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09:40
L’éditorial de Vincent Trémolet de Villers : « Face au RN, la procession de la gauche la plus bête du monde »
Selon Camus, on reconnaît la bêtise au fait qu’elle « insiste ». Voilà des décennies que la gauche française a tout abandonné - l’école, la laïcité, la frontière, le travail - pour se consacrer à une unique cause : la lutte contre le RN. Elle pétitionne, vitupère, menace, manifeste sans jamais rien proposer d’autre qu’une vacuité navrante déguisée en antifascisme. À l’heure du bilan, c’est un triomphe : dans l’opinion, la gauche n’a jamais été aussi faible et le Rassemblement national, attractif. À croire que les « mutins de Panurge » chers à Philippe Muray sont devenus les meilleurs agents électoraux de Marine Le Pen.
Et pourtant, la gauche française insiste. Nous retrouverons donc, samedi, à Orléans, le cortège des militants socialistes, écologistes, Insoumis, communistes. Toute la gauche agglomérée à LFI avec Raphaël Glucksmann en spectateur comme au bon vieux temps du Nouveau Front populaire.
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09:03
Sophie Binet appelle à «généraliser la grève» le 5 novembre et réclame une hausse de 10% des salaires
«La liberté de manifester est le fondement d’une démocratie», a déclaré Sophie Binet, secrétaire générale de la CGT, ce vendredi matin sur franceinfo, en réaction à la volonté d’Emmanuel Macron de limiter les manifestations après les violences du week-end dernier. Dénonçant un «gros problème dans la stratégie du maintien de l’ordre», la syndicaliste a appelé le gouvernement à répondre aux revendications sociales pour apaiser les tensions. «Pour nous, le rendez-vous principal, c’est le 5 novembre prochain», a-t-elle annoncé, appelant à «généraliser la grève».
Sur le pouvoir d’achat, Sophie Binet a vivement critiqué les grandes entreprises et leurs dirigeants, qu’elle juge responsables de la stagnation des rémunérations. Alors que Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, réclame une augmentation de 100 euros nets du SMIC, la CGT demande une hausse de 10% des salaires, leur indexation sur l’inflation et un blocage des prix des produits de première nécessité. Sophie Binet doit rencontrer le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou ce vendredi soir pour évoquer ces revendications.
La dirigeante syndicale a également dénoncé un «budget 2027 de récession», critiquant notamment le gel des pensions de retraite, des allocations familiales et des bourses étudiantes. Elle réclame la suppression de cette «année blanche» et défend de nouvelles recettes fiscales, notamment la taxe Zucman, qui rapporterait selon elle 20 milliards d’euros supplémentaires. Enfin, après les dégradations du week-end dernier, condamnées par la CGT, elle a demandé que les salariés des commerces sinistrés puissent bénéficier d’une indemnisation du chômage partiel à 100% de leur salaire, contre 60% actuellement.
08:43
Le préfet revient sur sa décision de suspendre samedi les transports publics à Marseille
Le préfet des Bouches-du-Rhône a annoncé revenir sur sa décision de suspendre samedi les transports publics à Marseille, deuxième ville de France où un couvre-feu élargi aux majeurs sera imposé et toutes les manifestations seront interdites en cette journée de mobilisation attendue.
«La régulation des transports publics au sein de la ville de Marseille sera réalisée comme à l’accoutumée, en fonction de la situation d’ordre public du moment», a indiqué vendredi la préfecture dans un communiqué succinct. «Priver une ville comme Marseille de transports, pas sûr et certain que ça fonctionne», avait estimé jeudi soir le maire de Marseille Benoît Payan sur BFMTV.
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08:34
Manifestations interdites : «Je fais confiance aux préfets et à la justice administrative», affirme Gabriel Attal
Lors de la réunion à Matignon, hier après-midi, le parti Renaissance était représenté par Franck Riester, ancien ministre et codirecteur de campagne de Gabriel Attal. Après des interdictions de manifestations décidées hier soir par des préfets, le candidat assure : «En République, vous devez concilier deux choses, le droit de manifester et le droit à être en sécurité». «Je fais confiance aux préfets et à la justice administrative, qui contrôle ces décisions», a affirmé sur France 2 l’ancien premier ministre.
Le trentenaire continue de plaider pour la mise en place d’un état urgence, selon les événements du week-end. «Si la situation n’est pas rétablie, évidemment qu’il faudra le déclarer», martèle-t-il. Et souhaite revenir sur la suppression de 1 588 postes d’enseignants, prévue dans le budget 2027.
08:30
Marylise Léon met en garde contre une réponse uniquement sécuritaire de la part du gouvernement
«La seule réponse sécuritaire, c’est contre-productif», estime Marylise Léon, secrétaire générale de la CFDT, ce vendredi matin sur TF1, appelant le gouvernement à répondre aux revendications sociales des manifestants. Alors qu’une commission parlementaire doit examiner les événements du 17 octobre, la syndicaliste a mis en garde contre le risque de faire du projet de loi «casseur-payeur» un «écran de fumée».
Avant une rencontre avec le ministre du Travail Jean-Pierre Farandou cet après-midi, elle a également réclamé une «augmentation de 100 euros nets du SMIC» et une remise à plat des coefficients des conventions collectives.
08:03
Manon Aubry dénonce «la pente autoritaire» du gouvernement
L’eurodéputée de La France Insoumise (LFI), Manon Aubry, s’est rendue hier à la réunion organisée par le premier ministre, Sébastien Lecornu, sur le maintien de l’ordre et la sécurisation de la campagne présidentielle. «Les revendications sociales, ce n’est pas l’urgence», aurait déclaré le chef du gouvernement d’après elle, suscitant son ire sur Franceinfo. L’élue voit dans les dernières mesures annoncées par l’exécutif, une «pente autoritaire».
Elle dénonce les interdictions de manifester et les couvre-feux «en pagaille». Et des «services de renseignement instrumentalisés par le pouvoir» selon elle. «C’est extrêmement grave», poursuit la proche de Jean-Luc Mélenchon. Plusieurs interdictions de manifestation ont été décidées, notamment à Marseille, ville particulièrement ciblée le week-end dernier. «En interdisant les manifestations, il va y avoir des manifestations sauvages. Ce sera plus dur à contrôler. C’est à se demander si le gouvernement ne cherche pas le chaos», cingle-t-elle.
07:55
CARTE – Acte II du 24 octobre : quel sera le parcours de la manifestation parisienne ?
La manifestation déclarée pour ce samedi à Paris, entre la place de la Bastille et celle de Nation, organisée à l’initiative notamment de la CGT, «pourra se tenir», a indiqué ce jeudi midi la Préfecture de police. L’autre parcours, celui du collectif étudiant Interfac et des gilets jaunes, reliant Bastille à Opéra, «fera l’objet d’un arrêté d’interdiction».
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07:17
À l’Hôtel de ville, Grégoire tente de répondre aux inquiétudes des Parisiens avant les manifestations
Le maire PS de Paris Emmanuel Grégoire a réuni jeudi environ 400 Parisiens pour tenter de rassurer commerçants et riverains choqués par les pillages du week-end dernier, dont il a dit partager le sentiment d’avoir été «abandonnés» par la police.
«On est des habitués des manifs, mais là on a eu très très peur pour nos commerces, et nos vies», a témoigné un commerçant du XIe arrondissement, l’un des épicentres des pillages de samedi et dimanche. Sur le boulevard Magenta, le long du trajet de la manifestation samedi contre la «vie chère», un manifestant a affirmé avoir vu «des policiers inactifs qui ont laissé faire le chaos».
«Moi j’habite au rez-de-chaussée sur le trajet de la manif de samedi (entre Bastille et Nation, NLDR), je fais quoi ?», a demandé Renaud, un habitant du même arrondissement de l’Est parisien. Dimanche, il a vu la porte d’entrée de son immeuble «fracassée» par un groupe de casseurs tentant d’accéder aux toits. «La police nous a dit de nous débrouiller tous seuls pour les chasser», a-t-il rapporté.
«Samedi, vous fermez vos fenêtres», lui a répondu Emmanuel Grégoire devant une assemblée d’environ 400 personnes dans les salons de l’hôtel de ville. En confiant que ces «intrusions à domicile» étaient ce qui «nous fait le plus flipper».
«La question du délai d’intervention est fondamentale. J’ai demandé des garanties en ce sens au préfet de police, et au gouvernement», a affirmé le maire, reçu dans l’après-midi par le Premier ministre Sébastien Lecornu aux côtés des maires de Marseille et Lyon, Benoît Payan et Grégory Doucet.
«Qu’on ne puisse pas mettre des policiers devant tous les commerces, chacun le comprend. Mais qu’on soit obligés d’attendre 15-20 minutes pour une intervention, ça n’est pas acceptable», a estimé M. Grégoire. «L’un des grands problèmes qu’on a eus samedi, c’est que face à la menace d’approche d’un certain nombre de groupes de l’Élysée, ils ont retiré tous les flics de l’Est parisien pour les mettre tous à l’Ouest. L’Est a été abandonné de facto», a-t-il affirmé, s’inquiétant d’une «sous-disponibilité» des forces de l’ordre pour samedi.
Durant cet échange, consensuel, l’édile socialiste a assuré qu’il «poserait des questions» à la commission d’enquête parlementaire sur les violences du 17 octobre. Notamment sur la «nasse absurde» place de la République avant le départ de la manifestation samedi.
«Ça n’est pas vrai» que les violences sont provoquées «par des jeunes racisés de banlieue, il y a des gens de tout profil», a-t-il ajouté, sous les applaudissements.
La mairie a appelé la population «à la plus grande vigilance» samedi, recommandant aux habitants et commerçants de rentrer poubelles, vélos, terrasses et mobilier extérieur. Quelque 450 commerces ont été dégradés ce week-end dans la capitale, dont 228 pillés.
06:43
Emmanuel Macron et Édouard Philippe, «gilets jaunes» et cagoules noires : histoire d’une malédiction
Après le macronisme conquérant et la jacquerie de 2018, le macronisme finissant et les émeutes de 2026. Il faut dire que, un décennat passant, le décor a peut-être changé, mais pas les acteurs, ni l’intrigue. Car cet affrontement indirect entre une partie du peuple et de ses représentants est né il y a huit ans, d’une politique jugée déconnectée (de l’abaissement de la vitesse sur certaines routes à 80km/h à l’instauration annoncée d’une taxe verte sur les carburants). Or, il se trouve qu’à l’époque, le petit théâtre du pouvoir mettait déjà en scène Emmanuel Macron et Édouard Philippe, tandis que la rue était déjà confisquée par des «gilets jaunes» dépassés et des «cagoules noires» ensauvagées. Comme aujourd’hui.
C’est dans la foulée de la journée noire du 1er décembre 2018, où l’Arc de Triomphe a été saccagé en mondovision, qu’Emmanuel Macron a, d’une certaine manière, rompu avec le macronisme. Lui qui se faisait fort jusqu’ici de s’en tenir à son mantra - «Sur tout, je fais ce que j’ai dit» - a fini par céder au travers qu’il conspuait tant chez ses prédécesseurs : lâcher sous la pression. Ce qui a pris la forme d’une allocution solennelle, à la télévision, pour annoncer un «grand débat» national et tout un paquet de mesures, dont un coup de pouce aux «smicards» et l’annulation de la hausse de la CSG pour les «petites retraites». Le tout, pour la modique somme de 10 milliards d’euros, soit un montant colossal dans le «monde d’avant» le «quoi qu’il en coûte».
06:25
Pour Dominique de Villepin, la «logique» gouvernementale du «bouc émissaire» va «enflammer le pays»
L’ancien premier ministre Dominique de Villepin a conspué jeudi la «logique» du «bouc émissaire» employée selon lui par le gouvernement au sujet des violences du 17 octobre, reprochant à l’exécutif de paver le chemin de l’Élysée à Marine Le Pen en amalgamant La France insoumise et «l’ultragauche».
«C’est très facile, dans une gestion de crise opportuniste où on voudrait en cinq minutes régler le problème», d’employer la «logique du bouc émissaire», a déploré sur BFMTV Dominique de Villepin, candidat putatif à l’Élysée, alors que l’exécutif pointe du doigt la responsabilité de La France insoumise dans les pillages et les saccages qui ont eu lieu le 17 octobre en marge de la mobilisation sociale. «Cette logique du bouc émissaire va enflammer le pays et mettre le feu à la République», s’est-il alarmé.
«Il y a eu des manquements, il y a des fautes qui ont été commises, il y a des responsabilités qui doivent être fixées» quant aux événements du 17 octobre, a insisté l’ancien fidèle de Jacques Chirac, aux responsabilités lors des émeutes de 2005. «Emmanuel Macron tombe dans le piège, comme Sébastien Lecornu», s’est exclamé l’ancien locataire de Matignon, pour qui «en pointant du doigt vers Jean-Luc Mélenchon, ils nourrissent le parti de l’ordre de Marine Le Pen».
«Mais enfin, de quelle culture politique sont-ils nourris ? Est-ce qu’ils savent ce que c’est que l’ultragauche ? En France, l’ultragauche déteste La France insoumise. Ce sont deux traditions qui sont littéralement opposées. (...) Nous savons bien que pour l’ultragauche, La France insoumise, c’est des mollassons», a indiqué celui qui continue de nourrir des ambitions présidentielles.
06:21
Lecornu attendu à Limoges après l’incendie de la mairie
Le premier ministre Sébastien Lecornu se rend ce vendredi à Limoges, théâtre de violentes manifestations qui ont abouti à l’incendie de la mairie, a annoncé Matignon lundi. Le beffroi de l’Hôtel de Ville de Limoges s’est effondré samedi dernier, après que des manifestants y ont mis le feu.
La police «a manqué de moyens» et «reculé» face aux casseurs, «à Limoges comme dans d’autres villes», a fustigé son maire Guillaume Guérin (LR), réclamant au gouvernement «un plan Marshall» et «une pluie de millions» pour reconstruire l’hôtel de ville, et jugeant que «l’État a failli».
Dans une lettre adressée à Guillaume Guérin, le premier ministre Sébastien Lecornu a quant à lui promis que la mairie serait reconstruite avec l’aide de l’État «car elle est le symbole d’une Nation qui ne se laisse ni abattre, ni intimider».
06:19
Les lycéens reçus à l’Élysée à 15 heures par Emmanuel Macron
Emmanuel Macron recevra des «lycéens et des représentants d’organisations lycéennes» vendredi à 15 heures à l’Élysée afin d’«écouter leurs revendications et inquiétudes» après les manifestations émaillées de violences, a annoncé jeudi la présidence.
Seront présents des membres des «principales associations qui portent la parole des lycéens, dans la diversité de leurs points de vue» et des Conseils académiques de la vie lycéenne (CAVL), a-t-on ajouté. Les organisations lycéennes organiseront un point presse à proximité du palais de l’Élysée à la sortie de cette réunion, ont-elles indiqué de leur côté.
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06:17
Bienvenue sur ce direct
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré au mouvement lycéen. Emmanuel Macron reçoit ce vendredi à 15 heures à l’Élysée des lycéens et des représentants d’organisations lycéennes, afin d’«écouter leurs revendications et inquiétudes».
Cette rencontre intervient à la veille d’une nouvelle journée de mobilisation, samedi, une semaine après les violences et pillages commis en marge des manifestations contre la «vie chère» du 17 octobre. Seules les manifestations organisées par des syndicats seront autorisées, a annoncé jeudi le chef de l’État.
Malgré les congés de la Toussaint, lycéens et étudiants restent mobilisés. Depuis la mi-septembre, ils dénoncent l’insalubrité des bâtiments, les classes surchargées, les absences de professeurs non remplacées ainsi que les inégalités créées par Parcoursup.
Les publications apparaîtront ici


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