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La réforme portée par le ministre de l’éducation a suscité une levée de boucliers dans les milieux francophones. Mais elle est soutenue par les partisans d’une mise à jour du système éducatif algérien.

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Mohamed Seghir Saadaoui, ministre de l’éducation nationale, à Alger, le 12 juillet 2026. Mohamed Seghir Saadaoui, ministre de l’éducation nationale, à Alger, le 12 juillet 2026.

L’enseignement du français dans le système scolaire en Algérie fera bien l’objet d’un déclassement au profit de l’anglais. Malgré une levée de boucliers, émanant en particulier des milieux francophones s’alarmant du risque d’une dégradation de la qualité de l’éducation, le gouvernement algérien tient bon dans sa décision d’imposer l’anglais à l’école primaire comme première langue étrangère au détriment du français.

Une certaine confusion était apparue dans la foulée du conseil des ministres du 6 septembre, au cours duquel le président Abdelmadjid Tebboune avait appelé à préserver l’école des « courants idéologiques », désavouant son ministre de l’éducation nationale Mohamed Seghir Saadaoui et la réforme qu’il avait portée le 28 juillet. Cette dernière a été partiellement abrogée le 9 septembre, notamment sur ses propositions touchant aux volumes horaires, aux coefficients et à la suppression de la philosophie en terminale scientifique. Le ministre de l’éducation nationale devra revoir sa copie sur ces divers points.

Toutefois, une mesure phare de son dispositif est maintenue : la promotion de l’anglais comme langue enseignée dès la troisième année du primaire (correspondant au CE2), déplaçant mécaniquement l’apprentissage du français à partir de la quatrième année du primaire (CM1). Un communiqué du ministère de l’éducation l’a confirmé, mercredi 16 septembre, afin de lever toute ambiguïté.

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