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Le consentement s’enseigne des deux côtés des Alpes, mais les parents n’en disposent pas de la même façon.
En France, le choix est très différent. Depuis la rentrée 2025, l’EVAR est enseignée dès la maternelle et l’école élémentaire, tandis que l’EVARS, qui comporte explicitement la dimension sexuelle, concerne le collège et le lycée.
En Italie, les thèmes liés à la sexualité sont exclus du primaire
Le texte italien est précis. Dans les écoles maternelles et primaires, les activités pédagogiques ou les projets « ayant pour objet des thèmes relevant du domaine de la sexualité » sont exclus.
Cela ne signifie pas que l’Italie interdit toute éducation au respect, aux émotions ou aux relations humaines. La loi vise spécifiquement les thèmes rattachés à la sexualité et maintient par ailleurs les programmes nationaux existants.
Pour les niveaux où de telles activités peuvent être proposées, les familles doivent recevoir à l’avance les objectifs, les contenus, les modalités, les supports pédagogiques et l’identité éventuelle des intervenants extérieurs. Leur accord écrit est requis dans les cas prévus par la loi. En cas de refus pour certaines activités intégrées à l’offre éducative complémentaire, une activité alternative doit être proposée.
Les intervenants extérieurs sont eux aussi davantage encadrés : leur participation doit notamment passer par les instances de l’établissement et leur expérience doit être examinée.
En France, pas de droit général à la dispense
Le dispositif français fonctionne presque à l’inverse. L’Éducation nationale prévoit au moins trois séances par an. À la maternelle et au primaire, elles portent le nom d’EVAR, pour éducation à la vie affective et relationnelle.
Le livret officiel destiné aux enfants de moins de quatre ans prévoit notamment des séances autour du corps et des parties intimes, de l’expression de l’accord ou du refus et des stéréotypes entre filles et garçons.
L’Éducation nationale indique également clairement dans sa foire aux questions officielle que cet enseignement est obligatoire et qu’une famille ne peut obtenir de dispense pour des convictions religieuses ou philosophiques.
Un questionnaire dès la grande section en France
Autre nouveauté française : à partir de novembre 2026, les élèves doivent pouvoir répondre une fois par an, dès la grande section de maternelle, à un questionnaire adapté à leur âge consacré aux violences sexistes et sexuelles.
Précision importante : il ne s’agit pas d’un « questionnaire EVAR » destiné aux enfants de petite section. Ce dispositif de recueil de la parole relève plus largement de la politique de protection contre les violences.
Associations : encadrées dans les deux pays, mais pas avec le même pouvoir parental
En France, des partenaires extérieurs et des associations peuvent intervenir. La circulaire nationale impose toutefois une préparation avec l’équipe éducative et la présence obligatoire d’un membre de l’Éducation nationale.
La différence centrale reste donc juridique : la France rend le programme obligatoire et ne prévoit pas de droit général de retrait parental. L’Italie place au contraire le consentement écrit de la famille au centre des activités concernant la sexualité et ferme ce champ à la maternelle et au primaire.


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