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La Ville d’Edmonton teste un projet pilote pour limiter l’utilisation illégale de feux d’artifice lors des célébrations de Diwali, le 8 novembre.
L’usage de feux d'artifice sans permis est interdit, mais chaque année, la Ville reçoit un volume important de plaintes le soir de Diwali.
Elle a répondu à 257 appels l’année dernière, indique Neil Roulston, surintendant des normes communautaires. Deux maisons ont également pris feu à la suite des tirs, ce qui avait entraîné des accusations criminelles.
Cette année, la Ville collabore avec l’organisme communautaire Sifarish Network pour proposer un spectacle de feux d’artifice dans le quartier Mill Woods.
Une des tendances qu'on observe, c'est de plus en plus de préoccupations liées à la sécurité, indique Keren Tang, conseillère municipale du district de Karhiio.
En même temps, on constate une recrudescence de la discrimination en ligne contre les communautés sud-asiatiques. On rejette l'erreur de quelques-uns sur tout un groupe, déplore-t-elle.
L’objectif de l'événement est de tenir une célébration sécuritaire et de limiter l’usage des feux d’artifice par les particuliers, explique Shaminder Singh Parmar, un militant communautaire qui a participé aux consultations pour le projet pilote.

Shaminder Singh Parmar est un militant communautaire et bénévole pour l'organisme Sifarish Network. Il a pris part aux discussions avec la Ville pour organiser un événement à Mill Woods.
Photo : Radio-Canada / Charles Delisle
Les feux d’artifice font partie intégrante de la célébration de Diwali. Aussi appelée fête de la lumière, elle célèbre la victoire de la lumière sur l’obscurité et le renouveau, poursuit-il.
Quand les gens voient [que la Ville encadre un événement], ils se sentent vus, écoutés, et ils ont le sentiment d’avoir un endroit sécuritaire où aller. Cela signifie qu’ils n’ont pas besoin [d’utiliser] des feux d’artifice chez eux.
D’autres organismes communautaires et temples organiseront aussi leurs propres célébrations. Des feux d’artifice organisés par des professionnels ont lieu pour Diwali depuis très longtemps. L’événement [à Mill Woods] est simplement une option de plus pour célébrer la fête en toute sécurité, précise Keren Tang.
Miser sur la communication
En parallèle du projet pilote, la Ville d’Edmonton continue de miser sur la communication. Beaucoup de nouveaux arrivants s’installent et ne connaissent peut-être pas notre réglementation sur les feux d’artifice, explique la conseillère municipale.
À Calgary, une campagne d’information sera également mise sur pied à l’approche de Diwali, a indiqué la Ville par courriel.
Si une initiative comparable à celle d’Edmonton n’est pas prévue, Calgary recommande tout de même une approche similaire. Grâce à une collaboration active, la Ville s'engage à aider les organisations [et à offrir] aux Calgariens des occasions de se réunir en toute sécurité pour célébrer leurs traditions culturelles, peut-on lire dans un communiqué.
S’attaquer à la vente
Le conseil municipal d’Edmonton souhaite également s’attaquer à la vente de feux d’artifice, qui peuvent s’acheter presque partout. Ce qu’on essaie de faire, c’est de mettre en place des mesures pour dissuader autant que possible les gens d’en utiliser, indique Keren Tang.
À Calgary, les amendes pour la vente de feux d’artifice sont passées de 750 $ à 3000 $ en septembre.
Par ailleurs, le permis d’utilisation de feux d’artifice pour le spectacle à Mill Woods est toujours en attente d’approbation.


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