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VU D’AILLEURS - La romancière hongroise naturalisée italienne est l’une des dernières témoins vivantes des camps de concentration nazis. Elle souligne que les pays ne font pas face à leur passé.
Par Íñigo Domínguez (El País)
Âgée de 94 ans, Edith Bruck est née dans un petit village hongrois, au sein d’une famille juive très pauvre, dans un environnement hostile. À 13 ans, elle a été déportée à Auschwitz avec sa famille et seules elle et l’une de ses sœurs ont survécu. Elle a enduré la terrible marche de la mort lors de l’évacuation du camp, jusqu’à sa libération en 1945. Dans l’un de ses poèmes, elle écrit : « Naître par hasard, naître femme, naître pauvre, naître juive, c’est trop en une seule vie ». Une existence vécue intensément – elle fume encore aujourd’hui – qu’elle évoque lors d’un entretien accordé à El País, dans sa maison du centre de Rome.
Après avoir erré en Europe et en Israël, elle s’est installée en Italie en 1954 et y a entamé une nouvelle vie comme écrivaine, journaliste, scénariste et réalisatrice. Elle a publié son premier roman en 1959, Qui t’aime ainsi, dans lequel elle racontait son expérience des camps de concentration, toile de fond de nombreux de ses…


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