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Des drones ukrainiens ont frappé dans la nuit de lundi à mardi cinq pétroliers, cinq cargos secs et un remorqueur russes en mer d’Azov, a déclaré le commandant des forces de drones ukrainien, ajoutant que le nombre total de navires touchés au cours des neuf derniers jours s’élevait à 116.
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Le point sur la situation mardi 14 juillet à 14 heures
- L’Ukraine affirme viser les pétroliers de transbordement russes en mer d’Azov pour freiner les exportations de brut. Elle affirme avoir touché 116 navires en neuf jours.
- La Russie cherche d’autres routes après les frappes ukrainiennes sur plus de 100 navires, ont annoncé les autorités.
- Les pertes civiles en Ukraine ont atteint en juin leur plus haut niveau depuis avril 2022, selon l’ONU. Au moins 293 civils ont été tués, et 1 990, blessés, en Ukraine en juin 2026. Ce total est en hausse de 10 % par rapport à mai 2026 (282 morts et 1 794 blessés) et de 37 % par rapport à juin 2025 (249 morts et 1 416 blessés).
- L’Ukraine affirme avoir coulé l’Izumroud, un patrouilleur des gardes-frontières russes près de Novorossiïsk. Selon la marine ukrainienne, il a été attaqué par un drone kamikaze Sargan-3000 et a été coulé.
- L’Ukraine franchit une étape dans le long processus d’adhésion à l’UE. Adhérer à l’UE est un processus long et complexe, jalonné d’étapes que Kiev veut compléter au plus vite.
- Le Kremlin rejette les accusations « gratuites » du Royaume-Uni et de l’Union européenne concernant les cyberattaques imputées à la Russie. Dmitri Peskov a affirmé que la Russie s’était adaptée aux « dizaines de milliers » de sanctions imposées par les pays occidentaux et qu’elle continuerait à les contourner.
- Donald Trump prêt à soutenir un projet de loi renforçant les sanctions contre la Russie, selon CNN. Le projet était porté par le sénateur républicain Lindsey Graham et le démocrate Richard Blumenthal.
- 14-Juillet à Paris. Volodymyr Zelensky a été applaudi lors de son arrivée place de la Concorde. La garde présidentielle ukrainienne, composée de 25 soldats, a participé à ce défilé, tout comme deux pilotes ukrainiens à bord de 2 Mirage 2 000B.
- L’UE sanctionne 15 personnes et une prison russe accusées d’être impliquées dans des violations graves des droits humains commises à l’encontre de prisonniers de guerre ukrainiens et de civils détenus en Russie et dans les territoires ukrainiens occupés.
L’Ukraine affirme avoir coulé un patrouilleur des gardes-frontières russes près de Novorossiïsk
La marine ukrainienne annonce, mardi, avoir détruit le patrouilleur des gardes-frontières russes Izumroud (« Emeraude ») au moyen d’un drone kamikaze Sargan-3000, lors d’une opération menée au large de Novorossiïsk, en mer Noire.
Selon la marine ukrainienne, le navire a été coulé, et plusieurs membres de son équipage ont été tués ou blessés. Cette information n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante.
Kiev affirme que l’Izumroud avait participé, le 25 novembre 2018, à l’attaque contre des navires de la marine ukrainienne dans le détroit de Kertch, au cours de laquelle la Russie avait capturé trois bâtiments ukrainiens et leurs équipages.
Mis à l’eau en 2014, le patrouilleur, d’un déplacement de 630 à 750 tonnes et long d’environ 62,5 mètres, était équipé d’une plateforme pour hélicoptère, selon les autorités ukrainiennes.
Les pertes civiles en Ukraine ont atteint en juin leur plus haut niveau depuis avril 2022, selon l’ONU
Au moins 293 civils ont été tués, et 1 990, blessés, en Ukraine en juin 2026, soit le bilan mensuel le plus élevé depuis avril 2022, annonce, mardi, la Mission de surveillance des droits de l’homme de l’ONU en Ukraine. Ce total est en hausse de 10 % par rapport à mai 2026 (282 morts et 1 794 blessés) et de 37 % par rapport à juin 2025 (249 morts et 1 416 blessés).
Sur les six premiers mois de 2026, l’ONU a recensé 1 396 civils tués et 7 978 blessés, soit une augmentation de 37 % par rapport à la même période en 2025, et de 114 % par rapport au premier semestre 2024.
Les armes à longue portée – missiles et drones – sont restées en juin la principale cause de pertes civiles, représentant 45 % des victimes (126 morts et 907 blessés), principalement lors d’attaques contre des centres urbains éloignés du front, notamment Kiev et Dnipro.
Près de la ligne de front, les attaques menées par des drones à courte portée ont causé un nombre sans précédent de victimes civiles depuis le début de l’invasion russe, le 24 février 2022, avec 89 morts et 588 blessés. Les bombardements aériens (44 morts et 280 blessés), les tirs d’artillerie et de lance-roquettes multiples (27 morts et 171 blessés), ainsi que les mines et les restes d’explosifs de guerre (7 morts et 44 blessés) ont également continué à faire des victimes.
La grande majorité des pertes civiles recensées en juin ont eu lieu dans les zones contrôlées par le gouvernement ukrainien. Les régions de Zaporijia (23 morts, 229 blessés), Kherson (18 morts, 236 blessés), Dnipropetrovsk (25 morts, 77 blessés) et la ville de Kiev (11 morts, 112 blessés) ont enregistré les bilans les plus lourds.
L’ONU souligne, par ailleurs, que les forces russes ont poursuivi leurs frappes contre les infrastructures énergétiques ukrainiennes. Elle fait également état d’une nette augmentation des attaques menées par les forces ukrainiennes contre des installations de production, de distribution et de transport d’électricité en Crimée occupée, au moins douze d’entre elles ayant provoqué des coupures de courant d’urgence ou programmées.
L’Ukraine franchit une étape dans le long processus d’adhésion à l’UE
L’Ukraine a fait mardi un petit pas de plus vers son adhésion à l’Union européenne, par l’ouverture d’un deuxième round de négociations avec Bruxelles. Adhérer à l’UE est un processus long et complexe, jalonné d’étapes, que Kiev veut compléter au plus vite.
L’aval des 27 pays de l’UE est requis à chaque nouvelle étape franchie, ce qui a permis à la Hongrie de Viktor Orban, opposée à cette adhésion, de bloquer toute la procédure durant de longs mois. Les négociations ont repris petit à petit depuis le départ du premier ministre nationaliste.
Pour adhérer à l’UE, les pays candidats doivent progressivement harmoniser leur législation avec celle du bloc, que ce soit en matière d’agriculture, de respect de l’Etat de droit, de normes environnementales…
Mardi, les ministres des 27 pays de l’UE ont validé l’ouverture de négociations avec l’Ukraine sur tout ce qui concerne la sécurité, la défense et la politique étrangère. C’est là le deuxième des six chantiers qu’il faut à tout prix ouvrir, et surtout fermer, avant d’espérer rejoindre l’UE.
Le président ukrainien, Voldymyr Zelensky, plaide activement en faveur de cette adhésion lors de chacune de ses rencontres avec les dirigeants européens. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, sera d’ailleurs à Kiev mercredi.
En plus de l’Ukraine, d’autres pays candidats, comme la Moldavie, ont eux aussi validé de nouveaux chantiers mardi. « Il faut désormais transformer la dynamique actuelle en résultats concrets sur le terrain », a souligné la commissaire européenne chargée de l’élargissement, Marta Kos.
Le pays le plus avancé dans sa procédure d’adhésion est le Monténégro, qui espère toujours devenir le 28e membre de l’UE d’ici à 2028.
Le Kremlin rejette les accusations « gratuites » du Royaume-Uni et de l’Union européenne concernant les cyberattaques imputées à la Russie
Le Kremlin a qualifié de « gratuites » mardi les accusations de cyberattaques formulées la veille par le Royaume-Uni et l’Union Européenne, qui ont annoncé prendre des sanctions contre Moscou pour ce motif.
« Nous n’acceptons pas ces accusations (…). Ces accusations sont toujours gratuites, elles ne sont jamais argumentées et jamais appuyées par des preuves », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réponse à une question de l’Agence France Presse (AFP) lors de son point presse quotidien. Dmitri Peskov a également affirmé que la Russie s’était adaptée aux « dizaines de milliers » de sanctions imposées par les pays occidentaux et qu’elle continuerait à les contourner.
Le Kremlin a aussi estimé qu’il était impossible de définir des garanties de sécurité pour l’Ukraine sans la participation de la Russie, en réaction aux déclarations du chancelier allemand, Friedrich Merz, sur l’exclusion de Moscou des discussions. Dmitri Peskov a affirmé que les propos de M. Merz illustraient « l’impasse » de la position de l’Union européenne. Selon lui, la volonté des Européens d’écarter la Russie de la question ukrainienne exclut « absolument » toute participation des pays européens à un règlement du conflit.
Sur Le Monde aujourd’hui
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Mer d’Azov : la Russie cherche d’autres routes après les frappes ukrainiennes sur plus de 100 navires
La Russie a annoncé, mardi, examiner d’« autres routes de transport » en mer d’Azov et pourrait y limiter le trafic, alors que l’armée ukrainienne a affirmé avoir frappé plus d’une centaine de bateaux ces neuf derniers jours. La ministre de l’agriculture de l’oblast de Rostov a assuré sur Telegram que « la situation » en mer d’Azov « n’aura[it] aucune incidence sur l’approvisionnement du marché intérieur en produits alimentaires, ni sur les capacités d’exportation de notre pays ».
Il a précisé que des « itinéraires alternatifs » étaient « en cours d’élaboration », ajoutant que « la logistique des livraisons » pourrait être « réorientée », « compte tenu des importantes capacités de transbordement des cargaisons agricoles dans différentes régions de la Russie ».
De son côté, le ministère des transports russe a assuré lui aussi sur Telegram prendre « toutes les mesures nécessaires pour assurer la logistique des cargaisons, compte tenu de la fréquence croissante des attaques ennemies contre des navires civils dans la zone de la mer d’Azov ».
« Les armateurs mettent en œuvre des mesures visant à protéger leurs flottes. Les capitaines de port travaillent à améliorer les flux de trafic et à réduire les temps d’escale des navires », poursuit le ministre, qui ajoute que « si nécessaire », les cargaisons seront « transférées vers d’autres modes de transport ».
Donald Trump prêt à soutenir un projet de loi renforçant les sanctions contre la Russie, selon CNN
Le président des Etats-Unis, Donald Trump, est prêt à soutenir un projet de loi bipartisan renforçant les sanctions contre la Russie, porté par le sénateur républicain Lindsey Graham, a rapporté CNN, citant un responsable de la Maison Blanche.
Selon la chaîne américaine, ce soutien devrait faciliter l’adoption du texte, sur lequel Lindsey Graham travaillait depuis plusieurs années. Le sénateur démocrate Richard Blumenthal avait signalé la semaine dernière que l’administration Trump était désormais favorable au projet après de longues négociations.
Le chef de la majorité républicaine au Sénat, John Thune, a affirmé lundi que la Maison Blanche avait travaillé en étroite collaboration avec Lindsey Graham sur ce texte et s’est dit confiant quant à son adoption, qui nécessitera le soutien de sénateurs républicains et démocrates.
Selon John Thune, le renforcement des sanctions contre la Russie constituait « la réalisation qui tenait le plus à cœur » à Lindsey Graham dans les derniers jours de sa vie et représenterait « un héritage extraordinaire ».
Richard Blumenthal a ajouté qu’il discuterait prochainement avec les dirigeants du Sénat des modalités d’adoption du texte et de la désignation d’un nouveau coparrain républicain après le décès de Lindsey Graham.
D’après CNN, le projet de loi donnerait à Donald Trump le pouvoir d’imposer de lourds droits de douane sur les importations en provenance des pays achetant du pétrole, du gaz naturel ou de l’uranium russes, afin d’accroître la pression économique sur Moscou en raison de la guerre en Ukraine.
Bonjour,
Les pays de l’Union européenne sont « assez proches » d’un accord sur un 21ᵉ paquet de sanctions contre la Russie, mais plusieurs points restent en discussion, notamment le plafonnement du prix du pétrole russe, a déclaré lundi la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas.
« Je regrette que nous n’ayons pas d’accord sur le 21ᵉ paquet, même si je dois dire que nous en sommes assez proches », a-t-elle affirmé à l’issue d’une réunion des ministres européens des affaires étrangères à Bruxelles.
La prochaine échéance est fixée au mercredi 15 juillet, avec une nouvelle réunion des ambassadeurs des Vingt-Sept. Les Européens espèrent parvenir à un compromis avant l’expiration prévue, le même jour, du mécanisme encadrant le plafonnement du prix des exportations de pétrole russe.
Interrogée sur la possibilité de maintenir ce plafond, Kaja Kallas a reconnu ne pouvoir donner « aucune garantie ». « Si nous ne parvenons pas à un accord, nous commencerons à travailler sur un plan B. Mais, pour l’instant, nous travaillons sur le plan A pour mercredi », a-t-elle déclaré. Les ambassadeurs européens ont été chargés de poursuivre les discussions, et une réunion extraordinaire des ministres pourrait être organisée si nécessaire.
La Grèce, Chypre et Malte font partie des principaux pays réticents sur les mesures touchant le transport maritime de pétrole russe. Leurs économies dépendent fortement de leurs flottes marchandes et elles s’opposent notamment au durcissement du mécanisme de plafonnement du prix du pétrole ainsi qu’à certaines restrictions sur les services maritimes. La Bulgarie a demandé le retrait de certaines sanctions individuelles, notamment contre le patriarche Kirill et le fondateur de Lukoil, Vaguit Alekperov. Enfin, l’Autriche continue de réclamer un assouplissement des sanctions visant la société d’investissement russe Rasperia, liée à Oleg Deripaska, dans le contexte d’un litige impliquant la banque Raiffeisen.
14-Juillet à Paris : Volodymyr Zelensky applaudi, soldats ukrainiens sur les Champs-Elysées
- Volodymyr Zelensky applaudi lors de son arrivée à la place de la Concorde. Les membres de la tribune officielle, dans laquelle siègent une vingtaine de chefs d’Etat et de gouvernement, ont applaudi le président ukrainien et son épouse, Olena Zelenska, lors de leur arrivée à la place de la Concorde. Cette année, l’Ukraine occupe une place importante dans le défilé. Vingt-cinq militaires ukrainiens vont défiler et plusieurs unités engagées en Europe de l’est seront mises à l’honneur.
- Pilotes ukrainiens. Les neuf Alphajet encadrés par 2 Mirage 2 000 B pilotés par des Français et copilotés par des Ukrainiens formés en France ont ouvert le défilé avec leur fumigène pour former le drapeau tricolore.
- Coalition des volontaires. Danemark, Croatie, Lettonie, Allemagne, Belgique… Quelque 500 militaires de cette coalition, initiée par la France et le Royaume-Uni et composée essentiellement d’Européens, ont commencé à descendre les Champs-Elysées. Cette coalition s’est engagée à soutenir militairement l’Ukraine, y compris par l’envoi de soldats sur le terrain une fois un cessez-le-feu conclu, afin de dissuader la Russie de toute nouvelle offensive.
- Défilé des soldats ukrainiens. Après la coalition des volontaires, la garde présidentielle ukrainienne, composée de 25 soldats lors de ce défilé, salue la tribune présidentielle, dans laquelle se trouve Volodymyr Zelensky.
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L’Ukraine affirme viser les pétroliers de transbordement russes en mer d’Azov pour freiner les exportations de brut
Des drones ukrainiens ont frappé dans la nuit 11 navires russes en mer d’Azov, a déclaré mardi le commandant des forces de drones ukrainien. Dans un message publié sur Telegram, Robert Brovdi a précisé que les cibles comprenaient cinq pétroliers, cinq cargos secs et un remorqueur. Il a ajouté que le nombre total de navires touchés au cours des neuf derniers jours s’élève à 116.
Il explique la démarche : « Beaucoup ne comprennent pas ce qui se joue dans cette bataille navale. (…) Paralyser la flotte d’alimentation russe, ces petits et moyens pétroliers à fond plat d’environ 140 mètres et de 7 000 tonnes de port en lourd, revient à empêcher l’exportation de l’or noir russe depuis les bases de transbordement reliées au canal Volga-Don et à la mer d’Azov. »
Ces navires acheminent le brut vers de grands tankers qui, en raison de leur tirant d’eau, ne peuvent accéder aux terminaux : « Les transferts de cargaison s’effectuent donc en mer Noire, où un grand pétrolier reçoit le chargement de 12 à 15 de ces petits navires. »
« La destruction progressive de ces pétroliers, ainsi que des remorqueurs qui tentent de les remorquer, limite également l’acheminement d’essence vers la Crimée », ne laissant que le transport par camions ou wagons-citernes, lui aussi visé par les frappes ukrainiennes selon Robert Brovdi.
L’UE sanctionne 15 personnes et une prison russe pour des exactions contre des prisonniers ukrainiens
L’Union européenne a adopté des sanctions contre 15 personnes et un établissement pénitentiaire russe, accusés d’être impliqués dans des violations graves des droits humains commises à l’encontre de prisonniers de guerre ukrainiens et de civils détenus dans les territoires ukrainiens occupés et en Russie, a annoncé lundi le Conseil de l’UE.
Ces mesures, prises dans le cadre du régime mondial de sanctions de l’UE en matière de droits de l’homme, visent notamment le premier adjoint au directeur de la prison d’Olenivka, dans l’oblast ukrainien de Donetsk, annexé par la Russie. Selon Bruxelles, il est tenu pour responsable de la mort de nombreux prisonniers de guerre ukrainiens lors de l’explosion survenue dans la nuit des 28 au 29 juillet 2022, pour avoir retardé l’évacuation des blessés graves, ainsi que d’actes systématiques de torture et de mauvais traitements. Plusieurs autres responsables de cette prison figurent également sur la liste.
Les sanctions concernent aussi Alexeï Khavetski, responsable de la sécurité de la colonie pénitentiaire n° 7 de Pakino, en Russie, accusé d’avoir organisé des actes de torture systématiques contre des prisonniers ukrainiens, ainsi que l’officier du FSB Ian Zanevski, présenté comme impliqué dans des détentions arbitraires et des actes de torture contre des civils ukrainiens dans les oblasts de Kherson, Mykolaïv et Zaporijia, sous occupation russe.
L’UE a également inscrit sur sa liste le centre de détention provisoire n° 2 de Taganrog, où la journaliste ukrainienne Viktoria Rochtchyna est, selon Bruxelles, morte sous la torture.
Sept autres responsables de la colonie pénitentiaire n° 10 d’Oudarny (Mordovie), en Russie, dont son directeur, Alexandre Gnoutov, plusieurs de ses adjoints et la cheffe de son unité médicale, Galina Mokchanova, sont également visés. D’anciens détenus y ont dénoncé des actes de torture, des simulacres d’exécution et des privations de soins médicaux.
Des infrastructures industrielles et des réservoirs de pétrole touchés dans la région d’Odessa, deux morts dans celle de Dnipropetrovsk
Des attaques russes menées dans la nuit de lundi à mardi ont endommagé des infrastructures industrielles dans l’oblast d’Odessa, tandis que deux personnes ont été tuées et quatre autres blessées dans celui de Dnipropetrovsk, rapportent les autorités ukrainiennes.
- Le gouverneur de l’oblast d’Odessa, Oleh Kiper, a détaillé les infrastructures civiles et industrielles touchées : des ateliers de réparation automobile, un bâtiment de service et un camion-citerne de carburant, sur un site industriel. Onze poids lourds et une voiture ont également été détruits dans un incendie, maîtrisé par les pompiers. Sur un autre site industriel, des réservoirs contenant de l’huile de tournesol ont pris feu.
- Dans l’oblast de Dnipropetrovsk, les forces russes ont mené près de 20 attaques par drones en vingt-quatre heures contre quatre subdivisions administratives, a déclaré le chef de l’administration militaire régionale, Oleksandr Hanja. Les autorités ont revu à la hausse le bilan de l’attaque menée la veille : deux hommes, âgés de 73 et 55 ans, ont été tués et quatre personnes blessées.
La Russie a lancé 135 drones et 10 missiles contre l’Ukraine au cours de la nuit
Dans leur bilan matinal, les forces aériennes de l’armée ukrainienne ont annoncé que la Russie avait lancé quelque 135 drones, ainsi que huit missiles balistiques Iskander M/S-400 et deux missiles de croisière aériens Kh-59/69 contre l’Ukraine pendant la nuit de lundi à mardi.
« Selon les premières informations, à 8 h 30 [7 h 30 à Paris], la défense anti-aérienne a abattu ou neutralisé cinq missiles balistiques Iskander M/S-400, deux missiles de croisière aériens Kh-59/69 et 108 drones ennemis », a écrit la même source sur Telegram. L’armée ukrainienne a, par ailleurs, constaté des impacts d’un missile et 25 drones sur 17 sites différents, ainsi que la chute de débris sur dix sites.
Une attaque signalée contre la raffinerie russe Neftekhim Salavat
Les habitants de Salavat (📍) ont signalé, mardi matin, une attaque contre la raffinerie russe Neftekhim Salavat, appartenant au géant russe Gazprom, située dans la république du Bachkortostan, à une distance de près de 1 200 kilomètres de sa frontière est, selon des images analysées par le média indépendant Astra.
« Une attaque massive de drones ennemis a été menée contre la zone industrielle de Salavat », a confirmé le président de cette république, Radi Khabirov, sur Telegram. « Plusieurs foyers de fumée se sont déclarés, causés par la chute de débris provenant de drones abattus », a-t-il ajouté, précisant qu’il n’y avait pas de victimes.
Salavat se trouve à plus d’un millier de kilomètres au sud-est de Moscou, et à environ 200 kilomètres au nord de la frontière kazakhe.
Un incendie dans la raffinerie de pétrole russe d’Afipski, dans le kraï Krasnodar
« Un incendie s’est déclaré à la raffinerie d’Afipski [au sud-ouest de la ville de Krasnodar] », a rapporté le quartier général opérationnel de Krasnodar, qui fait état de chute de débris de de drones sur deux entreprises.
« Plusieurs maisons privées ont subi des dommages aux toits, aux façades, aux fenêtres et aux clôtures. Dans un immeuble d’habitation, les vitres, la porte et le plafond d’un appartement ont été endommagés. Un bâtiment situé près d’un passage ferroviaire a également été endommagé », affirme-t-il par ailleurs. Au total, des débris sont tombés à 16 endroits dans les localités d’Afipski.
Plus tôt, le média indépendant russe Astra avait déjà fait état d’un incendie dans la raffinerie, publiant des images du panache de fumée s’en échappant.
Le service d’urgence fait état de deux incendies maîtrisés à Kiev après les attaques de la nuit
Après les attaques russes nocturnes contre Kiev, deux incendies se sont déclarés dans la capitale, a fait savoir le service d’urgence ukrainien. Dans le raïon Holossiïv, un entrepôt a pris feu à la suite d’une explosion, tandis que des voitures ont brûlé dans le raïon Darnytsky, précise-t-il. Les deux incendies ont été maîtrisés et n’ont pas fait de victimes, assure-t-il sur Telegram, faisant toutefois état de chutes de débris sur des habitations.
A Kiev, une série d’explosions entendue après une alerte aux missiles
Ces déflagrations ont été entendues mardi peu après minuit dans la capitale ukrainienne, a constaté un journaliste de l’Agence France-Presse, après que l’armée de l’air a averti que plusieurs missiles étaient à l’approche. « Les systèmes de défense aérienne sont en action dans la capitale. L’ennemi attaque Kiev avec des missiles balistiques », a fait savoir le maire, Vitali Klitschko, sur Telegram.
Le point sur la situation, lundi 13 juillet, à 21 heures
- Neuf pays européens, associés à l’Ukraine, ont créé, lundi à Paris, une coalition « purement défensive » pour développer des « capacités antibalistiques » en Europe qui font aujourd’hui cruellement défaut à Kiev face aux attaques aériennes de la Russie.
- La France et l’Ukraine se sont entendues sur une « feuille de route » prévoyant l’acquisition par Kiev de 16 avions de combat Rafale et leurs armements, « dont les premiers doivent voler dans les airs ukrainiens dès 2028-2029 », a annoncé le président de la République.
- Dans le domaine de la défense aérienne, Kiev va également se doter « d’une première série de batteries SAMP/T de nouvelle génération qui vient compléter les systèmes qui seront livrés avec leurs missiles dans les semaines à venir », a poursuivi Emmanuel Macron, à l’issue du sommet de la coalition des volontaires, à Paris.
- Les raids de drones ukrainiens ont fait chuter la production des raffineries russes à son plus bas niveau depuis plus de vingt et un ans, selon Bloomberg, sur la foi des données fournies par EA Analytics. Depuis le début du mois, 3,91 millions de barils de brut sont traités quotidiennement, précise-t-elle, soulignant qu’il s’agit de la production la plus faible depuis mars 2005.
- Le service fédéral de sécurité (FSB) russe annonce avoir déjoué une tentative des services spéciaux ukrainiens « de perpétrer une série d’actes de sabotage et de terrorisme d’une ampleur sans précédent » contre des bases aériennes militaires dans l’Oural et l’Extrême-Orient à l’aide de drones et « avec la participation directe de complices occidentaux ».
- Les bombardements russes de la matinée contre les infrastructures portuaires de la région d’Odessa ont fait cinq morts et dix blessés parmi les membres d’équipage d’un navire battant pavillon togolais chargé d’engrais, selon l’administration militaire de l’oblast. Deux personnes ont par ailleurs été tuées dans l’oblast de Kherson, selon les autorités judiciaires.
Volodymyr Zelensky demande 300 missiles Patriot pour l’hiver
« Si nous disposons d’une protection suffisante pour l’hiver, la Russie aura beaucoup moins de raisons de prolonger la guerre jusque-là », souligne sur Telegram le président ukrainien, qui dit avoir demandé la livraison d’un « paquet hivernal » pour assurer la défense aérienne, lors du sommet de la coalition des volontaires. « Nous avons calculé que ce paquet devrait comprendre 100 missiles Patriot par mois, soit 300 missiles pour l’hiver. Je vous prie de bien vouloir examiner cette proposition », ajoute-t-il.
La coalition des volontaires réaffirme son soutien à l’Ukraine et promet de lui fournir davantage d’intercepteurs
« Nous continuerons à soutenir l’Ukraine aussi longtemps que nécessaire, y compris par de l’aide militaire, financière et civile », réaffirment les Etats membres de la coalition des volontaires, dans une déclaration commune diffusée à l’issue de leur sommet.
Ils se disent, en outre, prêts à accroître la livraison de systèmes de défense aérienne, d’intercepteurs et de moyens de longue portée, et saluent la création de la « coalition antibalistique », annoncée un peu plus tôt. « Nous nous engageons à intensifier la pression économique sur la Russie aussi longtemps qu’elle continuera d’attaquer l’Ukraine. Nous continuerons de renforcer nos sanctions et de coordonner notre action pour empêcher leur contournement », écrivent-ils, réitérant, par ailleurs, leur appel « en faveur d’un cessez-le-feu complet et immédiat ».


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