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12:47
L’audition de Léa Salamé est terminée, la commission reprendra à 14h30
Après plus de 2h30 d’intenses échanges, l’audition de la présentatrice du 20h et de ses deux rédacteurs en chef Hugo Plagnard et Julien Duperray est terminée. La commission d’enquête reprendra ensuite à 14h30 avec celle du journaliste Laurent Delahousse et de Jean-Michel Carpentier, rédacteur en chef des deux émissions 13h15 et 20h30 le week-end sur France 2.
12:44
«Toutes les grandes démocraties ont un service public fort», soutient Léa Salamé
«On peut dire ce qui ne va pas, mais il faut aussi dire ce qui va», soutient la journaliste devant la commission d’enquête parlementaire, après plus de 2h30 de discussions. «Le service public, ce sont des valeurs et c’est beaucoup d’argent dépensé dans le documentaire, dans les grandes soirées sur l’illettrisme, sur le handicap», a-t-elle assuré. Et de s’interroger : «Qui finance ça sur les chaînes privées ?».
«C’est ça le service public. [...] J’aimerais que dans cette commission d’enquête, on l’entende aussi. Toutes les grandes démocraties ont un service public fort. La France a la chance d’avoir un service public fort [...]. C’est énorme ce que fait le service public [...] et d’autres ne font pas ou font beaucoup moins», a-t-elle estimé.
12:09
«Léa Salamé est l’une des rares journalistes qui a toutes les compétences pour mener à bien cette mission», affirme Julien Duperray
Au sujet de la «starification» du rôle de présentateur du journal de 20h, son rédacteur en chef a assuré que le choix de Léa Salamé n’avait pas été «au hasard», mais était «une question de compétence».
«Contrairement à ce que j’ai pu entendre, il n’y a pas des centaines, il n’y a pas des dizaines de journalistes capables de porter chaque soir le journal de 20h. Cela demande des compétences éditoriales, de l’expérience de l’antenne, de l’expérience du direct, de savoir mener des interviews compliquées avec des responsables politiques, religieux et des dirigeants syndicaux. La palette de compétences pour parvenir à cet exercice quotidien est immense [...]. Et Léa Salamé est l’une des rares journalistes qui a toutes les compétences pour mener à bien cette mission chaque soir à 20h», a soutenu Julien Duperray.
11:34
«Il va falloir qu’on y aille», alerte Léa Salamé
Alors que le président de la commission d’enquête Jérémie Patrier-Leitus a annoncé avoir décalé l’audition de Gilles Bornstein afin de laisser davantage de temps pour que les députés de chaque groupe politique puissent s’exprimer, Léa Salamé a fait comprendre que le journal de 20h n’allait «pas s’écrire tout seul».
«Vous savez qu’on n’a pas été en conférence de rédaction, ce qui n’arrive jamais [...]. Il y a un moment, il va falloir qu’on écrive le journal et qu’on le pense», a-t-elle rappelé. Avant de lancer : «Il va falloir qu’on y aille».
11:21
Léa Salamé assure que si Raphaël Glucksmann «est candidat» à l’élection présidentielle, elle sortira «immédiatement de l’antenne»
«Avant d’être la femme de quiconque, je suis une journaliste indépendante, honnête et une femme libre», a répondu sans sourciller la journaliste, lorsque le rapporteur de la commission Charles Alloncle lui a posé des questions au sujet du couple qu’elle forme avec l’eurodéputé Raphaël Glucksmann. Pour autant, si ce dernier «est candidat» à l’élection présidentielle, elle assure qu’elle sortira «immédiatement».
«En 2019, quand mon compagnon a décidé d’être candidat, j’ai décidé de me retirer de l’antenne, même chose en 2024. S’il est candidat, je sors de l’antenne et je sors immédiatement. Entre ces élections, j’ai pu continuer mon travail en toute impartialité», a-t-elle clairement expliqué.
11:15
«Si vous étiez la compagne de Jordan Bardella...» : tensions entre le président et le rapporteur de la commission après une question à Léa Salamé
Charles Alloncle et Jérémie Patrier-Leitus, rapporteur et président de la commission, ont croisé le fer après une question du rapporteur portant sur la situation personnelle de la journaliste Léa Salamé.
«Est-ce que vous pensez vraiment que si vous étiez la compagne de Jordan Bardella, vous seriez aujourd’hui toujours à la tête du journal de 20h de France 2 ?» a demandé le député UDR Charles Alloncle.
La question a semblé irriter le président de la commission, qui a répondu à son homologue que «personne n’interdit en France qu’un ou une journaliste continue d’exercer son métier si il ou elle entretient des liens personnels avec un responsable politique».
11:10
«Comparer France 2 à d’autres chaînes n’a pas beaucoup de sens», tranche Julien Duperray
Questionnés sur le budget consacré par France Télévisions à l’information, «140 millions d’euros pour TF1», «230 millions pour France 2», et ce, dans un contexte où «les résultats ne suivent pas», les trois représentants de l’audiovisuel public ont défendu leur travail. Et se sont félicités des bons chiffres d’audience depuis l’arrivée de Léa Salamé en tant que présentatrice du France 2.
Le rédacteur en chef du 20h de France, Julien Duperray, a tout de même tenu à assurer que «comparer France 2 à d’autres chaînes, d’autres médias n’a pas beaucoup de sens». «Chez France Télévisions, l’information, ce n’est pas que le journal de 20h, c’est aussi les rédactions de France 3 en région, la chaîne d’information, le site d’information, etc.», précise le journaliste, évoquant un «périmètre inégalé».
10:41
«Nous vivons un moment particulier [...], les citoyens attendent des journalistes qu’ils rendent des comptes», affirme Léa Salamé
«Nous vivons un moment particulier de notre vie démocratique», a tenu à prévenir la journaliste dans ses propos introductifs, insistant sur le fait que «les canaux d’information se sont multipliés», que «la vérité, de fait, est souvent méprisée». «C’est pourquoi, sans doute, le travail journalistique n’a jamais été aussi indispensable».
Pour autant, elle a assuré qu’il était bon que le travail journalistique soit «discuté» et «débattu». «Dans un monde de défiance, les citoyens attendent des journalistes qu’ils rendent des comptes», a-t-elle expliqué, affirmant que ces demandes étaient «justifiées». «Nous devons y répondre».
10:33
«L’information est un bien public et une condition de notre démocratie», lance Léa Salamé
«Informer les Français de l’actualité du coin de la rue jusqu’au bout du monde est un engagement. C’est un métier, c’est un acte civique que des milliers de journalistes accomplissent chaque jour en France, que ce soit dans la presse quotidienne régionale, dans la presse nationale, à la télévision, à la radio ou sur les sites d’information», a d’emblée fait savoir la journaliste de 46 ans, présentatrice du 20h de France 2.
Auditionnée ce lundi dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, Léa Salamé est entourée des deux rédacteurs en chef du journal du 20h de France 2, Hugo Plagnard et Julien Duperray. Entre «mission» et «vocation», elle est d’abord revenue sur le métier de journaliste : «Le travail de tous mes confrères est de documenter les faits, d’enquêter, de poser des questions, de susciter le débat et la discussion publique, de raconter le monde pour aider les citoyens à le comprendre». Une mission «indispensable», selon elle, «à l’exercice des libertés démocratiques des Français».
«J’ai choisi de dédier ma vie à ce métier que j’aime passionnant [...]. C’est aujourd’hui pour moi un immense honneur que de le faire sur la première édition du service public», a-t-elle poursuivi.
07:28
Un temps mise en pause, la commission d’enquête reprend de plus belle
Jérémie Patrier-Leitus n’a pas cessé de le répéter. Le président de la commission a, certes, suspendu un temps les convocations, mais jamais il n’a été question de mettre fin à cette commission. Un travail parlementaire qu’il juge «légitime et utile» pour éclairer le débat public et «interroger de manière approfondie le fonctionnement de l’audiovisuel public», auquel il se dit «attaché» à travers ses missions, ses acteurs, son financement, le pluralisme et l’impartialité de l’information.
«Le rôle du président n’est certainement pas de censurer les questions ou les personnes que l’on auditionne. Il ne s’agit pas d’exercer une police de la pensée mais bien d’organiser les travaux et les débats de manière cohérente, leur donner un sens, pour que, le moment venu, nous puissions aboutir à des propositions concrètes». Un préalable nécessaire «si l’on veut éviter que la commission soit dévoyée et se transforme en tribunal politique ou en politique spectacle».
RETROUVEZ LA LISTE DES AUDITIONS À VENIR
07:22
Léa Salamé, Laurent Delahousse et Rachida Dati au menu des prochaines auditions
La commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public a repris fin janvier, après quelques semaines d’arrêt. Léa Salamé, présentatrice du 20h de France 2, sera auditionnée ce lundi 2 février tout comme Laurent Delahousse, autre figure de la chaîne, et la ministre de la Culture Rachida Dati le 5 février. Plusieurs séries d’auditions seront consacrées à l’activité de France Télévisions.

Après la pause qui a succédé à près d’un mois de travaux, le député (Horizons) Jérémie Patrier-Leitus a expliqué avoir repris les convocations à l’issue d’une réunion du bureau de la commission d’enquête le 6 janvier. «Afin d’éviter le dévoiement de la commission en tribunal politique, en lieu de la politique spectacle, j’ai décidé d’organiser les auditions selon une répartition thématique cohérente», a précisé Jérémie Patrier-Leitus.
Le président de la commission, qui porte sur «la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public», avait suspendu fin décembre l’envoi des convocations aux auditions après une multiplication d’incidents.
07:12
Bonjour et bienvenue sur ce direct
Bienvenue sur ce direct consacré à la commission d’enquête parlementaire sur l’audiovisuel public, et à l’audition des trois journalistes Léa Salamé, à 10h, Gilles Bornstein, à 11h30, et Laurent Delahousse, à 14h30, ce lundi 2 février à l’Assemblée nationale.
À partir de 16h, plusieurs représentants de France TV Slash seront également auditionnés. Notamment le directeur des antennes de France Télévisions Cyril Giraud ou encore la directrice stratégie éditoriale Tiphaine de Raguenel. L’ancienne animatrice de l’émission «Sexy Soucis» sur France TV Slash Diane Saint-Réquier sera aussi présente à l’Assemblée.
Les publications apparaîtront ici


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