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Deux appareils de ligne de la compagnie Airlink ont volé à quelques mètres seulement au-dessus du DHL Stadium du Cap, avant un match de rugby entre l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande.
Des images aussi impressionnantes que commentées. Le match de rugby opposant l’Afrique du Sud et la Nouvelle-Zélande le samedi 29 août au Cap a retenu l’attention de la presse internationale, de Sky News au Parisien, avec une séquence ahurissante. Deux avions de ligne de la compagnie sud-africaine Airlink ont survolé de très près le DHL Stadium.
Les images impressionnantes, que vous pouvez voir ci-dessous ou dans la vidéo en tête d’article, ont fait le tour des réseaux sociaux. « Un moment qui restera dans les annales ! », s’est félicité Airlink dans une publication Instagram, où la compagnie précise que les deux avions « arbora[ient] une livrée spéciale » aux couleurs des deux équipes et que le stade « affichait complet ».
Selon les données partagées par les autorités aériennes sud-africaines et disponibles sur l’application Flightradar 24, l’un des deux appareils n’est passé que 12 ou 14 mètres au-dessus de la partie la plus haute du stade, qui accueillait environ 60 000 spectateurs.
Ces démonstrations aériennes, même si elles en ont étonné certains, ne sont pas une nouveauté. Les survols de ce type sont une tradition dans le pays depuis la finale de la Coupe du monde de rugby en 1995, pointe Le Parisien, relevant que le match de l’époque opposait déjà l’Afrique du Sud à la Nouvelle-Zélande.
Un risque « plus important » pour les vols « en très basse altitude »
Si certains internautes ont salué ce nouvel exploit, d’autres ont dénoncé la proximité des avions avec le stade, comme l’a relevé Sky News dans la section commentaires du site Flightradar 24. « La précision est une chose, mettre en jeu des centaines de vies au gré d’un changement soudain de direction du vent en est un autre », a par exemple écrit un utilisateur.
Des critiques partagées par Xavier Tytelman, consultant en aéronautique et défense interrogé par Le Parisien. Ce dernier parle d’un risque « exceptionnel », évoquant la possibilité tant d’une « collision entre les avions » que de « percuter le stade » lui-même. Le risque est « plus important » quand on vole « en très basse altitude », explique le spécialiste, avec de possibles « courants d’air » ou « mouvements » autour des « reliefs » comme le stade.
Autre problème selon l’expert : « quand vous volez si bas, avec [des avions d’]une telle masse qui [vont] à plusieurs centaines de km/h, vous avez de grosses perturbations au niveau de l’air et même la structure du toit », avec un risque de voir une partie de l’édifice s’effondrer sur le public. D’après la compagnie Airlink, citée par Sky News, la manœuvre avait été planifiée et approuvée par l’autorité sud-africaine de l’aviation civile et du contrôle aérien.


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