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Une panne suspecte dans l’ouest de l’Allemagne est également considérée comme un possible acte de sabotage, avec la piste d’une « implication étrangère » ou d’« extrémistes de gauche » étudiée par les enquêteurs.
Une unité de police allemande mène des recherches de grande envergure dans le secteur de Turnow-Preilack, près de la centrale thermique de Jänschwalde (Brandebourg), en Allemagne, le 2 septembre 2026. La police allemande a annoncé, mercredi 2 septembre, l’ouverture d’une enquête antiterroriste après l’explosion d’un engin artisanal mardi contre un poste électrique, près d’une centrale thermique à Jänschwalde (Brandebourg), dans l’est du pays. Cette attaque a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l’alimentation.
« Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d’une explosion à l’aide d’explosifs et de destruction d’équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d’une organisation terroriste a également été ouverte », a fait savoir la préfecture de police du Land de Brandebourg, à Potsdam. Selon elle, plusieurs autres engins explosifs ont été retrouvés, mardi matin, près du poste électrique visé, mais n’ont pas fonctionné.
Un deuxième incident s’est produit à Bergheim (Rhénanie-du-Nord-Westphalie), dans l’ouest du pays, après que des auteurs inconnus ont délibérément provoqué un court-circuit dans un poste électrique de l’opérateur Amprion, en s’en prenant à des câbles aériens. Les autorités allemandes ont affirmé soupçonner « un acte de sabotage ».
Aucune des deux attaques, qui n’ont pas été revendiquées, n’a entraîné de coupure de courant à grande échelle, même si le fonctionnement de centrales électriques voisines a été perturbé.
Attaque contre « nous tous »
Ces derniers mois, l’Allemagne a été confrontée à des attaques répétées contre ses infrastructures énergétiques, certaines ayant été revendiquées par des militants d’extrême gauche. Soutien majeur de l’Ukraine face à l’invasion russe, le pays est également visé par des projets de sabotage qu’elles attribuent à Moscou, ce que le Kremlin réfute catégoriquement.
L’incident survenu à Bergheim est un « acte criminel », a affirmé le ministre de l’intérieur du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Herbert Reul, lors d’une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf. « Ce n’était pas un interrupteur défectueux, c’était intentionnel », a-t-il déclaré, ajoutant qu’il existait « un soupçon initial de sabotage dirigé contre l’ordre constitutionnel ».
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles : « un sabotage téléguidé par un Etat étranger » et un acte « d’extrémistes de gauche », a ajouté le ministre allemand. « Un poste électrique est un centre névralgique de notre vie quotidienne. [Quiconque vise un tel site] s’attaque à notre pays, à notre économie, à notre mode de vie, à nous tous », a-t-il poursuivi.
Selon lui, les autorités enquêtent sur un possible lien entre les deux incidents, survenus le même jour à Bergheim et à Jänschwalde. Sur ce cas précis, la police du Land de Brandebourg, à Potsdam, a indiqué avoir ouvert une enquête « pour formation d’une organisation terroriste », outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d’une explosion à l’aide d’explosifs et de destruction d’équipements de travail essentiels.
Le 3 janvier, l’incendie criminel d’une installation électrique revendiqué par le groupe d’extrême gauche allemand « Vulkangruppe » (« le groupe Volcan ») avait plongé dans le noir plus de 100 000 personnes à Berlin. Ce groupuscule avait déjà revendiqué une douzaine d’attaques depuis 2011, dont l’une en mars 2024 qui a visé une usine du groupe Tesla près de la capitale allemande, où des lignes électriques alimentant le site avaient été incendiées.
Jamais les autorités n’ont identifié les auteurs de ces actions, d’éventuels complices ou des membres du groupe d’extrême gauche.
Le Monde avec AFP


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