord).
Les médiateurs qataris et turcs, qui seront sur place, ont présenté «une nouvelle proposition amendée, (...) acceptable» pour le Hamas et Israël, déclare l'un des responsables du mouvement à l'AFP. «Le Hamas estime qu'une percée est possible si Israël ne crée pas de nouveaux obstacles et s'il existe une volonté israélienne de parvenir à une solution», ajoute-t-il.
Le territoire palestinien reste le théâtre de violences, avec des frappes israéliennes quasi quotidiennes. Israël et le Hamas s'accusent mutuellement de violer le cessez-le-feu entré en vigueur en octobre.
L’UE appelle Israël à cesser son «escalade militaire» au Liban
Israël doit cesser son «escalade militaire» au Liban et respecter «la souveraineté et l’intégrité territoriale» de ce pays, où les autorités israéliennes envisagent d’établir dans le sud une zone sous contrôle militaire, a affirmé lundi un porte-parole de l’Union européenne.
Le peuple libanais a déjà enduré d’immenses épreuves. Il n’a pas choisi cette guerre, et cette guerre n’est pas la sienne
Anouar El Anouni, porte-parole de l’UE
Israël ne veut «pas de calme» à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah
Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, affirme qu'il n'y aura «pas de calme» à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.
«La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth», assure-t-il dans une vidéo diffusée par son bureau. «Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth», ajoute-t-il.
Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah. L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud afin, dixit Israël Katz, «d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes».
Les cours du pétrole montent en flèche
Les cours du pétrole montent fortement, portés par le regain de tensions ce week-end entre les Etats-Unis et l'Iran avec des attaques réciproques et des divergences affichées entre les deux pays sur les conditions d'un accord.
Vers 11h05 en Suisse, le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, prenait 3,22% à 94,05 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison en juillet, gagnait 3,80% à 90,68 dollars.
La semaine passée, les cours ont pourtant fortement baissé en raison de l'attente par le marché d'un accord imminent entre Téhéran et Washington.
L'Iran et les Etats-Unis ne discutent pas du nucléaire, affirme Téhéran
L'Iran réitère que son programme nucléaire ne figure pas, à ce stade, au menu des discussions en cours avec les Etats-Unis pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient. Voici ce qu'a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, alors que Donald Trump a affirmé que l'Iran s'était engagé à ne pas se doter de l'arme nucléaire
Aucune négociation n'a eu lieu sur les détails du dossier nucléaire. A ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre
Emmanuel Macron salue les «efforts» de Donald Trump pour «parvenir rapidement à un accord»
Le président français a salué les «efforts déterminés» de son homologue américain Donald Trump pour trouver un accord de sortie de guerre avec l’Iran.
Lors d’un entretien téléphonique dimanche soir, «j’ai salué les efforts déterminés qu’il mène pour parvenir rapidement à un accord entre les États-Unis et l’Iran, qui constitue une opportunité unique de construire un nouveau cadre de sécurité associant l’ensemble des acteurs concernés, afin de permettre une stabilisation durable de la région», a écrit Emmanuel Macron sur le réseau X.
J’ai indiqué que nous étions prêts à soutenir pleinement ces efforts et à prendre toute notre part dans leur mise en œuvre
Emmanuel Macron, sur X
«C’est le sens de la mission internationale que nous avons construite avec les Britanniques et nos partenaires, prête à être déployée dès qu’un accord sera conclu afin de contribuer à la sécurisation du trafic maritime dans le détroit d’Ormuz», a-t-il ajouté.
L'Iran accuse les Etats-Unis de continuer à violer le cessez-le-feu après les frappes nocturnes
Esmaïl Baghaï, le porte-parole de la diplomatie iranienne, accuse les Etats-Unis de continuer à violer le cessez-le-feu fragile avec l'Iran, à la suite des frappes américaines contre son territoire qui ont entraîné des représailles militaires iraniennes. «Nous n'hésiterons pas à prendre toutes les mesures que nous jugerons nécessaires pour défendre la sécurité nationale de l'Iran», a-t-il assuré en conférence de presse.
L'Iran conditionne un accord avec les Etats-Unis à un cessez-le-feu au Liban
Nous insistons sur le fait qu'un cessez-le-feu au Liban est une condition essentielle à tout accord visant à mettre fin à la guerre
C'est ce qu'a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors d'une conférence de presse à Téhéran.
Israël ordonne à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah soutenu par l'Iran, après avoir étendu ses opérations dans le sud du Liban. «A la lumière des violations répétées du cessez-le-feu au Liban par l'organisation terroriste Hezbollah et des attaques contre nos villes et nos citoyens, le premier ministre, Benyamin Netanyahou, et le ministre de la Défense, Israël Katz, ont ordonné à Tsahal (l'armée, ndlr) de frapper des cibles terroristes» dans la banlieue sud de Beyrouth, indique un communiqué officiel.
L'armée israélienne annonce le décès d'un de ses soldats au Liban
L'armée israélienne annonce que l'un de ses soldats, le sergent-chef Adam Tzarfati, âgé de 20 ans, a été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars. Une source militaire précise que l'individu a été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.
Joseph Aoun, le président libanais, dénonce «une agression féroce d'Israël»
Le président libanais, Joseph Aoun, affirme sur X que son pays fait face à «une agression féroce et condamnable d'Israël», au moment où l'Etat intensifie son offensive contre le Hezbollah avec notamment la prise, dimanche, de l'emblématique forteresse de Beaufort. Il promet également d'«oeuvrer pour mettre fin aux souffrances des Libanais en général, et de la population du Sud en particulier», alors que le Conseil de sécurité de l'ONU doit se réunir en urgence aujourd'hui à propos du Liban.
Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a qualifié dimanche la prise de Beaufort de «tournant majeur» et affiché une volonté «d'approfondir et d'étendre» l'emprise d'Israël «sur les zones qui étaient sous le contrôle du Hezbollah».
Les Gardiens de la Révolution disent avoir visé une base utilisée pour des frappes américaines en Iran
Les Gardiens de la Révolution iraniens annoncent avoir ciblé une base utilisée par l'armée américaine pour des frappes contre son territoire. La localisation de cette base n'est pas précisée dans le communiqué des Gardiens diffusé par les médias d'Etat. L'armée du Koweït avait annoncé peu avant faire face à une attaque de drones et missiles.
Les Etats-Unis annoncent avoir frappé des radars et sites de contrôle de drones en Iran
Les Etats-Unis ont annoncé avoir mené des frappes pendant le week-end dans le sud de l'Iran, ciblant des systèmes de radar et contrôle de drones, en dépit du cessez-le-feu en vigueur entre les deux pays. Cette vague de frappes américaines, la troisième en un peu plus d'une semaine, a visé la ville de Goruk et l'île de Qeshm près du détroit d'Ormuz, a précisé le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.
Ces opérations ont été menées «samedi et dimanche en réponse à des actions agressives de l'Iran, dont la destruction d'un drone américain MQ-1 qui opérait au-dessus des eaux internationales», a ajouté la même source.
L'armée du Koweït dit faire face à une attaque de missiles et drones
L'armée du Koweït a annoncé faire face à une «attaque hostile» de missiles et drones, la deuxième en moins d'une semaine visant cette monarchie du Golfe.
«Tout bruit d'explosion résulte des systèmes de défense anti-aérienne interceptant ces attaques hostiles», a précisé l'armée sur X, sans en préciser l'origine.
Le Hezbollah doit cesser les tirs en premier, selon un responsable américain
Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio s'est entretenu avec le président libanais Joseph Aoun et le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à propos des négociations en cours, a indiqué dimanche soir un responsable américain, affirmant que c'est au Hezbollah de cesser les tirs en premier.
«Afin de faire avancer ces pourparlers, les Etats-Unis ont proposé un plan clair: le Hezbollah doit mettre fin à toutes ses attaques contre Israël. En contrepartie, Israël s'abstiendrait de toute escalade à Beyrouth», a déclaré ce responsable sous couvert de l'anonymat, faisant part des conversations entre dirigeants.
Selon le responsable américain, le président libanais a tenté de faire avancer cette solution mais «la réponse du président de l'Assemblée nationale Nabih Berri a été évasive et décevante».
Le Hezbollah exige lui qu'Israël cesse les hostilités en premier. Selon Washington, «le Hezbollah suit les directives de Téhéran. Il n'a manifestement aucun intérêt pour le bien-être du peuple libanais.» «Le moyen le plus rapide d'apaiser la situation et de protéger les civils de tous bords est que le Hezbollah cesse immédiatement les tirs», a dit le responsable.
Pétrole: le baril de WTI rebondit après le durcissement de Washington face à l'Iran
Le baril de pétrole américain est reparti à la hausse lundi à la réouverture des marchés, après les informations faisant état d'un durcissement de la position des Etats-Unis dans les négociations avec l'Iran.
Le baril de West Texas Intermediate (WTI) pour livraison en juillet gagnait environ 2,5% dans la nuit de dimanche à lundi (peu après 22h GMT, minuit en Suisse), à quelque 89,6 dollars. Le brut avait perdu plus de 11% la semaine dernière, les marchés pariant sur un accord prochain susceptible de débloquer le détroit d'Ormuz, goulet d'étranglement de 20% de l'offre globale d'hydrocarbures depuis le début de la guerre le 28 février.
Le baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en août, s'échangeait à la même heure autour de 93,16 dollars, en hausse d'environ 2,2% par rapport à la clôture vendredi.


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