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Le président américain, Donald Trump, avait tempéré, dimanche, les espoirs d’un accord imminent avec l’Iran pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient, malgré des signes de progrès des deux côtés.
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L’Iran dit imposer des frais pour « services de navigation » dans le détroit
L’Iran a affirmé imposer des frais pour des « services de navigation », plutôt que des péages, aux navires transitant par le stratégique détroit d’Ormuz, en pleines négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre.
« Les services fournis, à savoir les services de navigation ainsi que les mesures nécessaires à la protection de l’environnement du détroit d’Ormuz, du golfe Persique et de la mer d’Oman, nécessitent la perception de certains frais », a déclaré le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point de presse hebdomadaire. Il a toutefois assuré que l’Iran « ne cherchait pas à percevoir de péage ».
L’Iran assure avoir fait des progrès sur de nombreux points mais rappelle qu’un accord n’est pas imminent
L’Iran a mentionné lundi des progrès dans les négociations avec les Etats-Unis pour mettre fin durablement à la guerre, tout en rejetant l’idée d’un accord imminent. « Il est exact de dire que nous sommes parvenus à une conclusion sur une grande partie des questions en discussion », a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, lors de son point presse hebdomadaire. « Mais de là à dire que la signature d’un accord est imminente, personne ne peut l’affirmer », a-t-il ajouté, accusant Washington d’être versatile.
Bonjour JB,
Depuis l’entrée en vigueur du cessez-le-feu, l’armée israélienne a accéléré la destruction, au moyen d’explosifs, de missiles ou de bulldozers, des villes et villages qui se trouvent dans une « zone de défense avancée » de 600 kilomètres carrés – soit 6 % du territoire libanais –, délimitée par une « ligne jaune de démarcation », sur une profondeur de 4 à 8 kilomètres de la frontière, au motif de protéger les populations du nord d’Israël de la menace du Hezbollah.
L’analyse satellite réalisée par Le Monde, en collaboration avec l’entreprise Masae Analytics, révèle qu’entre le 2 mars et fin avril, les villes et les villages ont été rasés ou endommagés à hauteur de 45 % – le bâti périphérique n’a pas été pris en compte dans ce calcul. Les destructions atteignent 60 % à 80 % du tissu urbain dans certaines localités, comme Kfar Kila, Khiam, Taybeh ou Bint Jbeil. Le Centre national de la recherche scientifique (CNRS - Liban) a répertorié, entre le 2 mars et le 8 mai, plus de 50 000 logements détruits ou endommagés dans le sud du Liban. Plus de 56 000 hectares de terres agricoles ont été affectés par des attaques israéliennes.
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Le chef de l’armée pakistanaise est en Chine avec le premier ministre
Le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran, est en Chine aux côtés du premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise. La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de « contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient ».
Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran. En avril, le pays avait accueilli des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.
La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés. « Le monde traverse un moment critique », a déclaré M. Sharif à Pékin, selon les images de la télévision pakistanaise PTV.
« Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les Etats-Unis et l’Iran. Le maréchal [Munir] était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite », a-t-il ajouté. « Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix », a-t-il encore déclaré.
Le retrait israélien du sud du Liban est une exigence « non négociable », assure le président libanais
Le président libanais, Joseph Aoun, a défendu, lundi, sa décision de négocier avec Israël et affirmé que l’exigence d’un retrait total israélien du sud du Liban n’était « pas négociable », alors que des pourparlers entre les deux pays doivent reprendre cette semaine à Washington.
« La négociation ne sera ni une reddition ni ne fera de concessions, a assuré le président. La voie vers un retrait israélien total demeurera une revendication nationale constante, non négociable, que l’Etat libanais s’emploie à obtenir à travers les négociations. » « La libération du sud est le devoir de l’Etat », a affirmé M. Aoun dans le même temps.
Sur Le Monde aujourd’hui
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L’armée israélienne appelle à l’évacuation de dix villages au Liban
L’armée israélienne a appelé, lundi, à l’évacuation de dix villages dans le sud du Liban, avant des attaques prévues contre le Hezbollah, malgré la trêve en cours.
Dans cet avis d’évacuation au format devenu presque quotidien dans la région, Avichay Adraee, porte-parole militaire arabophone, a énuméré sur Telegram dix localités, en majorité situées dans le secteur de Nabatiyé, affirmant que l’armée était « obligée d’agir avec force » contre le Hezbollah « à la lumière des violations de l’accord de cessez-le-feu ».
Le chef de la diplomatie américaine dit être en attente de la réponse de Téhéran
« Nous pensions avoir des nouvelles hier soir, peut-être aujourd’hui [lundi], je ne m’avancerais pas trop là-dessus », a déclaré le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, de New Delhi où il est en visite, en référence à la possibilité d’un accord avec l’Iran.
« Nous avons ce que je crois être une chose assez solide sur la table en ce qui concerne leur capacité à ouvrir le détroit » d’Ormuz, mais aussi « à entrer dans des négociations » sur le nucléaire iranien, a dit le chef de la diplomatie américaine. « Comme le président [Donald Trump] l’a dit, il n’est pas pressé, il ne va pas conclure un mauvais accord », a souligné M. Rubio.
« J’ai demandé à mes représentants de ne pas se précipiter pour conclure un accord, car le temps joue en notre faveur », avait écrit, dimanche, Donald Trump sur sa plateforme, Truth Social, en prévenant aussi que le blocus imposé par son pays aux ports iraniens resterait en vigueur « jusqu’à ce qu’un accord soit conclu, certifié et signé ».
Par ailleurs, M. Rubio a affirmé qu’Israël aurait le droit de se défendre quel que soit l’accord entre Washington et Téhéran, faisant écho aux propos du premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, qui a affirmé, dimanche, que Donald Trump avait, lors d’un appel, réitéré « le droit » d’Israël à combattre au Liban
« Israël a toujours le droit de se défendre. Chaque pays du monde en a le droit. Et donc si le Hezbollah s’apprête à lancer des missiles ou lance des missiles contre Israël, il a le droit de riposter », a dit le secrétaire d’Etat américain.
L’armée israélienne annonce la mort d’un de ses soldats dans le sud du Liban
Le sergent Nehoray Leizer, âgé de 19 ans, est « tombé au combat dans le sud du Liban », a fait savoir l’armée israélienne sans donner plus de détails, lundi.
Cela porte à 23 le nombre de morts dans ses rangs depuis le déclenchement, le 2 mars, de la guerre avec le Hezbollah. Les frappes se poursuivent au Liban, notamment dans le Sud, en dépit de l’entrée en vigueur, le 17 avril, d’une trêve entre Israël et le mouvement islamiste soutenu par l’Iran.
Pétrole : les cours chutent face aux espoirs d’accord sur l’Iran
Les cours du pétrole chutent de plus de 5 % dans les premiers échanges, lundi, sur fond d’espoir d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran pour mettre durablement fin à la guerre au Moyen-Orient.
Vers 1 h 10, le prix du baril de brent de la mer du Nord lâchait 5,14 %, à 98,22 dollars, tandis que le WTI américain chutait de 5,21 %, à 91,57 dollars.
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Un bombardement israélien tue deux personnes dans le sud du Liban
Au moins deux hommes ont été tués à la suite d’un raid mené cet après-midi par l’aviation israélienne sur une maison dans la localité de Sir El-Gharbiyé, dans le sud du Liban, selon l’Agence nationale de l’information (NNA).
Les Etats-Unis condamnent les déclarations du chef du Hezbollah, qui cherche à replonger le Liban « dans le chaos »
Dénonçant ce qu’il appelle « une campagne délibérée visant à déstabiliser le pays et à se maintenir au pouvoir », le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a estimé dans un communiqué que le Hezbollah « tent[ait] activement de replonger le Liban dans le chaos et la destruction ».
Le point sur la situation, dimanche 24 mai à 21 heures
- Donald Trump a tempéré les espoirs d’un accord imminent entre les Etats-Unis et l’Iran, disant ne pas vouloir « se précipiter ».
- Tout accord final avec l’Iran doit « éliminer entièrement la menace nucléaire », a affirmé Benyamin Nétanyahou, disant que M. Trump en a également convenu.
- Il n’est pas possible de conclure un accord sur le nucléaire iranien en « soixante-douze heures », a prévenu, de son côté, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio.
- Au Liban, les frappes israéliennes ont tué au moins 3 151 personnes depuis le 2 mars, selon le ministère de la santé.
- Le Hezbollah a appelé le gouvernement libanais à abandonner les négociations directes avec Israël. Son chef a déclaré qu’un désarmement du mouvement reviendrait à un « anéantissement ».
- Donald Trump a réaffirmé le « droit » d’Israël « à se défendre contre les menaces sur tous les fronts, y compris au Liban », selon Benyamin Nétanyahou.
Au moins deux morts dont un secouriste dans le sud du Liban
Des frappes israéliennes sur la localité d’Arab Salim, dans le sud du Liban, ont fait deux morts, dont un secouriste de l’Autorité sanitaire islamique, a rapporté l’Agence nationale de l’information (NNA) citant un communiqué du ministère de la santé libanais.
Dix autres personnes ont été blessées, dont six secouristes, a-t-elle ajouté.
La question du nucléaire iranien ne peut pas être réglée « en soixante-douze heures », estime Marco Rubio
Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a affirmé qu’il n’était pas possible de conclure un accord sur le nucléaire iranien en « soixante-douze heures sur un coin de table », alors qu’Américains et Iraniens disent finaliser un accord pour mettre un terme à la guerre. « Les négociations sur le nucléaire sont des questions hautement techniques », a souligné le secrétaire d’Etat américain.
Le chef de la diplomatie américaine a encore appelé à la réouverture immédiate du détroit d’Ormuz, bloqué par l’Iran, « après quoi [les Etats-Unis] entameron[t], selon des modalités convenues, des négociations très sérieuses sur l’enrichissement, sur l’uranium hautement enrichi et sur leur engagement à ne jamais se doter d’armes nucléaires », a-t-il dit au New York Times à New Delhi, en Inde. Il a évoqué à cet égard un délai de « soixante jours » et le soutien de « sept ou huit pays dans la région pour cette approche ».
Le chef du Hezbollah dit espérer un accord entre l’Iran et les Etats-Unis, incluant le Liban
Le chef du Hezbollah, Naïm Qassem, a dit espérer que l’Iran, qui soutient le mouvement libanais, et les Etats-Unis parviennent à un accord pour une fin durable du conflit au Moyen-Orient, et que le volet libanais y soit inclus.
« Si Dieu le veut, cet accord sera finalisé. (…) En conséquence, nous aussi ferons partie de ceux qui seront inclus dans cet accord – un accord de cessation complète des hostilités », a-t-il déclaré dans une allocution télévisée, en référence à Israël qui poursuit des bombardements au Liban malgré un cessez-le-feu.
L’Iran insiste pour que le front libanais du conflit soit inclus dans l’accord tandis que le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déclaré que le président américain, Donald Trump, avait réaffirmé son soutien au droit d’Israël à se défendre contre le Hezbollah.
Le chef du Hezbollah appelle le gouvernement libanais à abandonner les négociations directes avec Israël
Le chef du Hezbollah pro-iranien a de nouveau appelé le gouvernement libanais à abandonner les négociations directes avec Israël, dont une quatrième session est prévue début juin à Washington.
« Les négociations directes sont complètement inacceptables et représentent un gain sans contrepartie pour Israël », a affirmé Naïm Qassem lors d’un discours télévisé, en interpellant les autorités libanaises : « Abandonnez les négociations directes et ne cédez pas aux Etats-Unis pour qu’ils cèdent à Israël, (…) ne prenez pas leur parti et ne nous poignardez pas dans le dos. »
Un désarmement du Hezbollah reviendrait à un anéantissement du mouvement, estime son chef
Naïm Qassem, le chef du Hezbollah, a déclaré, dimanche, qu’un désarmement du mouvement pro-iranien était inacceptable et revenait à un « anéantissement », alors que le gouvernement libanais doit tenir le mois prochain une nouvelle session de pourparlers directs avec Israël à Washington.
« Le désarmement, c’est l’anéantissement, et nous ne pouvons pas l’accepter », a affirmé Naïm Qassem dans un discours à la télévision. Le monopole de l’Etat sur les armes, exigé par les autorités libanaises, « constitue un projet israélien », a-t-il encore dénoncé.
Au moins 3 151 morts au Liban depuis le 2 mars
Au moins 3 151 personnes ont été tuées et 9 571 blessées au Liban depuis le début des frappes israéliennes, le 2 mars, selon le dernier bilan du ministère de la santé libanais, a rapporté l’Agence nationale de l’information (NNA).
Plusieurs élus républicains affirment leur opposition au projet d’accord de Donald Trump avec l’Iran
Les dernières déclarations de Donald Trump, assurant que les Etats-Unis n’entendaient pas « se précipiter » en vue de conclure un accord avec l’Iran, semblent répondre aux critiques émises dans son propre camp ce week-end sur les perspectives d’un compromis, vu par certains élus républicains comme trop favorable à l’Iran, l’ennemi juré des Etats-Unis.
Les sénateurs Ted Cruz et Lindsey Graham, tout comme Mike Pompeo, secrétaire d’Etat de Donald Trump lors de son premier mandat, ont fait part de leur opposition à ce que l’Iran bénéficie prochainement d’avantages tels que la possibilité de vendre librement son pétrole. M. Cruz a estimé sur son compte X que l’issue pourrait être une « erreur désastreuse ».
« Cela n’a aucun sens pour moi », a renchéri dimanche le sénateur républicain sortant Thom Tillis sur CNN. « Nous parlons aujourd’hui d’une position selon laquelle nous pourrions accepter que les matières nucléaires restent en Iran. Comment cela peut-il avoir un sens ? De même, un cessez-le-feu de soixante jours, et le fait de s’attendre à ce qu’ils libèrent le détroit d’Ormuz avant que les termes de l’accord ne soient fixés, me semblent également discutables », a-t-il dit.
Selon le média Axios, un éventuel accord prévoirait le prolongement pour soixante jours du cessez-le-feu actuellement en vigueur, période durant laquelle le détroit d’Ormuz serait rouvert, l’Iran vendrait librement du pétrole et des négociations auraient lieu sur le nucléaire iranien.
« J’ai l’impression que cet accord va en fait nous ramener au statu quo d’avant-guerre », a déclaré, pour sa part, dimanche, le sénateur démocrate Chris Van Hollen sur la chaîne Fox News.
Tout accord final avec l’Iran « doit éliminer le danger nucléaire », affirme Benyamin Nétanyahou
Le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a déclaré avoir échangé avec le président américain, Donald Trump, à propos des négociations en cours avec l’Iran pour la réouverture du détroit d’Ormuz et en vue d’un accord final sur le programme nucléaire iranien.
Lors de cette conversation, « le président Trump et moi avons convenu que tout accord final avec l’Iran doit éliminer le danger nucléaire », a affirmé M. Nétanyahou sur le réseau social X. « Cela signifie démanteler les sites d’enrichissement nucléaire de l’Iran et retirer son matériau nucléaire enrichi de son territoire », a-t-il souligné, avant d’insister : « Ma politique, comme celle du président Trump, reste inchangée : l’Iran n’aura pas d’armes nucléaires. »
En outre, Donald Trump « a également réaffirmé le droit d’Israël à se défendre contre les menaces sur tous les fronts, y compris le Liban », a ajouté le premier ministre israélien, en référence au Hezbollah pro-iranien.


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