D’après le président ukrainien, des projets d’accords sont en cours d’élaboration et certains points ont été renforcés lors de discussions entre négociateurs ukrainiens et américains.

Des tombes de soldats ukrainiens tombés au combat sont décorées pour les fêtes de fin d’année, au cimetière militaire de Lychakiv, à Lviv, en Ukraine, le 23 décembre 2025. - YURIY DYACHYSHYN / AFP Des tombes de soldats ukrainiens tombés au combat sont décorées pour les fêtes de fin d’année, au cimetière militaire de Lychakiv, à Lviv, en Ukraine, le 23 décembre 2025. YURIY DYACHYSHYN / AFP

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Trois civils blessés dans des bombardements russes à Zaporijia, selon les autorités locales

Trois personnes ont été blessées et treize immeubles endommagés, cette nuit, par des bombardements russes à Zaporijia, dans le sud de l’Ukraine, annonce Ivan Fedorov, chef de l’administration militaire régionale. Une nouvelle explosion y a, selon lui, retenti vers 8 heures, heure de Paris, après une autre alerte aérienne.

Dix-neuf sites touchés cette nuit par des drones russes, selon l’armée ukrainienne

Soixante des 116 drones russes lancés dans la nuit ont été interceptés ou détournés par brouillage, mais 48 drones ont touché 19 sites, annonce l’armée de l’air ukrainienne. « L’ennemi a dirigé un nombre important de drones d’attaque vers une infrastructure critique de la région de Tchernihiv », dans le Nord, précise-t-elle, sans parler des conséquences ni de ce que sont devenus les huit drones manquants.

Le taux d’interception, moins de 52 %, est particulièrement faible, malgré le nombre relativement réduit de drones. Sur les 635 lancés la veille, 587, soit 92 %, avaient été interceptés ou détournés, selon l’armée.

Deux policiers tués par un engin explosif à Moscou

Deux agents de la police routière russe ont été tués dans la nuit de mardi à mercredi, à Moscou, par une explosion survenue lors d’une interpellation, annonce le Comité d’enquête de la Fédération de Russie.

« Un engin explosif a été mis à feu » au moment où les agents approchaient d’un suspect pour l’arrêter, dit-il dans un communiqué. Les deux policiers et une personne se trouvant à côté d’eux « ont succombé à leurs blessures », poursuit le comité d’enquête, ajoutant qu’une enquête pour « atteinte à la vie » de membres des forces de l’ordre et « trafic d’explosifs » a été ouverte.

Les faits se sont produits rue Eletskaïa, dans le sud de Moscou, à proximité de l’endroit où le lieutenant-général Fanil Sarvarov, qui dirigeait le département de la formation opérationnelle au sein de l’état-major des forces russes, a été tué lundi par un engin déposé sous sa voiture.

L’Ukraine perd Siversk, un bastion protégeant le dernier quart de la région de Donetsk

Par Emmanuel Grynszpan

L’armée ukrainienne a indiqué, le 23 décembre, s’être totalement retirée de la ville de Siversk, qui constituait un verrou bloquant l’avancée russe vers Sloviansk et Kramatorsk, la dernière grande conurbation de la région de Donetsk encore sous contrôle ukrainien. Alors que l’autre grande conurbation de Pokrovsk et Myrnohrad, au sud-est, est elle aussi sur le point de tomber, Sloviansk et Kramatorsk constituent, aujourd’hui, les dernières villes du Donbass que la Russie n’a pas ravagées en quatre années de guerre.

Le point sur la situation, mardi 23 décembre à 23 heures

  • L’armée ukrainienne abandonne la ville de Siversk. L’armée russe en avait revendiqué la prise, le 11 décembre, l’Ukraine avait démenti, malgré la supériorité des forces russes dans la zone.
  • L’armée russe entre dans le village de Hrabovske, dans l’oblast ukrainien de Soumy. Des soldats russes ont enlevé 52 civils du village, dont des enfants, et les ont emmenés en Russie.
  • Plus de 400 000 soldats russes ont été tués ou blessés pendant l’année 2025, selon les services de renseignement du ministère de la défense britannique.
  • La centrale nucléaire de Tchernobyl menacée d’effondrement en cas de nouvelle frappe russe, selon son directeur. Le nouveau confinement de sécurité a été gravement endommagé lors d’une frappe de drone russe, en février, qui a provoqué un incendie majeur dans le revêtement extérieur de la structure en acier.
  • Un cargo turc touché par un drone-kamikaze en mer Noire. Le Vivo a été touché dans la nuit du 22 au 23 décembre alors qu’il naviguait en eaux internationales, rapportent plusieurs médias turcs.
  • Les services ukrainiens ont attaqué un avion de surveillance maritime avant l’attaque contre un sous-marin dans le port de Novorossiïsk.
  • Le pape Léon XIV appelle à une trêve mondiale pour Noël et déplore le refus de la Russie d’y souscrire.

Sur Le Monde aujourd’hui

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Volodymyr Zelensky affirme que Washington reste déterminé à parvenir à un accord de paix

Dans son allocution du soir, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a affirmé que les Etats-Unis restaient déterminés à parvenir à un accord de paix, après avoir été informé des discussions menées par des négociateurs ukrainiens avec la partie américaine.

M. Zelensky a dit avoir reçu, mardi, un rapport détaillé du secrétaire du conseil de sécurité nationale et de défense, Rustem Umerov, et du chef d’état-major des forces armées ukrainiennes, Andriï Hnatov, à l’issue de leurs réunions avec des représentants américains.

Selon le chef de l’Etat, des projets d’accords sont déjà en cours d’élaboration et certains points ont été renforcés lors des discussions. « Nous restons en contact permanent avec les Etats-Unis et comptons sur une poursuite de la coopération », a-t-il déclaré.

Volodymyr Zelensky a estimé que Washington souhaitait parvenir à un accord de paix final, assurant que l’Ukraine coopérait pleinement et ne constituerait « jamais un obstacle à la paix ». Il a toutefois souligné que la Russie devait cesser de « saboter la diplomatie » et prendre au sérieux la fin de la guerre.

Le président ukrainien a également appelé à maintenir la pression sur Moscou afin de mettre un terme à son agression, affirmant que la communauté internationale disposait de « tous les instruments nécessaires » pour y parvenir.

Cyberattaque contre La Poste : la DGSI et l’unité nationale cyber saisies

Le groupe La Poste avait déposé plainte après cette attaque, qui a été revendiquée par le groupe de hackeurs prorusses Noname057.

Le pape Léon XIV appelle à une trêve mondiale pour Noël et déplore le refus de la Russie d’y souscrire

Le pape Léon XIV a demandé mardi 23 décembre soir une trêve d’un jour pour Noël dans le monde entier, sans mentionner de conflit particulier mais disant regretter le fait que « la Russie semble avoir rejeté la demande de trêve ».

« Je renouvelle cette demande à toutes les personnes de bonne volonté afin qu’elles respectent au moins, en cette fête de la naissance du Sauveur, une journée de paix », a déclaré le pape à la sortie de sa résidence de Castel Gandolfo, dans les environs de Rome, avant de regagner le Vatican.

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Les services ukrainiens attaquent un avion de surveillance maritime avant l’attaque contre un sous-marin dans le port de Novorossiïsk

Dans un communiqué, le service de sécurité de l’Ukraine (SBU) affirme avoir neutralisé un avion russe de patrouille maritime avant l’attaque, le 15 décembre, contre un sous-marin russe du projet 636 Varchavianka (nom de code OTAN : Kilo amélioré) dans le port de Novorossiïsk.

D’après le SBU, l’appareil touché était un avion de lutte anti-sous-marine Iliouchine Il-38N (code OTAN : May), stationné sur la base aérienne russe de Ieïsk [🚩], et présenté comme un élément-clé du dispositif russe de surveillance en mer Noire. L’avion aurait été capable de détecter des drones sous-marins ukrainiens.

Les services ukrainiens affirment que la neutralisation de cet appareil a permis la réussite de l’opération visant un sous-marin russe de la classe Varshavyanka dans le port de Novorossiïsk.

Selon le SBU, l’attaque contre l’avion a été menée à l’aide d’un drone équipé d’une charge explosive à fragmentation, déclenchée au-dessus des systèmes radar et d’équipements principaux, endommageant également un moteur. Le coût de l’appareil est estimé à environ 24 millions de dollars. Le SBU soutient que la Russie ne disposait que d’un seul avion de ce type opérationnel en mer Noire. La Russie n’a pas fait de commentaire.

Un cargo turc touché par un drone kamikaze en mer Noire

Un cargo turc a été touché dans la mer Noire par un drone kamikaze dans la nuit du 22 au 23 décembre alors qu’il naviguait en eaux internationales, rapportent plusieurs médias turcs. Il transportait de l’huile de tournesol d’Odessa vers la Turquie.

Des images diffusées par les médias tucs montrent des scènes de panique à bord, notamment sur la passerelle, après l’impact de l’engin. Un incendie s’est déclaré, mais a pu être maîtrisé par l’équipage, aucun blessé n’a été signalé et le navire a pu reprendre sa route.

Cet incident porte à quatre le nombre de navires turcs victimes d’attaques attribuées à la Russie, après plusieurs frappes sur d’autres cargos ces dernières semaines. Ankara a exprimé à plusieurs reprises sa « vive inquiétude » face à la dégradation de la sécurité maritime en mer Noire et dénoncé les attaques visant des navires commerciaux, soulignant les risques pour la liberté de navigation.

Plus de 400 000 soldats russes tués ou blessés pendant l’année 2025, selon les services de renseignement du ministère de la défense britannique

La Russie continue de subir des pertes humaines très élevées dans la guerre en Ukraine, avec probablement plus de 400 000 soldats tués ou blessés en 2024 comme en 2025, selon une note publiée le 23 décembre par les services de renseignement du ministère de la défense britannique.

Cette évaluation souligne que les Russes issus des grandes villes contribuent de manière disproportionnellement faible aux effectifs engagés et aux pertes, par rapport au reste de la population. Le média russe indépendant Proekt rapportait en novembre qu’une étude de grande ampleur montre que moins de 1 % des responsables de l’État russe ont des proches ayant participé à l’invasion à grande échelle de l’Ukraine.

Selon le renseignement britannique, Moscou concentre ses efforts de recrutement sur des régions pauvres, souvent majoritairement peuplées de minorités ethniques, où les incitations financières sont plus efficaces, tout en limitant l’impact du conflit sur les populations urbaines disposant d’une plus forte influence politique. Les autorités russes seraient prêtes à tolérer durablement des pertes humaines élevées tant que celles-ci n’affectent pas le soutien de l’opinion publique et des élites au conflit, et qu’elles peuvent être compensées par de nouveaux recrutements.

Au début du mois de décembre, l’hebdomadaire The Economist estimait que la Russie aurait perdu environ 1 % de sa population masculine en âge de combattre d’avant-guerre. Moscou ne publie pas de chiffres officiels sur ses pertes militaires. Selon des estimations occidentales, celles-ci seraient, à l’été 2025, environ quinze fois supérieures à celles subies par l’Union soviétique durant sa guerre de dix ans en Afghanistan.

Le site Mediazona, en collaboration avec le service russe de la BBC et une équipe de bénévoles, compile et met à jour une liste nominative des militaires russes tués en Ukraine. Cette liste de 156 161 noms est établie à partir de sources publiques et vérifiables, telles que des publications de proches sur les réseaux sociaux, des articles de la presse locale et des déclarations des autorités régionales. La liste n’est pas exhaustive, car toutes ces morts ne font pas l’objet d’une annonce publique.

La note publiée par les services de renseignement du ministère de la défense britannique, mardi 23 décembre 2025. La note publiée par les services de renseignement du ministère de la défense britannique, mardi 23 décembre 2025.

L’armée ukrainienne abandonne la ville de Siversk

L’armée ukrainienne s’est retirée de Siversk, [🚩] mardi. « De violents combats se poursuivent près de Siversk. Les forces russes disposent d’un avantage significatif en hommes et en matériel et continuent leurs opérations offensives malgré des pertes importantes », écrit l’état-major sur Facebook. « Afin de préserver la vie des soldats et la capacité de combat des unités, les défenseurs ukrainiens se sont retirés de la localité », a-t-il précisé. L’armée russe en avait revendiqué la prise, le 11 décembre, l’Ukraine avait démenti, malgré la supériorité des forces russes dans la zone.

Selon l’armée ukrainienne, les forces russes ont progressé en raison de leur supériorité numérique et de la pression constante exercée par de petits groupes d’assaut, dans des conditions météorologiques difficiles. L’état-major a toutefois affirmé que Siversk reste sous le contrôle de feu des forces ukrainiennes, ajoutant que les troupes russes présentes dans la ville sont ciblées et que leurs lignes logistiques sont coupées afin d’empêcher toute avancée supplémentaire.

Le 22 décembre, l’armée ukrainienne avait signalé que les forces russes tentaient toujours de faire traverser la rivière Siversky Donets à du personnel militaire et que la situation dans la localité voisine de Serebrianka était « extrêmement difficile ». D’après des cartes de sources ouvertes, Serebrianka [🚩] serait passée sous contrôle russe, tandis que Siversk serait partiellement occupée, une grande partie de la ville restant disputée.

L’armée russe entre dans le village de Hrabovske, dans l’oblast ukrainien de Soumy

Environ une centaine de soldats russes sont entrés dans le village de Hrabovske [🚩], dans l’oblast ukrainien de Soumy, et ont tenté d’avancer en direction de la localité de Riasne. « Les unités russes consolident actuellement leurs positions dans la partie sud de Hrabovske. Les forces ukrainiennes tentent de les en déloger. Les combats se poursuivent dans le village », a déclaré Viktor Trehoubov, responsable de la communication des Forces conjointes, cité par le média public Suspline.

Selon lui, l’attaque des forces russes a été « soudaine ». Il a ajouté que les localités situées directement sur la frontière avec la Russie ne peuvent être sécurisées durablement que par l’établissement d’une zone de contrôle ukrainienne s’étendant sur plusieurs kilomètres à l’intérieur du territoire russe. Hrabovske est situé à la frontière avec l’oblast russe de Belgorod.

Par ailleurs, des soldats de la 36e brigade russe ont enlevé 52 civils du village, dont des enfants, et les ont emmenés en Russie, un acte qualifié de crime de guerre par Kiev, qui a appelé ses partenaires internationaux à faciliter le retour des personnes enlevées.

La centrale nucléaire de Tchernobyl menacée d’effondrement en cas de nouvelle frappe russe, selon son directeur

Des employés de la centrale de Tchernobyl, le 22 décembre 2025. Des employés de la centrale de Tchernobyl, le 22 décembre 2025.

Une frappe russe pourrait provoquer l’effondrement de l’abri antiradiations interne de la centrale nucléaire de Tchernobyl, aujourd’hui à l’arrêt, en Ukraine, a déclaré le directeur de la centrale, Sergiy Tarakanov à l’Agence France-Presse (AFP). « Si un missile ou un drone le touche directement, ou même tombe quelque part à proximité, par exemple un Iskander, Dieu nous en garde, cela provoquera un mini-séisme dans la zone », a-t-il expliqué à l’AFP, lors d’un entretien réalisé la semaine dernière. « Personne ne peut garantir que l’abri restera debout après cela. C’est là la principale menace », a-t-il ajouté.

Les vestiges de la centrale nucléaire sont recouverts d’une coque interne en acier et en béton, que l’on nomme « sarcophage », construite à la hâte après la catastrophe nucléaire de 1986, ainsi que d’une coque externe moderne et high-tech, appelée « New Safe Confinement » (NSC, nouveau confinement de sécurité).

L’abri du NSC a été gravement endommagé lors d’une frappe de drone russe, en février, qui a provoqué un incendie majeur dans le revêtement extérieur de la structure en acier. « Notre NSC a perdu plusieurs de ses fonctions principales. Et nous comprenons qu’il nous faudra au moins trois ou quatre ans pour restaurer ces fonctions », a précisé M. Tarakanov.

Les niveaux de radiation sur le site restent « stables et dans les limites normales », a-t-il aussi déclaré.

L’AIEA a prévenu au début du mois qu’une mission d’inspection avait constaté que l’abri avait « perdu ses fonctions de sécurité essentielles, notamment sa capacité de confinement, mais qu’il n’y avait pas de dommages permanents aux structures porteuses ou aux systèmes de surveillance ».

Le trou causé par l’impact du drone a été recouvert d’un écran protecteur, a encore détaillé M. Tarakanov, mais 300 petits trous faits par les pompiers pour lutter contre l’incendie doivent encore être comblés.

L’armée russe s’était emparée de la centrale au début de son invasion, en 2022, avant de se retirer quelques semaines plus tard.

Bonjour,

Puisque vous semblez faire confiance à la propagande russe, il est utile de préciser que, même au sommet du régime poutinien, les responsables militaires pratiquent l’approximation avec plus de constance que la cohérence. Ainsi, le 18 décembre, l’agence TASS rapportait que Valéri Guerassimov, chef d’état-major de l’armée russe a affirmé par que les forces russes ont conquis plus de 6 300 kilomètres carrés en 2025 soit légèrement plus que les 6 000 kilomètres carrés revendiqués la veille par le ministre russe de la défense, Andreï Belooussov (sur le site du Kremlin), devant Vladimir Poutine. L’Institute for The Study of War estime que les forces russes n’ont en réalité conquis qu’environ 4 700 kilomètres carrés en 2025, soit seulement 1,04 % de la superficie totale de l’Ukraine. La répétition des affirmations issues des discours de Poutine, Guerassimov et Belooussov sert surtout à diffuser le narratif russe auprès du public international.

Vous noterez que le Financial Times (FT) et le Washington Post soulignent que même les rapports destinés à Vladimir Poutine relèvent davantage de la mise en scène que de l’analyse. D’après le FT, des responsables russes fournissent au Kremlin des comptes rendus exagérant les pertes ukrainiennes et minimisant les revers russes, alimentant la conviction de Vladimir Poutine que la Russie peut remporter la guerre. Le journal précise que le chef d’état-major russe, Valeri Guerassimov, est chargé d’informer le président sur l’évolution du conflit.

En parallèle, des sources citées par le Washington Post évoquent de possibles risques économiques, dont une crise bancaire, et estiment que 2026 pourrait être la première année véritablement difficile pour l’économie russe depuis le début de l’invasion. Malgré ces signaux, Vladimir Poutine continue d’afficher sa détermination à poursuivre la guerre, convaincu que la Russie peut l’emporter dans un conflit d’usure.

Le point sur la situation, mardi 23 décembre à 16 heures

  • Environ 650 drones et une trentaine de missiles russes ont été lancés dans la nuit en Ukraine, a annoncé Volodymyr Zelensky, qui a fait état de trois morts. Cette vaste attaque, menée à l’avant-veille de Noël, après un nouveau cycle de négociations aux Etats-Unis « signale très clairement les priorités de la Russie », a-t-il souligné.
  • Selon l’armée de l’air ukrainienne, 587 des 635 drones et 34 des 38 missiles russes lancés entre 18 heures et 11 h 30 ont été interceptés ou détournés. « Des impacts de missiles et de 39 drones d’attaque ont été enregistrés sur 21 sites, et des débris d’engins abattus en ont touché 8 autres », a-t-elle précisé, sans les localiser.
  • Les oblasts de Rivne, de Ternopil et de Khmelnytsky, dans l’ouest de l’Ukraine, ont été presque totalement privés d’électricité, a annoncé le ministre de l’énergie ukrainien par intérim, Artem Nekrassov, selon lequel il s’agit de la neuvième attaque russe de grande ampleur depuis le début de l’année.
  • Des installations électriques essentielles et des entrepôts civils ont, par ailleurs, été endommagés dans l’oblast d’Odessa, selon le vice-premier ministre ukrainien chargé de la reconstruction. Un navire sous pavillon libanais chargé de soja ukrainien a également été touché dans le port d’Odessa, mais aucune victime n’est à déplorer, ajoute-t-il.
  • Des incendies se sont déclarés dans la zone industrielle de Boudionnovsk, ville du kraï russe de Stavropol, après un raid de drones ukrainiens, rapporte Vladimir Vladimirov, gouverneur de la région. D’après le ministère de la défense russe, 44 drones ukrainiens ont été interceptés entre 23 heures et 9 heures, heure de Moscou, dont sept dans le kraï de Stavropol et 17 dans l’oblast de Belgorod.

A Kiev, à la suite de l’attaque aérienne russe survenue dans la matinée

La Russie a mené, aux premières heures du mardi 23 décembre 2025, une attaque aérienne contre Kiev, a annoncé l’administration militaire de la capitale ukrainienne. Dans un message publié sur Telegram, celle-ci a indiqué que les systèmes de défense antiaérienne étaient engagés afin de « neutraliser la menace dans le ciel au-dessus de la capitale », appelant la population à rester à l’abri.

Evacuation d’un immeuble résidentiel à la suite de l’attaque aérienne russe sur Kiev, le 23 décembre 2025. Evacuation d’un immeuble résidentiel à la suite de l’attaque aérienne russe sur Kiev, le 23 décembre 2025.
A la suite de l’attaque aérienne russe sur Kiev, le 23 décembre 2025. A la suite de l’attaque aérienne russe sur Kiev, le 23 décembre 2025.
A la suite de l’attaque aérienne russe sur Kiev, le 23 décembre 2025. A la suite de l’attaque aérienne russe sur Kiev, le 23 décembre 2025.
Evacuation d’un immeuble résidentiel à la suite de l’attaque aérienne russe sur Kiev, le 23 décembre 2025. Evacuation d’un immeuble résidentiel à la suite de l’attaque aérienne russe sur Kiev, le 23 décembre 2025.
Dans le métro de Kiev servant d’abris aérien, à la suite de l’attaque aérienne russe, le 23 décembre 2025. Dans le métro de Kiev servant d’abris aérien, à la suite de l’attaque aérienne russe, le 23 décembre 2025.
Dans le métro de Kiev servant d’abris aérien, à la suite de l’attaque aérienne russe, le 23 décembre 2025. Dans le métro de Kiev servant d’abris aérien, à la suite de l’attaque aérienne russe, le 23 décembre 2025.

Bonjour didou31,

L’armée ukrainienne assure contrôler la partie de Pokrovsk située au nord de la voie ferrée qui traverse la ville et dit poursuivre « l’élimination » des troupes russes présentes dans la zone urbaine. Selon le groupement opérationnel est, 174 soldats russes y ont été mis hors de combat hier et 58 assauts repoussés, ce qui n’est pas vérifiable, mais qui donne une idée de l’intensité des affrontements.

« Des voies logistiques supplémentaires sont en cours d’organisation afin d’assurer l’approvisionnement ininterrompu de nos unités et leur évacuation en temps utile », ajoute-t-il, laissant entendre que ce point reste problématique.

« Nos positions sont défendues. La situation n’a pas changé au cours du dernier mois, sauf dans le nombre de personnes à l’intérieur de Pokrovsk », disait, quant à lui, lundi soir, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, selon lequel 1 100 soldats russes se trouvent à Pokrovsk. A Koupiansk, autre point chaud du front, dans l’oblast de Kharkiv, que l’armée ukrainienne dit contrôler à 90 %, il en reste, selon lui, une centaine.

Les points-clés des discussions de Miami couchés sur le papier, selon le président ukrainien

« Nous avons travaillé de manière productive avec les représentants du président [américain Donald] Trump et plusieurs projets de documents sont désormais prêts », écrit Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux, après avoir fait le point avec les émissaires ukrainiens Rustem Umerov et Andri Hnatov sur leurs discussions de la fin de la semaine dernière, à Miami.

« Il s’agit notamment de documents concernant les garanties de sécurité pour l’Ukraine, la reconstruction et le cadre de base pour mettre fin à cette guerre. Les points ont été fixés aujourd’hui afin qu'ils correspondent à l’objectif de mettre réellement fin à la guerre et à la nécessité d’empêcher une troisième invasion russe », poursuit le président ukrainien, qui exprime en outre sa reconnaissance à ses partenaires européens « pour leur soutien et leur coordination ».

« Nous attendons avec impatience la poursuite du dialogue avec les Etats-Unis. Il est important que la diplomatie aille toujours de pair avec la pression exercée sur la Russie et le soutien nécessaire à l’Ukraine », ajoute-t-il.

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