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Par Édouard Philippe
Publié le 10/08/2026 à 12h00, mis à jour le 10/08/2026 à 12h31
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TRIBUNE EXCLUSIVE - Alors que l’épisode de Ceuta a montré combien les mouvements migratoires pouvaient devenir, en quelques heures, des instruments de déstabilisation, il faut repenser de toute urgence notre politique migratoire, estime le candidat à l’élection présidentielle, qui esquisse plusieurs mesures.
Passer la publicitéL’épisode de Ceuta n’est pas clos. C’est un aperçu du monde qui vient. Un monde plus brutal, plus rapide, où les mouvements migratoires peuvent devenir en quelques heures un instrument de déstabilisation algo-boosté. Ceuta est un avertissement. Nous devons en tirer toutes les conséquences.
Je refuse l’impuissance migratoire. Nous avons le droit de choisir qui entre sur notre territoire pour travailler, étudier ou demander légitimement l’asile. Ceux-là, j’assume de dire qu’il faudra les accueillir car notre pays aura besoin d’immigration de travail. Mais nous avons le devoir de faire partir ceux qui n’ont pas vocation à rester, qui ne respectent pas nos règles ou nos valeurs. Pour y parvenir, nous n’avons pas besoin des vieilles rengaines de l’extrême droite. Nous avons besoin de lucidité et de volonté collective, en France comme en Europe.
Je ne céderai à aucune des deux impasses qui minent le débat sur l’immigration : nier le problème au nom du politiquement correct, ou prétendre retrouver…


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