Une délégation américaine, emmenée par le vice-président, J. D. Vance, doit se rendre au Pakistan lundi, a annoncé M. Trump. Téhéran n’a pas répondu pour le moment. Après une nouvelle fermeture du détroit d’Ormuz, samedi, l’Iran avait prévenu que la signature d’un accord de paix était « encore loin ».

Live animé par Allison Ferrera (service photo) et Cécile Bouanchaud

Un panneau d’affichage à l’effigie du guide suprême iranien assassiné, l’ayatollah Ali Khamenei, sur la place Valiasr à Téhéran, le 19 avril 2026. - ATTA KENARE/AFP Un panneau d’affichage à l’effigie du guide suprême iranien assassiné, l’ayatollah Ali Khamenei, sur la place Valiasr à Téhéran, le 19 avril 2026. ATTA KENARE/AFP

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Le ministre des affaires étrangères iranien s’est entretenu avec son homologue pakistanais

Abbas Araghtchi, chef de la diplomatie iranienne, s’est entretenu, dimanche, par téléphone avec son homologue pakistanais, Ishaq Dar, annonce son ministère. Ils ont échangé leurs points de vue au sujet « des derniers développements régionaux, internationaux et des relations bilatérales », précise-t-il, sans mentionner les négociations avec les Etats-Unis, qui, selon Donald Trump, doivent reprendre lundi au Pakistan. « Un communiqué complémentaire sera publié ultérieurement », ajoute le ministère des affaires étrangères iranien.

Les forces israéliennes publient une carte de leur « ligne de défense avancée » au Liban sud

L’armée israélienne a publié dimanche une carte de la « ligne de défense avancée » qu’elle a établie au sud Liban et qui délimite la zone tampon censée protéger les localités du nord de l’Etat hébreu. Elle suit la ligne bleue qui fait office de frontière sur toute sa longueur, quelques kilomètres plus au nord.

« A l’heure actuelle, cinq divisions, aux côtés des forces navales israéliennes, mènent des opérations simultanées au sud de la ligne de défense avancée, dans le sud du Liban, afin de démanteler les infrastructures terroristes du Hezbollah et de prévenir toute menace directe pesant sur les communautés du nord d’Israël », précise l’armée.

Carte de l’armée israélienne montrant la « ligne de défense avancée » dans le sud du Liban. Carte de l’armée israélienne montrant la « ligne de défense avancée » dans le sud du Liban.

Le vice-président américain J.D. Vance ira au Pakistan pour les négociations avec l’Iran, annonce la Maison Blanche

Le vice-président J.D. Vance dirigera la délégation américaine qui doit se rendre lundi au Pakistan pour des discussions avec l’Iran, a annoncé un responsable de la Maison Blanche cité par la presse, revenant sur une déclaration de Donald Trump affirmant l’inverse.

J.D. Vance, qui était déjà à la tête de la délégation américaine, le week-end dernier, sera accompagné des deux émissaires habituels du président, Steve Witkoff et Jared Kushner, a précisé l’exécutif américain. Donald Trump avait annoncé environ une heure plus tôt à ABC que son vice-président n’irait pas à Islamabad, en invoquant des questions de sécurité.

Les autorités iraniennes n’ont, quant à elles, pas confirmé leur participation à ces pourparlers.

La Syrie déjoue un projet d’attaque du Hezbollah depuis son territoire, affirme le ministre de l’intérieur

Le ministère de l’intérieur syrien a annoncé dimanche avoir déjoué un projet du Hezbollah pro-iranien visant à mener une attaque depuis le territoire syrien. Les autorités syriennes ont réussi à « déjouer un plan de sabotage ourdi par une cellule liée à la milice terroriste du Hezbollah, qui visait à déstabiliser la région », a annoncé le ministère de l’intérieur dans un communiqué.

Les membres de la cellule ont camouflé un véhicule de transport civil et l’ont équipé de « matériel destiné au tir de roquettes (...) », a-t-il ajouté.

Le ministère a affirmé plus tôt avoir arrêté « des membres d’une cellule de sabotage (...) liée au Hezbollah et à des loyalistes au pouvoir déchu de Bachar al-Assad (...) qui préparait une attaque depuis le territoire syrien contre des cibles situées à l’extérieur des frontières », dans la province de Qouneitra, frontalière d’Israël.

« Un plan de sabotage, ourdi par une cellule liée à la milice terroriste du Hezbollah, a été déjoué (...) », a aussi souligné une source officielle à Sana. « La cellule envisageait de lancer des roquettes au-delà des frontières dans un objectif de déstabilisation », a-t-elle précisé.

Les nouvelles autorités syriennes, qui ont renversé le pouvoir de Bachar Al-Assad fin 2024, ont pris leurs distances avec l’influence iranienne et se montrent hostiles au Hezbollah, qui avait combattu aux côtés du président déchu.

Sur Le Monde aujourd’hui

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Donald Trump a accusé l’Iran d’avoir violé le cessez-le-feu samedi en tirant sur « un navire français et un cargo britannique »

Dans un message sur le réseau Truth Social, Donald Trump a accusé l’Iran d’avoir violé le cessez-le-feu, qui expire dans trois jours, en lançant des attaques samedi dans le détroit d’Ormuz.

« L’Iran a décidé hier de tirer des balles dans le détroit d’Ormuz, en violation flagrante de notre accord de cessez-le-feu ! De nombreux tirs visaient un navire français et un cargo britannique. C’était inadmissible, n’est-ce pas ? », a déclaré le président américain, sans que les autorités françaises et britanniques aient confirmé ces informations pour le moment.

Israël usera de « toute sa force » au Liban malgré la trêve en cas de menace contre ses soldats, menace le ministre de la défense

Israel Katz, a déclaré dimanche que l’armée avait reçu pour instruction d’utiliser « toute sa force » au Liban, malgré le cessez-le-feu en cours, si les troupes israéliennes faisaient l’objet d’une « quelconque menace ».

Lors d’un événement en Cisjordanie occupée, il a ajouté que l’armée avait également reçu l’ordre « de détruire les maisons dans les villages (en première ligne) proches de la frontière qui servaient, à tous égards, de postes avancés terroristes du Hezbollah et menaçaient les communautés israéliennes », en parlant du mouvement pro-iranien qu’Israël combat.

L’Iran réitère que le blocus naval américain constitue une « violation » du cessez-le-feu

L’Iran a également affirmé dimanche que le blocus naval américain constituait « un acte illégal et criminel », au moment où Donald Trump reprochait à Téhéran de rompre la trêve dans le détroit d’Ormuz.

« En infligeant délibérément une punition collective à la population iranienne, il équivaut à un crime de guerre et à un crime contre l’humanité », a ajouté sur X le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Le président américain a lui aussi accusé dimanche Téhéran de violer le cessez-le-feu entre les deux pays en attaquant des navires dans le détroit.

Emmanuel Macron recevra mardi le premier ministre libanais, annonce l’Elysée

Le président français recevra mardi le premier ministre libanais Nawaf Salam, a fait savoir dimanche l’Elysée, alors que la situation reste très instable au Liban où un cessez-le-feu fragile est entré en vigueur.

« Cette visite sera l’occasion pour le chef de l’Etat de rappeler son attachement au respect plein et entier du cessez-le-feu au Liban, le soutien de la France à l’intégrité territoriale du pays et aux actions entreprises par l’Etat libanais pour assurer la souveraineté pleine et entière du pays et le monopole des armes », a souligné la présidence française.

Les deux dirigeants aborderont en outre « le soutien humanitaire aux populations déplacées et la poursuite des réformes économiques et financières indispensables à la consolidation de la souveraineté du Liban, à sa reconstruction et au rétablissement de sa prospérité ».

La venue de Nawaf Salam intervient également après la mort samedi d’un Casque bleu français dans une embuscade attribuée au Hezbollah et qui a aussi fait trois blessés.

Dénonçant une « attaque inacceptable », le chef de l’Etat « appellera les autorités libanaises à faire toute la lumière sur celle-ci, à identifier et poursuivre sans délai les responsables ». « Les soldats de la Finul, qui exercent leurs missions dans des conditions difficiles et appuient l’acheminement de l’aide humanitaire au Sud-Liban, ne doivent en aucun cas être pris pour cible », insiste l’Elysée.

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L’Espagne va demander à l’Union européenne de « rompre » l’accord d’association avec Israël

L’Espagne demandera mardi à l’Union européenne de rompre son accord d’association avec Israël considérant que son gouvernement « viole le droit international », a annoncé dimanche le premier ministre Pedro Sánchez.

« Ce mardi, le gouvernement espagnol soumettra à l’Europe une proposition visant à ce que l’Union européenne rompe son accord d’association avec Israël », car un gouvernement « qui viole le droit international (...) ne peut être partenaire de l’Union européenne », a fait valoir M. Sánchez lors d’un meeting électoral en Andalousie. « C’est aussi simple que cela », a-t-il ajouté.

L’accord d’association entre l’Union européenne et Israël, entré en vigueur en 2000, comporte une clause subordonnant la relation au respect des droits de l’homme. L’Espagne a remis en question cet accord pour la première fois en février 2024, lorsque Pedro Sánchez et le premier ministre irlandais de l’époque ont adressé une lettre conjointe à la Commission européenne.

Cette lettre demandait une évaluation du respect par Israël de ses obligations en matière de droits de l’homme après le début de la guerre à Gaza. Depuis, M. Sánchez a progressivement durci sa position sur ce sujet, notamment avec la guerre au Liban, jusqu’à sa déclaration de dimanche.

Cette dernière fait suite à une lettre adressée vendredi à la Commission par l’Irlande, la Slovénie et l’Espagne, demandant que « l’accord d’association UE-Israël soit examiné lors de la prochaine réunion du Conseil des Affaires étrangères ».

📷 Islamabad se prépare à recevoir les délégations américaines et iraniennes pour un second cycle de pourparlers de paix

Dans la « zone rouge » d’Islamabad, le 19 avril 2026. Dans la « zone rouge » d’Islamabad, le 19 avril 2026.

La sécurité dans la capitale pakistanaise, Islamabad, a été visiblement renforcée dimanche, à l’approche de la reprise des pourparlers de paix entre les Etats-Unis et l’Iran, a constaté l’Agence France-Presse.

Les autorités pakistanaises ont auparavant annoncé la fermeture de routes et des restrictions de circulation dans toute la ville, ainsi que dans la ville voisine Rawalpindi.

Un agent de sécurité installe des barbelés sur une route fermée dans la « zone rouge » d’Islamabad, le 19 avril 2026. Un agent de sécurité installe des barbelés sur une route fermée dans la « zone rouge » d’Islamabad, le 19 avril 2026.

Des journalistes de l’AFP ont vu des gardes armés et des checkpoints près des hôtels les plus sécurisés d’Islamabad, notamment le Marriott et le Serena, où s’est tenue la dernière série de pourparlers.

Des policiers pakistanais dans la « zone rouge » d’Islamabad, le 19 avril 2026. Des policiers pakistanais dans la « zone rouge » d’Islamabad, le 19 avril 2026.

La plupart des rues menant à l’hôtel Serena étaient fermées dimanche, avec des barbelés, des barricades, un important dispositif de sécurité et des déviations de trafic. « Il est instamment demandé aux citoyens de coopérer avec les agences de sécurité », a publié un responsable municipal sur X.

Donald Trump annonce de nouvelles négociations avec l’Iran au Pakistan lundi et réitère sa menace de détruire « toutes les centrales électriques et tous les ponts » iraniens

Dans une série de messages publiés sur ses réseaux sociaux, le président américain a annoncé l’envoi d’une nouvelle délégation américaine au Pakistan, lundi, pour s’entretenir avec l’Iran. Donald Trump n’a pas précisé quels responsables les Etats-Unis enverraient à Islamabad pour ce deuxième cycle de pourparlers avec l’Iran. Le premier cycle de pourparlers avait été mené par le vice-président américain, J. D. Vance.

Le président américain a également menacé de détruire les infrastructures civiles en Iran si ce pays n’acceptait pas l’accord proposé par les Etats-Unis. Donald Trump a écrit qu’il offrait à l’Iran un « deal raisonnable » et qu’en cas de refus de la part de Téhéran, « les Etats-Unis détruiront toutes les centrales électriques et tous les ponts en Iran. FINI DE JOUER LES GENTILS ! ». Début avril, M. Trump avait menacé d’éradiquer « une civilisation entière » si Téhéran ne rouvrait pas le détroit d’Ormuz.

Dans son message dimanche, le président américain a déclaré au sujet des centrales électriques et ponts en Iran : « Ils tomberont rapidement, ils tomberont facilement et, s’ils n’acceptent pas le DEAL, ce sera un honneur pour moi de faire ce qui aurait dû être fait à l’Iran par d’autres présidents ces quarante-sept dernières années ».

Les précédents pourparlers à Islamabad avec une délégation américaine emmenée par le vice-président, J. D. Vance – à un niveau sans précédent entre les deux pays depuis la révolution islamique, en 1979 –, s’étaient conclus le 12 avril par un échec.

La Maison Blanche n’a jamais apprécié que le sultanat d’Oman s’en remette plus à la diplomatie qu’aux armes pour assurer la sécurité, observe l’historien Jean-Pierre Filiu dans sa chronique.

Le point sur la situation, dimanche 19 avril à 14 heures

  • Le corps du sergent-chef Florian Montorio, tué samedi dans le sud du Liban, « sera rapatrié aujourd’hui en France », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, dimanche sur BFM-TV. Ni la date ni les modalités de l’hommage national ne sont connues, a-t-elle ajouté.
  • La France a reçu des « assurances » du gouvernement libanais que ce dernier mettrait tout en œuvre pour arrêter les auteurs de l’embuscade contre des casques bleus qui l’a tué, a fait savoir le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot. Alors que la France assure que « tout laisse à penser que le Hezbollah est responsable » de l’attaque, le groupe islamiste chiite allié de l’Iran a nié toute implication.
  • L’Iran n’expédiera pas son uranium enrichi aux Etats-Unis, a assuré le vice-ministre des affaires étrangères, Saeed Khatibzadeh, à l’agence Associated Press, contredisant une idée formulée par Donald Trump vendredi qu’il a qualifiée de « vouée à l’échec ».
  • Le puissant président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, qui a participé aux négociations de paix entre l’Iran et les Etats-Unis les 11 et 12 avril à Islamabad, a estimé samedi que, si celles-ci ont progressé, le débat est « encore loin » d’être « bouclé ». « Certains points fondamentaux restent en suspens », a-t-il ajouté, lors d’une longue interview à la télévision iranienne.
  • Le ministre des affaires étrangères turc, Hakan Fidan, s’est dit « optimiste » quant à l’extension du cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis lors d’un forum diplomatique à Antalya, en précisant que « certains points rest[ai]ent à clarifier ».
  • Un soldat israélien, le sergent de première classe Lidor Porat, 31 ans, « est tombé au combat dans le sud du Liban », a annoncé l’armée dans un communiqué, en ajoutant que neuf autres militaires avaient été blessés au cours du même incident, dont un grièvement.

En Iran, reprise des vols internationaux au départ de l’aéroport de Machhad lundi

Les vols internationaux au départ de l’aéroport de Machhad, dans le nord-est de l’Iran, reprendront lundi, a annoncé dimanche l’organisation de l’aviation civile du pays. « L’autorisation d’exploiter des vols internationaux de passagers à l’aéroport de Machhad a été accordée, à partir de demain », a fait savoir l’autorité, citée par la télévision d’Etat.

Samedi, l’espace aérien du pays avait été partiellement rouvert et les vols internationaux pouvaient à nouveau traverser le ciel de l’est du pays. Le transport aérien de passagers en Iran avait cessé au début de l’offensive israélo-américaine, le 28 février.

Paris a « des assurances » que Beyrouth fera tout pour arrêter les auteurs de l’embuscade qui a coûté la vie à un soldat français, selon Jean-Noël Barrot

La France a reçu des « assurances » du gouvernement libanais que ce dernier mettrait tout en œuvre pour arrêter les auteurs de l’embuscade contre des casques bleus qui ont tué un soldat français samedi dans le sud du pays, a déclaré dimanche le ministre des affaires étrangères français.

« Nous avons reçu des assurances hier que la priorité absolue serait donnée par les autorités libanaises à retrouver et arrêter les responsables de ce meurtre », a déclaré Jean-Noël Barrot sur RadioJ.

« Tout laisse à penser que le Hezbollah est responsable » de l’attaque, a insisté M. Barrot, en saluant l’engagement du président et du premier ministre libanais à en arrêter les auteurs.

L’embuscade de samedi au Liban est la deuxième attaque meurtrière contre des soldats français attribuée à des groupes affiliés à Téhéran depuis le début des attaques israéliennes et américaines contre l’Iran le 28 février qui ont embrasé toute la région.

Le 12 mars, l’adjudant-chef Arnaud Frion a été tué en Irak dans une attaque attribuée à un groupe pro-iranien. Interrogé sur la responsabilité de l’Iran, M. Barrot l’a jugée « accablante », et il a dénoncé « le soutien de l’Iran à des milices qui déstabilisent la région et qui dans le cadre de cette guerre lancée par les Etats-Unis et Israël contre l’Iran ont pris pour cibles des pays voisins et des soldats français ».

Le ministre a également critiqué l’attitude d’Israël, qui a mené des opérations militaires contre le Hezbollah au Liban, entraînant des destructions et des déplacements de populations, jusqu’à un cessez-le-feu annoncé jeudi par Donald Trump. « Ce n’est pas en détruisant le Liban ou l’Etat libanais que l’on détruira le Hezbollah, bien au contraire, on le renforcera », a déclaré le ministre.

Le gouvernement libanais est sous pression internationale pour désarmer le Hezbollah, selon un processus délicat et à l’issue incertaine entamé avant la guerre d’Iran. Il « doit impérativement reprendre puisque (…) la seule solution politique pour assurer la paix et la stabilité au Liban est de désarmer le Hezbollah (…), puis c’est évidemment le retrait d’Israël du sud du Liban ».

Interrogé sur le ballet diplomatique pour consolider le cessez-le-feu instauré à l’initiative de Donald Trump, M. Barrot a annoncé que « dans les prochains jours le premier ministre libanais rendra visite au président » français, Emmanuel Macron, en assurant que la France était active diplomatiquement et « en contact avec toutes les parties ».

La Turquie « optimiste » quant à une extension du cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis

Le ministre des affaires étrangères turc, Hakan Fidan, lors d’un forum diplomatique à Antalya (Turquie), le 19 avril 2026. Le ministre des affaires étrangères turc, Hakan Fidan, lors d’un forum diplomatique à Antalya (Turquie), le 19 avril 2026.

« Une extension sera nécessaire (…) Je suis optimiste à ce sujet », a déclaré le ministre des affaires étrangères turc, Hakan Fidan, lors d’un forum diplomatique à Antalya, dans le sud de la Turquie, précisant que « certains points rest[ai]ent à clarifier » concernant la possibilité d’une extension du cessez-le-feu entre l’Iran et les Etats-Unis, qui expire mercredi.

Le corps du militaire français tué samedi dans le sud du Liban doit être rapatrié dimanche

« La dépouille du sergent-chef Montorio sera rapatriée aujourd’hui en France », a déclaré la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, sur BFM-TV. « Quant à la question de l’hommage national, ni la date ni les modalités ne sont aujourd’hui définies et précisées », a-t-elle ajouté.

Agé de 40 ans, Florian Montorio, rattaché au 17e régiment du génie parachutiste de Montauban, a été pris dans une embuscade contre des casques bleus de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), dans laquelle trois autres soldats français ont été blessés. Ces derniers « sont toujours à Beyrouth, où les meilleurs soins leur sont prodigués, et leur rapatriement en France pourrait être décidé dans les tout prochains jours », a déclaré Mme Bregeon.

Quant à l’embuscade survenue dans la région de Deir Kifa, elle « est de toute évidence liée à un groupe armé. Il y a des suspicions évidentes sur l’implication du Hezbollah et toute la lumière devra être faite », a déclaré la porte-parole du gouvernement dimanche.

Samedi, Emmanuel Macron avait déjà affirmé que « tout laisse à penser que la responsabilité incombe au Hezbollah », ce que le groupe islamiste chiite allié de l’Iran a nié dans la foulée.

L’Iran ne remettra pas son uranium enrichi aux Etats-Unis, assure le vice-ministre des affaires étrangères

« Je peux vous affirmer qu’aucune matière enrichie ne sera expédiée aux Etats-Unis », a déclaré le vice-ministre des affaires étrangères iranien, Saeed Khatibzadeh, à l’agence Associated Press. « C’est une idée vouée à l’échec et je peux vous assurer que, bien que nous soyons prêts à répondre à toutes les préoccupations que nous avons, nous n’accepterons pas cela. »

Vendredi, Donald Trump avait déclaré que Washington collaborerait avec Téhéran pour récupérer l’uranium enrichi de l’Iran et le ramener aux Etats-Unis.

Dans cette même interview, accordée en marge d’un forum diplomatique à Antalya, en Turquie, M. Khatibzadeh a accusé les Etats-Unis de camper sur des exigences que l’Iran juge excessives. « Nous ne sommes pas encore prêts à passer à une réunion concrète, car il y a des questions sur lesquelles les Américains n’ont pas encore renoncé à leur position maximaliste », a déclaré M. Khatibzadeh.

Le responsable iranien n’a détaillé quelles questions restaient en suspens dans les négociations avec les Etats-Unis, mais a appelé Washington à répondre aux préoccupations de Téhéran, notamment quant aux sanctions imposées à l’Iran.

📷 Retourner chez soi : des déplacés de Nabatiyé retrouvent leur ville, abîmée par les missiles israéliens

Hussein Kouhail revient de Saïda, où il s’était réfugié. Il vient de découvrir sa voiture endommagée, selon lui, par une frappe israélienne. A Nabatiyé, au Liban, le 18 avril 2026. Hussein Kouhail revient de Saïda, où il s’était réfugié. Il vient de découvrir sa voiture endommagée, selon lui, par une frappe israélienne. A Nabatiyé, au Liban, le 18 avril 2026.
Alaa Dahnoun et sa famille reviennent tout juste de Beyrouth. Ils découvrent ensemble l’appartement familial abîmé. A Nabatiyé, au Liban, le 18 avril 2026. Alaa Dahnoun et sa famille reviennent tout juste de Beyrouth. Ils découvrent ensemble l’appartement familial abîmé. A Nabatiyé, au Liban, le 18 avril 2026.
Dans un appartement de Nabatiyé, au Liban, le 18 avril 2026. Dans un appartement de Nabatiyé, au Liban, le 18 avril 2026.
Une déplacée fouille les décombres de sa maison afin d’y récupérer quelques affaires, à Nabatiyé, au Liban, le 18 avril 2026 Une déplacée fouille les décombres de sa maison afin d’y récupérer quelques affaires, à Nabatiyé, au Liban, le 18 avril 2026