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De fortes explosions ont été entendues tôt mardi dans la capitale ukrainienne et l’administration militaire a fait état d’une attaque de missiles. Sur le volet des pourparlers visant à mettre fin au conflit, Volodymyr Zelensky a évoqué la possibilité d’une nouvelle session de négociations trilatérales.
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Deux morts à Kiev après la reprise des frappes Russes
Après trois jours de trêve, des frappes russes sur la capitale ukrainienne ont fait au moins deux morts et sept blessés dans la nuit de lundi à mardi, ont annoncé les autorités militaires locales. Un bilan qui est susceptible de s’alourdir.
De fortes explosions ont été entendues tôt mardi à Kiev, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse. L’administration militaire de la capitale a fait état d’une attaque de missiles et invité les habitants à gagner les abris, soulignant que « la défense aérienne [était] activée ». Après trois jours de suspension, en raison de la visite à Kiev des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, et des pourparlers visant à mettre fin à la guerre, les attaques russes ont donc repris.
Les services d’urgence ont fait état de bâtiments touchés dans les districts de Boryspil et Fastiv, dans la banlieue de la capitale. L’agence d’Etat russe Tass a également confirmé que « le moratoire de trois jours sur les frappes contre Kiev, instauré à l’occasion de la visite de négociateurs américains en Ukraine, a pris fin ». L’Ukraine avait elle aussi suspendu ses frappes visant la région de Moscou.
Volodymyr Zelensky appelle à de nouvelles sanctions américaines contre la Russie
Volodymyr Zelensky a déclaré à Axios que l’Ukraine devrait rester militairement forte pendant toute la durée du processus diplomatique. Il a estimé que Kiev se trouvait actuellement dans une meilleure position sur le champ de bataille qu’auparavant, malgré les pénuries en matière de défense aérienne et la poursuite des attaques russes au moyen de drones et de missiles.
Il a également appelé à de nouvelles sanctions américaines contre la Russie, les décrivant comme une source essentielle de pression dans le cadre de toute négociation.
« Poutine a besoin d’argent », a déclaré le président ukrainien. « Poutine veut de l’argent pour continuer la guerre. »
Volodymyr Zelensky évoque la possibilité d’une nouvelle session de négociations trilatérales
Volodymyr Zelensky a déclaré que l’Ukraine souhaitait profiter des mois de septembre et d’octobre pour relancer un processus diplomatique et a évoqué la nouvelle session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, courant septembre, comme un moment possible pour de nouvelles discussions entre les Etats-Unis et l’Ukraine.
Il a également évoqué la possibilité d’une nouvelle session de négociations trilatérales entre les Etats-Unis, l’Ukraine et la Russie, même si aucune décision n’a encore été prise.
« Nous avons septembre et octobre pour trouver un moyen de parler. Sans dialogue… nous n’aurons pas de résultat », a déclaré le président ukrainien.
« Je pense que le président Trump peut trouver un moyen de lancer réellement le processus de négociation avant le froid de l’hiver », a-t-il ajouté.
Les Etats-Unis soutiennent un « paquet hivernal » d’aides pour l’Ukraine, selon Volodymyr Zelensky
Volodymyr Zelensky a déclaré à Axios que les émissaires américains devaient faire un compte rendu à Donald Trump avant de poursuivre les consultations avec les responsables ukrainiens et européens.
M. Zelensky a ajouté que les Etats-Unis soutenaient également un « paquet hivernal » pour l’Ukraine, comprenant une aide à la défense aérienne et au secteur énergétique.
« Il ne s’agit pas seulement de missiles, a déclaré le président ukrainien. Il s’agit également de GNL [gaz naturel liquéfié] et de mesures de désescalade. »
Les émissaires américains ont évoqué à Moscou des mesures de désescalade avant et pendant l’hiver, selon le président ukrainien
Volodymyr Zelensky a déclaré à Axios que les émissaires américains s’étaient rendus à Moscou et à Kiev principalement pour « débloquer » le processus diplomatique, mais qu’ils avaient également apporté de nouvelles propositions.
Il a refusé d’en révéler tous les détails, mais a indiqué que certaines discussions portaient sur d’éventuelles mesures de désescalade de la part de la Russie et de l’Ukraine avant et pendant l’hiver.
« Il y a des idées concernant les infrastructures énergétiques et les livraisons de céréales, les installations électriques et les exportations de pétrole et de gaz. Nous avons des intérêts différents, la Russie et nous », a déclaré M. Zelensky.
Le premier objectif, selon lui, est la reprise des négociations. Le second est que l’hiver à venir soit différent des précédents, durant lesquels les attaques russes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes avaient aggravé la guerre. Il faudrait trouver, avant ou pendant l’hiver, des mesures « susceptibles de rapprocher les deux parties de la paix ».
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Le président ukrainien pense que les semaines précédant l’hiver offrent une fenêtre pour la diplomatie, selon « Axios »
Les Etats-Unis étudient la possibilité que l’Ukraine et la Russie prennent des mesures pour désamorcer le conflit pendant l’hiver, tout en relançant les négociations en vue d’un accord de paix plus large, a déclaré lundi le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, à Axios.
Le président ukrainien considère que les semaines précédant l’hiver offrent une fenêtre pour la diplomatie.
Certes, M. Zelensky a déclaré qu’il était convaincu que le président russe, Vladimir Poutine, comptait sur un autre hiver brutal pour affaiblir l’Ukraine. « La Russie pense réellement que cet hiver peut l’aider à nous briser », a-t-il déclaré.
Mais il a ajouté que M. Poutine ne voulait pas contrarier le président américain avant les élections de mi-mandat. « Mon sentiment [est] que Poutine a besoin de Trump », a déclaré M. Zelensky.
M. Zelensky a donc affirmé que même si M. Poutine ne voulait pas désamorcer le conflit, l’administration Trump pourrait faire pression sur lui pour qu’il le fasse. Le président ukrainien a ajouté qu’à l’issue de la visite des émissaires américains il pensait que le président russe était « prêt à discuter » de pistes permettant de faire avancer les négociations.
Le président ukrainien a insisté sur le fait que l’Ukraine avait déjà fait toutes les concessions qu’elle pouvait faire et que tout processus diplomatique devrait également inclure des garanties de sécurité ainsi qu’un programme de soutien économique.
Il a également souligné que la Russie était elle-même confrontée à des risques à l’approche des mois d’hiver. L’Ukraine, a-t-il affirmé, peut également frapper la Russie sur le plan économique. « Lorsqu’ils ont attaqué notre réseau électrique, nous avons bloqué leur capacité à vendre du pétrole et du gaz », a-t-il déclaré. Il a également averti que les perturbations des exportations agricoles pourraient faire grimper les prix alimentaires mondiaux et provoquer une insécurité alimentaire.
Le point sur la situation, lundi 7 septembre à 21 heures :
- Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont quitté l’Ukraine après des pourparlers avec les Ukrainiens. Donald Trump devrait s’entretenir par téléphone avec Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky.
- « Nous n’excluons pas la reprise du format tripartite » en vue de nouvelles négociations incluant Moscou, Kiev et Washington, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, ajoutant qu’il était « encore trop tôt pour parler du lieu et des dates précises ».
- « Des progrès substantiels ont été faits, y compris des évolutions en vue de l’organisation de pourparlers tripartites supplémentaires », a déclaré Steve Witkoff.
- Les négociateurs américains ont fait état d’une « nouvelle disposition russe à négocier », a pour sa part rapporté l’Elysée. Et ce « après les élections à la Douma », la Chambre basse du Parlement russe, qui se tiendront du 18 au 20 septembre.
- L’armée russe a lancé 92 drones contre l’Ukraine dans la nuit de dimanche à lundi, selon l’armée de l’air ukrainienne. La Russie, elle, a affirmé avoir détruit 306 drones ukrainiens pendant la nuit.
- La Finlande inaugure une clôture de 200 kilomètres à sa frontière avec la Russie, afin de dissuader Moscou d’« instrumentaliser » les migrants pour la déstabiliser.
- La Suède va acheter pour 630 millions d’euros de systèmes d’artillerie à roquettes américains, a annoncé son gouvernement. Le pays s’emploie à renforcer ses capacités de défense depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en 2022.
- La Russie a annoncé la fermeture du consulat allemand à Saint-Pétersbourg, dernière mesure en date en réaction à la décision de Berlin de fermer le consulat russe à Bonn et le centre culturel russe de Berlin, après la découverte d’un drone chargé d’explosifs à l’aéroport de Leipzig.
Les forces russes attaquent des infrastructures dans la région de Kiev
Les forces russes ont frappé un entrepôt et une installation dans l’oblast de Kiev lundi.
« L’ennemi a attaqué à nouveau l’oblast de Kiev. Dans le quartier Brovary, une maison et une voiture ont été endommagées. Dans le quartier de Boryspil, un entrepôt et une installation ont été endommagés », rapporte sur Telegram l’administration militaire de la région.
A l’heure actuelle, il n’y a pas d’informations sur d’éventuelles victimes.
La Suède va acheter pour 630 millions d’euros de systèmes d’artillerie à roquettes américains
La Suède va consacrer 7 milliards de couronnes (environ 630 millions d’euros) à l’achat de systèmes d’artillerie à roquettes américains Himars pour son armée, a annoncé lundi le gouvernement.
Cette acquisition « permettra aux forces armées suédoises d’opérer sur des zones plus vastes et avec une portée plus grande que les systèmes actuels », a précisé le gouvernement suédois dans un communiqué. Le contrat porte sur l’achat d’une dizaine de véhicules équipés de lance-roquettes ainsi que sur une importante quantité de munitions, a précisé le ministre de la défense Pal Jonson, cité par l’agence de presse suédoise TT.
Les premières livraisons de ces systèmes d’artillerie, fabriqués par le géant américain de la défense Lockheed Martin, sont prévues en 2027, selon le gouvernement. « Compte tenu de la situation sécuritaire, il est nécessaire de disposer rapidement de capacités venant compléter les systèmes d’artillerie conventionnels », comme le système Archer de fabrication suédoise, a ajouté l’exécutif.
La Suède a également annoncé une déclaration commune avec la Finlande voisine visant à approfondir leur coopération en matière de systèmes d’artillerie à roquettes. La Finlande utilise le système de lance-roquettes multiples (MLRS), qui emploie les mêmes munitions et composants que le Himars, a expliqué le gouvernement suédois.
La Suède s’emploie à renforcer ses capacités de défense depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, en 2022. Le pays scandinave et la Finlande ont tous deux abandonné des décennies de non-alignement militaire pour rejoindre l’OTAN à la suite de cette invasion.
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L’Ukraine et l’UE discutent des besoins de financement de Kiev pour 2026 et 2027
A la suite d’une visioconférence entre le commissaire européen à l’économie et à la productivité, Valdis Dombrovskis, et le premier ministre ukrainien, Serhi Koretsky, lundi 7 septembre, la Commission européenne a déclaré qu’il était trop tôt pour arrêter un montant spécifique des besoins financiers de l’Ukraine en 2026-2027 et que le travail pour le déterminer se poursuivrait sur le plan technique, rapporte Ukraïnska Pravda.
Le porte-parole de la Commission européenne Balazs Ujvari a déclaré que MM. Dombrovskis et Koretsky ont parlé de trois questions principales.
« Premièrement, ils ont discuté des besoins de financement de l’Ukraine pour 2026 et 2027. Deuxièmement, ils ont examiné la mise en œuvre des réformes nécessaires pour débloquer les financements prévus dans le cadre du programme de prêt de 90 milliards d’euros. Et troisièmement, ils se sont penchés sur les préparatifs de la stratégie de financement de l’Ukraine pour 2027 », a déclaré M. Ujvari.
Selon lui, « les deux parties ont également convenu qu’il était important que d’autres partenaires internationaux se mobilisent et proposent une aide, que ce soit dans le domaine budgétaire ou dans celui de la défense, en plus de ce que l’UE s’est engagée à fournir ».
M. Ujvari a cité la Norvège en exemple, soulignant qu’elle s’était récemment engagée à aider l’Ukraine à hauteur de 9 milliards de dollars américains en 2027. « C’est un bon exemple. C’est la voie à suivre. Et nous attendons également des autres partenaires qu’ils se mobilisent », a-t-il déclaré.
Dans le même temps, la Commission européenne a souligné que l’ampleur précise des besoins financiers de l’Ukraine devait encore être déterminée. « Je pense que la première chose à faire est d’avoir une vision claire de la situation budgétaire ou financière. C’est la première étape. Ensuite, comme deuxième étape potentielle, on peut examiner les moyens d’y répondre », a expliqué M. Ujvari.
Il a précisé que la conversation entre MM. Dombrovskis et Koretsky avait porté spécifiquement sur cette première étape : évaluer la situation et recueillir des informations auprès de la partie ukrainienne. « Donc, avant de pouvoir établir un chiffre concret, il faudra encore avoir d’autres discussions. Et c’est exactement ce que nous allons faire dans les prochains jours et les prochaines semaines », a-t-il déclaré.
La Finlande inaugure une clôture de 200 kilomètres à la frontière avec la Russie
Une clôture de 200 kilomètres, érigée par tronçons le long de sa frontière avec sa voisine russe, en Finlande, le 7 septembre 2026. La Finlande a inauguré lundi une clôture de 200 kilomètres, érigée par tronçons le long de sa frontière avec sa voisine russe, afin de dissuader Moscou d’« instrumentaliser » les migrants pour la déstabiliser.
Le pays nordique a fermé sa frontière de 1 340 kilomètres avec la Russie en décembre 2023, après l’arrivée de plus de 1 300 migrants dépourvus de visa. La situation est calme depuis lors, avec seulement quelques cas isolés de franchissement illégal. « Aujourd’hui, la situation est calme mais tendue, et nous ne savons vraiment pas ce que demain nous réserve », a déclaré à l’Agence France-Presse la ministre de l’intérieur finlandaise, Mari Rantanen.
Elle s’exprimait dans le sud-est de la Finlande, près du poste-frontière de Nuijamaa, dont les activités ont cessé il y a près de trois ans. Toutefois, « les choses peuvent changer très rapidement, c’est pourquoi nous devons être parfaitement préparés », a-t-elle ajouté. La ministre était à côté d’un tronçon de la clôture en fil barbelé, haute de 4,50 mètres, installée dans des zones stratégiques et équipée de caméras ainsi que de capteurs.
En 2023, la Finlande a accusé la Russie de lui livrer une « guerre hybride » en orchestrant l’arrivée de ressortissants de pays tiers à sa frontière, des allégations que le Kremlin a rejetées. Ces événements sont survenus quelques mois seulement après que la Finlande a mis fin à des décennies de non-alignement militaire en rejoignant en avril 2023 l’OTAN.
« Il s’agit d’un élément de notre dispositif de sécurité frontalière, et cela nous aide pour la surveillance mais permet aussi, si nécessaire, d’empêcher les gens de pénétrer sur le territoire finlandais », a expliqué Mme Rantanen. Ce « projet d’infrastructures d’une ampleur exceptionnelle » a impliqué environ mille propriétaires terriens et des centaines d’entreprises, selon les gardes-frontières finlandais.
Des clôtures similaires ont été érigées en Lettonie, en Lituanie et en Pologne, le long de leurs frontières avec la Biélorussie, ainsi qu’en Estonie, à sa frontière avec la Russie, afin de freiner le passage des migrants.
La Russie menace la Norvège après le déploiement présumé de systèmes de missiles américains
Le ministère des affaires étrangères russe a menacé la Norvège après qu’il a été signalé que le pays aurait déployé un système capable de lancer des missiles de croisière sur des cibles terrestres et maritimes, rapporte l’agence de presse officielle Russe Interfax.
« Nous considérons l’apparition en Europe de systèmes américains capables de lancer des missiles à portée intermédiaire et à plus courte portée comme une nouvelle étape dans la série sans fin d’actions fortement déstabilisatrices de la part des pays de l’OTAN », aurait déclaré Maria Zakharova, porte-parole du ministère des affaires étrangères russe.
La Russie annonce la fermeture du consulat allemand à Saint-Pétersbourg
La Russie a annoncé lundi la fermeture du consulat allemand à Saint-Pétersbourg, dernière mesure en date en réaction à la décision de Berlin de fermer le consulat russe à Bonn et le centre culturel russe de Berlin après la découverte d’un drone chargé d’explosifs à l’aéroport de Leipzig.
« La partie russe retire son consentement au fonctionnement du consulat général d’Allemagne à Saint-Pétersbourg, qui devra cesser ses activités au plus tard le 18 septembre », a affirmé la diplomatie russe dans un communiqué. Ses employés devront avoir quitté le territoire au plus tard à cette date, a-t-elle précisé.
Moscou avait déjà annoncé la semaine dernière la fermeture des centres culturels allemands sur tout son territoire et convoqué le chargé d’affaires allemand, en dénonçant les « agissements et déclarations antirusses des autorités allemandes ».
Le ministère des affaires étrangères russe a précisé lundi que les employés de l’Institut Goethe devraient avoir quitté la Russie au plus tard le 13 septembre.
« Ce sont précisément les autorités allemandes qui, une fois de plus, ont provoqué un nouveau cycle d’escalade dans les relations bilatérales », a estimé la diplomatie russe.
Berlin a annoncé la semaine dernière la fermeture au 18 septembre du dernier consulat russe sur son territoire, à Bonn (Ouest), et du centre culturel russe de Berlin, aussi appelé « Maison russe ».
Cette annonce a été faite après que l’Allemagne a officiellement accusé la Russie d’une tentative d’attentat, à l’aide d’un drone chargé d’explosifs au début d’août à l’aéroport de Leipzig, une plateforme militaire clé pour l’armée allemande, l’OTAN et l’aide à l’Ukraine.
Le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, a accusé samedi Berlin de vouloir « à nouveau » la guerre contre la Russie.
Bonjour Karl,
Les efforts de médiation entrepris par Washington depuis le retour au pouvoir de Donald Trump ont mené à plusieurs sessions de pourparlers entre Moscou et Kiev en 2025, mais ceux-ci n’ont effectivement pas abouti.
Et le processus était à l’arrêt depuis le lancement par les Etats-Unis et Israël de la guerre contre l’Iran en février.
Des « progrès substantiels » après la visite en Russie et en Ukraine, affirme Steve Witkoff
« Des progrès substantiels ont été faits [vers une reprise des négociations pour un règlement du conflit entre la Russie et l’Ukraine], y compris des évolutions en vue de l’organisation de pourparlers tripartites supplémentaires », a écrit lundi sur X l’émissaire américain Steve Witkoff, en référence à de futures discussions américano-russo-ukrainiennes. « Le président Trump travaille dur pour arrêter la tuerie et œuvrer à une paix durable », a-t-il ajouté.
Steve Witkoff et Jared Kushner ont rencontré le président russe, Vladimir Poutine, à Moscou samedi, puis se sont rendus pour la toute première fois dimanche à Kiev, où ils se sont entretenus avec le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. L’objectif était de reprendre des efforts diplomatiques sous médiation américaine, visant à mettre fin au conflit, déclenché par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022.
Les négociateurs américains ont fait état d’une « nouvelle disposition russe à négocier », rapporte l’Elysée
« Les Américains nous ont dit [dimanche à Kiev] qu’il y avait une nouvelle disposition russe à négocier après les élections à la Douma [Chambre basse du Parlement russe, du 18 au 20 septembre] et que dans ce contexte il fallait se préparer à un nouveau départ pour la négociation », a déclaré lundi la présidence française lors d’un briefing téléphonique avec des journalistes.
Les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner ont fait un compte rendu dimanche auprès du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, et, à un autre moment, auprès de représentants du E3 (Allemagne, France, Royaume-Uni) de leur entretien la veille avec le chef du Kremlin, Vladimir Poutine.
La Lettonie interdit les livres en provenance de Russie et de Biélorrusie pour « propagande de guerre »
La Lettonie a interdit l’importation de livres, journaux et autres imprimés en provenance de Russie et de Biélorussie, au nom de la lutte contre la « désinformation et la propagande de guerre », a annoncé son ministère des affaires étrangères à l’Agence France-Presse (AFP).
« L’interdiction d’importation vise à protéger les intérêts de sécurité de la Lettonie et à réduire davantage les liens économiques avec la Russie et la Biélorussie, qui continuent de mener et de soutenir la guerre d’agression contre l’Ukraine », a déclaré le ministère.
L’interdiction est entrée en vigueur le 1er septembre. Elle concerne également d’autres biens de consommation, notamment les vêtements, les jouets et les accessoires de sport, y compris les produits d’origine russe ou biélorusse arrivant par le biais de pays tiers. Selon le gouvernement letton, cette mesure vise à « renforcer la résilience de la société et à réduire les vulnérabilités dans l’espace informationnel ».
La Lettonie, membre de l’OTAN et de l’Union européenne, compte une importante minorité russophone, environ un quart de la population appartenant à la minorité ethnique russe. Alliée de l’Ukraine, elle est confrontée à ce qu’elle qualifie d’« attaques hybrides » de la part de Moscou depuis le début de l’invasion russe à grande échelle de l’Ukraine en 2022. Le pays partage des frontières avec la Russie et la Biélorussie.
Une frappe russe provoque un incendie dans une usine de tabac de British American Tobacco dans la région de Tchernihiv
Un incendie s’est déclaré dans une usine de tabac de la ville de Pryluky, dans l’oblast de Tchernihiv, à la suite d’une attaque russe, a rapporté le média ukrainien Suspline, précisant que cette usine appartenait à la multinationale British American Tobacco.
« Selon les employés de l’entreprise, le toit du bâtiment abritant la production de cigarettes est en feu. Les pompiers sont actuellement à pied d’œuvre pour éteindre l’incendie », rapporte le média, qui cite son correspondant se trouvant sur les lieux. D’après cette source, tous les employés se trouvaient dans un abri au moment de l’attaque. Personne n’a été blessé. Une femme a subi une réaction aiguë au stress et a reçu des soins médicaux.
« Nous confirmons que l’usine a subi des dégâts. L’évaluation des conséquences est en cours. Selon les premières informations, il n’y a pas de victimes. Nous communiquerons plus de détails une fois la vérification des informations terminée », a déclaré British American Tobacco à l’agence de presse RBK.
Des événements de masse temporairement interdits à Kiev « en raison de la dégradation de la situation sécuritaire »
« En raison de la détérioration de la situation sécuritaire dans la capitale, tous les événements de divertissement et les activités sportives en plein air, ainsi que dans les bâtiments qui ne disposent pas d’abri, seront temporairement interdits » à Kiev à partir de jeudi, a annoncé le maire, Vitali Klitschko, sur Telegram, à l’issue d’un conseil de défense de la capitale ukrainienne.
Le point sur la situation, lundi 7 septembre à 14 heures
- Les émissaires américains, Steve Witkoff et Jared Kushner, ont quitté l’Ukraine après des pourparlers avec les Ukrainiens. Donald Trump devrait à son tour s’entretenir par téléphone avec Vladimir Poutine et Volodymyr Zelensky.
- « Nous n’excluons pas la reprise du format tripartite » en vue de la reprise des pourparlers entre Moscou, Kiev et Washington, a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, ajoutant qu’il « est encore trop tôt pour parler du lieu et des dates précises ».
- L’armée russe a lancé 92 drones contre l’Ukraine dans la nuit de dimanche à lundi, selon l’armée de l’air ukrainienne. La Russie, elle, a affirmé avoir détruit 306 drones ukrainiens pendant la nuit.
- Volodymyr Zelensky a revendiqué une série de frappes ukrainiennes contre des infrastructures russes. Il a affirmé que des raffineries avaient été touchées dans les régions de Riazan et de Perm, ainsi qu’au Tatarstan.
- L’Ukraine a également frappé dans la nuit un pont ferroviaire en Crimée, ainsi que des centres de commandement et un dépôt de munitions des forces russes dans les territoires ukrainiens occupés, a affirmé l’état-major général des forces armées ukrainiennes.
- Le haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit « horrifié » par les informations faisant état de l’utilisation en Ukraine par l’armée russe d’un drone ayant mené une frappe meurtrière de manière autonome.


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