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PORTRAIT - Partisan du soutien à l’Ukraine et de la guerre contre l’Iran, le sénateur de Caroline du Sud, mort à 71 ans, reçoit des funérailles nationales à Washington en présence de Benyamin Netanyahou et Volodymyr Zelensky.
Passer la publicitéAprès l’élection de Trump en 2016, Lindsey Graham aurait pu concéder sa défaite et acter le changement d’ère politique. Surnommé dans la presse « l’âme anti-Trump du Parti républicain », le sénateur de Caroline du Sud n’avait pas eu de mots assez durs envers le milliardaire qu’il avait qualifié de « cinglé », d’« imbécile », ou encore de « raciste, xénophobe et fanatique religieux », dans la course de la primaire républicaine. Trump lui avait bien rendu la pareille en lisant son numéro de téléphone portable à voix haute lors d’un meeting.
Après le retour aux affaires du milliardaire républicain en 2024, le sénateur aurait pu accepter, à nouveau, l’échec de sa vision de la politique étrangère. Le peuple américain avait encore choisi le candidat de la fin des « guerres éternelles » et de « l’Amérique d’abord ». L’électorat rejetait la frange traditionnelle du Parti républicain, et ses « faucons », comme lui, qui gouvernaient dans les coulisses, du Congrès au Pentagone, pour entraîner l’Amérique dans ses guerres en Afghanistan et en Irak.


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