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10:03
Orléans : la gendarmerie a saisi plusieurs armes
La gendarmerie a saisi des boules de pétanque, des carabines, des sabres. « On a un beau club de pétanque ici » a ironisé le maire, Serge Grouard.
Par notre envoyée spéciale, Claire Rodineau
10:00
Congrès du RN à Orléans: Bally Bagayoko est arrivé sur le stand de La France insoumise
Le maire insoumis de Saint-Denis participe à la mobilisation d’opposants organisée en marge du Congrès du Rassemblement national à Orléans.
09:59
Bagayoko : «Nous ne sommes pas des casseurs»
«Nous ne sommes pas des casseurs», a assuré Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) depuis Orléans où il doit manifester «contre l’extrême-droite». «Nous sommes les défenseurs de la République», a-t-il poursuivi, regrettant des «violences institutionnelles» et un manque de considération pour les enfants des banlieues.
Le maire a également «établi très clairement un lien» entre l’attentat de Trappes et le Rassemblement national.
09:56
Des manifestants arrivent peu à peu à Orléans
Les autorités attendent jusqu’à 30.000 personnes dès 10H30, sur un parcours modifié pour éviter le centre-ville. Deux fois plus de monde qu’à l’acmé du mouvement contre la dernière réforme des retraites. Un quart de la population de cette capitale régionale.
Avant l’aube, plusieurs cars avaient déjà quitté la région parisienne pour acheminer des manifestants. Dès 7h30, au pied de la gare RER de la Plaine Stade de France, plusieurs dizaines de militants montent à bord de deux autocars blancs. «On rappelle que le RN lutte contre l’ensemble des droits pour lesquels nous, on se bat», cingle Iola, 38 ans, de l’organisation féministe NousToutes.
Orléans ressemble à une ville en état de siège. Certains gérants ont terminé dans la nuit la mise en protection de leur vitrine. «L’ambiance est vraiment étrange pour un samedi matin, tout est fermé, certains commerces sont barricadés. On espère vraiment que le dispositif de sécurité va permettre d’éviter les scènes de violences vues la semaine», confie à l’AFP Stéphane Gentil, un habitant qui fait un tour à vélo.
09:55
La préfecture de police de Paris autorise le survol de drones
«Un arrêté préfectoral autorise à Paris la captation, l’enregistrement et la transmission d’images au moyen de caméras installées sur des aéronefs le samedi 24 octobre 2026», annonce la préfecture de Police.
09:53
Le maire d’Orléans Serge Grouard annonce un couvre-feu les deux nuits prochaines pour les mineurs de moins de 15 ans
«Je vais prendre un arrêté de couvre-feu pour limiter la tentation pour des très jeunes de venir en profiter pour casser» a annoncé le maire d’Olrléans, Serge Grouard, devant la presse en amont de cette journée de manifestations. Le couvre-feu concernera les jeunes de moins de15 ans de 21h à 6h du matin sur toute la ville d’Orléans, dans la nuit de samedi et la nuit de dimanche.
L’édile (DVD) s’est dit inquiet de la fin de journée et de la nuit de samedi. «Tout le monde est polarisé sur la manif mais ça n’est pas ce qu’on craint le plus. Ça va casser à partir de la dispersion et de plus en plus dans la nuit».
Par notre envoyée spéciale, Claire Rodineau
09:49
Violences urbaines : le ministère de l’Intérieur parie sur son institut de réflexion pour mieux anticiper les crises
En ce mois d’octobre 2026, dix préfets sont venus se perfectionner en communication de crise dans les locaux de l’Institut des hautes études du ministère de l’Intérieur (IHEMI), installés au cœur de l’École militaire à Paris. L’exercice avait été programmé avant les heurts et destructions qui ont choqué tout le pays.
« Aujourd’hui, ce sont des préfets, mais récemment c’est le comité exécutif d’Orange que nous avons accueilli, et les dirigeants d’autres groupes vont suivre, car le carnet des visiteurs ne désemplit pas », confie celui qui a la charge de les faire passer devant la caméra.
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09:36
Laurent Nunez se rendra auprès des forces de l’ordre à 10h00
Le ministre de l’Intérieur se rendra à l’école Nationale de Police de Paris-Vincennes (ENP) à Paris (XIIe) à 10h00 «pour saluer les brigades d’intervention qui seront engagées à Paris dans le cadre des mobilisations du jour», fait savoir Beauvau.
09:31
700 mobilisations de Gilets Jaunes en France
Les gilets jaunes prévoient plus de 700 mobilisations, dont 500 manifestations : des actions sont prévues sur 86 ronds-points, 21 stations-service, deux dépôts pétroliers, 33 gares, trois ports, 17 ponts, 17 péages, selon une carte publiée sur leur site internet.
09:30
Manifestations du 24 octobre : après le fiasco, l’épreuve de vérité pour le gouvernement
Un pays qui barricade ses centres-villes. À la veille de nouvelles manifestations de la gauche et de l’extrême gauche, qui pourraient à nouveau agréger samedi jusqu’à un demi-million de personnes « contre la vie chère », selon certaines estimations policières, les Français assistent à toutes les précautions qu’il aurait fallu prendre le 17 octobre pour éviter les scènes de chaos. Si la fronde qui germe sur le terreau des lycéens en colère n’avait pas été sous-évaluée.
Habitants, commerçants, restaurateurs, banques… Tous se préparent. Dimitri tient un bar à cocktails dans le 9e arrondissement de Paris, l’un des quartiers les plus abîmés par les casseurs. Il a fait poser à la hâte des panneaux d’aggloméré sur ses vitres, comme nombre de ses collègues du quartier. Chen Hui, dans le restaurant chinois d’à-côté, a vu le pare-brise de sa Tesla brisé et un rétro arraché. Il a laissé sa voiture en banlieue et prendra les transports, conscient que le chiffre d’affaires ce week-end ne sera guère florissant.
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09:16
Manifestation à Paris : la gauche inquiète et furieuse du changement de parcours
Les dirigeants de gauche ont unanimement fustigé le changement de parcours tardif de la manifestation à Paris samedi, imposé par la préfecture de police de Paris, y voyant une manière de «jouer la désorganisation des cortèges» et de «semer la confusion donc la panique». «Je suis très inquiète concernant la manifestation» de samedi, initialement programmée entre Bastille et Nation, mais finalement déplacée de 13H00 à 19H00 entre la Porte d’Italie et la Porte de Vincennes, a écrit sur X la patronne des Écologistes Marine Tondelier.
Dénonçant la «marche arrière» de la préfecture de police de Paris à moins de 24 heures de l’événement, Marine Tondelier s’est interrogée: «Comment les organisateurs et les partis peuvent-ils prévenir tout le monde (..) d’un tel changement de programme ?» «Évidemment qu’il y aura des gens à Bastille, rendez-vous sur lequel nous avons toutes et tous communiqué très largement. Ce rassemblement sera-t-il traité par les forces de l’ordre comme un rassemblement sauvage ? C’est très problématique et dangereux vu les leçons du week-end dernier», a-t-elle insisté.
Le leader de La France insoumise Jean-Luc Mélenchon a abondé sur le même réseau social: «Une nouvelle fois, le pouvoir joue la désorganisation des cortèges et les délais intenables de réorganisation». «Quiconque veut la sauvegarde des libertés démocratiques et du droit à manifester doit s’en tenir strictement, dans l’ordre et avec discipline, aux consignes et points de ralliement qu’annonceront les syndicats», a-t-il exhorté, alors que l’intersyndicale qui organise la manifestation a indiqué vendredi dans un communiqué refuser cette demande «inacceptable» et se rendre tout de même à Bastille.
09:12
Jusqu’à 30.000 opposants attendus : en marge du congrès du RN, la ville d’Orléans sous haute surveillance policière
Une quinzaine d’unités des forces mobiles, soit près de 2 000 hommes casqués et bottés, 100 policiers nationaux et 372 gendarmes du département, 350 pompiers ; des engins lanceurs d’eau pour faire reculer les foules hostiles au besoin ; des ponts et une ligne de tramway fermés durant de longues heures ; des consignes de fermeté sans la moindre ambiguïté pour arrêter et déférer à la justice les éventuels émeutiers à la moindre incartade, et même des filtrages policiers au départ de la gare d’Austerlitz, à Paris, et sur les principaux axes routiers menant vers le Loiret… Rarement la ville d’Orléans avait connu un tel branle-bas de combat.
Ce week-end sera-t-il vraiment le théâtre d’une bataille de rue avec les gauchistes de tout poil ? La ville doit accueillir, les 24 et 25 octobre, le 19e congrès du Rassemblement national, où Marine Le Pen lancera officiellement sa candidature à la prochaine présidentielle, précisément dimanche. La gauche, surtout la plus extrême, se promet de lui gâcher la fête.
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08:59
Le Conseil de l’Europe appelle à respecter le droit de manifester
Le commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe a appelé samedi les États secoués par des mouvements de protestation, parfois émaillés de violences, à respecter le droit de manifester et à privilégier la «désescalade» dans le maintien de l’ordre. «J’appelle les États membres à protéger le droit à la liberté de réunion pacifique et à veiller à ce que l’encadrement par les forces policières respecte les droits humains», a déclaré Michael O’Flaherty.
D’importantes manifestations sont attendues samedi en France, Albanie, Italie et Espagne, sur fond de mobilisation de la jeunesse, d’inquiétudes pour le pouvoir d’achat et d’impopularité des gouvernements. Dans plusieurs de ces pays, les mobilisations ces dernières semaines ont dégénéré en violences et les réactions officielles se sont le plus souvent concentrées sur les questions d’ordre public.
La France a imposé des couvre-feux partiels et interdit plusieurs manifestations prévues samedi, tout en prévoyant un dispositif sécuritaire massif impliquant la mobilisation de militaires. L’Italie également a déployé des soldats, la première ministre conservatrice Giorgia Meloni adoptant un décret sécuritaire qui assouplit les règles de détention pour les mineurs.
08:56
Château de Versailles, Opéra de Paris, musée du Louvre… plusieurs lieux culturels fermés samedi en marge des manifestations
Plusieurs musées et lieux culturels, dont l’Opéra de Paris et le Château de Versailles, ont annoncé vendredi des fermetures totales ou partielles samedi en raison de la nouvelle journée de manifestations qui suscite des craintes de débordements. Les Fondations Cartier et Louis Vuitton, la Bourse du Commerce et les sites de la Bibliothèque nationale de France (BnF) ont aussi annoncé des fermetures.
Le Château de Versailles sera fermé à partir de midi, tandis que le Domaine de Trianon, les jardins et le parc fermeront à 13H, a indiqué l’institution sur ses réseaux sociaux. Sollicitée par l’AFP, elle a confirmé qu’il s’agissait d’une «mesure de précaution». La Fondation Cartier sera fermée tout le week-end, la Fondation Louis Vuitton samedi, la Bourse de Commerce dès 19H ce vendredi ainsi que samedi, ont-elles indiqué sur leur site internet.
«En raison des manifestations prévues ce samedi et par mesure de précaution pour la sécurité de nos publics, le Palais Garnier et l’Opéra Bastille seront fermés le 24 octobre», a indiqué de son côté l’Opéra de Paris. «En conséquence, les représentations et les visites sont annulées dans les deux théâtres», a-t-il ajouté. De même, le Cirque d’Hiver Bouglione a prévenu que «l’ensemble des représentations prévues» samedi «sont annulées», ce «pour des raisons de sécurité». La BnF a, elle, indiqué sur son site qu«’exceptionnellement, l’ensemble de (ses) sites» sera fermé samedi, sans davantage de précisions.
Jeudi, le ministère de la Culture avait prévenu que les musées du Louvre, d’Orsay, de l’Orangerie et Picasso seraient fermés. Au Grand Palais, la foire internationale d’art contemporain Art Basel a renoncé à rester ouverte samedi et dimanche comme elle l’avait initialement prévu. Le bâtiment restera fermé.
08:48
Mobilisation lycéenne : le ministère de l’Enseignement supérieur lance une concertation flash sur Parcoursup
C’est l’une des principales revendications des lycéens qui ont bloqué pendant plus de trois semaines leurs établissements avant les vacances de la Toussaint : abolir Parcoursup. Trop de stress, un manque de transparence, le sentiment de confier leur avenir à un algorithme… Huit ans après le lancement de la plateforme d’orientation postbac, le gouvernement ne souhaite évidemment pas faire machine arrière. Pour autant, il se dit ouvert à la discussion pour continuer d’améliorer le dispositif.
Ainsi, ce mercredi après-midi, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a donné rendez-vous à Gilles Roussel, président du comité éthique et scientifique des plateformes Parcoursup et Mon Master ainsi qu’aux fédérations de parents d’élèves et aux organisations lycéennes et étudiantes pour une «concertation flash sur Parcoursup». «Les lycéens et étudiants nous ont dit avec véhémence qu’ils attendent des réponses à leurs questions concernant Parcoursup», a dit le ministre en introduction, avant d’ajouter que leurs demandes sont pour la plupart «légitimes».
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08:41
24 stations de métro fermées à Paris
À la demande de la préfecture de police et «pour des raisons de sécurité», la RATP annonce que 24 stations du métropolitain seront fermées aujourd’hui dès 9h à Paris.
Les stations concernées sont : Argentine, Assemblée Nationale, Bel Air, Champs-Élysées – Clemenceau, Charles de Gaulle – Étoile, Cluny - La Sorbonne, Concorde, Daumesnil, Dugommier, Franklin D. Roosevelt, George V, Mabillon, Maubert – Mutualité, Miromesnil, Odéon, Picpus, Rennes, Rue du Bac, Saint-Germain-des-Prés, Saint-Sulpice, Sèvres - Babylone, Solférino, Tuileries, Varenne.
08:40
Congrès du RN à Orléans : du PS à LFI, le «front uni» d’une gauche réconciliée «contre la banalisation de l’extrême droite»
C’est la magie du Rassemblement national : un coup de baguette « antifasciste » suffit à réconcilier des formations de gauche réputées irréconciliables. Les élections législatives anticipées de 2024, où Jordan Bardella était susceptible de devenir premier ministre, en avaient fourni une illustration éclatante. À l’époque, des partis à couteaux tirés, en particulier le Parti socialiste et La France insoumise, avaient scellé une coalition électorale sous la pression de la « société civile organisée ». À Orléans, samedi, les mêmes sempiternels adversaires marcheront côte à côte pour protester contre la tenue d’un congrès du RN, qui doit lancer la campagne présidentielle de Marine Le Pen.
Une soixantaine d’organisations de gauche, dont le PS et LFI, ont signé un appel pour « opposer un front uni, populaire et solidaire » au parti nationaliste, accusé de diffuser des « idées nauséabondes - racistes, sexistes, LGBTQIA+-phobes » et de défendre « avant tout les intérêts des classes dominantes, de la bourgeoisie et des ultrariches ». Au programme, une manifestation dans la matinée, puis un meeting, avant des tables rondes dans l’après-midi et des concerts en début de soirée.
08:28
«Des agents de sécurité privée» pour se protéger : la lettre du préfet de police de Paris aux commerçants provoque un tollé
Une semaine après les scènes de pillages qui ont suivi la manifestation du 17 octobre, le préfet de police de Paris, Patrice Faure, monte au créneau. Dans un courrier adressé aux commerçants de la capitale, révélé par Franceinfo et consulté par Le Figaro, il leur recommande de faire appel à «des agents de sécurité privée», éventuellement accompagnés d’équipes cynophiles, en prévision de la nouvelle journée de mobilisation prévue samedi prochain contre la vie chère. Un conseil qui sonne comme un aveu de faiblesse ? «Ces prochains jours, comme dans de nombreuses autres villes, un dispositif de maintien de l’ordre renforcé sera déployé. Il ne peut toutefois garantir à lui seul la protection de chaque établissement», reconnaît le préfet.
Sur le terrain, le message passe mal. Au point que certains commerçants ont d’abord douté de son authenticité. «Les autorités du pays sont en train de nous dire que l’on doit prendre en charge notre protection. Or, cela a un coût, et les commerçants doivent déjà faire face aux réparations de leurs magasins, et le chiffre d’affaires qu’ils perdent avec moins de clients ne leur sera pas remboursé», réagit Thierry Véron, président de la Fédération des associations de commerçants et artisans parisiens (Facap). Avant d’ajouter : «Je ne croyais tellement pas à cette lettre que je l’ai d’abord prise pour une fake news.»
08:17
« Que pourra faire un seul salarié face à 50 émeutiers ? » : le recours à la sécurité privée, une décision polémique pour la protection des commerces
Ils ont décidé d’organiser eux-mêmes leur protection. Face à la crainte de nouvelles violences en marge des manifestations de samedi et après le fiasco du dispositif de sécurité sous-dimensionné une semaine plus tôt, ce groupe de restaurateurs de la rue Montmartre, à Paris, a pris le taureau par les cornes en faisant appel à une entreprise spécialisée dans la sécurité privée. Demain, des maîtres-chiens seront présents pour protéger leurs commerces. Un dispositif qui leur coûtera 2 000 euros. « Notre rue a été dévastée samedi dernier, la coupe est pleine. On a décidé d’assurer nous-mêmes notre sécurité, explique l’un d’eux, passablement énervé. Ce sont quand même les policiers qui sont censés assurer notre protection ! »
Ces restaurateurs n’ont pas attendu les consignes adressées, jeudi, par le préfet de police de Paris, Patrice Faure, aux commerçants de la capitale. Dans un courrier, ce dernier indique : « ces prochains jours, comme dans de nombreuses autres villes, un dispositif de maintien de l’ordre renforcé sera déployé. Il ne peut toutefois garantir à lui seul la protection de chaque établissement. » Et de conseiller alors à leurs gérants de recourir à « des agents de sécurité privée, le cas échéant accompagnés d’équipes cynophiles ». Un message qui sonne comme un aveu d’impuissance.
08:09
«Ce sont les commerçants qui seront jugés coupables, pas les casseurs» : l’alerte d’une fédération professionnelle sur les risques de l’«autodéfense»
Une fois, mais pas deux. Une semaine après les violences des 17 et 18 octobre - 450 enseignes endommagées, dont 228 pillées dans la capitale, selon la Chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Paris - le traumatisme des commerçants parisiens est encore vivace. «L’acte II» de la mobilisation, samedi 24 octobre, donnera-t-il lieu à une nouvelle vague de pillages et de dégradations ? Partagés entre colère et résignation face à un sentiment d’abandon de la part de l’État, ils se préparent au pire. Au point que certains, à bout, seraient tentés de se faire justice eux-mêmes, met en garde Thierry Véron, président de la Fédération des associations de commerçants et artisans parisiens (Facap).
07:57
«Quand on soumet l’idée de reprendre les cours, on est accusés de réactionnaires» : plongée à l’ENS Ulm, occupée par un «petit groupe d’étudiants»
Aux grilles du 45 rue d’Ulm, une grande banderole proclame «Université populaire ouverte à toustes». Quelques cartons affichent aussi des slogans au ton revendicateur : «Du fric pour l’université» ; «Vous goinfrez vos cochons pour taire vos étudiants». Depuis lundi, les cours de la prestigieuse école de l’ENS Ulm ne sont plus assurés par l’administration. Ils ont été laissés à l’autogestion des élèves qui ont proclamé l’ouverture d’une «université populaire». L’occupation des locaux s’inscrit dans le mouvement des grandes manifestations lycéennes et étudiantes qui essaiment partout en France ces dernières semaines. Les bâtiments de l’ENS Ulm sont ainsi ouverts à tous, aux élèves de l’école comme aux curieux. À l’entrée, sur fond de musique techno, deux élèves volontaires appuyés par deux agents de sécurité assurent les contrôles. Les allées et venues sont nombreuses.
Dans le hall d’entrée, un programme de la journée a été affiché sur un carton de fortune où sont indiquées les différentes activités : «Stéréotypes de genres» en salle Celan à 9 h ; «Couture» à 10 heures en salle Cavaillès ; ou «Comment devient-on fasciste» en salle Dussane à 11h30. Des élèves assurent l’accueil derrière un bureau pour répondre aux interrogations des visiteurs ; d’autres proposent boissons et victuailles. Des piles de tracts sont à disposition sur une table.
07:49
Mortiers, pillages et défense du Negresco : après le chaos du 17 octobre, Nice à l’épreuve de l’« Acte II »
Le mot d’ordre est clair : tout faire pour éviter que cela recommence. Pas de bis repetita dans la cinquième ville de France après que des scènes de chaos et de violences, jusque dans son centre, ont terni l’image de la cité touristique d’ordinaire bien tranquille. De mémoire de Niçois, on n’avait « jamais » vu de telles dégradations visant des commerces et autant de gaz lacrymogènes assombrir pendant quelques heures le bleu du ciel azuréen, le 17 octobre dernier, en marge des manifestations contre la vie chère.
Samedi, le dispositif sera modifié en conséquence, garantit-on de toute part. Étendu jusqu’au port à l’est de la ville, il ne mobilisera pas moins de 650 policiers nationaux et gendarmes sur tout le département des Alpes-Maritimes dont 450 pour la seule ville de Nice et sa périphérie - la moitié des interpellés de la semaine dernière n’y résidant pas. Un « dispositif de moyens massif » calibré pour répondre à des heurts qui ont choqué comme partout en France - même si l’ampleur des dégradations est certes bien moindre à Nice qu’à Lyon, Marseille ou Paris. « Ici, il n’y a pas eu de bâtiments publics qui ont été attaqués », pointe justement la préfecture, bien que du mobilier urbain ait été dégradé.
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07:37
Un dispositif de sécurité plus musclé pour éviter le fiasco
Plus de 70.000 policiers, gendarmes et pompiers sur le pont en France pour sécuriser le pays ce week-end et prévenir les débordements dans les centres-villes, tels que ceux survenus les 17 et 18 octobre derniers, de Paris à Limoges en passant par Lyon ou Marseille. Ce n’est pas la mobilisation la plus importante que le pays ait connue un soir de surchauffe sécuritaire, mais ce format n’est guère éloigné de celui retenu d’ordinaire pour la gestion des « fêtes » de la Saint-Sylvestre, le 31 décembre, marquées depuis 1997 par un vandalisme et des violences de masse.
Non seulement le volume des forces augmente sensiblement, de près de 20 % environ 60.000 fonctionnaires et militaires de la gendarmerie étaient engagés le 17 octobre -, mais elles varient dans leur configuration. Comme lors des émeutes de l’été 2023, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, y adjoint des unités d’élite : le Raid, la BRI, le GIGN. Sans parler de l’équipement plus spécifiquement dédié à la lutte contre les violences urbaines : des blindés Centaure de la gendarmerie, des engins lanceurs d’eau en nombre, des hélicoptères.
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07:37
Emmanuel Macron recommande de ne pas manifester
Emmanuel Macron a annoncé jeudi que seules les manifestations organisées par des syndicats seraient autorisées samedi. S’exprimant à l’issue d’un Conseil de sécurité, il a affirmé que «la recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation dans les jours à venir».
Sept partis politiques de gauche ont déposé vendredi un recours auprès du Conseil d’État pour contester les déclarations (Les Écologistes, La France insoumise, le Parti socialiste, le Parti communiste, Debout (le parti de François Ruffin), L’Après (parti des ex-insoumis) et Génération.s).
07:24
Le congrès du RN à Orléans, épicentre d’une nouvelle journée de manifestations à haut risque
Au coeur d’un nouveau samedi de mobilisation sous haute surveillance partout en France, Orléans accueille le congrès du Rassemblement national et se prépare à une manifestation record, à la veille du premier grand meeting de campagne de Marine Le Pen.
Jamais la préfecture du Loiret n’a connu pareil défilé. Les autorités attendent jusqu’à 30.000 personnes dès 10H30, sur un parcours modifié pour éviter le centre-ville. Deux fois plus de monde qu’à l’acmé du mouvement contre la dernière réforme des retraites. Un quart de la population de cette capitale régionale.
Dans la foule, on guettera la présence annoncée d’Olivier Faure (PS), Bally Bagayoko (LFI) et Sophie Binet (CGT), dont les organisations ont appelé, comme une cinquantaine d’autres partis politiques, syndicats et associations, à ce rassemblement «contre le racisme, le fascisme et l’impérialisme» - mais d’abord «contre le RN et ses idées mortifères».
Pour encadrer ce cortège et sécuriser le congrès du parti d’extrême droite, tous les effectifs de police locaux ont été mobilisés, renforcés par quinze compagnies de CRS et de gendarmes mobiles. Soit près de 3.000 hommes «bien équipés» avec deux blindés Centaure, des engins lanceurs d’eau, des hélicoptères et des drones, prêts à contenir les 2.000 à 3.000 «éléments radicaux» qui pourraient se fondre dans la masse, selon les autorités.
07:22
À Paris, le parcours interdit à la dernière minute
La préfecture de police a finalement interdit vendredi soir, par arrêté, le parcours Bastille-Nation de la manifestation parisienne prévue samedi après-midi. Elle a proposé un nouveau tracé de la porte d’Italie à la porte de Vincennes. Préfecture et intersyndicale s’étaient pourtant mises d’accord jeudi sur un cortège entre Bastille et Nation.
L’intersyndicale de l’Ile-de-France a déclaré qu’un nouveau parcours avait été «imposé» par la préfecture : entre la Porte de Vincennes et la Porte d’Italie, «impossible à sécuriser» selon le co-secrétaire général de la CGT de Paris, Karl Ghazi. «Interdire la manifestation de demain est scandaleux. Le droit de manifester est constitutionnel. On ne lâchera rien et on sera dans la rue le 24 octobre à Bastille», écrit l’UNEF sur X.
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07:22
70.000 policiers et gendarmes mobilisés : «On sera absolument intraitables», prévient Nunez
Vendredi, Laurent Nunez a présenté le dispositif de sécurité qui sera déployé à l’occasion du nouveau week-end de mobilisation dans toute la France. Le ministre de l’Intérieur a affirmé que «de nombreux appels de la mouvance d’ultragauche et de l’extrême-gauche radicale» à «commettre des pillages et des exactions» ont été repérés sur les réseaux sociaux.
«On sera absolument intraitables», a-t-il martelé, «les consignes que j’ai passées sont de faire preuve de la plus grande fermeté.» Laurent Nunez a aussi adressé un message de «mise en garde» aux pilleurs, en assurant qu’il y aurait «forcément des suites judiciaires».
Le ministre de l’Intérieur a également annoncé la mobilisation de 70.000 policiers et gendarmes déployés partout dans l’Hexagone. Parmi eux, des «effectifs locaux des différents départements mais également des effectifs des forces mobiles», «des unités d’élite comme le RAID, le GIGN ou la BRI pour la préfecture de police» et «une vingtaine de véhicules blindés Centaure» pour la gendarmerie «et 15 engins lanceurs d’eau» pour la police, qui seront déployés en France.
Laurent Nunez a souligné que les «unités d’élite n’ont pas vocation à faire du maintien de l’ordre» mais sont sollicitées pour «des missions où elles vont venir suppléer, décharger les forces de sécurité intérieure qui, elles, sont habilitées à faire du maintien de l’ordre».
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07:22
«Satisfaits» de l’écoute de Macron, les représentants lycéens appellent à «continuer à se mobiliser»
L’ensemble des représentants des lycéens reçus vendredi par Emmanuel Macron a appelé à «continuer à se mobiliser» jusqu’à l’annonce de mesures concrètes dont les premières sont attendues lundi à l’occasion d’une rencontre avec le premier ministre.
Ces représentants se sont dits globalement «satisfaits» de l’écoute du chef de l’État, qui leur a promis selon eux une «refonte» de Parcoursup dans le cadre des discussions engagées cette semaine sur la plateforme d’accès à l’enseignement supérieur, mais dont ils continuent toutefois à réclamer l’abrogation.
07:18
Bonjour et bienvenue dans ce direct
Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à «Acte II» du mouvement de contestation en France. Une nouvelle journée de mobilisation se tient ce samedi, une semaine après les violences et pillages commis les 17 et 18 octobre. Quelque 70.000 policiers et gendarmes seront mobilisés en France, selon le ministre de l’Intérieur.
Les publications apparaîtront ici


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