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À l’approche des élections municipales du 26 octobre, de jeunes électeurs de London, dont certains voteront pour la première fois, réfléchissent aux enjeux qui guideront leur choix. Transport en commun, coût de la vie, itinérance et sécurité figurent parmi leurs principales préoccupations.
À 19 ans, Antonio Morales attend depuis plusieurs années l’occasion de participer à une élection municipale. L’étudiant du Collège Fanshawe pourra exercer son droit de vote pour la première fois cet automne.
Je suis très enthousiaste à l’idée de participer à la vie de notre ville et à son évolution future.
Chez les jeunes rencontrés au Collège Fanshawe, les préoccupations à l’approche du scrutin varient. Le transport en commun et les travaux routiers figurent toutefois parmi les enjeux qui reviennent le plus souvent.
Des déplacements compliqués par les travaux
Avec deux importants établissements postsecondaires, les étudiants représentent une part importante des usagers du transport en commun à London. Les étudiants à temps plein de l'université de Western et du Collège Fanshawe ont accès au réseau de London Transit grâce à un laissez-passer payé dans le cadre de leurs frais étudiants.

Les étudiants de l’Université Western ont utilisé leur laissez-passer de London Transit plus de 3,5 millions de fois en 2023-2024, selon le conseil étudiant de l’établissement. (Photo d’archives)
Photo : Radio-Canada / Alessio Donnini
Selon le Collège Fanshawe, seulement 1 % de sa population étudiante vit sur le campus, ce qui signifie que la grande majorité doit se déplacer pour s’y rendre.
Pour Kiel Quijano, étudiant en deuxième année en sciences infirmières au Collège Fanshawe, les retards d’autobus, combinés aux nombreux travaux routiers, compliquent cependant les déplacements vers le campus.
Je pense qu’on a tous déjà subi des retards d’autobus. Avec les travaux, les autobus sont encore plus lents, ce qui rend plus difficile de se rendre à nos cours.
Demi Akintoye fait un constat semblable. Elle explique que les travaux entraînent régulièrement des changements aux trajets d’autobus, ce qui complique ses déplacements vers l’école et ailleurs dans la ville.
Pour Oliver Thompson, les infrastructures cyclables de la ville présentent également des lacunes. Il estime que plusieurs pistes cyclables de London offrent une protection insuffisante aux cyclistes lorsqu’elles ne sont séparées de la circulation que par une ligne peinte au sol.
La ville devrait être conçue pour les gens plutôt que pour les voitures.
Du coût du logement à l’itinérance
Le coût du logement préoccupe également plusieurs des jeunes rencontrés. Owen Schuller souligne que les loyers peuvent dépasser 2000 $ par mois, une somme qu’il juge particulièrement difficile à assumer pour une personne au début de la vingtaine.

À London, près de 4 ménages locataires sur 10 consacraient 30 % ou plus de leur revenu aux frais de logement en 2021, selon Statistique Canada. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Patrick Morrell
À London, le loyer mensuel moyen demandé atteignait 1924 $ en juillet, selon Rentals.ca. Pour un logement d’une chambre, il s’établissait à 1670 $, tandis qu’un logement de deux chambres coûtait en moyenne 2058 $.
Pour certains jeunes, les inquiétudes liées au logement s’étendent aussi à la possibilité de devenir un jour propriétaire.
Pour Ty Decastco, 29 ans, qui votera pour la première fois à une élection municipale à London après s’y être installé pour étudier au Collège Fanshawe, cette perspective semble de plus en plus difficile à envisager.
J’en suis venu à la conclusion que je ne serai probablement jamais propriétaire d’une maison. L’avenir ne semble pas vraiment positif de ce côté-là.
L’itinérance figure également parmi les préoccupations soulevées. Né et ayant grandi à London, Antonio Morales affirme avoir constaté une augmentation du nombre de personnes en situation d’itinérance dans sa ville. Selon lui, les ressources disponibles ne suffisent plus à répondre aux besoins.
Cette situation nourrit également ses préoccupations concernant la sécurité au centre-ville. Il se souvient d’une ville qu’il décrit comme sécuritaire, accueillante et chaleureuse. Aujourd’hui, il affirme ne plus se sentir aussi en sécurité dans certains secteurs.
À l’approche du scrutin, le jeune électeur dit suivre la campagne avec son grand-père et s’informer sur les propositions des candidats à la mairie. S’il dit apprécier certaines des idées avancées, il souhaite surtout que les candidats donnent suite à leurs engagements.


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