Une frappe russe a endommagé, ​tôt jeudi, ‌un immeuble résidentiel dans le port d’Odessa, dans ⁠le sud de l’Ukraine, ⁠a ‌déclaré le chef ​de l’administration militaire de la ‌ville, Serhi Lyssak. L’attaque a fait au moins 17 blessés, dont trois enfants.

Live animé par Enzo Castéras et Allison Ferrera (service Photo)

Après une attaque russe contre un entrepôt, à Kiev, le 2 septembre 2026. - VLADYSLAV MUSIIENKO/AFP Après une attaque russe contre un entrepôt, à Kiev, le 2 septembre 2026. VLADYSLAV MUSIIENKO/AFP

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Au Danemark, les renseignements alertent sur des préparatifs de sabotages russes

« Les Russes préparent activement des actions de sabotage visant l’industrie de défense au Danemark », a déclaré Emil Graesholm, chef du contre-espionnage auprès des services de renseignement danois (PET), dans un entretien au quotidien Berlingske.

« C’est fondamentalement important que l’industrie de la défense, au sens large, prenne les mesures de sécurité nécessaires, afin qu’elle soit en mesure de se protéger, a-t-il insisté à la télévision TV2. Beaucoup d’acteurs du secteur s’y emploient déjà activement. »

Dès 2024, le PET avait signalé que la menace russe contre le Danemark, pays soutien de l’Ukraine, s’était affermie.

Selon M. Graesholm, les services de sécurité russes cherchent à recruter « des Danois tout à fait ordinaires ». Ces missions peuvent, par exemple, consister à prendre des photos, examiner et informer sur les conditions d’accès et de sécurité autour d’une installation. « Nous évoquons les méthodes, car elles n’ont pas besoin de ressembler à un film d’espionnage », a-t-il souligné à Berlingske.

La Russie va fermer des centres culturels allemands en réponse aux sanctions allemandes

La Russie va fermer les centres culturels allemands du Goethe-Institut à Moscou, Saint-Pétersbourg et Iekaterinbourg, a annoncé le ministre des affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, présentant ces mesures comme représailles à des mesures prises par Berlin après que l’Allemagne a accusé Moscou d’être impliqué dans un projet d’attaque par drone visant l’aéroport de Leipzig.

L’Allemagne avait annoncé la fermeture du consulat de Russie situé à Bonn ainsi que de la Maison russe à Berlin, officiellement présentée par la Fédération de Russie comme un centre de promotion de la culture et de la langue russes. Gérée par une agence gouvernementale dépendant du ministère des affaires étrangères russe et sanctionnée par l’Union européenne depuis 2022, elle est régulièrement accusée de servir la propagande du Kremlin et utilisée « comme couverture par les services de renseignement russes ».

S’exprimant lors du Forum économique oriental à Vladivostok, M. Lavrov, dont les propos ont été rapportés par Associated Press, a expliqué : « L’Allemagne ne pouvait pas ne pas comprendre » que la fermeture de la Maison russe « signifierait la fin de sa présence culturelle en Russie ». Le chef de la diplomatie russe a estimé qu’une autre réponse de Moscou aurait témoigné d’un manque de « respect de soi ».

Au moins un mort dans une attaque de drone russe dans la région de Zaporijia

Un homme a été tué et une femme blessée à la suite d’une attaque de drone russe ayant frappé un véhicule à Bilenke, au sud de la ville de Zaporijia, a annoncé le chef de l’administration militaire de l’oblast, Ivan Fedorov, sur Telegram.

La Russie revendique une attaque de drones contre un centre logistique dans la région de Kiev

Des drones d’attaque russes « ont frappé le centre logistique Biokon », situé dans la localité de Velyka Oleksandrivka, dans l’oblast de Kiev, a affirmé le ministère de la défense russe. Le centre servait – selon la Russie – « au stockage et à la distribution de marchandises à usage militaire ».

« Les forces armées de la Fédération de Russie poursuivent leurs frappes groupées contre des installations logistiques ukrainiennes mises au service des forces armées ukrainiennes », a encore écrit le ministère russe sur Telegram.

Sur Le Monde aujourd’hui

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La Russie dit avoir détruit 416 drones ukrainiens dans la nuit

Les forces de défense aérienne russe « ont intercepté et détruit 416 drones » ukrainiens dans la nuit de mercredi à jeudi, a affirmé le ministère de la défense russe.

Les opérations d’interception ont eu lieu au-dessus des territoires de la Russie, de la Crimée, annexée par la Russie en 2014, et des eaux de la mer Noire, toujours selon le ministère russe.

L’Ukraine dit avoir été attaquée par 163 drones russes dans la nuit

Un drone à réaction russe lors d’une attaque aérienne sur Kiev, le 2 septembre 2026. Un drone à réaction russe lors d’une attaque aérienne sur Kiev, le 2 septembre 2026.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Russie a attaqué l’Ukraine avec 163 drones de plusieurs types, dont des drones lanceurs de missiles de croisière S8000 Banderol, a annoncé l’armée de l’air ukrainienne.

La défense aérienne ukrainienne a détruit ou neutralisé 135 drones ennemis, a fait savoir l’armée de l’air. « Des impacts des moyens d’attaque aérienne de l’ennemi ont été enregistrés à 15 endroits, ainsi que des chutes (débris) de drones abattus à quatre endroits », a-t-elle détaillé.

Des militaires ukrainiens abattant un drone à réaction russe lors d’une attaque aérienne sur Kiev, le 2 septembre 2026. Des militaires ukrainiens abattant un drone à réaction russe lors d’une attaque aérienne sur Kiev, le 2 septembre 2026.

Deux aéroports de Moscou suspendent à nouveau leurs opérations dans la nuit

Les aéroports moscovites de Vnoukovo et Cheremetievo ont suspendu leur activité pour la deuxième nuit consécutive, après un avertissement du président ukrainien, Volodymyr Zelensky, sur les risques liés à l’utilisation de l’espace aérien russe par l’aviation civile, selon The Moscow Times. Des restrictions temporaires à l’arrivée et au départ des avions ont été annoncées par l’agence russe de l’aviation civile Rosaviatsia.

La veille, selon les données de Flightradar24 citées par The Moscow Times, 21 vols avaient été annulés et 235 retardés à Cheremetievo, contre 22 annulations et 94 retards à Vnoukovo. Vers 7 h 20 (heure de Paris), les deux aéroports figuraient toujours parmi les plus perturbés au monde selon le site de suivi du trafic aérien. Celui-ci faisait état de 16 vols annulés et 106 retardés à Cheremetievo, contre cinq annulations et 84 retards à Vnoukovo.

L’Ukraine a par ailleurs officiellement averti l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) que l’espace aérien russe n’était pas sûr pour l’aviation civile et lui a demandé d’encourager ses Etats membres à interdire les vols civils dans cet espace.

La Russie a rejeté ces avertissements, affirmant que les démarches ukrainiennes étaient dépourvues de portée juridique. Le ministre des transports russe, Andreï Nikitine, a assuré que les autorités, en coordination avec le ministère de la défense et la Garde nationale russe, ne permettraient pas de « perturbations importantes » de l’aviation civile.

Au moins 17 blessés à Odessa après une attaque russe dans la nuit

Un enfant blessé dans l’attaque nocturne d’un immeuble résidentiel à Odessa (Ukraine), le 3 septembre 2026. Un enfant blessé dans l’attaque nocturne d’un immeuble résidentiel à Odessa (Ukraine), le 3 septembre 2026.

Une attaque aérienne russe dans la nuit de mercredi à jeudi contre Odessa a fait au moins 17 blessés, dont trois enfants, a annoncé Serhii Lysak, chef de l’administration militaire de cette ville du sud de l’Ukraine. L’attaque russe a endommagé des appartements dans un immeuble et des véhicules, a-t-il précisé.

A Kiev, également attaquée dans la nuit par les forces russes, un homme a été blessé, selon Tymour Tkatchenko, chef de l’administration militaire de la capitale ukrainienne. « L’ennemi a endommagé des entrepôts, un bâtiment administratif, un magasin et des petits commerces », a ajouté le responsable.

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Kiev visée par une attaque de drones

Plusieurs séries d’explosions ont été entendues, mercredi soir, dans la capitale ukrainienne ont rapporté des journalistes du Kyiv Independent.

« Les forces de défense aérienne sont à l’œuvre dans la capitale. Des drones ennemis continuent de se diriger vers la ville. Restez à l’abri », a également alerté le maire de Kiev, Vitali Klitschko, sur Telegram.

Odessa frappée par une attaque aérienne russe

Un immeuble résidentiel de la ville d’Odessa (Ukraine) après une attaque russe, dans la nuit du 2 au 3 septembre 2026. Un immeuble résidentiel de la ville d’Odessa (Ukraine) après une attaque russe, dans la nuit du 2 au 3 septembre 2026.

Une attaque aérienne russe a endommagé ​tôt jeudi ‌un immeuble résidentiel dans le port d’Odessa, dans ⁠le sud de l’Ukraine, ⁠a ‌déclaré le chef ​de l’administration militaire de la ‌ville, Serhi Lyssak. Huit ‌personnes ⁠ont été ‌blessées, ​a-t-il précisé sur Telegram.

L’agence de l’ONU pour l’aviation civile appelle à « protéger » les appareils dans les zones de conflit, après les mises en garde ukrainiennes

L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), une agence des Nations unies, a appelé mercredi tous ses membres à s’engager à « protéger les avions civils » des « risques » provenant des « zones de conflit ». Les autorités ukrainiennes avaient auparavant informé l’organisation que l’espace aérien russe n’était « pas sûr ». Le président Volodymyr Zelensky a, quant à lui, assuré qu’il allait devenir « extrêmement dangereux » pour les compagnies aériennes en raison des raids de drones.

Un navire de croisière russe saisi en Norvège à la demande de l’Ukraine

Les autorités norvégiennes ont saisi le navire de croisière russe Professor-Molchanov au Svalbard, dans l’Arctique, à la demande du groupe énergétique public ukrainien Naftogaz, a annoncé ce dernier.

Cette mesure vise à faire appliquer une décision d’arbitrage condamnant la Russie à verser quelque 4,22 milliards de dollars à Naftogaz pour la saisie illégale d’actifs au moment de l’annexion de la Crimée, en 2014.

« C’est une nouvelle étape importante vers le rétablissement de la justice face à la saisie illégale par la Russie des actifs de Naftogaz en Crimée », se félicite le directeur général intérimaire de Naftogaz, Serhï Fedorenko, dans un communiqué. « Nous continuerons à rechercher des actifs russes à travers le monde jusqu’au paiement intégral des indemnités accordées à Naftogaz et aux autres sociétés du groupe Naftogaz », ajoute-t-il.

La saisie a été ordonnée le 31 août par un tribunal norvégien afin de garantir le paiement de la dette russe, ainsi que des intérêts et des frais associés, est-il précisé dans le communiqué. D’après le site internet de suivi des navires VesselFinder, le Professor-Molchanov est à l’ancre à Barentsburg, une ville minière.

Fusillade entre membres du service de sécurité et membres du renseignement militaire ukrainiens à Kiev, Volodymyr Zelensky affirme qu’« on ne peut tirer que sur les occupants russes »

Dans son discours du soir, le président ukrainien est revenu sur la fusillade survenue mercredi à Kiev. « Ici, en Ukraine, on ne peut tirer que sur les occupants russes, pour défendre l’Ukraine. Aucune autre fusillade ne sera jamais considérée par notre Etat comme quelque chose qui puisse être permis à qui que ce soit », a dit Volodymyr Zelensky.

« Le procureur général et le Bureau national d’enquête établiront tous les détails. Tous les témoignages et déclarations des personnes impliquées seront vérifiés, et toute la situation sera examinée étape par étape », a-t-il ajouté.

Selon le président, « il devra y avoir des sanctions, concernant les personnels impliqués, ainsi que des enquêtes internes au sein des deux services ».

Donald Trump prêt à revoir Vladimir Poutine « quand [ils] seron[t] prêts à conclure un accord de paix »

Le président américain s’est dit prêt, mercredi, à organiser rapidement un nouveau sommet avec Vladimir Poutine, mais seulement lorsqu’une perspective de règlement de la guerre en Ukraine se dessinera.

Interrogé par des journalistes, dans le bureau Ovale, sur la possibilité d’une nouvelle rencontre avec le président russe dans un avenir proche, M. Trump a répondu : « Il le ferait si je le voulais, mais je veux le faire lorsque nous serons prêts à conclure un accord de paix. »

« Nous voulons avoir de bonnes relations avec la Russie, avec l’Ukraine, avec tout le monde. Ce serait formidable pour les affaires », a-t-il poursuivi, estimant pouvoir organiser une rencontre avec M. Poutine « immédiatement » s’il le souhaitait. « Je veux le faire lorsque cette guerre prendra fin, et je pense que nous y arriverons », a-t-il ajouté.

En début d’année, l’agence Associated Press rappelait que les promesses des candidats à la présidence résistent souvent mal aux réalités de l’exercice du pouvoir. Pendant sa campagne, Donald Trump avait répété qu’il serait capable de mettre fin à la guerre entre la Russie et l’Ukraine « en vingt-quatre heures » une fois revenu à la Maison Blanche.

Depuis son retour au pouvoir, le ton a quelque peu changé. Ses émissaires ont engagé des discussions pour tenter de mettre fin au conflit, se heurtant à l’intransigeance de Vladimir Poutine.

Le point sur la situation, mercredi 2 septembre, à 21 heures

  • L’Union européenne affiche un « large soutien » à un durcissement des visas pour les Russes, a déclaré la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.
  • Incident de Leipzig. La police criminelle allemande a identifié l’ADN de deux hommes titulaires d’un passeport russe suspectés d’avoir apporté un drone explosif à l’aéroport de Leipzig.
  • Berlin veut encore réduire le nombre de visas accordés aux Russes. Selon Deutsche Welle, l’Allemagne avait délivré environ 27 000 visas Schengen de court séjour aux Russes en 2024, contre quelque 330 000 en 2019, avant la pandémie de Covid-19.
  • Moscou convoque le chargé d’affaires allemand après les déclarations « antirusses » de Berlin, au lendemain de l’annonce par Berlin de mesures de rétorsion contre la Russie, accusée d’avoir envoyé un drone chargé d’explosifs au début du mois d’août à l’aéroport allemand de Leipzig.
  • L’Ukraine prévient les instances internationales que « l’espace aérien russe n’est pas sûr » en raison de l’intensification de l’activité militaire.
  • Washington négocie avec Kiev la production en Ukraine de missiles Patriot, mais ce n’est « pas une solution immédiate », dit Marco Rubio. Le secrétaire d’Etat américain a aussi défendu le dialogue avec Moscou et relativise la portée de la visite du chef de la CIA à Moscou.
  • L’administration Trump cherche à faire porter à l’Ukraine une partie de la hausse des prix de l’énergie. La hausse des prix de l’essence fragilise l’une des principales promesses de campagne de Donald Trump : réduire le coût de la vie des Américains.
  • La Belgique s’oppose à l’utilisation des avoirs russes gelés pour l’aide à l’Ukraine. Quelque 210 milliards d’euros d’avoirs russes sont gelés dans l’UE depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022.
  • L’Ukraine adapte ses alertes aériennes à l’évolution des attaques russes. Le niveau jaune correspondra principalement à une menace de drones. Le niveau rouge sera déclenché notamment en cas de menace de missiles, y compris balistiques, ou d’attaque massive.
  • Lida Moniava, fondatrice d’un centre de soins palliatifs destinés aux enfants à Moscou, arrêtée pour « fausses informations » sur l’armée en Ukraine.

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La raison centrale est que la Belgique concentre l’essentiel du risque : sur quelque 210 milliards d’euros d’avoirs de la Banque centrale russe immobilisés dans l’Union européenne, environ 185 milliards sont détenus chez Euroclear, à Bruxelles. Bruxelles refuse donc une opération dont les bénéfices seraient européens mais dont les conséquences éventuelles pèseraient principalement sur la Belgique, selon l’agence Reuters.

Ce risque n’est d’ailleurs plus seulement théorique. La Banque centrale russe a obtenu d’un tribunal russe une condamnation d’Euroclear à environ 220 milliards d’euros de dommages et intérêts. Euroclear a riposté devant la justice belge, et Moscou pourrait chercher à saisir ses actifs dans des pays tiers comme la Chine, les Émirats arabes unis ou le Kazakhstan, rapportait Reuters en juin.

Le Financial Times souligne pour sa part que la Belgique redoute les conséquences pour Euroclear et les marchés financiers d’une utilisation des réserves souveraines russes. C’est pourquoi Bruxelles exige que les risques et d’éventuelles pertes soient véritablement mutualisés entre les Vingt-Sept.

C’est précisément ce que proposent la Suède, les Pays-Bas, l’Espagne et la Pologne : que toute nouvelle formule garantisse qu’aucun État membre ne supporte une part disproportionnée du risque. « La Russie ne récupérera pas cet argent tant qu’elle n’aura pas payé de réparations à l’Ukraine. Il vaut donc mieux l’utiliser pour stopper l’agression – c’est-à-dire pour défendre l’Ukraine – plutôt qu’attendre la fin de l’agression russe pour le consacrer à la reconstruction », a déclaré le chef de la diplomatie polonaise, Radoslaw Sikorski, cité par Reuters.

Les Maldives, nouvelle plaque tournante du contournement des sanctions contre la Russie

Les Maldives sont devenues une voie de transit pour des centaines de millions de dollars de produits occidentaux soumis à restrictions et destinés à la Russie, révèle une enquête du Wall Street Journal.

Composants électroniques, pièces aéronautiques et biens à double usage transitent par l’aéroport de Malé avant d’être acheminés vers Moscou, souvent à bord de vols Aeroflot. Des sociétés locales modifieraient les documents d’expédition afin de masquer l’origine des marchandises.

Selon des données commerciales russes, les importations en provenance des Maldives ont bondi de moins de 7 millions de dollars en 2021 à plus de 630 millions en 2022, malgré la quasi-absence d’industrie dans l’archipel.

Les Etats-Unis et l’Union européenne font désormais pression sur les autorités maldiviennes pour qu’elles ferment cette nouvelle voie de contournement des sanctions.

L’Ukraine adapte ses alertes aériennes à l’évolution des attaques russes

L’Ukraine va instaurer deux niveaux d’alerte aérienne, jaune et rouge, afin d’adapter le fonctionnement du pays à l’évolution des attaques russes et de limiter leurs effets sur la vie quotidienne et l’activité économique, a annoncé Volodymyr Zelensky.

Le niveau jaune correspondra principalement à une menace de drones et permettra, sous certaines conditions, la poursuite de l’activité des administrations, des entreprises et des services publics. Le niveau rouge sera déclenché notamment en cas de menace de missiles, y compris balistiques, ou d’attaque massive.

Les signaux sonores seront différenciés selon le niveau de menace et les alertes devraient être davantage ciblées géographiquement, afin de ne concerner que les zones réellement menacées.

À Kiev, les règles de fonctionnement des transports seront également assouplies : la ligne Syretsko-Petcherska du métro pourra fonctionner intégralement en niveau jaune, tandis que davantage de transports de surface seront déployés pour compenser les interruptions sur d’autres lignes. La durée du couvre-feu sera par ailleurs réduite dans la capitale.

Le gouvernement prévoit également de faciliter l’installation d’abris modulaires et d’adapter les normes de protection pour permettre aux entreprises de poursuivre davantage leurs activités.

Selon M. Zelensky, ces mesures visent à répondre à une nouvelle tactique russe consistant à utiliser les drones pour « épuiser la vie civile » et perturber l’activité économique ukrainienne.

La Belgique s’oppose à l’utilisation des avoirs russes gelés pour l’aide à l’Ukraine

La Belgique a réaffirmé mercredi son opposition à ce que les avoirs russes gelés au sein de l’Union européenne servent à financer l’aide à l’Ukraine, assurant que cette idée relancée par certains Etats membres n’avait guère suscité d’enthousiasme parmi les Vingt-Sept.

Cette initiative prise à la fin d’août par la Suède, l’Espagne, les Pays-Bas et la Pologne, « n’a guère soulevé de grand enthousiasme ni d’appétit des collègues », a déclaré à l’Agence France-Presse (AFP) Maxime Prévot, le ministre des affaires étrangères belge, à l’issue d’une réunion des chefs de la diplomatie de l’UE à Wicklow, près de Dublin.

Lors de cette rencontre, M. Prévot a affirmé avoir rappelé l’opposition de son pays à cette utilisation des avoirs russes, dont la plus grande partie est immobilisée en Belgique. « Les motifs de notre opposition ne se sont en effet pas évaporés par magie depuis lors », a-t-il expliqué dans une déclaration écrite transmise à l’AFP.

Quelque 210 milliards d’euros d’avoirs russes sont gelés dans l’UE depuis l’invasion de l’Ukraine en février 2022. L’utilisation de cette manne a été en particulier vivement contestée par la Belgique, où se trouvent 90 % de ces avoirs, gérés par la société Euroclear. L’idée d’un recours à ces avoirs avait été abandonnée en décembre 2025. Les Vingt-Sept s’étaient finalement ralliés à l’option d’un emprunt de 90 milliards d’euros pour aider l’Ukraine, garanti par le budget européen.

« Nous sommes conscients des besoins budgétaires de l’Ukraine à court terme, car pour obtenir du matériel militaire en 2027, il faut pouvoir les commander et les payer dès à présent », a reconnu M. Prévot. Ce dernier préconise cependant, avec d’autres pays de l’UE, d’anticiper dès maintenant, au moins en partie, le paiement de la tranche du prêt de 90 milliards d’euros qui devait être déboursée en 2027.

Le débat a été lancé mercredi, a affirmé à Wicklow la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas. « Nous allons continuer la discussion », a-t-elle ajouté devant la presse.