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Quelques heures à peine après leur élection, les députés élus du Parti québécois (PQ) en Abitibi-Témiscamingue sont surveillés de près.
Une fois les félicitations d’usage transmises, le président de la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue, Gilles Chapadeau, s’est rapidement mis en mode revendication, mardi matin.
Les attentes sont élevées et on va leur rappeler de façon régulière, soyez assurés, a réagi d’entrée de jeu Gilles Chapadeau, à l’émission Des matins en or.
On espère que les trois candidats vont faire avancer les dossiers de l’Abitibi-Témiscamingue auprès de leur parti, ajoute-t-il en rappelant au passage que Diane Dallaire, nouvelle députée de Rouyn-Noranda–Témiscamingue, et Sébastien D’Astous, élu dans Abitibi-Ouest, avaient travaillé sur de nombreux dossiers à titre d’élus municipaux.

Au lendemain de son élection, Diane Dallaire a rappelé sa promesse de décentraliser les décisions. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Annie-Claude Luneau
Il y a 59 municipalités qui ont signé la Déclaration de l’Abitibi-Témiscamingue, a rappelé Gilles Chapadeau, qui réclame, avec les signataires, une meilleure reconnaissance du statut particulier de la région.
La question des redevances minières est rapidement revenue dans les discussions, alors que le PQ s’est engagé en campagne électorale à verser 10 % des redevances directement dans les régions minières.
C'est le travail que les députés auront à faire, c'est-à-dire de convaincre les collègues, par exemple sur la question des redevances minières. La proposition du Parti québécois à 10 %, pour moi, ça ne me satisfait pas. On a 100 % des impacts, puis on nous offre 10 % additionnel, explique Gilles Chapadeau.
Main-d'œuvre et immigration
Certaines des positions du Parti québécois préoccupent aussi le maire et préfet de Rouyn-Noranda, notamment au sujet de l’immigration, alors que le PQ souhaite diminuer le nombre d’immigrants à 35 000 par année.
C’est aussi le cas de l’ex-députée de Québec solidaire dans Rouyn-Noranda–Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, qui analysait les résultats sur nos ondes mardi.

L'ancienne députée solidaire, Émilise Lessard-Therrien, a analysé les résultats de l'élection du 5 octobre au Québec. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Ivanoh Demers
Si vous allez au CHSLD à Ville-Marie, les trois quarts du personnel, c'est des gens qui viennent d'ailleurs. Pourtant, c'est eux qui soignent nos aînés, qui soignent nos malades, illustre-t-elle. On se présente dans n'importe quelle entreprise, ils vont tous vous le dire : on a besoin de ces gens-là parce que notre principal enjeu en Abitibi-Témiscamingue, c'est la démographie, ça joue contre nous.
Gilles Chapadeau se dit aussi inquiet des impacts de possibles coupes dans la fonction publique.
On espère qu'on va décentraliser davantage plutôt que d'aller vers des coupures dans la fonction publique. Je ne pense pas qu'à ce stade-ci ça soit nécessaire qu'on aille couper dans la fonction publique alors que nos directions ministérielles ici en Abitibi-Témiscamingue manquent d'effectifs, soutient-il.


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