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L’Iran avait revendiqué plus tôt dans la journée la destruction de trois F-35 sur une base américaine en Jordanie, en représailles à une attaque américaine contre l’île iranienne de Qechm, des affirmations démenties par le commandement des forces américaines au Moyen-Orient.
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L’Irak nie avoir approuvé les bombardements américano-saoudiens de mercredi
Le gouvernement irakien n’était pas au courant et n’a pas approuvé les frappes meurtrières menées par les Etats-Unis et l’Arabie saoudite contre des groupes armés pro-iraniens sur son sol mercredi, a déclaré son porte-parole, Haider Al-Aboudi, jeudi. Donald Trump a assuré qu’elles avaient été « coordonnées » avec Bagdad.
Le prix du pétrole recule avec l’espoir de négociations
Les cours du pétrole se sont légèrement repliés, jeudi, après l’annonce, par le ministère des affaires étrangères pakistanais, que Washington et Téhéran poursuivraient leurs pourparlers, malgré les bombardements.
Après l’envolée de la veille, le prix du baril de brent de la mer du Nord pour livraison en septembre a reculé de 1,89 %, à 89,03 dollars. Son équivalent américain, le baril de west texas intermediate pour livraison le même mois, a perdu 1,03 %, à 83,59 dollars.
Le Pakistan, médiateur dans le conflit entre les Etats-Unis et l’Iran, a affirmé jeudi que des négociations étaient « en cours » afin de « parvenir à une désescalade », en particulier concernant le détroit d’Ormuz.
L’Arabie saoudite annonce la création d’une coalition pour sécuriser la mer Rouge
L’Arabie saoudite a annoncé jeudi la création d’une coalition maritime regroupant une quinzaine d’Etats afin de sécuriser la navigation en mer Rouge, dans un contexte de tension dans le détroit stratégique de Bab Al-Mandab.
Cette initiative fait suite à l’annonce, la semaine dernière par les rebelles yéménites houthistes, alliés de l’Iran, d’un blocus maritime contre l’Arabie saoudite, suivi de la revendication de plusieurs attaques de pétroliers saoudiens en mer Rouge.
Riyad compte sur le détroit de Bab Al-Mandab, situé à l’extrémité sud de la mer Rouge, pour poursuivre ses exportations de pétrole, alors que l’Iran verrouille celui d’Ormuz, de l’autre côté de la péninsule.
La coalition a pour but de « renforcer la sécurité maritime, de protéger la liberté de navigation, de sécuriser les voies commerciales internationales et les voies d’approvisionnement en énergie, ainsi que de protéger les intérêts maritimes communs dans le détroit de Bab Al-Mandab, la mer Rouge et le golfe d’Aden », peut-on lire dans un communiqué conjoint publié par le ministère de la défense saoudien. Elle revêt un « caractère purement défensif » et n’est « dirigée contre aucun Etat ».
L’Arabie saoudite, « pays fondateur », accueillera le siège de l’alliance, qui rassemble également le Koweït, Bahreïn, le Qatar, le Pakistan, la Turquie, l’Egypte, la Jordanie, le gouvernement internationalement reconnu du Yémen, le Bangladesh, le Nigéria, le Soudan, Djibouti et la Somalie.
Des pirates iraniens soupçonnés d’une cyberattaque des réseaux d’alimentation en eau aux Etats-Unis
Une société de cybersécurité affirme que le mode opératoire du piratage, dimanche et lundi, d’une trentaine de réseaux locaux d’alimentation en eau dans le Minnesota correspond à celui d’un groupe affilié à l’Iran, un constat partagé par les autorités américaines, selon plusieurs médias.
L’opération a notamment interrompu pendant un peu moins de deux heures l’alimentation en eau de la petite ville de Braham (Minnesota), dans la grande banlieue de Minneapolis. Selon le spécialiste américain de sécurité informatique Tenable, la méthode utilisée « ressemble » à celle du collectif de cybercriminels CyberAv3ngers, que Washington accuse d’agir sous le contrôle de Téhéran.
Le 22 juillet, quelques jours seulement avant l’attaque, l’Agence de cybersécurité et de sécurité des infrastructures (CISA) américaine avait publié un avis mettant en garde contre une offensive d’organisations affiliées à l’Iran contre les systèmes de contrôle en ligne d’infrastructures aux Etats-Unis. Selon plusieurs médias, les autorités américaines privilégient également la piste des pirates iraniens, même s’ils n’ont pas, à ce stade, formellement établi leur responsabilité.
Le point sur la situation, jeudi 30 juillet à 21 h 15
- Les gardiens de la révolution iraniens disent avoir pris pour cible des générateurs électriques, des systèmes de navigation et des bâtiments administratifs et de soutien sur la base américaine de Cheikh-Issa, à Bahreïn, à l’aide de drones.
- Le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) avait annoncé dans la nuit avoir bombardé « des dizaines de cibles du corps des gardiens de la révolution islamique ».
- Trois membres d’une famille ont été tués sur l’île de Qechm, dans le sud du pays, selon l’agence iranienne Fars. Les pasdarans ont, quant à eux, annoncé la mort de trois de leurs soldats dans le nord-ouest de l’Iran.
- « Aucun avion américain n’a été détruit ni endommagé lors des récentes tentatives d’attaques iraniennes », écrit le commandement des forces américaines au Moyen-Orient (CentCom) sur X, démentant les affirmations des gardiens de la révolution, qui disent avoir détruit trois F-35 sur la base aérienne d’Azraq, en Jordanie. L’armée jordanienne a annoncé l’interception de cinq missiles, à l’aube.
- L’incendie qui s’est déclaré mercredi à bord de deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette a été provoqué par une attaque de drone, a annoncé Le gouvernement égyptien, sans préciser qui en était responsable. Les rebelles yéménites houthistes ont nié toute responsabilité et aucune revendication n’a été formulée.
- Une majorité d’Américains juge la guerre injustifiée, selon un sondage AP-NORC. Environ deux tiers des adultes américains jugent que le conflit déclenché le 28 février n’en valait pas la peine. Seules 28 % des personnes interrogées approuvent la gestion du dossier iranien par Donald Trump, contre 34 % le mois précédent.
- Des négociations américano-iraniennes sont « en cours » concernant la désescalade et le détroit d’Ormuz, annonce le Pakistan, qui dit s’efforcer de ramener les Etats-Unis et l’Iran à la table des négociations.
Sur Le Monde aujourd’hui
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Les partenaires de la compagnie iranienne Mahan Air sanctionnés par les Etats-Unis
Les Etats-Unis ont annoncé jeudi une nouvelle série de sanctions qui visent cette fois des entreprises iraniennes et étrangères partenaires de la compagnie aérienne Mahan Air, déjà sous le coup de mesures de rétorsion américaines et européennes.
Six entreprises et personnes établies en Iran, en Chine, en Inde et en Russie sont ainsi visées pour avoir notamment joué le rôle d’« agents de vente » pour la compagnie aérienne iranienne.
« Ceux qui apportent un soutien commercial, logistique ou des services financiers à Mahan Air ou aux gardiens de la révolution participent à soutenir une entreprise terroriste », écrit le secrétaire au Trésor américain, Scott Bessent, dans un communiqué.
Washington accuse Mahan Air d’être proches des gardiens de la révolution et de fournir la logistique nécessaire aux déplacements de ses troupes et de leurs véhicules.
Le président égyptien appelle à mettre fin à l’escalade dans la région, après l’attaque de Damiette
Le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a appelé, jeudi, la communauté internationale à s’unir pour « mettre fin à l’escalade » dans la région, au lendemain d’une attaque de drone dans le port méditerranéen de Damiette, selon son porte-parole.
Lors d’un entretien téléphonique avec le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, le chef de l’Etat a souligné « la gravité de l’escalade que connaît la région » et la nécessité pour l’Egypte, l’Espagne, l’Europe et la communauté internationale « d’unir leurs efforts pour [y] mettre fin ».
Les gardiens de la révolution disent avoir visé une base américaine à Bahreïn
Dans un communiqué relayé par l’agence de presse officielle IRNA, les gardiens de la révolution iraniens disent avoir pris pour cible des générateurs électriques, des systèmes de navigation et des bâtiments administratifs et de soutien sur la base américaine de Cheikh-Issa, à Bahreïn, à l’aide de drones. L’attaque a été menée en représailles à la mort d’un pilote de chasse, précisent-ils.
Aucun avion américain n’a été détruit, assure le CentCom
« Aucun avion américain n’a été détruit ni endommagé lors des récentes tentatives d’attaques iraniennes », écrit le commandement des forces américaines au Moyen-Orient (CentCom) sur X, démentant les affirmations des gardiens de la révolution, qui disent avoir détruit trois F-35 sur la base aérienne d’Azraq, en Jordanie. « Tous les missiles et drones ont été interceptés ou n’ont pas atteint leurs cibles », ajoute le CentCom.
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Attaque à Damiette : l’Egypte n’a pas désigné de responsable
Aucune partie n’a revendiqué la frappe à Damiette, et l’Egypte n’a pour l’heure désigné aucun responsable.
Il s’agit de l’attaque la plus éloignée du Golfe et de la mer Rouge depuis le début de la guerre. En survenant en Méditerranée, elle matérialise une menace sur des voies de navigation jusqu’à présent considérées comme sûres.
Petit port stratégique, Damiette se trouve à plus de 1 300 kilomètres de l’Iran et à plus de 2 000 kilomètres du Yémen. La frappe a provoqué des incendies sur le navire de stockage et de regazéification Energos-Winter – propriété américaine – et le méthanier grec voisin GasLog-Salem.
Les houthistes affirment ne pas être derrière l’attaque de Damiette
Un responsable du ministère des affaires étrangères des houthistes a affirmé, jeudi, qu’ils n’étaient pas derrière l’attaque de drone de Damiette, dans le nord de l’Egypte, selon l’agence de presse Saba, affiliée à ces rebelles yéménites.
Cette source a déclaré que « les rumeurs selon lesquelles le Yémen aurait pris pour cible un navire dans le port de Damiette, en République arabe d’Egypte, sont sans fondement », ajoutant que les houthistes visent « uniquement le régime saoudien pour son blocus injuste et son agression continue contre le peuple yéménite », a rapporté Saba.
L’Arabie saoudite est passée de la retenue à la riposte face à l’Iran et ses alliés
Par Ghazal Golshiri
Après avoir longtemps rechigné à s’impliquer ouvertement dans le conflit qui oppose, depuis le 28 février, l’Iran et ses alliés aux Etats-Unis et à leurs partenaires, l’Arabie saoudite semble avoir tiré les leçons d’une nouvelle réalité : la guerre est loin d’être terminée. Elle pourrait s’installer dans la durée, ponctuée de brèves accalmies, au gré de reprises des négociations entre les belligérants, tout en prenant progressivement la forme d’un conflit d’usure. Avec, à chaque nouvelle escalade, le risque de voir les affrontements s’étendre à l’ensemble de la région.
Le point sur la situation, jeudi 30 juillet, à 14 heures
- Une majorité d’Américains juge la guerre injustifiée, selon un sondage AP-NORC. Environ deux tiers des adultes américains jugent que le conflit déclenché le 28 février n’en valait pas la peine. Seules 28 % des personnes interrogées approuvent la gestion du dossier iranien par Donald Trump, contre 34 % le mois précédent.
- L’armée américaine dit avoir terminé une « lourde » série de frappes contre l’Iran. Le CentCom a annoncé avoir « frappé des dizaines de cibles du corps des gardiens de la révolution islamique en Iran ».
- Donald Trump s’impatiente face à l’enlisement du conflit, selon NBC News. Ses principaux conseillers restent profondément divisés sur les objectifs de la campagne militaire et la stratégie à adopter.
- L’Iran revendique une frappe contre une base américaine en Jordanie et la destruction de trois F-35 en représailles à une attaque américaine contre l’île iranienne de Qechm. Les pasdarans ont annoncé jeudi que trois de leurs soldats avaient été tués lors de l’attaque américaine d’une province du nord-ouest de l’Iran.
- Des négociations américano-iraniennes sont « en cours » concernant la désescalade et le détroit d’Ormuz, annonce le Pakistan, qui dit s’efforcer de ramener les Etats-Unis et l’Iran à la table des négociations.
- Les stocks de missiles Patriot et Thaad américains mis à l’épreuve par le conflit avec l’Iran, selon le CSIS. Interrogé dimanche par The Wall Street Journal, Donald Trump a toutefois nié toute pénurie.
L’Iran revendique une frappe contre une base américaine en Jordanie et la destruction de trois F-35
Dans un communiqué relayé par les médias iraniens, les gardiens de la révolution iraniens affirment avoir mené une frappe de missiles balistiques contre la base aérienne d’Azraq, en Jordanie en représailles à une attaque américaine contre l’île iranienne de Qechm.
Selon le communiqué, la frappe iranienne a visé les aires de stationnement et les installations de maintenance des F-35 sur la base d’Azraq et aurait tué plusieurs officiers et techniciens ennemis.
Les gardiens de la révolution appellent la population jordanienne à poursuivre son opposition à la présence militaire américaine, estimant que les forces américaines devaient quitter les territoires qu’ils qualifient de « terres islamiques ».
Les gardiens de la révolution annoncent trois morts dans leurs rangs après une attaque américaine
Les pasdarans ont annoncé jeudi que trois de leurs soldats avaient été tués lors de l’attaque américaine d’une province du nord-ouest de l’Iran. « Dans l’attaque brutale menée par le régime terroriste des Etats-Unis criminels le (jeudi) 30 juillet 2026, trois braves et dévoués membres (…) des gardiens de la révolution dans la province de Zandjan sont devenus des martyrs », a affirmé la branche régionale de l’armée idéologique de la République islamique, dans un communiqué cité par l’agence Tasnim.
La décision sur la suite du conflit appartient à Donald Trump, affirme Benyamin Nétanyahou
Dans un entretien accordé à la chaîne américaine ABC News, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, a affirmé que la décision sur la manière de poursuivre le conflit avec l’Iran revenait au président américain, Donald Trump, tout en se disant sceptique quant aux chances d’un règlement diplomatique avec Téhéran.
Il a assuré que les Etats-Unis demeuraient le « partenaire principal » d’Israël et que Donald Trump était seul maître de la stratégie américaine. Il a démenti avoir cherché à convaincre le président américain de reprendre les frappes contre l’Iran lors de leur rencontre cette semaine à la Maison Blanche.
Selon le dirigeant israélien, les deux responsables ont examiné plusieurs options pour mettre fin au conflit, notamment la poursuite des négociations avec Téhéran, le maintien du blocus du détroit d’Ormuz ou une nouvelle offensive militaire, avant de laisser la décision finale à Donald Trump. Benyamin Nétanyahou a toutefois exprimé de sérieux doutes sur la volonté de l’Iran de parvenir à un accord, estimant que le régime pouvait chercher à gagner du temps malgré les pressions diplomatiques et économiques.
Le premier ministre israélien a également estimé que l’Iran était aujourd’hui plus affaibli que jamais, tout en reconnaissant que le régime n’était pas tombé après plusieurs mois de guerre. Il a réaffirmé que son objectif restait d’empêcher la République islamique d’acquérir l’arme nucléaire, un objectif qu’il affirme partager avec Donald Trump.
Concernant le détroit d’Ormuz, M. Nétanyahou a estimé que son importance stratégique devrait diminuer à terme grâce au développement de nouvelles voies d’acheminement de l’énergie vers la mer Rouge puis la Méditerranée. Il a enfin averti qu’Israël répondrait avec force à toute nouvelle attaque iranienne.
Une majorité d’Américains juge la guerre injustifiée, selon un sondage AP-NORC
Une majorité d’Américains estime que la guerre contre l’Iran ne valait pas la peine d’être menée et désapprouve la gestion du conflit par le président Donald Trump, selon un sondage Associated Press-NORC Center, illustrant le recul du soutien à une guerre qui dure bien au-delà des prévisions de la Maison Blanche.
Selon cette enquête réalisée du 23 au 27 juillet, environ deux tiers des adultes américains jugent que le conflit déclenché le 28 février n’en valait pas la peine. Cette opinion est majoritaire chez les démocrates et les indépendants, mais concerne également plus d’un tiers des électeurs républicains.
Seules 28 % des personnes interrogées approuvent la gestion du dossier iranien par Donald Trump, contre 34 % le mois précédent. Le soutien recule également parmi les républicains, même si une majorité d’entre eux continue d’approuver la politique du président sur ce dossier.
Le sondage met également en évidence une faible adhésion à la poursuite des opérations militaires. Environ deux Américains sur dix souhaitent que les frappes se poursuivent, tandis qu’une majorité privilégie soit une suspension des opérations afin de relancer les négociations, soit un arrêt des actions militaires. Les républicains restent les plus favorables à la poursuite de la guerre, en particulier les électeurs les plus conservateurs et ceux se réclamant du mouvement Make America Great Again (MAGA).
L’enquête montre par ailleurs que les priorités des Américains diffèrent de celles affichées par la Maison Blanche. Si près des deux tiers des personnes interrogées jugent très important d’empêcher l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire, une proportion encore plus élevée estime prioritaire de limiter la hausse des prix de l’énergie et de parvenir à un cessez-le-feu durable avec Téhéran.
Les conséquences économiques du conflit demeurent une préoccupation majeure. Près des trois quarts des Américains considèrent comme très important d’éviter une hausse des prix du pétrole et des carburants, tandis qu’environ quatre personnes sur dix disent que le coût de l’essence constitue actuellement une source importante de stress.
Le sondage a été réalisé auprès de 1 165 adultes américains. La marge d’erreur est de plus ou moins 3,7 points de pourcentage.
Donald Trump s’impatiente face à l’enlisement du conflit, selon NBC News
Le président américain est de plus en plus frustré par les difficultés à mettre fin au conflit avec l’Iran, tandis que ses principaux conseillers restent profondément divisés sur les objectifs de la campagne militaire et la stratégie à adopter, a rapporté la chaîne NBC News, citant des responsables américains et des proches du président.
Selon la chaîne, Donald Trump, qui présente publiquement l’offensive contre l’Iran comme un succès, aurait exprimé sa colère lors d’une réunion avec les principaux responsables de la sécurité nationale la semaine dernière, allant jusqu’à proférer des insultes face à l’absence de progrès. Un proche du président a dit à NBC News que celui-ci était « exaspéré » et ne s’attendait pas à ce que les négociations avec Téhéran soient aussi difficiles. « Il n’avait pas l’intention que cette guerre s’éternise », a-t-il ajouté.
Toujours selon NBC News, aucun consensus n’existe au sein de l’administration sur les objectifs de la campagne. Certains responsables privilégient le démantèlement du programme nucléaire iranien, d’autres la sécurisation du détroit d’Ormuz, tandis qu’un troisième courant souhaite concentrer les efforts sur la destruction des capacités balistiques et des drones de Téhéran.
« Après tout ce temps, il n’y a toujours pas d’unité », a déclaré un responsable cité par la chaîne. Un autre a estimé que les Etats-Unis risquaient de transformer une série de « victoires tactiques » en « défaite stratégique » faute d’orientations politiques claires, l’armée préparant une éventuelle nouvelle offensive sans directives précises sur les objectifs à atteindre.
La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a contesté cette version des faits, déclarant à NBC News : « C’est faux. Le président a une excellente équipe en qui il a toute confiance, et chacun dans l’équipe sait que c’est lui qui prend les décisions en dernier ressort. » Elle a ajouté : « Il ne va pas rester les bras croisés pendant qu’ils rompent le protocole d’accord, tuent nos soldats et tirent sur nos navires dans le détroit. Tant que ce comportement ne changera pas, le sien ne changera pas non plus… Il est prêt à en découdre pour continuer à punir l’Iran. »
L’incendie dans le port de Damiette dû à une attaque de drone, selon les autorités égyptiennes
Le gouvernement égyptien a annoncé, jeudi, que l’incendie qui s’est déclaré la veille sur deux navires stockant du gaz dans le port de Damiette avait été provoqué par une attaque de drone, sans préciser qui en était responsable.
La présidence du conseil des ministres a déclaré dans un communiqué qu’à l’issue des premières investigations sur l’incident, « il est apparu qu’il résultait d’une attaque de drone, sans qu’aucune partie n’en ait revendiqué la responsabilité ». Elle a ajouté que « les autorités compétentes poursuivent leur enquête afin d’établir les circonstances de l’incident et de prendre les mesures nécessaires pour préserver les intérêts de l’Egypte et sa sécurité nationale »
Des négociations américano-iraniennes sont « en cours » concernant la désescalade et le détroit d’Ormuz, annonce le Pakistan
Le Pakistan, pays médiateur entre les Etats-Unis et l’Iran, a annoncé, jeudi, que des négociations étaient en cours entre les deux pays engagés dans une reprise des hostilités au Moyen-Orient.
« Des négociations entre les parties sont en cours, en particulier concernant le détroit d’Ormuz et afin de parvenir à une désescalade », a déclaré à la presse le porte-parole de la diplomatie pakistanaise, Tahir Andrabi, à Islamabad.


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