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Réunis sous la Table de concertation postsecondaire francophone de l’Ontario, les deux collèges francophones et les sept universités francophones et bilingues de la province ont dévoilé, jeudi, une nouvelle image de marque ainsi qu’une stratégie marketing afin de recruter davantage d’étudiants.
Ce qu’on veut, c’est plus d’inscriptions, résume Lynn Casimiro, présidente de la Table et présidente-directrice générale du Collège La Cité en ajoutant que la campagne s’adresse particulièrement aux jeunes, mais également aux adultes qui souhaitent retourner aux études afin de mieux répondre aux exigences du marché du travail actuelles et futurs.

Lynn Casimiro, présidente-directrice générale du Collège La Cité, est également la présidente de la Table de concertation postsecondaire francophone de l’Ontario, créée en 2023.
Photo : Radio-Canada
Plus que le recrutement, les établissements postsecondaires de l’Ontario français souhaitent faire non seulement connaître leurs programmes et leurs services, mais aussi l’ensemble de l’expérience que leur campus respectif peuvent offrir.
On a de beaux programmes à leur offrir, de belles vies de campus. On est créatif et on voulait faire connaître aux jeunes qui nous sommes, ajoute Mme Casimiro.
On veut absolument que […] les futurs étudiants dans nos établissements comprennent toute la panoplie de services, toute l’expérience qu’on est en train d’offrir, la diversité de nos campus et la valeur ajoutée de faire ses études en français, renchérit Serge Miville, recteur et vice-chancelier de l’Université de Sudbury.
Étudier en français est également une décision économique pour ce dernier. Les francophones en Ontario génèrent 80 milliards $ du PIB de la province. Ils commencent à travailler avec un salaire de cinq à 20 % de plus que leurs compatriotes de langue anglaise, affirme-t-il.
Il a vraiment une valeur ajoutée au fait français. C’est une valeur économique incommensurable et [encore plus] dans une situation où les plaques tectoniques économiques mondiales sont en train de changer.
Pour l’Université de l’Ontario français, la visibilité que leur offrira cette campagne est la bienvenue.
On est jeune comme institution, peut-être la plus jeune des institutions à travers ce groupe […]. On a à se faire connaître […], mais […] nos moyens sont limités, dans le sens qu’on ne peut pas être présents sur le terrain constamment et partout. Il faut faire des choix et là, [avec] ce consortium […], ça nous permet d’assurer une présence, indique Normand Labrie, recteur et vice-chancelier de l’Université de l’Ontario français.
On a tous, depuis toujours, fait nos campagnes de marketing, de promotion, de façon visuelle et là, pour cette fois-ci, on s’unit puis on va au-delà de la promotion de nos propres activités internes, mais aussi on l’a fait collectivement pour lancer un message à la collectivité.
Pour M. Miville, une telle collaboration entre les établissements postsecondaires de l’Ontario français est toute naturelle.
On est habitué à faire ce travail collectif là, ce travail conjoint là, d’être en partenariat. Et c’est un peu le sens de cette campagne. […] Ensemble, [on peut] offrir tout ce que souhaiterait une étudiante ou un étudiant en matière de sa vie de campus pour faire ses études postsecondaires [en français], reconnaît-il.

Normand Labrie, recteur et vice-chancelier de l’Université de l’Ontario français, croit que son institution tira profit de sa collaboration avec les autres institutions postsecondaires francophones de la province.
Photo : Radio-Canada
Cette idée de [se réunir] et de dire : "Mais qu’est-ce qui nous unit? Qu’est-ce qui nous ressemble? Qu’est-ce qu’on veut dire à la communauté? Et de faire ce travail-là ensemble, je pense qu’on est un beau modèle à suivre et mes collègues démontrent leur ouverture et leur capacité à pouvoir mettre de côté leurs intérêts personnels et regarder pour les intérêts collectifs de notre réseau [afin] de bien répondre aux besoins de nos communautés , croit aussi Mme Casimiro.
C’est une collaboration qu’a tenu à saluer Carl Bouchard, commissaire aux services en français de l’Ontario.
Quand je vois des initiatives comme celle-ci où des institutions postsecondaires qui ont des obligations d’offrir des services en français se mettent ensemble pour en faire la promotion, pour se montrer aux yeux du public, rendre ça facile auprès des jeunes de pouvoir identifier les opportunités d’étudier en français en Ontario, je trouve ça très inspirant, avoue-t-il en ajoutant l’importance de ce genre d’initiative en situation minoritaire où trouver des opportunités de parler français, n’est pas simple.
Ce projet a été rendu possible grâce à un investissement de plus de deux millions de dollars sur deux ans du gouvernement de l’Ontario, par l’entremise du ministère des Collèges et Universités, et de fonds du Programme des langues officielles en éducation de Patrimoine canadien.
En plus de définir son identité visuelle, il prévoit le déploiement de campagnes publicitaires ciblées à l’échelle de la province et ailleurs au pays, une présence numérique renforcée, incluant un nouveau site Web, ainsi qu’une participation accrue à des événements éducatifs, culturels et communautaires.
Mise à en place en 2023 à la demande du ministère ontarien des Collèges et des Universités, la Table a pour mission de rehausser la visibilité de la programmation et de l’expérience postsecondaire en français, d’en améliorer l’accès grâce à la mise en œuvre d’initiatives, de programmes et de services collectifs et la prise de position commune sur des enjeux.

Serge Miville, recteur et vice-chancelier de l’Université de Sudbury, rappelle qu'il y a une « valeur ajoutée » à étudier en français.
Photo : Radio-Canada
On fait plusieurs projets en parallèle. On fait […] des études pour nous informer et informer le gouvernement sur ce qui se passe par rapport au postsecondaire en français, les besoins qu’on a, ce dont nos communautés ont besoin. […] C’est le premier projet qui est visible pour les gens de la communauté, [mais] on travaille ensemble sur d’autres projets qui nous aident à être encore plus efficaces ensemble, conclut sa présidente en rappelant que la campagne sera lancée la semaine prochaine et le résultat de deux ans de consultations.


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