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L’élection de Sonia Caron du Parti québécois (PQ) est bien accueillie dans la circonscription d’Ungava. Les maires de Matagami et Lebel-sur-Quévillon voient une alliée dans la nouvelle députée, qui est bien au fait des enjeux auxquels font face les communautés de la Jamésie.
Autant René Dubé que Guy Lafrenière saluent d’abord la qualité des trois principales candidates qui se sont fait la lutte dans Ungava, soit Sonia Caron, Sandrine Rioux du Parti libéral du Québec et Amélie Béchard de la Coalition avenir Québec.
Elles ont vraiment fait une belle campagne toutes les trois. On a un très très grand territoire, puis elles ont fait beaucoup de millage, elles sont allées voir tout le monde, même les communautés, souligne René Dubé.

Le maire de Matagami salue le travail des candidates dans Ungava.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Sonia Caron est devenue lundi la première femme élue députée d’Ungava. Elle a récolté près de 40 % des suffrages.
Les deux élus municipaux ont maintenant bon espoir de pouvoir compter sur l’appui de leur nouvelle députée dans des enjeux cruciaux, comme l’importance des nouveaux arrivants pour les entreprises de leur territoire, alors que le Parti québécois s’est engagé à réduire les seuils d’immigration.
Chez nous, c'est la base, l'immigration. Ça va être un dossier qu'il va falloir travailler très fort, je pense, avec le PQ. Mais notre députée, Sonia, est quand même bien au courant de ça, parce qu'elle a travaillé pour la commission scolaire. Elle voyait vraiment l'immigration c'est quoi, puis c'est une fille native de la région. Je pense que, de ce côté-là, on va être assez bien armés, mais ça ne sera pas un dossier facile, affirme Guy Lafrenière.

Le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, lors de la présentation de la candidate Sonia Caron. (Photo d'archives)
Photo : Tirée du compte X du Parti québécois
Le maire René Dubé abonde dans le même sens. Il ajoute qu’il n’est pas question pour les communautés de la Jamésie de sombrer à nouveau dans l’oubli après la campagne électorale.
Il va y avoir notre volet régional qu'il va falloir continuer à peaufiner par rapport aux réels besoins qu'on a, parce que Les Entêtés [de la Baie-James], ça ne s'arrête pas là.
Parce que, si on n'était pas sur la map dans la période des élections, il ne faut pas qu'ils nous oublient après les élections, là. C'est là-dessus qu'on va travailler régionalement, dans l'intérêt de ceux qu'on représente, nous, sur le territoire, insiste M. Dubé.

Le maire René Dubé se bat depuis plusieurs années pour le développement économique de Matagami. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon
Pas juste les redevances
Sur la question du retour de 10 % des redevances minières dans des régions comme le Nord-du-Québec, les deux élus s’entendent aussi pour dire que c’est un bon premier pas, mais qu’il faudra faire plus.
Les redevances non plus, ce ne sera pas un dossier facile. Tous les chefs ont dit qu’ils étaient pour nous aider à régler le problème des redevances, mais ça, c’était en période électorale. J’espère que ce sera toujours le cas, maintenant qu’ils sont élus. On va voir, peut-être pas dans les semaines à venir, mais dans les mois à venir, dit Guy Lafrenière.

Le maire de Lebel-sur-Quévillon, Guy Lafrenière. (Photo d'archives)
Photo : Radio-Canada / MARC-ANDRE LANDRY
Il mise sur le fait que trois chefs sont venus sur le territoire de la Jamésie pendant la campagne, à savoir Paul St-Pierre Plamondon, du Parti québécois, Charles Milliard, du Parti libéral, et Christine Fréchette, de la Coalition avenir Québec, pour constater la réalité directement sur le terrain.
Au-delà des redevances minières, c’est un premier pas intéressant, mais n’oubliez pas l’ensemble des ressources, puis les programmes adaptés à notre réalité du territoire, le coût élevé pour habiter le territoire. N’oubliez pas que, dans une région comme la nôtre, on crée de la richesse. Et à partir de là, ils peuvent la redistribuer dans les grands centres. C’est pour ça que Les Entêtés, c’est là pour rester, conclut René Dubé.


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