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Partout en Europe, les traces du passage des fortes chaleurs sont encore bien présentes. Dans de nombreux pays, la sécheresse a mis sous pression les ressources en eau. Entre températures extrêmes et faibles précipitations, les points d'eau affichent des niveaux exceptionnellement bas. Caché sous un lac artificiel, le village fantôme de Nether Hambleton est réapparu avec la baisse du niveau de l'eau, révélant quelques vestiges de son histoire.
Situé dans le comté de Rutland, dans la région centre-est de l'Angleterre, Nether Hambleton se trouve aujourd'hui sous le plus grand lac artificiel du Royaume-Uni, le Rutland Water. Les vestiges enfouis sous les eaux racontent l'histoire d'une communauté forcée à partir face à la construction d'un réservoir XXL, étaye The Debrief.
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Il faut imaginer une société agricole comme il en existe dans les milieux ruraux anglais du XXᵉ siècle. Le paysage se partage entre les terres, les routes et les maisons appartenant aux petites communautés qui vivent autour de la péninsule de Hambleton. Le village est mentionné pour la première fois en 1086, mais les recherches archéologiques indiquent que les populations occupaient les environs bien plus tôt.
Britain's heatwave is acting like an x-ray on the landscape, exposing centuries of hidden history that was buried under grass and water.
At Rutland Water a lost village has reappeared. You can see the foundations of the homes of Nether Hambleton. Life stopped here in the 1970s… pic.twitter.com/mwvmsTTRmT
Dans les années 1970, l'augmentation de la demande en eau a conduit les autorités à envisager la vallée de la Gwash, du nom de la rivière qui traverse le comté du Rutland, comme un emplacement potentiel pour un nouveau bassin de grande ampleur. Certains habitants ont ainsi dû quitter leurs terres alors que la construction du réservoir destiné à assurer l'approvisionnement de la région débutait.
1.200 hectares submergés
La ville voisine d'Upper Hambleton se trouvait sur un territoire plus élevé et a survécu à la création du projet, ce qui n'est pas le cas des autres bourgs. Environ 1.200 hectares ont été submergés, effaçant progressivement les traces de cette ancienne vie. Achevé en 1976, le réservoir couvre plus de 1.000 hectares et atteint une profondeur maximale d'environ 34 mètres.
Les images prises ces dernières semaines dévoilent l'emplacement des anciens bâtiments, délimité par les restes de fondations en pierres, le long des rives du lac désormais en retrait. Plusieurs parties du site et des ouvrages en pierre ont refait surface, offrant un aperçu de l'ancien paysage de ces communautés disparues.
Ce n'est toutefois pas le seul cas où des populations ont été déplacées au profit de grands projets industriels. Dans l'État du Tennessee, aux États-Unis, la Tennessee Valley Authority a contraint plusieurs familles à déménager lors de la construction de plusieurs barrages près de la rivière Clinch. L'objectif était double: contrôler les inondations et produire de l'électricité.
Nether Hambleton n'est pas non plus le seul site archéologique à sortir des eaux suite aux événements climatiques extrêmes. Cet été, le Danube a révélé certains de ses trésors enfouis. En Hongrie, les archéologues ont profité du recul du niveau des eaux pour rechercher les vestiges d'un monastère médiéval. Sur une partie du lit du fleuve révélée par la sécheresse, un morceau d'un autel romain en calcaire a été mis au jour. En Bulgarie, des portions du pont de Constantin, construit en 328, ont commencé à apparaître. Les chaleurs extrêmes de cet été semblent ainsi avoir une conséquence que l'on n'attendait pas: celle de révéler les secrets de vestiges enfouis sous les eaux.





























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